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On peut faire un tour de magie en exécutant une belle fioriture. L'outil principal est ici la dextérité.

On peut forcer un objet en utilisant le choix du magicien. L'outil principal est ici l'équivoque.

On peut aussi essayer d'influencer son spectateur en formulant intelligemment les choix qu'on lui propose, en ordonnant les choix et en jouant sur les intonations. L'outil principal est ici la psychologie.

C'est un principe que j'utilise régulièrement, pour faire en sorte d'influer sur un choix apparemment libre. Et ça fonctionne, statistiquement, de façon évidente.

C'est d'ailleurs un des aspects que j'aime fondamentalement dans la magie, dans la génèse d'un effet sur un spectateur.

Et vous ? Si le sujet vous inspire...

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Le choix du magicien reste pour quand même de la psychologie dans le sens où on doit donner l'impression que c'est le spectateur qui décide non ?

La psychologie c'est vaste, il y a la psycholgie de la voix comme tu disais, mais il y a aussi de la psychologie au niveau des gestes par exemple... trop de choses...

Publié le

Bonjour à tous,

Ah ! Cela ne m’étonne pas que ce soit l’ami Hugo qui ait lancé le sujet. Moi je suis un fan. Quand on le voit faire, tout en douceur, absolument sans aucun geste suspect, pour aboutir à un effet complètement impossible ... Brrr. Cet homme-là a un secret !

Enfin, peut-être vient-il de nous le révéler : la psychologie ! Pour ma part, j’irais beaucoup plus loin que le choix du magicien. Pour l’avoir constaté presque systématiquement lors de mes différentes présentations, la psychologie est un facteur essentiel, voire LA composante majeure d’une routine. En effet, je vous renvoie au séminaire de Roberto Giobbi ( Collection « Best Of Seminar » ) où l’auteur nous montre comment construire la réalité du spectateur. Absolument extraordinaire , ou comment utiliser les principes de base de la psychologie cognitive, par exemple, pour persuader le spectateur – sans jamais en avoir l’air ! – que ce qu’il perçoit est bien la « vérité ». Typiquement, que ce jeu, là posé sur la table est bien bleu et qu’il ne peut pas en être autrement. Les exemples sont multiples et je pourrais en parler pendant des heures tellement je trouve fabuleux tous les mécanismes mis en jeu pour créer l’illusion, et notamment ceux situés bien au-delà de l’aspect technique.

Et bonne rentrée à tous !

Amicalement

[Cool]

Woody

  • 17 années plus tard...

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    • Oui j'ai précisé dés le début de ce fil que je n'étais ni nihiliste, ni solipsiste (en même temps personne n'a jamais vraiment défendu ces positions dans l'Histoire de l'Humanité (à part, peut être Ladislav Klima 😄). Les milles nuances de gris entre l'idéalisme, le scepticisme, le relativisme et le nihilisme ou le solipsisme ont largement été débattues dans ce fil. Tu as certainement raison sur ce point. Cependant il me semble qu'il y a un glissement, dans ton raisonnement, entre une position épistémologique (l'empirisme) et une position ontologique (ce que tu appelles "empirisme" me semble plutôt être une forme de réalisme ou d'externalisme (donc une position ontologique et donc métaphysique 🙂)). L'empirisme n'est pas incompatible avec le réalisme mais il existe des empirismes réalistes, tout comme des empirismes idéalistes ou phénoménalistes. Et... il existe même un empirisme que je qualifierais de "radical", un peu à la Whitehead (spécial clin d’œil à @Thierry SCHERER (Zarcanum) 🙂). La position que tu appelles "empirique" est certainement une des plus pratiques pour fonctionner au quotidien mais elle ne permet pas de s'extraire du cadre interprétatif dans lequel notre expérience nous enferme, ni de questionner véritablement les présupposés ontologiques sur lesquels repose notre représentation du monde. Or c'est précisément le but de ce que tu nommes des "hypothèses amusantes et stimulantes". 🙂
    • Lu sur les réseaux sociaux :  Victime d'une cyberattaque, la SNCF voit tous ses trains arriver à l'heure.
    • Tu as pourtant déjà admis précédemment qu’il existe un « réel » hors de nous (ou un « quelque chose ») et que les « autres » (comprendre : d’autres humains) existent également. C’est le seul cadre (principalement empirique) qui nous permet de penser, de vivre, d’exister. On n’a pas à démontrer l’existence de ce cadre tant qu’un autre n’est pas démontré plus valide, ce qui n’est pas le cas. Le cerveau dans une cuve, la simulation, le rêve et je ne sais quoi d’autre ne sont que des hypothèses amusantes et stimulantes pour l’esprit qui nous poussent à réfléchir. 
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