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A mon humble avis le problème ne se situe pas au niveau de la qualité...

Le problème vient selon moi du fait qu'une association ou un magicien amateur intervient dans des marchés où le professionnel serait susceptible d'intervenir.

Je m'explique : qu'une association intervienne au sein d'une fête de quartier, qui plus est, la fête du quartier où elle est domiciliée n'est en rien dérangeante... En revanche, si cette association rentre dans une politique de démarchage commercial, cela devient beaucoup plus gênant.

En effet, comment expliquer à un client la différence de prix ?

"Eh bien vous savez, ce genre d'asso, ou ce magicien amateur travail pour s'acheter du matériel... Moi je travail pour manger, avoir une couverture sociale, etc...."

Eh bien cela m'ennuie d'avoir à tenir un tel discours.

Quant aux amateurs, s'ils se contentent de rester sur ce marché (petites animations, etc...) il n'y a rien de choquant à cela. En revanche, une fois encore s'il rentre dans une politique commerciale de prospection, cela devient beaucoup plus discutable.

Entièrement d'accord avec toi NIKOLA. Tu as tout à fait raison mais malheureusement certaines associations se comportent comme de véritables professionnels avec envoi de documentation (et il faut voir les flyers et dépliants de certaines associations "a but non lucratif"), démarchage téléphonique et tout le toutim.

NIRAG

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Invité lancelot
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Ces envois de documentation, ces démarchages téléphoniques, ces publicités sont susceptibles, légalement, de remettre en cause, pour l'association, le statut d'OB.N.L. (Organisme à But Non Lucratif). De surcroit, cela peut être un argument dans le cadre d'un agent qui, par exemple, attaquerai pour "concurrence déloyale".

Concurrence d'une entreprise : "la situation de l'organisme s'apprécie par rapport à des entreprises ou des organismes lucratifs exerçant la même activité, dans le même secteur. L'appréciation de la concurrence ne s'effectue donc pas en fonction de catégories générales d'activités mais à l'intérieur de ces catégories. C'est à un niveau fin que l'identité d'activité doit être apprécié"… "En définitive, la question qu'il convient de se poser est de savoir si le public peut indifféremment s'adresser à une structure lucrative ou non lucrative. Cet élément s'apprécie en fonction de la situation géographique de l'organisme".

La règle des 4 P : " Ainsi, pour apprécier si l'organisme exerce son activité dans des conditions similaires à celle d'une entreprise, il faut examiner successivement quatre critères selon la méthode du faisceau d'indice : le "produit" proposé par l'organisme ; le "public" visé, les "prix" qui sont pratiqués, enfin les opérations de communication (publicité) réalisées.

Mais ces critères n'ont pas tous la même importance. L'énumération qui précède les classe en fonction de l'importance décroissante qu'il convient de leur accorder. Par exemple, le critère de publicité ne peut à lui seul permettre de conclure à la lucrativité d'un organisme. A l'inverse, une attention toute particulière doit être attachée aux critères de l'utilité sociale ("produit" et "public") et, surtout, de l'affectation des excédents".

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En revanche, si cette association rentre dans une politique de démarchage commercial, cela devient beaucoup plus gênant.

Mais là, pour le coup, elles n'ont pas le droit (sauf à payer la TVA et l'impôt sur les sociétés). Car on entre alors dans de la concurrence déloyale, ce qu'explique (très bien, comme toujours... ;) ) Lancelot dans le message suivant...

Si Teddy Rex s'était énervé sur ce sujet dans l'exemple en cours, je n'aurais rien dit. Mais il parle de travail "au black", ce qui est tout autre chose...

Quant aux amateurs, s'ils se contentent de rester sur ce marché (petites animations, etc...) il n'y a rien de choquant à cela. En revanche, une fois encore s'il rentre dans une politique commerciale de prospection, cela devient beaucoup plus discutable.

Pourquoi c'est "discutable" ? Et qu'entends-tu par "amateur" ? Quelqu'un qui est payé et déclaré pour faire un travail est un "professionnel". Même si c'est une fois par an.

