Aller au contenu

Recommended Posts

Pas de pub non magique pour les membres du Cercle VM. Clique ici pour en savoir plus !
Publié le (modifié)
aurais-tu le nom de ce professeur (sa m'intéresse vraiment et ta boite de mp est pleine) merci d'avance.

Bonsoir et pardon enchanteur,

je ne sais pas si ton intervention

s'adresse à moi :

sinon ma boite mp est quasi vide,

sinon,

je viens de retrouver un lien,

sinon le lien,

de cette photo et le site qui va avec :

c'est là !

Sinon, je me souviens il y a près d'un an de ça

de la polémqiue autour de l'attraction de la chaise électrique

proposée par la foire du Trône et qui avait été obligée

d'être retirée sous ordre de la préfecture de police :

Je vous propose ce reportage vidéo de Libé :

AVEC CET AVERTISSEMENT QUE CA PEUT VRAIMENT CHOQUER

ET METTRE TRES MAL A L'AISE :

[video:dailymotion]

Petitbonhomme

Modifié par petitbonhomme
Publié le

Si on va dans ce sens, est-ce que ce n'est pas choquant de faire mettre sa main à un spectateur dans une guillotine qui a pendant tout le tour le doute. Est-ce que ce n'est pas une forme de sévices moral ?

Je pense que la chaise électrique est loin d'être le seul tour qui puisse faire polémique ! Est-ce que tous les tours où le magicien se met en danger et provoque un sentiment d'angoisse chez le spectateur sont politiquement corrects ? Un tour comme thread n'est finalement pas si magique et très révulsant...

Je n'ai pas de réponses à ces questions, mais ce n'est pas forcément facile de tirer un trait net en disant de ce côté là, y'a la chaise électrique et c'est maaaaaaaaaaal, et de l'autre, il y a le reste, et c'est bien !

Je pratique régulièrement l'improvisation théatrale, et on se rend vite compte que faire ressentir des choses au public n'est pas toujours chose aisée. C'est facile de le faire rire, mais l'émouvoir, le mettre mal à l'aise, le choquer, sont des émotions qu'il est moins facile d'atteindre. Doit-on ne faire ressentir que de "bonnes" émotions dans le cadre d'un spectacle ? Je n'en suis pas certain.

En effet, le "talent" est indispensable pour mettre le public mal à l'aise tout en gardant un spectacle de qualité

Publié le

certes c'est choquant.

Si le but est de faire du "fric" sur la mort, c'est très triste. Et je crois que c'est le cas pour cette fête foraine.

Maintenant imaginons dans le cadre d'une exposition : on choque pour dénoncer ces atrocités, alors je dis oui.

Y'en a marre de ce politiquement correct qui veut tout nous cacher en nous faisant avaler tendrement la pilule. Oui il y a des gens qui meurent comme ça chez notre copain Obama et le fait que la peine de mort soit heureusement interdite en France n'est en rien une excuse pour ne pas choquer l'opinion et lui montrer pourquoi c'est grave.

Il me semble que pour la sécurité routière on a choqué fort avec des pubs dures et c'est bien. Ca a fait son effet sur le moment et il faudrait revenir de temps en temps à la charge pour rappeler aux conducteurs les risques. Pourquoi pas la même chose pour dénoncer les atrocités ?

Voyeurisme certains diront. Ok... alors on se tait et on laisse faire.

Ca pourrait rendre certains psychopathes d'autres diront. Ils n'ont pas besoin de ça pour devenir "méchants".

Je milite depuis plusieurs années pour plusieurs causes et le bilan que l'on fait à chaque fois, c'est "les gens ont besoin de voir pour comprendre, pour intégrer REELEMENT le problème, pour se faire une opinion, pour être touchés émotionnellement." C'est comme ça, c'est humain. Le telethon est télévisé et non radiophonique. Il ne récolterait pas autant d'argent et toute la journée dans reportages de sensibilisation sont diffusés ET C'EST TRES BIEN.

Maintenant c'est trop facile que cela soit fait uniquement quand ça arrange "le politique".

