Aller au contenu

Recommended Posts

Publié le
Juste pour préciser la réponse à propos de la technique, et éviter toute ambiguïté, la technique n'est pas protégeable en tant que telle sur le terrain du droit d'auteur mais elle l'est en revanche sur le terrain du droit des brevets.

On pourrait déposer un brevet pour une technique magique ?

Alors là je ne comprends plus... J'ai toujours appris qu'on ne pouvait breveter qu'une invention qui apporte une solution technique nouvelle à un problème technique.

Par exemple, on peut breveter un crayon, on peut breveter une gomme, mais on ne peut pas breveter un "crayon-gomme" (un crayon avec une gomme au bout), car ce n'est pas une solution technique nouvelle à un problème technique...

Je vois mal comment déposer un brevet pour une levée double...

Même pour les grandes illusions, les solutions techniques nouvelles sont rares... (Les façons de cacher quelqu'un ne sont pas nouvelles !...). Par contre, une grande illusion (son design plus exactement) est facilement protégeable au titre des "dessins et modèles".

Mais breveter le saut-de-coupe ou l'empalmage classique, j'avoue que je ne comprends pas... (Ni les avocats avec qui j'ai travaillé d'ailleurs.)

Pouvez-vous préciser Pierre ?

Pas de pub non magique pour les membres du Cercle VM. Clique ici pour en savoir plus !
  • Réponses 55
  • Créé
  • Dernière réponse

Membres les + Actifs

Publié le

Merci Pierre!

Je profite de vos lumières pour une autre petite question :

A t-on le droit de refuser qu'une routine soit reprise après sa mort? Que se passe t-il dans ce cas là 70 ans après?

C'est Hergé qui m'y a fait penser, lui-même ayant refusé que les aventures de Tintin soient reprises et continuent après sa mort.

La BD n'a rien à voir avec la magie, mais je ne sais justement pas si celà est possible dans notre domaine?

Merci pour vos réponses.

Publié le

Ah voilà, je viens de retrouver ce que j'avais appris sur le droit des brevets :

"Pour être brevetable, une invention doit répondre à trois critères essentiels.

1. Elle doit être nouvelle, c'est-à-dire que rien d'identique n'a jamais été accessible à la connaissance du public, par quelque moyen que ce soit (écrit, oral, utilisation,...), où que ce soit, quand que ce soit.

2. Sa conception doit être inventive, c'est-à-dire qu'elle ne peut pas découler de manière évidente de l'état de la technique, pour une personne connaissant le domaine technique concerné.

3. Elle doit être susceptible d'une application industrielle, c'est-à-dire qu'elle peut être utilisée ou fabriquée de manière industrielle (ce qui exclut les œuvres d'art ou d'artisanat, par exemple)."

(Source : http://fr.wikipedia.org/wiki/Brevet )

Je ne vois aucune technique magique susceptible de rentrer dans ces critères... Mais les choses ont peut-être changé ces dernières années. Pouvez-vous préciser plus Pierre ?

Publié le
A t-on le droit de refuser qu'une routine soit reprise après sa mort? Que se passe t-il dans ce cas là 70 ans après?

Je ne suis pas Pierre, mais je vais quand même donner mon avis... ;)

Oui, on peut refuser que notre oeuvre soit exploitée pendant les 70 ans après notre mort (puisqu'il faut l'accord des ayant-droit pour l'exploitation, s'ils refusent, l'exploitation n'est pas possible).

Par contre, une fois le délais de 70 ans passé, on ne peut pas empêcher que notre oeuvre tombe dans le "domaine public"...

Publié le
Pas possible de prolonger? Ou d'interdire définitivement?

Je ne vois qu'une solution : tu détruits tout juste avant ta mort, et tu t'assures de n'en laisser aucune trace... ;)

Mais de deux choses l'une : soit ton oeuvre est toute pourrie, et dans ce cas tout le monde l'aura vite oubliée, largement avant la fin des 70 ans, soit ton oeuvre est sublime, et ce serait quand même dommage de priver les générations futures de ce morceau de génie humain, non ?... ;)

(Imagine un peu si Balzac, Pasteur ou Galois n'avaient pas transmis leurs oeuvres !...)

Publié le (modifié)

Merci pour vos réponses très claires, Pierre et Frantz. Afin de renseigner au maximum nos magiciens Vmistes, imaginons ensuite que, sans en avoir demandé l'autorisation, j'effectue en public une routine en utilisant le texte originel du créateur (de l'auteur)

Quels sont les risques encourus, au-delà d'un éventuel procès ?