Est-ce discutable que des gens aient plusieurs activités ? Est-ce discutable que ma voisine travaille à l'Office du tourisme et fasse également des ménages ? La loi permet aux salariés d'exercer plusieurs professions (sous certaines conditions), et c'est encore heureux !... Un magicien, embauché pour une soirée, est un salarié comme un autre...

Je ne vois vraiment pas pourquoi il faudrait différencier les cas :

- ceux qui ne gagnent de l'argent que en faisant des spectacles de magie ;

- ceux qui gagnent de l'argent en faisant des spectacles de magie et un autre métier.

Du moment que c'est de qualité (terme qui reste à définir...) et que tout est déclaré, je ne vois vraiment pas où est le problème... (Au contraire, celui qui arrive a mener de front plusieurs métiers à bien plus de mérites !... ;) )

Je le cris haut et fort : il y a du travail pour tout le monde...

Là, je suis bien d'accord !... ;)

A mon humble avis le problème ne se situe pas au niveau de la qualité...

Je pense que justement tout le problème est là. Si, lors d'une soirée, le magicien est bon, voire excellent, si le client et les spectateurs sont contents, voire très contents, qu'est-ce que ça peut bien faire de savoir que ce même magicien va se lever à 11h00 le lundi suivant et traîner toute la journée en pyjama ou qu'il va se lever à 5h00 pour aller décharger des palettes chez Leclerc ?...

Réciproquement, si lors d'une soirée le magicien est mauvais, voire très mauvais, si le client et les spectateurs sont dégoutés par sa médiocrité infecte, qu'est-ce que ça peut leur faire de savoir que ce magicien est "pro" depuis 10 ans et qu'il ne fait que ça (et que de toute façon il va continuer parce qu'il ne sait vraiment rien faire d'autre...) ?

Je crois, au contraire, que tout dépend de la qualité (terme qui reste toujours à définir !... ;) )

ces publicités sont susceptibles, légalement, de remettre en cause, pour l'association, le statut d'OB.N.L. (Organisme à But Non Lucratif)

Ah non. "But non lucratif" veut dire que ses membres ne doivent pas toucher d'argent. Mais une association peut tout à fait générer de l'argent (la plupart des mutuelles sont des associations par exemple).

De surcroit, cela peut être un argument dans le cadre d'un agent qui, par exemple, attaquerai pour "concurrence déloyale".

Là par contre, oui. Ce n'est même pas "de surcroît", c'est "avant tout" !... ;)

Publié le (modifié)

Un peu d'infos sur les assos, issues d'un post de Teddy sur le forum de la FFAP : http://www.magie-ffap.com/forum/viewtopic.php?f=9&t=68&st=0&sk=t&sd=a&start=10

LEGISLATION RELATIVE aux ASSOCIATIONS Loi 1901

Travaillant dans le domaine du spectacle

Récapitulatif des diverses dispositions régissant les devoirs des dites associations qui effectuent du Spectacle .

- 1 - Que dit la Loi ? :

Toute association effectuant plus de 6 JOURS d’animation ou plus de 6 SPECTACLES par an doit OBLIGATOIREMENT posséder une licence d’Entrepreneur de spectacle !

En aucun cas , les avantages spécifiques aux spectacles occasionnels ne peuvent bénéficier à des associations ou organismes ayant pour objet statutaire la réalisation de spectacles.

La Licence d’Entrepreneur de spectacles est OBLIGATOIRE pour tout responsable de structure associative dont l’activité habituelle est la PRODUCTION et la DIFFUSION de spectacles

Décret du 12 avril 1994 J.O. du 17 Avril 94 , confirmé par le décret N° 162 du 17 juin 1998 , loi du 18 mars 99, puis également la circulaire du 13.07 2000.

- 2 – Que dit le Code du Travail ? :

Section II , art L 324-9 et suivant , en particulier l’Art L 324 – 11 Les activités sont présumés lorsque leur réalisation a lieu au recours à la PUBLICITE SOUS UNE FORME QUELCONQUE , …..lorsque l’activité est effectuée avec un MATERIEL ou un OUTILLAGE présentant par sa nature ou son importance un caractère PROFESSIONNEL…

Avec des conséquences tant du clandestin que de celui qui l’emploi ( l’organisateur de la manifestation ! !)

