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[Télévision] Le Retour de Y'A Un Truc ! Majax, le must des manipulateurs !


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Publié le

Bonjour !

Et bonjour Gérard !

Nom d'un Petitbonhomme,

comme dirait Sébastien Mossière

(mon maitre à penser),

je ne savais pas qu'en diffusant une info

comme celle d'un éventuel retour à la télé de Y'A,

nous allions avoir un débat aussi animé, sinon riche !

Le Petitbonhomme, voisin de quartier,

ferait bien un ITV avec du son de l'ami Gérard,

avec des questions des pas gentilles et des plus.

Pour équilibrer.

La prochaine fois que le Petitbonhomme siropte

un café en terrasse vers chez nous,

et qu'il a son dictaphone avec lui,

il t'invitera volontiers à sa table pour une interview impromptue.

Petitbonhomme

PS : Mieux, par exemple, une petite rencontre,

genre deux magiciens de 2, 3, 4... générations différentes,

l'un encore très populaire, Gérard Majax,

l'autre amené à le devenir, Sébastien Mossière,

qui discutent à battons rompus...

C'est juste idée comme ça,

le Petitbonhomme ferait le service...

Pas de pub non magique pour les membres du Cercle VM. Clique ici pour en savoir plus !
Publié le
Histoire de faire l'avocat du diable, drucker ça fait 40 ans ( je sais pas le chiffre exact ) c'est pas pour autant qu'il est bon...Foucault non plus, Montfort non plus, et pourtant ils sont tous considérés comme des références...

Je ne comprends pas trop, qu'entends tu par " pas bon ?" :)

Car même si on est en droit d'aimer ou pas, je pense que si on reste autant de temps dans un univers comme celui de la télé c'est qu'on a quand même certaines compétences et un certain professionnalisme non ?

Publié le (modifié)

Marneus, j'avoue que je ne te suis pas non plus là-dessus...

En ce qui concerne les présentateurs, comme le dit Gounico, rester autant de temps dans un tel milieu, il y a peut être de bonnes raisons non...?

En faisant cela, tu me fais penser à des gens qui critiquent à tout va sans avoir essayé de faire ce que les gens visés font, prétendant que c'est facile sous prétexte qu'ils sont "à l'aise"... j'espère que tu étais fatigué en écrivant cela... ;)

Modifié par Monsieur M
Publié le

En tant que magicien dont la notoriété ne dépasse pas les rues de son quartier, j’interviens simplement pour dire qu’après avoir rencontrer Gérard MAJAX à plusieurs reprises dans des congrès j’ai toujours eu à faire à quelqu’un d’abordable, de simple et qui ne me donnais pas l’impression d’avoir la grosse tête.

Je ne pourrais pas en dire autant de certains magiciens de la nouvelle génération qui ont un joli petit melon sur la tête… sous prétexte qu’ils ont quelques spectacles à leurs actif et une gloriole qui ne dépasse pas les couloirs des congrès.

Maintenant en ce qui concerne la durée dans le temps je suis désoler mais au contraire, je pense que 40 ans de carrière c’est un gage de qualité, on ne peut tromper personne sur un aussi long terme celui qui prétend le contraire est de mauvaise foi et parle pour ne rien dire ou alors ferait mieux de consulter.

Je n’arrive pas à comprendre la démarche de Card Addict qui consiste à démonter systématiquement Dani LARY, MAJAX et consort. quelle peut-être sa motivation ? jalousie ? mesquinerie gratuite ? ou bien tout simplement le reflet de ce qu’est devenu aujourd’hui le milieu magique , un microcosme POURRI ?

Désoler mais j’ai un brin de nostalgie à chaque fois que j’entends parler de Garcimore (qui était complètement réfractaire au techniques pointues des cartomanes) ou de Majax, c’est mon enfance, c’est dans ce type d’émissions que j’ai découvert un grand monsieur barbu qui dessinai (Hodges) et un magico foufou (Bloom)

J’ai deux souhaits : le premier c’est que les détracteurs de Majax puissent un jour étaler le même CV artistique que lui, le second c’est que leur talent soit repérer par un producteur qui leur permettra de présenter leur magie «de mairde ».