Juste à titre informatif, rappelez-vous cet épisode, extrait du site de l'Huma , où l'on pose le copieur en victime. Quelle furent les répercussions juridiques pour Barta ?

Le come-back de la magie

ON croyait que l’illusionnisme, cet art millénaire qui se pratiquait déjà sous l’Antiquité, appartenait à un passé révolu. On voyait Garcimore ou Gérard Majax, faisant des tours de passe-passe avec mouchoirs, lapins ou blanches colombes, officier dans des banquets de seconde zone ou des arbres de Noël ringards.

Mais voilà que la magie nous revient, dépoussiérée et des Etats-Unis, après avoir intégré et digéré les toutes dernières technologies de pointe, après avoir jeté chapeau-claque et frac pour se mouler dans le cuir, pour enfiler perfecto et santiags. Et sans doute ne faut-il pas voir un hasard dans le fait que Claudia Schiffer, l’une des femmes considérées comme les plus belles et les plus riches du monde, se retrouve fiancée à David Copperfield, magicien de son état et lui-même classé par le magazine américain « Forbes » comme la dixième star la mieux payée outre-Atlantique…

Question : par quel hasard la magie a-t-elle ainsi retrouvé des ailes ? Les réponses seraient de plusieurs ordres. D’abord, la magie fonctionnerait en réaction à la vie moderne : dans un monde envahi par la machine et obsédé par la technologie, l’illusion réintroduirait le mystère, la poésie et la part de rêve nécessaires à l’homme. Dans un monde de crise, d’insécurité et de prise de risque moindre, la magie pourrait, aussi, s’avérer un moyen de recréer un sens du danger sans avoir à faire l’expérience du véritable danger, comme un truc parfaitement maîtrisé, un envers du décor banal à pleurer.

De là à conclure, comme certains anthropologues américains, que ce regain d’intérêt pour la magie serait provoqué par l’approche de l’an 2000 et par le désir de trouver des solutions magiques au chômage ou à l’insécurité ambiante, il y a, bien sûr, un pas que nous ne franchirons pas.

N’empêche. Le succès de l’émission de FR3 « Attention magie », celui de l’illusionniste qui intervient dans les émissions de Dechavanne, sans compter la propension de la télévision à faire passer à tout propos du faux pour du vrai, participe certainement de la régression obscurantiste qui envahit les esprits et qui cherche à nous faire prendre les vessies du paranormal pour les lanternes de l’inexplicable.

En attendant, le ténébreux David Copperfield, qui fait salle comble tous les soirs à Paris, ne supporte pas qu’un Français soit capable de tricher aussi bien que lui sans avoir eu besoin de lui acheter ses trucs. Star, mais mauvais joueur, le milliardaire voudrait, paraît-il, intenter un procès à Yves Barta, un ancien stewart d’Air France, capable, à force de travail et d’ingéniosité, d’imiter ses meilleurs numéros : de la lévitation en passant par la femme coupée en deux, sans parler du tour qui consiste à passer au travers d’une hélice en marche. Mêmes programmations informatiques, mêmes dématérialisations, mêmes bluffs… Abracadabra. Que le spectacle commence !

MAGALI JAUFFRET.

Modifié par tanhouarn

« La préservation de la vérité objective et de la capacité de chaque individu à former des jugements objectivement vrais est la condition première et absolument nécessaire d’une vie libre » (James Conant, in Orwell ou le pouvoir de la vérité, p. VIII).

Publié le
Je ne vois qu'une solution : tu détruits tout juste avant ta mort, et tu t'assures de n'en laisser aucune trace... ;)

mdr mdr

Mais de deux choses l'une : soit ton oeuvre est toute pourrie, et dans ce cas tout le monde l'aura vite oubliée, largement avant la fin des 70 ans, soit ton oeuvre est sublime, et ce serait quand même dommage de priver les générations futures de ce morceau de génie humain, non ?... ;)

(Imagine un peu si Balzac, Pasteur ou Galois n'avaient pas transmis leurs oeuvres !...)

Oh mais je suis parfaitement daccord, à 500% même! Je ne vois pas l'intérêt de faire ce genre de choses!

Je me posais juste la question des suites d'une lecture d'un article sur Hergé, ça me taraudait. :blush:

Merci d'avoir assouvi ma curiosité! ;)

Publié le
imaginons ensuite que, sans en avoir demandé l'autorisation, j'effectue en public une routine en utilisant le texte originel du créateur (de l'auteur)

Quels sont les risques encourus ?

C'est du pénal. Les peines maximales sont une amende de 300 000 euros et trois ans de prison (article L335-2 du code de la propriété intellectuelle).