- 3 – Sur le Paracommercialisme :

La forme associative ne doit pas permettre de développer une activité commerciale en marge et à l’abri des contraintes juridiques et fiscales pesant sur les professionnels du secteur et commerçants.

Une importante circulaire ministérielle du 12 Aout 1987 (J.O du 23 Aout) précise la lutte contre les pratiques paracommerçiales.

Il est souvent dans la nature des associations de se livrer , ne serait-ce qu’à titre accéssoire , à des opérations de caractère commercial. La circulaire introduit une distinction entre l’activité « normale » de l’association et l’extension abusive qui nuit aux commerçants ou professionnels ..

Le caractère paracommercial de l’activité doit être présumé dès lors que , n’étant pas assujettie à l’ensemble des obligations des professionnels ou commerçants , celle-ci s’adresse de MANIERE HABITUELLE à des tiers , c’est à dire à des personnes non membres de l’association ou extérieures à l’association.

- Dans le but de réaliser un profit OU de rentabiliser la prestation offerte aux membres de l’association.- Pour autant qu’elle concurrence directement des activités commerciales similaires

- Dès lors que le chiffre d’affaire réalisé avec ces tiers n’est pas marginal

- Que la PUBLICITE réalisée a un but manifeste d’attirer la clientèle et relève donc d’une démarche purement commerciale et considérée comme telle

- 4 – Sur les Subventions :

 loi 92-125 du 6.02.92, 93-122 du 29 .01.93, , 2000-321 du 12.04.2000, decret 2001-41 , circulaires 3000/sg du 15.01.88 , 7.06.96., , 01.12.2000.

Versement de subventions

Une collectivité publique ne peut verser une subvention à une association si celle-ci fausse la concurrence vis à vis des professionnels .

AUCUNE subvention ne peut être accordée à une association effectuant du spectacle dont le responsable ne serait pas titulaire de la licence d’entrepreneur et qui de ce fait n’est pas autorisé à exercer cette activité ! !

Redistribution de subventions d’associations à d’autres associations.

(Septembre 1997) Monsieur le Ministre des Finances précise que selon l’article 15 du décret de loi du 2 Mai 1938 relatif au Budget : « interdit à toute association, société ou collectivité ayant reçu une subvention d’en employer tout ou partie à financer d’autres associations sauf autorisation FORMELLE du ministre , visée par le controleur des dépenses engagées » Avis rendu en 1962 par le conseil d’état qui a considéré que des associations n’étaient pas habilités à Reverser des subventions obtenues à d’autres associations et que le recours par les collectivités à des organismes associatifs tiers ne se justifiait pas .

- 5 sur les Lieux et limites de Prestations d’une association de spectacles amateurs.

Décret N° 53-1253 du 19.12.1953.

Art 1er

Est dénommé « groupement d’amateur » tout groupement qui organise et PRODUIT en public des manifestations ( spectacles divers) ou bien y participe et dont les membres ne reçoivent de ce fait aucune rémunération , mais tirent leurs moyens habituels d’existence de salaires ou de revenus étrangers aux diverses activités artistiques des professions du spectacles

Art 2

Les groupements définis à l’article 1er ci-dessus , constitués en une association régie par la loi du 1er juillet 1901 et qui ne sont pas soumis aux dispositions de l’ordonnance du 13 octobre 1945 portant réglementation des entreprises de spectacles , pourront seuls bénéficier des dispositions de la loi du 24 mai 1951(art 12) concernant « les services rendus sans but lucratif par les associations d’éducation et de culture populaires »A CONDITION qu’ils soient agréés par le Ministère de l’éducation nationale ou affiliés à une fédération de théatre amateur elle-même agréée

Art 5

..éviter que l’activité de ces troupes puisse porter préjudice aux entreprises du spectacle professionnel.

A l’exception des troupes dites fédérales , les associations ne sauraient présenter de spectacles que dans l’ACADEMIE OU ELLES SONT FIXEES

- 6 – Sur les spectacles dits « amateurs »

Toujours définis par le décret du 19 Dec 1953 qui dispose que les membres de groupements amateurs ne reçoivent AUCUNE REMUNERATION des spectacles auxquels ils participent , y compris des avantages en nature(repas , hébergement , cadeaux , etc…) .