  • J'aime 1
Publié le

Détrompe toi M, je connait très très bien le sujet. Prenons l'exemple Montfort, avec le sport. Oui il connaît très très bien le patinage artistique, je le conçois. En ce qui est en revanche de l'athlétisme il n'y connait rien et présente ça comme si c'était un pro. Il n'a aucune notion de l'entraînement professionnel ( et si quelqu'un n'est pas d'accord je l'invite à me joindre en MP afin que j'expose un peu plus mes théories par rapport à mes connaissances dans le monde du sport ). Il traduit en simultané, certes. Mais des conn.ries une fois sur 2 ( combien de sportifs interviewés par lui se sont barrés en plein milieu parce qu'il parlait trop pour ne rien dire ? )...Une fois il s'est essayé à commenter le monde du tir sportif...plus spécialement du biathlon...(milieu que je fréquente beaucoup)il a sorti plus de conn.ries à la minute qu'un mauvais humoriste.

Autre exemple de dinosaures ultra connus mais dont la compétence laisse pour moi à désirer ( attention, oreilles sensibles planquez vous ) PPDA, le fameux PPDA national. Il a une culture impressionante, tant par son envergure que par sa qualité. Mais pour moi, un mec qui continue de présenter les informations pendant son propre procès pour avoir divulgué de fausses informations assez graves ( je n'en sais plus la teneur, c'est loin maintenant les cours de journalisme ), et bien pour moi il y a quelque chose de louche...Par contre, je n'ai rien à dire sur son émission littéraire dont le contenu est souvent plein de bon sens et très intéressant.

Drucker est pour moi tout sauf un bon présentateur télé. Tout le monde est beau, tout le monde est gentil, tout le monde a toutes les qualités, aucun défaut, et pleins d'amis. Mais par exemple quand on voit la pertinence de ses interventions lors des "débats", ça laisse à désirer, mais c'est ce que demande le téléspectateur. C'est dans la même veine que ça se discute où l'autre est tout sauf un animateur de débat, il n'a aucunes connaissances sur les "sujets" qu'il traite ( cf sujet sur la psychologie par rapport au développement de l'enfant par rapport à l'affaire des gamins délinquants à la naissance...l'est fort lui...), et pourtant, c'est une des émissions les plus regardées...

Alors si l'on juge un présentateur à la lumière de son audimat ( qui en passant, culture générale, n'est QU'UN échantillon de 3000 foyers représentatifs de la population, cf une fois encore mes cours de journalisme ), effectivement, les présentateurs pourtant très bons et cultivés d'arte sont des gros nazes par rapport à des bonshommes racontant la vie d'autres bonshommes enfermés dans des cages à hamster.

Alors effectivement, chuis crevé à cause de mes exams, mais je pense que vous savez depuis le temps que je n'ai pas franchement l'habitude de dire des choses quand je n'ai pas "l'impression" de bien connaître mon sujet :P.

Après, je le rappelle, c'est juste histoire de faire une mise en relief, l'avocat du diable en somme. :)

La vitesse de la lumière étant supérieure à la vitesse du son, bien des gens paraissent brillants jusqu'au moment où ils ouvrent la bouche.

Publié le

Je ne veux pas remuer la M.rde, mais simplement pour notre culture magique, je ne remet pas en cause ce qui a été dit mais :

Propos de Gérard Majax :

"

Ce « Card Addict » qui prétend exceller en close-up, ignore sans doute

que j’ai crée le principe de la magie de table en table "

J'ai lu (comme tout le monde) dans le Livre de Stone "CLOSE UP" le postface de Jean Merlin qui nous expliquait que les deux premiers magiciens à avoir "inventé" le table à table était Sammy Liardey et Dropsy en 1964...

Peut être pouvons nous ouvrir un post concernant l'Histoire de la magie (puisque ça été le théme d'une conférence sur le bateau métamorphosis)

MAGIX Cyril

__________________________________________________

"Montélimar c'est le nougat, et Montcuq c'est du poulet ?"

Publié le (modifié)

Dans un de mes anciens post, je disais que la magie n'existe pas...seulement DES magies ...

Des logiques différentes, tant au niveau des fins recherchées que des publics. Nos très (trop ?) nombreuses positions sur le sujet produisent des paradigmes différents, qui à mon sens ne doivent pas NECESSAIREMENT diverger.

Sans doute commencer par dissocier nos jugements de fait de nos jugements de valeur consituerait un bon début, si tenté qu'une faible expérience comme la mienne puisse un jour nous rapeller ce qui nous rassemble plutôt que ce qui nous ressemble...