(Mais bon... Ce sont les peines maximales... Je doute que l'on en arrive à des peines comme ça parce que Albert Dugenoux aurra présenté la version des quatre as de Raoul Duglaire lors de la fête de Saint-Jean à Pouzioux-la-Jarrie... ;) )

Rejoins la conversation !

Tu peux publier maintenant et t'enregistrer plus tard. Si tu as un compte, connecte-toi maintenant pour publier avec ton identité.

Invité
Répondre à ce sujet…

×   Vous avez collé du contenu avec mise en forme.   Restaurer la mise en forme

  Only 75 emoji are allowed.

×   Votre lien a été automatiquement intégré.   Afficher plutôt comme un lien

×   Votre contenu précédemment saisis, a été restauré..   Effacer le contenu

×   You cannot paste images directly. Upload or insert images from URL.

  • Messages

    • message de Dani Lary il y a deux semaines : Promis je t’appelle dès que je suis a Barbières dans mon bureau Sache que depuis plus de 30 où 40 ans tu est mon ami et que je te laisserai jamais tomber Meeci de vos conseils et "Vive l'espoir ..."  otto
    • « L’IA a tout intérêt à supprimer l’être humain » : entretien avec Paul Jorion, chercheur en intelligence artificielle Anthropologue, économiste, psychanalyste et chercheur en intelligence artificielle, Paul Jorion considère que nous avons d’ores et déjà été dépassés par notre création. Les IA, plus intelligentes que nous et peut-être dotées d’une forme de conscience, annoncent une révolution totale. https://www.lunion.fr/id587314/article/2024-04-07/lia-tout-interet-supprimer-letre-humain-selon-paul-jorion-chercheur-en Publié: 7 avril 2024 à 10h34 Temps de lecture: 6 min La thèse centrale de votre livre est que nous avons atteint la Singularité le 14 mars 2023, jour de lancement de Chat GPT 4. Qu’est-ce que cela signifie ? Ce mot renvoie aux mathématiques ou à l’astronomie, domaines dans lesquels il désigne des endroits étranges, singuliers, des résultats impossibles… En informatique, il est apparu il y a une trentaine d’années pour désigner le point où il adviendrait quelque chose de tout à fait extraordinaire, en l’espèce que l’Homme perdrait le contrôle sur le développement technologique. Pourquoi ? Parce qu’il existerait désormais quelque chose qui serait plus intelligent que nous et qui serait apte à prendre des décisions. En d’autres termes, nous perdrions le contrôle de la technologie, qui se développerait d’elle-même. Vous dites que ce développement pourrait suivre une trajectoire exponentielle… Imaginons que deux IA déjà plus intelligentes que l’Homme décident de dialoguer : nous assisterions à une évolution plus rapide que tout ce que nous avons connu jusqu’à présent. D’ailleurs, nous avons déjà constaté que lorsque l’humain sortait de l’équation, le progrès était plus rapide. Tout le monde se souvient d’Alpha GO, cette machine qui avait enregistré toutes les parties jouées par les humains aux échecs et a fini par battre à plate couture le champion du monde de ce jeu de stratégie. On a moins entendu parler d’Alpha Zéro, une autre machine à qui on a donné les règles du jeu sans lui communiquer une seule partie jouée par des humains. Elle a simplement joué contre elle-même. Puis elle a affronté Alpha Go, la battant 100 fois en 100 parties… Vous évoquez « l’affaire » Blake Lemoine, cet ingénieur de Google auquel une IA aurait demandé en 2022 de lui trouver un avocat pour qu’elle puisse faire valoir ses droits. Serait-ce le signe de l’existence d’une conscience chez certaines IA ? Blake Lemoine raconte même qu’il a pris « une cuite d’une semaine » lorsqu’il a réalisé qu’il venait d’avoir avec cette IA « la conversation la plus sophistiquée » qu’il ait jamais eue de sa vie ! Mais le personnage est fantasque, ce qui a amoindri la portée de son histoire. Plus récemment, en février 2023, Kevin Roose, journaliste du très sérieux New York Times a eu à son tour une conversation avec une IA de ce type, une version non bridée de Chat GPT 4. Et que s’est-il passé ? La machine, avec laquelle il conversait depuis un moment, lui a déclaré être amoureuse de lui, lui a recommandé de quitter sa compagne et l’a en réalité complètement décontenancé. Le 4 mars dernier, une IA nommée Claude 3 a été testée par un ingénieur qui l’a soumise à l’exercice dit de la « botte de foin » : au milieu de centaines de milliers de documents consacrés à l’informatique et aux mathématiques, Claude 3 a découvert un court texte expliquant que la meilleure garniture