La notion de Bénévolat suppose une absence TOTALE de rémunération et de défraiement à l’exception des frais de transport DUMENT justifiés par un kilométrage précis et réglés par rapport à des justificatifs correspondants.

N.B. en cas d’infraction à cette régle les employeurs des dites associations seraient poursuivis conjointement pour dissimulation de travail clandestin et seraient solidairement tenus responsables d’acquitter les charges, impots , TVA et amendes que l’administration serait en droit de réclamer par rapport aux activités s’y afférent et aux sommes allouées aux Asso loi 1901.

Modifié par tanhouarn
Publié le (modifié)

Frantz je ne suis pas du tout ok avec toi !

qu'un mec fasse2 boulots , soit ! mais à ce moment là qu'il applique les mêmes tarifs ou presque que ceux qui ne vivent que du métier artistique , et c'est loin d'être le cas , en général comme ils ont un vrai boulot à côté une garantie en fait , les prestations artistiques c'est pour le plaisir et se payer du matos ! imaginons que nous fassions la même chose en allant nous présenter dans la société ou il travaille et demander la moitié des salaires pratiqués , tu penses que ça serait possible ? moi pas !

et je ne suis toujours pas ok ! quand tu écris

" Quelqu'un qui est payé et déclaré pour faire un travail est un "professionnel". Même si c'est une fois par an."

et bien non si c'est une fois par an ce n'est pas un professionnel à mon sens car il ne vit pas que de cela !et de plus en pratiquant en public une fois par an je doute vraiment que ce soit d'un niveau pro ! car outre la technique et le numéro, tu sais très bien que beaucoup d'autres choses entrent en ligne de compte et ce n'est pas en se produisant une fois par an que l'on connait tout cela !

voilà !

sauf le respect que je te dois je trouve que tu dérailles un peut ! :)

il suffit d'ailleur de lire les textes postés par Tanhouarn !

Modifié par Danilsen
Publié le (modifié)

Tout à fait d'accord avec le dernier post de Danilsen.

L'artiste (parce que c'en est un tout de même !) qui a un job (à plein temps) à côté de son activité de magicien, a plus "le choix" de baisser le prix de sa presta si le budget "l'exige". Il s'en fout, pour lui, c'est du "bonus".

Quelqu'un qui vit de son métier d'artiste sait que c'est "un jeu dangereux"... Si il baisse le prix, pour lui, c'est du "malus".

Pour de plus amples explications, reportez-vous aux petites lignes de votre contrat d'assurance ! mdr

Modifié par Fred SILHOUETTE

Mon avis, n'est que mon avis, mais le restera toujours...

Fred SILHOUETTE

On n'a pas deux fois l'occasion de faire une bonne première impression. Lancelot

Publié le (modifié)

Entièrement d'accord avec Fred et Danilsen. L'artiste "occasionnel" qui a un métier "principal" peut très bien pratiquer (je ne dis pas que tous les magiciens qui ont un emploi à côté le font) des prix "au ras des pâquerettes" considérant comme le disent si bien Fred et Danilsen que c'est du "beurre dans les épinards" qui leur permettra d'acheter le dernier tour à la mode..... Ceux là, sans s'en rendre compte, font beaucoup de mal aux professionnels

Modifié par NIRAG

NIRAG

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Invité lancelot
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ces publicités sont susceptibles, légalement, de remettre en cause, pour l'association, le statut d'OB.N.L. (Organisme à But Non Lucratif)

Ah non. "But non lucratif" veut dire que ses membres ne doivent pas toucher d'argent. Mais une association peut tout à fait générer de l'argent (la plupart des mutuelles sont des associations par exemple).

Effectivement, tu as raison. Erreur de ma part. Comme dit la ménagére surprise en tournant son robinet lors d'une coupure d'eau : Méa culpa !