Modifié par serialseb
Invité
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    • Je vous fais un 3615 raconte ta vie sur ce tour (les quinquas comme moi comprendront l'allusion😉) Je l'ai immédiatement précommandé parce que je trouvais l'objet vraiment sympa et que je suis une fan de paddle. Quand je l'ai reçu, l'idée du scénario s'est imposée assez naturellement : j'allais raconter une histoire de feux tricolores (étonnant, non ?). Bon...ok...Jusque-là, rien de follement original (ne me jetez pas des pierres tout de suite), mais au moins cela avait le mérite de coller très naturellement à ce que voit le spectateur. Je vais vous mettre ma routine un peu plus bas, mais avant cela, j'avais envie de vous raconter la petite galère créative par laquelle je suis passée pour arriver à ce scénario.🤪 Première tentative : les frères ingénieurs Dès le départ, je suis partie sur l'idée d'un conflit autour de la place des couleurs. Ma première histoire racontait donc l'invention du feu tricolore. J'avais imaginé deux frères ingénieurs qui ne parvenaient pas à se mettre d'accord : l'un voulait placer le rouge au milieu, l'autre absolument en haut, etc. Vous voyez le principe : les deux frères se disputaient sur la place respective des couleurs jusqu'à ce que l'un finisse par l'emporter et que l'on obtienne le feu tricolore tel qu'on le connaît aujourd'hui. Bref, je n'étais que moyennement emballée par l'histoire, mais bon...testons en public.  Et là…Je me suis ramassée.😵‍💫 Pas sur le tour lui-même. Les spectateurs trouvaient l'objet sympa, les changements très visuels et le principe du tour leur plaisait. Mais l'histoire ? Pas du tout. Ils la trouvaient confuse (et ils avaient raison, elle était mal écrite) mais surtout terriblement plate et sans grand intérêt (euphémisme). Et avec le recul, je comprends parfaitement pourquoi. En gros, cela donnait : « Lui voulait mettre le rouge ici, mais son frère n'était pas d'accord… » Je secouais la raquette. Hop ! Le rouge changeait de place. « Vous voyez ? Finalement, c'est l'autre frère qui avait raison… » Bref, le degré zéro de la narration. Ce n'était finalement pas une histoire. Je me contentais de décrire ce que les spectateurs voyaient en ajoutant par-dessus l'artifice de deux ingénieurs qui se disputaient. Et surtout, moi-même, je n'étais pas à l'aise en la racontant. Donc : poubelle. Deuxième tentative : la guerre des couleurs J'ai quand même conservé mes deux idées de départ : le feu tricolore et le conflit autour des places. Mais cette fois, j'ai viré les deux frères ingénieurs. Ils n'apportaient rien. J'ai donc personnifié directement les couleurs. Le rouge voulait dominer les autres. On l'avait placé au milieu mais, évidemment, lui estimait que sa place était en haut parce qu'il était le plus fort. L'orange, qu'on avait placé en haut, préférait finalement être au milieu… Là encore, je racontais essentiellement ce qui se passait sous les yeux des spectateurs. Je l'ai quand même testée en public. Petit progrès : cette fois, les spectateurs comprenaient mieux l'histoire. C'était moins confus. Donc j'avais gagné quelque chose. Mais de là à dire que j'avais enthousiasmé les foules…😐 Personne n'est monté sur la table, au mieux des sourires polis avec quelques mots gentils. L'histoire restait très moyenne (là encore euphémisme mais je tiens à préserver mon égo et mon image de marque sur ce forum🙂 ). Donc : poubelle. Retour à la case écriture. Je voulais toujours conserver cette idée de feu tricolore. Je voulais toujours jouer avec cette histoire de places. J'ai essayé plusieurs scénarios, plusieurs angles…et rien, nada, des nèfles, le degré zéro de la créativité 😧. Donc pause dans l'écriture : quand ça veut pas, ça veut pas ! Et puis, cette semaine, j'ai fait quelque chose de tout bête. J'ai arrêté de chercher une histoire. J'ai pris une feuille de papier et j'ai simplement écrit le tour. Pas le scénario. Le tour. Geste par geste. Je prends le rouge. Je le place ici. Je montre la raquette. Je secoue. Le rouge se retrouve là. Je le retire. Je prends l'orange… J'ai écrit absolument tous les mouvements et tous les emplacements successifs des couleurs. Et là (roulement