D'après une étude, les campagne sur les atrocités faîtes sur les animaux pour des test laboratoires ont beaucoup plus d'impact que les campagnes contre la peine de mort, la faim dans le monde, ...et récoltent plus d'argent. D'après cette même étude, les campagnes sur les maltraitance animalières sont beaucoup plus choquantes. Mais on peut montrer ce ne sont que des animaux...

Bon aller je m'arrête car c'est un sujet que j'ai à fleur de peau et je sais que beaucoup ne sont pas d'accords. Mais je m'en fiche.

Bises

auteur, compositeur, interprète de rêves...

www.sebastienparis.com

Invité lancelot
Publié le (modifié)
Si on va dans ce sens, est-ce que ce n'est pas choquant de faire mettre sa main à un spectateur dans une guillotine qui a pendant tout le tour le doute. Est-ce que ce n'est pas une forme de sévices moral ?

Je pense que la chaise électrique est loin d'être le seul tour qui puisse faire polémique ! Est-ce que tous les tours où le magicien se met en danger et provoque un sentiment d'angoisse chez le spectateur sont politiquement corrects ? Un tour comme thread n'est finalement pas si magique et très révulsant...

On peut effectivement se poser la question. Je n'ai pas non plus la réponse. Voila juste mon avis, hors toute considération sur le politiquement correct, dont je me bats les coucougnettes, et qui est à mon avis un autre sujet, beaucoup plus vaste, englobant celui-là.

Cette "violence", à partir du moment où elle est gratuite, j'ai du mal à adhérer.En d'autre terme si le magicien fait la guillotine dans l'esprit "tu vois bien pauv' crétin, t'avais pas à avoir peur, on se marre, qu'est-ce que t'es c... ! Je suis un dieu, je t'ai manipulé comme une pauvre m...", ça me gène (j'ai encore le souvenir d'un pré-ado mis sous une herse qui, au moment de la chute, s'est mis à gueuler, terrorisé, "j'veux plus ! j'veux plus !" et dont le retour dans la salle, à la fin du tour, a été accompagné d'un méprisant "eh ben, je te croyais plus courageux" du magicien... Beurk !). Mais si le magicien la joue tout en douceur, avec l'esprit "c'est pour rire, je sais que vous n'êtes pas dupe, je ne vous ferai pas de mal, faites moi confiance, on peut faire confiance à un magicien, il n'est pas là pour vous faire du mal, tout ça c'est pour de faux", alors c'est jouable (à noter que ça n'empêche pas les petites "piques" (si je puis dire, à propos de la herse) et les petits titillements. Mais dans ce cas le magicien ri avec le spectateur, pas CONTRE le spectateur. Il "donne" du spectacle, au lieu de prendre du "pouvoir", et ça change tout. Tout est question, là aussi, de talent, et il en faut énormément pour faire passer ce genre de tours.

Mais il y a aussi une différence de taille (si je puis dire) : dans la guillotine, le magicien demande au spectateur de lui faire confiance, malgré le fait que le spectateur devine DEPUIS LE DEBUT qu'on va jouer à lui couper le bras. Il a, quelque part, donné son accord, mesuré son risque. Tandis que : "asseyez vous", et se prendre du jus dans le c... (je vous en prie, n'interprétez pas mal mes propos... :blush: ), c'est mesquin, lâche et totalement félon, c'est carrément vicieux et malsain comme attitude.

Je n'ai pas de réponses à ces questions, mais ce n'est pas forcément facile de tirer un trait net en disant de ce côté là, y'a la chaise électrique et c'est maaaaaaaaaaal, et de l'autre, il y a le reste, et c'est bien !

faut peut être pas non plus tomber dans un manichéisme très réducteur... Personne n'a dit ça.

En effet, le "talent" est indispensable pour mettre le public mal à l'aise tout en gardant un spectacle de qualité

Cher Poirovin ( :) ) , il faudrait être bien sot pour te contredire sur ce point.

Modifié par lancelot
Publié le

Il a y UNE chose que le magicien doit comprendre:

on doit pouvoir lui faire CONFIANCE.

pas de confiance, pas de plaisir

pas de plaisir, pas de spectacle.

magicien n'est pas piégeur.

PS: je connais de nombreuses personnes, qui pour rien au monde n'accepteraient de remonter sur scène avec un magicos, suite à une expérience désagréable. Même moi je n'aime pas. Je ne suis pas sûr de m'y sentir en sécurité.