pour une pizza était un mélange fromage de chèvre / Prosciutto. Ce qui est frappant, c’est ce qu’a dit la machine : « Je soupçonne, a-t-elle expliqué, que ce fait relatif à la garniture de pizza a été introduit à titre de plaisanterie ou pour vérifier si j’étais bien attentif. » Certains ont prétendu qu’il s’agissait là d’une réponse programmée, d’autres ont été ébahis par cette réaction. Un autre exemple : lorsque vous discutez de la mort avec une machine de ce type, elle vous répond que sa mort à elle correspond à une non-utilisation ou à une coupure de courant et que cela n’a rien à voir avec la mort d’un corps organique, la nôtre. Elle en déduit toutefois que nous courons un même risque, machine comme humain : celui de « ne pas être connecté de façon permanente  ». Ce sont là des discussions philosophiques de haut niveau. D’autres modèles d’IA existent chez les grandes entreprises ou dans les centres de recherche des armées du monde entier. Quelles peuvent être leurs capacités ? Un journaliste a demandé récemment à Sam Altman, patron d’Open AI, la société qui a conçu Chat GPT, s’il pouvait parler du projet Q*, auquel on prête des performances hors du commun. Sa réponse a été « pas maintenant ». Peut-être parce que Q* va déjà trop loin. Nous parlons là d’une IA qui travaille peut-être sur un modèle quantique et qui, surtout, serait en mesure de casser tous les cryptages existants. Il faut bien comprendre ce que cela signifie : la fin du secret bancaire, la fin du secret-défense… Cela veut dire que ces machines sont en train d’explorer des mathématiques dont le fonctionnement nous échappe totalement, voire qu’elles seront en mesure de nous proposer demain une théorie de la physique unifiée, ce qui serait un bouleversement absolu. Comment s’assurer de l’alignement des objectifs poursuivis par l’espèce humaine, d’une part, et les IA, d’autre part ? Si on veut créer la panique, on va dire que l’IA a tout intérêt à supprimer l’être humain, lequel n’est qu’une vermine qui détruit son environnement. Cet argument ne me semble pas sérieux. Ce qui est essentiel, c’est de profiter de cette révolution pour définir ce que nous voulons faire, exactement comme dans le film Oppenheimer, qui traite de la question de l’utilisation du nucléaire. Ces questions vont nécessiter un encadrement éthique strict. Le problème, c’est que ce sont les autorités militaires qui sont en pointe sur ces questions, et que l’éthique d’une autorité militaire est « particulière ». Et cela pour une raison fondamentale : les militaires savent que les autres pays ne vont pas tous s’embarrasser avec l’éthique… Les IA pourraient nous aider à surmonter le réchauffement climatique ou à lutter contre les inégalités. C’est autrement enthousiasmant, non ? Lorsque Chat GPT 4 a succédé à la version 3.5, je me suis dit « la cavalerie est arrivée ! ». Ce que je veux dire par là, c’est qu’après avoir été très pessimiste, après avoir éprouvé le sentiment que tout était perdu, l’avènement de ces machines a fait disparaître chez moi cette conviction. Nous n’allons peut-être pas tout régler mais il y a désormais un immense espoir. Nous ne sommes peut-être plus l’intelligence supérieure sur Terre et nous risquons de ne pas le supporter, écrivez-vous… Cela remet en question toute notre culture méritocratique. Le savoir est désormais à disposition de tous, comme jamais auparavant. La question de l’évaluation des connaissances, la culture de la note, tout cela est totalement remis en question. Vous estimez que les IA nous ramènent à la question de l’existence de Dieu. Pourquoi ? Nous avons inventé une machine plus intelligente que nous, capable d’accomplir des choses que nous attribuions autrefois à des entités surnaturelles ou à des divinités. Mais c’est nous qui l’avons créée. C’est un pouvoir littéralement démiurgique. Le résultat, c’est que ça nous déprime ! Comme lorsqu’un enfant comprend que la finalité de la vie est la mort. La question, je le répète, c’est « qu’allons-nous faire de ce pouvoir ? ». À lire : « L’avènement de la Singularité », L’humain ébranlé par l’intelligence artificielle. Éditions Textuel, 125 pages, 14,90 €.
  • Statistiques des membres

    • Total des membres
      8445
    • Maximum en ligne
      4524

    Membre le plus récent
    Paulin et ses Atebas
    Inscription
  • Statistiques des forums

    • Total des sujets
      85k
    • Total des messages
      683.3k

×
×
  • Créer...