de tambours...), il s'est passé quelque chose d'assez paradoxal : le fait d'avoir écrit précisément ce que je faisais m'a permis d'arrêter de raconter ce que je faisais 😮 ! La lumière s'est faite, sans mauvais jeu de mots (Patricia humoriste, je fais les mariages, les baptèmes...embauchez-moi 🤩). Je suis repartie exactement de la même idée…mais à l'envers. Depuis le début, je cherchais à expliquer pourquoi les couleurs n'étaient pas à leur place. Et si, au contraire, le principe de départ était qu'elles tenaient absolument à y rester ? Et si les couleurs d'un feu tricolore étaient parfaitement disciplinées ? Rouge en haut. Orange au milieu. Vert en bas. Chacun à sa place. Pourquoi ? Parce que chacun a un métier très précis. Et là, j'ai enfin trouvé mes trois personnages (sonnez hautbois, résonnez musettes !) 😍. Le rouge passe ses journées à dire : « STOP ! STOP ! STOP ! » Forcément, à force, ça donne un certain caractère. Le vert, lui, c'est le gentil de l'équipe : « Allez-y… C'est bon… Vous pouvez passer… » Jamais un conflit. Et puis il y a l'orange. Le pauvre orange… Le vert dit : « Allez-y. » Le rouge dit : « Arrêtez-vous. » Et l'orange, lui, dit à peu près : « Euh… dépêchez-vous de vous arrêter. » Personne ne sait vraiment ce qu'il veut. Mais tous les trois ont une chose en commun : ils connaissent parfaitement leur place. Et c'est à partir de là que la magie peut commencer. Parce que cette fois, quand je place volontairement le rouge au milieu et qu'il saute en haut, je ne cherche plus une justification artificielle au déplacement : il retourne à sa place. Quand je mets l'orange en haut et qu'il revient au milieu : il retourne à sa place. Les effets magiques ne viennent plus illustrer l'histoire. Ils deviennent la conséquence de l'histoire : ô joie, ô allégresse ! Et surtout, cela me permet ensuite de faire évoluer ces trois personnages et de raconter ce qui se passe lorsqu'un jour, ces trois couleurs parfaitement disciplinées décident qu'elles en ont peut-être assez qu'on leur dise où est leur place… Voilà comment je suis arrivée à la routine que je vais vous présenter. Attention :  elle n'a pas encore été testée en public car je l'ai finalisée ce soir . Je ne l'ai même pas testé avec le matériel pour voir le tempo, la musicalité, la clarté, etc. Je la testerai problement la semaine prochaine puisque les Blouses Roses reprennent à l'hôpital. Il y aura certainement des choses à couper, des phrases qui fonctionneront moins bien à l'oral que sur le papier, des rythmes à modifier. Et peut-être que les spectateurs me diront tout simplement que c'est pourri ! 😟 Honnêment, je ne le souhaite pas car là, pour le coup, je l'aime bien mon histoire et j'ai envie de la raconter. Je suis beaucoup, beaucoup plus à l'aise avec elle. Les personnages me plaisent, et, pour la première fois, je n'ai plus l'impression d'avoir écrit un texte pour justifier les déplacements d'un tour de magie. J'ai l'impression d'avoir fait l'inverse : j'ai laissé les déplacements du tour me raconter l'histoire (j'espère que ce n'est pas un brin présompteux). Maintenant, reste à savoir si le public sera du même avis... Je vous mets donc la routine ci-dessous et j'attends évidemment vos retours (avec diplomatie hein !). Et dès que je l'aurai réellement testée en conditions, je viendrai vous raconter ce que cela a donné (enfin si cela vous intéresse). Troisième tentative : le feu discipliné (en espérant que ce soit la bonne !)   Il paraît, qu'en général, les feux tricolores sont parfaitement disciplinés. Rouge en haut. Orange au milieu. Vert en bas. Chacun à sa place. GESTE : Montrer la raquette des deux côtés. Et celui-ci était probablement le plus discipliné de tous. Il faut dire que dans un feu tricolore, chacun a un métier très précis. Le rouge, par exemple… Le rouge, c'est le chef. (pas convaincue par cette ligne - peut-être à retravailler) Toute la journée, il dit : « STOP ! » STOP. STOP. STOP. Vous imaginez le métier ? Passer ces journées à dire aux gens de ne pas bouger. Forcément, ça vous donne un certain caractère. GESTE : Retirer les trois pièces et les confier au spectateur. Montrer la raquette complètement vide. Et le rouge