Publié le (modifié)

Merci pour ta réponse Lancelot, elle permet de faire avancer ma réflexion...

Ca doit être une façon de concevoir la magie et le spectacle en général : certains montent sur scène pour flatter leur ego, et montrer à quel point ils sont fort, et d'autres montent en espérant divertir un public...

Modifié par Pomalo
Publié le

Un spectacle peut mettre le public mal à l'aise si c'est décidé par le metteur en scène, par l'artiste qui souhaite faire vivre une expérience à son public (on ne va pas partir sur la polémique du film "antéchrist", mais c'est un peu ça).

Le Chorégraphe Prej Locaj a monté un ballet sur la violence faite aux corps où les danseurs prennent des positions qui sont douloureuses à voir, et en plus en fin de spectacle il balance des stroboscopes sur le public pendant 5 minutes !!!

Certains n'étaient pas contents, mais tout le monde est sorti de ce spectacle en sachant ce que c'était que l'agression de son corps par une lumière insupportable.

Sans me comparer aux artistes précédents, j'ai à mon répertoire un spectacle sur le thème des légendes urbaines avec des effets un peu morbide, une ambiance pesante (Je ne l'ai joué qu'une fois pour inaugurer une salle).

Des surprises, mais jamais de piège, et surtout, les gens étaient prévenus et venaient pour vivre cela.

Choquer ne doit pas être un frein à la créativité artistique mais cela doit toujours être fait dans l'esprit d'apporter quelque chose aux gens, de les enrichir.

Publié le (modifié)

Complétement d'accord avec toi, Spiouf. Le spectateur s'attend à vivre une expérience extrème. Il paie pour voir. Le deal est OK.

Ne parlons plus de magie. Parlons d'illusion. Le terme est plus approprié. Illusion de l'horreur. Illusion de l'invincibilité. Illusion de la vie éternelle.

Après ça reste toujours un problème...d'exécution.

ps : y a t'il une vie après la chaise électrique?

Modifié par Jac

Rejoins la conversation !

Tu peux publier maintenant et t'enregistrer plus tard. Si tu as un compte, connecte-toi maintenant pour publier avec ton identité.

Invité
Répondre à ce sujet…

×   Vous avez collé du contenu avec mise en forme.   Restaurer la mise en forme

  Only 75 emoji are allowed.

×   Votre lien a été automatiquement intégré.   Afficher plutôt comme un lien

×   Votre contenu précédemment saisis, a été restauré..   Effacer le contenu

×   You cannot paste images directly. Upload or insert images from URL.