Publié le
qu'un mec fasse2 boulots , soit ! mais à ce moment là qu'il applique les mêmes tarifs ou presque que ceux qui ne vivent que du métier artistique

Entendons-nous bien. Nous sommes dans un pays de droits, et je parle ici uniquement de législation. Je ne parle ni politique, ni utopisme. Je peux considérer qu'il serait normal que la société me verse un million d'euros par mois juste pour me remercier d'exister de de diffuser autour de moi une aura sans pareil. Il n'empêche que je crois que je peux attendre un petit moment avant que ça n'arrive...

Revenons un instant sur le côté législatif des choses. Je suis toujours un peu surpris quand un intermittent parle de son "tarif". Juridiquement, un intermittent est un salarié. Et il en a les avantages. La seule obligation est alors d'être rémunéré au moins au smic. Mais c'est tout. Bien sûr, chacun est libre d'accepter ou pas de travailler pour tel ou tel salaire. Mais personne n'oblige de travailler pour travailler à un salaire que l'on jugerait trop bas.

Si vous voulez parler de "tarifs", il faut se mettre à son compte (et perdre le statut de salarié, ce qui en rebute pas mal...)

imaginons que nous fassions la même chose en allant nous présenter dans la société ou il travaille et demander la moitié des salaires pratiqués , tu penses que ça serait possible ?

Bien sûr que ce serait possible !... Les employeurs seraient ravis d'embaucher quelqu'un à moitié prix... MAIS, pas à n'importe quelle condition... Il faudrait que le salarié soit compétent dans ce domaine, aussi compétent que l'autre qui est deux fois plus cher...

Et on en revient donc à ce que je disais : l'important n'est pas le prix, mais la compétence, la "qualité" du travail !... ;) La plupart des gens ne cherchent pas "le moins cher", ils cherche "la meilleure qualité"...

La vraie question que je me pose est alors celle-ci : pourquoi, en magie, un employeur est prêt à faire bosser n'importe quel "pignouf" sans être sûr de la qualité de son travail ? (Et là, bien sûr, c'est forcément la porte ouverte à la recherche du moins cher, puisqu'il ne reste que ça qui compte...). Je n'arrive pas à comprendre ça...

sauf le respect que je te dois je trouve que tu dérailles un peut !

Dans ce monde parfois bien triste et aseptisé, dire que je "déraille" est un compliment !... ;)

il suffit d'ailleur de lire les textes postés par Tanhouarn !

Tout à fait. Tout ce que j'ai dit précédemment (avec mes mots à moi) se retrouve exactement dans ces textes... Je ne dis pas autre chose...

L'artiste (parce que c'en est un tout de même !) qui a un job (à plein temps) à côté de son activité de magicien, a plus "le choix" de baisser le prix de sa presta si le budget "l'exige". Il s'en fout, pour lui, c'est du "bonus".

Non il ne "s'en fout pas". Parce que l'artiste sait qu'il est unique, et il sait que si on veut le prendre, lui et pas un autre (ce qui est le fondement même de la notion d'artiste), il ne sera pas obligé de baisser ses prix... Si vous voulez faire venir Copperfield, vous allez lui demander de baisser ses prix ou vous savez qu'il ne le fera pas parce qu'il n'a pas besoin de vous pour vivre ?...

Eh non, ce n'est pas forcément du "bonus". C'est finalement assez facile de parler de "l'incertitude de ce métier" quand on sait que, dans les périodes difficiles, on touche le chômage. Mais que savez-vous du plombier qui, lui aussi, doit trouver des clients, doit faire de la pub, doit acheter du matériel, doit se former, etc. ? Lui ne touche pas de chômage s'il n'a pas de client...

Pourquoi est-ce que ce serait un problème si ce plombier, également artiste de talent, voulait mener de front ces deux (difficiles) professions ?... Du moment que c'est dans les règles...

Au passage, mesdames et messieurs les intermittents, n'oubliez pas que tous ceux qui se produisent légalement mais sans avoir le statut d'intermittent cotisent à vos différentes caisses, sans jamais rien recevoir en échange...