prend son travail très au sérieux. Sa place, c'est en haut. Alors si, volontairement, je le mets au milieu… GESTE : Prendre le rouge, le montrer des deux côtés et le placer au milieu. …il n'aime pas du tout ça. Il suffit de secouer un peu…(pas convaincue par cette ligne - peut-être à retravailler) GESTE :  Secouer. Le rouge saute en haut. …et immédiatement : « STOP ! Moi, c'est en haut. » GESTE : Montrer les deux côtés. On peut essayer de discuter… GESTE : Faire revenir le rouge sur sa pièce. …mais avec quelqu'un qui passe sa journée à dire STOP, la négociation est assez limitée. GESTE : Rendre la pièce rouge au spectateur. Après, il y a l'orange. Alors l'orange… Son métier est beaucoup plus compliqué. Parce que le vert dit : « Allez-y. » Le rouge dit : « Arrêtez-vous. » Et l'orange, lui, dit : « Euh… dépêchez-vous de vous arrêter. » Personne ne sait vraiment ce qu'il veut. GESTE : Prendre l'orange et le montrer des deux côtés. Mais lui, en revanche, sait parfaitement où est sa place. Au milieu. Alors si je le mets en haut… GESTE : Placer l'orange en haut. …ça le perturbe. GESTE : Secouer. L'orange saute au milieu. Et voilà. Il retourne au milieu. GESTE : Montrer les deux côtés. C'est peut-être le seul moment de la journée où l'orange sait exactement ce qu'il doit faire. GESTE : Faire revenir l'orange sur sa pièce. Vous voyez, ce feu était parfaitement discipliné. Chaque couleur connaissait son travail. Chaque couleur connaissait sa place. Et c'est là que j'ai fait une erreur. J'ai voulu voir jusqu'où allait leur sens de la discipline. GESTE : Prendre le rouge et l'orange. J'ai remis le rouge en haut… GESTE : Placer le rouge. …l'orange au milieu… GESTE : Placer l'orange. Cette fois, aucune erreur. Ils étaient exactement là où ils devaient être. Rouge en haut. Orange au milieu. GESTE : Montrer les deux côtés. Et je leur ai dit : « Voilà. Maintenant, vous ne bougez plus. » Pause. Je crois que le rouge a assez mal vécu qu'on lui dise « STOP ». GESTE : Secouer. Les deux couleurs disparaissent. Et là… plus de rouge. Plus d'orange. GESTE : Montrer lentement les deux pièces devenues vierges, des deux côtés. Ils avaient quitté leur poste. Enfin… c'est ce que j'ai cru. GESTE : Retirer les deux pièces vierges. Révéler le rouge et l'orange incrustés dans la raquette. Parce qu'ils étaient toujours là. Le rouge en haut. L'orange au milieu. Toujours à leur place. Sauf que cette fois… ils s'étaient incrustés. Littéralement. GESTE (pause) : Laisser voir l'image un instant. Et il restait le vert. GESTE : Prendre la pièce verte. Le vert, c'est le gentil de l'équipe. Toute la journée, il dit aux gens : « Allez-y. » « C'est bon. » « Vous pouvez passer. » Jamais un conflit. Jamais une hésitation. Il voit arriver une voiture : « Allez-y, je vous en prie. » Alors je me suis dit : « Lui, au moins, il ne va pas poser de problème. » GESTE : Insérer le vert en bas. Et tout est redevenu normal. Rouge en haut. Orange au milieu. Vert en bas. GESTE : Montrer lentement les deux côtés. Chacun à sa place. Le rouge pouvait dire STOP. Le vert pouvait dire ALLEZ-Y. Et l'orange pouvait continuer à ne pas savoir exactement ce qu'il voulait dire. Tout allait bien. Enfin… pendant quelques secondes. GESTE : Regarder le feu. Petite pause. Parce qu'après toutes ces années passées ensemble… ils avaient peut-être compris quelque chose. GESTE : Secouer. Rouge et orange sautent sur la pièce verte. Le rouge a quitté le haut. L'orange a quitté le milieu. Et tous les deux sont allés rejoindre le vert. GESTE : Montrer les trois couleurs réunies. Pour la première fois… plus de chef. Plus d'indécis. Plus de gentil. Juste trois couleurs… qui avaient décidé de rester ensemble. GESTE : Retirer lentement la pièce portant les trois couleurs. Montrer la raquette complètement vierge des deux côtés. Plus personne en haut. Plus personne au milieu. Plus personne en bas. GESTE : Regarder la pièce avec les trois couleurs, puis la raquette vide. Finalement… ce n'était pas un feu tricolore qui n'était plus discipliné. C'était simplement trois collègues… qui en avaient assez qu'on leur dise où était leur place.    
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