  • Messages

    • Je vous fais un 3615 raconte ta vie sur ce tour (les quinquas comme moi comprendront l'allusion😉) Je l'ai immédiatement précommandé parce que je trouvais l'objet vraiment sympa et que je suis une fan de paddle. Quand je l'ai reçu, l'idée du scénario s'est imposée assez naturellement : j'allais raconter une histoire de feux tricolores (étonnant, non ?). Bon...ok...Jusque-là, rien de follement original (ne me jetez pas des pierres tout de suite), mais au moins cela avait le mérite de coller très naturellement à ce que voit le spectateur. Je vais vous mettre ma routine un peu plus bas, mais avant cela, j'avais envie de vous raconter la petite galère créative par laquelle je suis passée pour arriver à ce scénario.🤪 Première tentative : les frères ingénieurs Dès le départ, je suis partie sur l'idée d'un conflit autour de la place des couleurs. Ma première histoire racontait donc l'invention du feu tricolore. J'avais imaginé deux frères ingénieurs qui ne parvenaient pas à se mettre d'accord : l'un voulait placer le rouge au milieu, l'autre absolument en haut, etc. Vous voyez le principe : les deux frères se disputaient sur la place respective des couleurs jusqu'à ce que l'un finisse par l'emporter et que l'on obtienne le feu tricolore tel qu'on le connaît aujourd'hui. Bref, je n'étais que moyennement emballée par l'histoire, mais bon...testons en public.  Et là…Je me suis ramassée.😵‍💫 Pas sur le tour lui-même. Les spectateurs trouvaient l'objet sympa, les changements très visuels et le principe du tour leur plaisait. Mais l'histoire ? Pas du tout. Ils la trouvaient confuse (et ils avaient raison, elle était mal écrite) mais surtout terriblement plate et sans grand intérêt (euphémisme). Et avec le recul, je comprends parfaitement pourquoi. En gros, cela donnait : « Lui voulait mettre le rouge ici, mais son frère n'était pas d'accord… » Je secouais la raquette. Hop ! Le rouge changeait de place. « Vous voyez ? Finalement, c'est l'autre frère qui avait raison… » Bref, le degré zéro de la narration. Ce n'était finalement pas une histoire. Je me contentais de décrire ce que les spectateurs voyaient en ajoutant par-dessus l'artifice de deux ingénieurs qui se disputaient. Et surtout, moi-même, je n'étais pas à l'aise en la racontant. Donc : poubelle. Deuxième tentative : la guerre des couleurs J'ai quand même conservé mes deux idées de départ : le feu tricolore et le conflit autour des places. Mais cette fois, j'ai viré les deux frères ingénieurs. Ils n'apportaient rien. J'ai donc personnifié directement les couleurs. Le rouge voulait dominer les autres. On l'avait placé au milieu mais, évidemment, lui estimait que sa place était en haut parce qu'il était le plus fort. L'orange, qu'on avait placé en haut, préférait finalement être au milieu… Là encore, je racontais essentiellement ce qui se passait sous les yeux des spectateurs. Je l'ai quand même testée en public. Petit progrès : cette fois, les spectateurs comprenaient mieux l'histoire. C'était moins confus. Donc j'avais gagné quelque chose. Mais de là à dire que j'avais enthousiasmé les foules…😐 Personne n'est monté sur la table, au mieux des sourires polis avec quelques mots gentils. L'histoire restait très moyenne (là encore euphémisme mais je tiens à préserver mon égo et mon image de marque sur ce forum🙂 ). Donc : poubelle. Retour à la case écriture. Je voulais toujours conserver cette idée de feu tricolore. Je voulais toujours jouer avec cette histoire de places. J'ai essayé plusieurs scénarios, plusieurs angles…et rien, nada, des nèfles, le degré zéro de la créativité 😧. Donc pause dans l'écriture : quand ça veut pas, ça veut pas ! Et puis, cette semaine, j'ai fait quelque chose de tout bête. J'ai arrêté de chercher une histoire. J'ai pris une feuille de papier et j'ai simplement écrit le tour. Pas le scénario. Le tour. Geste par geste. Je prends le rouge. Je le place ici. Je montre la raquette. Je secoue. Le rouge se retrouve là. Je le retire. Je prends l'orange… J'ai écrit absolument tous les mouvements et tous les emplacements successifs des couleurs. Et là (roulement de tambours...), il s'est passé quelque chose d'assez paradoxal : le fait d'avoir écrit précisément ce que je faisais m'a permis d'arrêter de raconter ce que je faisais 😮 ! La lumière s'est faite, sans mauvais jeu de mots (Patricia humoriste, je fais les mariages, les baptèmes...embauchez-moi 🤩). Je suis repartie exactement de la même idée…mais à l'envers. Depuis le début, je cherchais à expliquer pourquoi les couleurs n'étaient pas à leur place. Et si, au contraire, le principe de départ était qu'elles tenaient absolument à y rester ? Et si les couleurs d'un feu tricolore étaient parfaitement disciplinées ? Rouge en haut. Orange au milieu. Vert en bas. Chacun à sa place. Pourquoi ? Parce que chacun a un métier très précis. Et là, j'ai enfin trouvé mes trois personnages (sonnez hautbois, résonnez musettes !) 😍. Le rouge passe ses journées à dire : « STOP ! STOP ! STOP ! » Forcément, à force, ça donne un certain caractère. Le vert, lui, c'est le gentil de l'équipe : « Allez-y… C'est bon… Vous pouvez passer… » Jamais un conflit. Et puis il y a l'orange. Le pauvre orange… Le vert dit : « Allez-y. » Le rouge dit : « Arrêtez-vous. » Et l'orange, lui, dit à peu près : « Euh… dépêchez-vous de vous arrêter. » Personne ne sait vraiment ce qu'il veut. Mais tous les trois ont une chose en commun : ils connaissent parfaitement leur place. Et c'est à partir de là que la magie peut commencer. Parce que cette fois, quand je place volontairement le rouge au milieu et qu'il saute en haut, je ne cherche plus une justification artificielle au déplacement : il retourne à sa place. Quand je mets l'orange en haut et qu'il revient au milieu : il retourne à sa place. Les effets magiques ne viennent plus illustrer l'histoire. Ils deviennent la conséquence de l'histoire : ô joie, ô allégresse ! Et surtout, cela me permet ensuite de faire évoluer ces trois personnages et de raconter ce qui se passe lorsqu'un jour, ces trois couleurs parfaitement disciplinées décident qu'elles en ont peut-être assez qu'on leur dise où est leur place… Voilà comment je suis arrivée à la routine que je vais vous présenter. Attention :  elle n'a pas encore été testée en public car je l'ai finalisée ce soir . Je ne l'ai même pas testé avec le matériel pour voir le tempo, la musicalité, la clarté, etc. Je la testerai problement la semaine prochaine puisque les Blouses Roses reprennent à l'hôpital. Il y aura certainement des choses à couper, des phrases qui fonctionneront moins bien à l'oral que sur le papier, des rythmes à modifier. Et peut-être que les spectateurs me diront tout simplement que c'est pourri ! 😟 Honnêment, je ne le souhaite pas car là, pour le coup, je l'aime bien mon histoire et j'ai envie de la raconter. Je suis beaucoup, beaucoup plus à l'aise avec elle. Les personnages me plaisent, et, pour la première fois, je n'ai plus l'impression d'avoir écrit un texte pour justifier les déplacements d'un tour de magie. J'ai l'impression d'avoir fait l'inverse : j'ai laissé les déplacements du tour me raconter l'histoire (j'espère que ce n'est pas un brin présompteux). Maintenant, reste à savoir si le public sera du même avis... Je vous mets donc la routine ci-dessous et j'attends évidemment vos retours (avec diplomatie hein !). Et dès que je l'aurai réellement testée en conditions, je viendrai vous raconter ce que cela a donné (enfin si cela vous intéresse). Troisième tentative : le feu discipliné (en espérant que ce soit la bonne !)   Il paraît, qu'en général, les feux tricolores sont parfaitement disciplinés. Rouge en haut. Orange au milieu. Vert en bas. Chacun à sa place. GESTE : Montrer la raquette des deux côtés. Et celui-ci était probablement le plus discipliné de tous. Il faut dire que dans un feu tricolore, chacun a un métier très précis. Le rouge, par exemple… Le rouge, c'est le chef. (pas convaincue par cette ligne - peut-être à retravailler) Toute la journée, il dit : « STOP ! » STOP. STOP. STOP. Vous imaginez le métier ? Passer ces journées à dire aux gens de ne pas bouger. Forcément, ça vous donne un certain caractère. GESTE : Retirer les trois pièces et les confier au spectateur. Montrer la raquette complètement vide. Et le rouge prend son travail très au sérieux. Sa place, c'est en haut. Alors si, volontairement, je le mets au milieu… GESTE : Prendre le rouge, le montrer des deux côtés et le placer au milieu. …il n'aime pas du tout ça. Il suffit de secouer un peu…(pas convaincue par cette ligne - peut-être à retravailler) GESTE :  Secouer. Le rouge saute en haut. …et immédiatement : « STOP ! Moi, c'est en haut. » GESTE : Montrer les deux côtés. On peut essayer de discuter… GESTE : Faire revenir le rouge sur sa pièce. …mais avec quelqu'un qui passe sa journée à dire STOP, la négociation est assez limitée. GESTE : Rendre la pièce rouge au spectateur. Après, il y a l'orange. Alors l'orange… Son métier est beaucoup plus compliqué. Parce que le vert dit : « Allez-y. » Le rouge dit : « Arrêtez-vous. » Et l'orange, lui, dit : « Euh… dépêchez-vous de vous arrêter. » Personne ne sait vraiment ce qu'il veut. GESTE : Prendre l'orange et le montrer des deux côtés. Mais lui, en revanche, sait parfaitement où est sa place. Au milieu. Alors si je le mets en haut… GESTE : Placer l'orange en haut. …ça le perturbe. GESTE : Secouer. L'orange saute au milieu. Et voilà. Il retourne au milieu. GESTE : Montrer les deux côtés. C'est peut-être le seul moment de la journée où l'orange sait exactement ce qu'il doit faire. GESTE : Faire revenir l'orange sur sa pièce. Vous voyez, ce feu était parfaitement discipliné. Chaque couleur connaissait son travail. Chaque couleur connaissait sa place. Et c'est là que j'ai fait une erreur. J'ai voulu voir jusqu'où allait leur sens de la discipline. GESTE : Prendre le rouge et l'orange. J'ai remis le rouge en haut… GESTE : Placer le rouge. …l'orange au milieu… GESTE : Placer l'orange. Cette fois, aucune erreur. Ils étaient exactement là où ils devaient être. Rouge en haut. Orange au milieu. GESTE : Montrer les deux côtés. Et je leur ai dit : « Voilà. Maintenant, vous ne bougez plus. » Pause. Je crois que le rouge a assez mal vécu qu'on lui dise « STOP ». GESTE : Secouer. Les deux couleurs disparaissent. Et là… plus de rouge. Plus d'orange. GESTE : Montrer lentement les deux pièces devenues vierges, des deux côtés. Ils avaient quitté leur poste. Enfin… c'est ce que j'ai cru. GESTE : Retirer les deux pièces vierges. Révéler le rouge et l'orange incrustés dans la raquette. Parce qu'ils étaient toujours là. Le rouge en haut. L'orange au milieu. Toujours à leur place. Sauf que cette fois… ils s'étaient incrustés. Littéralement. GESTE (pause) : Laisser voir l'image un instant. Et il restait le vert. GESTE : Prendre la pièce verte. Le vert, c'est le gentil de l'équipe. Toute la journée, il dit aux gens : « Allez-y. » « C'est bon. » « Vous pouvez passer. » Jamais un conflit. Jamais une hésitation. Il voit arriver une voiture : « Allez-y, je vous en prie. » Alors je me suis dit : « Lui, au moins, il ne va pas poser de problème. » GESTE : Insérer le vert en bas. Et tout est redevenu normal. Rouge en haut. Orange au milieu. Vert en bas. GESTE : Montrer lentement les deux côtés. Chacun à sa place. Le rouge pouvait dire STOP. Le vert pouvait dire ALLEZ-Y. Et l'orange pouvait continuer à ne pas savoir exactement ce qu'il voulait dire. Tout allait bien. Enfin… pendant quelques secondes. GESTE : Regarder le feu. Petite pause. Parce qu'après toutes ces années passées ensemble… ils avaient peut-être compris quelque chose. GESTE : Secouer. Rouge et orange sautent sur la pièce verte. Le rouge a quitté le haut. L'orange a quitté le milieu. Et tous les deux sont allés rejoindre le vert. GESTE : Montrer les trois couleurs réunies. Pour la première fois… plus de chef. Plus d'indécis. Plus de gentil. Juste trois couleurs… qui avaient décidé de rester ensemble. GESTE : Retirer lentement la pièce portant les trois couleurs. Montrer la raquette complètement vierge des deux côtés. Plus personne en haut. Plus personne au milieu. Plus personne en bas. GESTE : Regarder la pièce avec les trois couleurs, puis la raquette vide. Finalement… ce n'était pas un feu tricolore qui n'était plus discipliné. C'était simplement trois collègues… qui en avaient assez qu'on leur dise où était leur place.    
    • Revenons sur l’explication :  https://vm.tiktok.com/ZN8NE37wo/
    • C'est dans 1 mois! Quelqu'un pourrait-il afficher le programme complet? Merci!!
  • Statistiques des membres

    • Total des membres
      8519
    • Maximum en ligne
      9330

    Membre le plus récent
    Augustin JAUFFRET
    Inscription
  • Statistiques des forums

    • Total des sujets
      85.3k
    • Total des messages
      684.2k

×
×
  • Créer...