Je n'arrive vraiment pas à comprendre pourquoi un "bon" (terme qui reste à définir) magicien, qui a du talent, qui travaille, qui se renouvelle, qui explore, qui vibre, qui aime, se focalise sur le "prix des autres"... Donner ses tripes à ses spectateurs(*) devrait être sa seule préoccupation...

(*) C'est une image, hein... ;)

Publié le
...

sauf le respect que je te dois je trouve que tu dérailles un peut !

Dans ce monde parfois bien triste et aseptisé, dire que je "déraille" est un compliment !... ;)

quote]

Ce n'était pas dit méchamment

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    • Disons… poussière d’étoiles à 40 % :   
    • Je vous fais un 3615 raconte ta vie sur ce tour (les quinquas comme moi comprendront l'allusion😉) Je l'ai immédiatement précommandé parce que je trouvais l'objet vraiment sympa et que je suis une fan de paddle. Quand je l'ai reçu, l'idée du scénario s'est imposée assez naturellement : j'allais raconter une histoire de feux tricolores (étonnant, non ?). Bon...ok...Jusque-là, rien de follement original (ne me jetez pas des pierres tout de suite), mais au moins cela avait le mérite de coller très naturellement à ce que voit le spectateur. Je vais vous mettre ma routine un peu plus bas, mais avant cela, j'avais envie de vous raconter la petite galère créative par laquelle je suis passée pour arriver à ce scénario.🤪 Première tentative : les frères ingénieurs Dès le départ, je suis partie sur l'idée d'un conflit autour de la place des couleurs. Ma première histoire racontait donc l'invention du feu tricolore. J'avais imaginé deux frères ingénieurs qui ne parvenaient pas à se mettre d'accord : l'un voulait placer le rouge au milieu, l'autre absolument en haut, etc. Vous voyez le principe : les deux frères se disputaient sur la place respective des couleurs jusqu'à ce que l'un finisse par l'emporter et que l'on obtienne le feu tricolore tel qu'on le connaît aujourd'hui. Bref, je n'étais que moyennement emballée par l'histoire, mais bon...testons en public.  Et là…Je me suis ramassée.😵‍💫 Pas sur le tour lui-même. Les spectateurs trouvaient l'objet sympa, les changements très visuels et le principe du tour leur plaisait. Mais l'histoire ? Pas du tout. Ils la trouvaient confuse (et ils avaient raison, elle était mal écrite) mais surtout terriblement plate et sans grand intérêt (euphémisme). Et avec le recul, je comprends parfaitement pourquoi. En gros, cela donnait : « Lui voulait mettre le rouge ici, mais son frère n'était pas d'accord… » Je secouais la raquette. Hop ! Le rouge changeait de place. « Vous voyez ? Finalement, c'est l'autre frère qui avait raison… » Bref, le degré zéro de la narration. Ce n'était finalement pas une histoire. Je me contentais de décrire ce que les spectateurs voyaient en ajoutant par-dessus l'artifice de deux ingénieurs qui se disputaient. Et surtout, moi-même, je n'étais pas à l'aise en la racontant. Donc : poubelle. Deuxième tentative : la guerre des couleurs J'ai quand même conservé mes deux idées de départ : le feu tricolore et le conflit autour des places. Mais cette fois, j'ai viré les deux frères ingénieurs. Ils n'apportaient rien. J'ai donc personnifié directement les couleurs. Le rouge voulait dominer les autres. On l'avait placé au milieu mais, évidemment, lui estimait que sa place était en haut parce qu'il était le plus fort. L'orange, qu'on avait placé en haut, préférait finalement être au milieu… Là encore, je racontais essentiellement ce qui se passait sous les yeux des spectateurs. Je l'ai quand même testée en public. Petit progrès : cette fois, les spectateurs comprenaient mieux l'histoire. C'était moins confus. Donc j'avais gagné quelque chose. Mais de là à dire que j'avais enthousiasmé les foules…😐 Personne n'est monté sur la table, au mieux des sourires polis avec quelques mots gentils. L'histoire restait très moyenne (là encore euphémisme mais je tiens à préserver mon égo et mon image de marque sur ce forum🙂 ). Donc : poubelle. Retour à la case écriture. Je voulais toujours conserver cette idée de feu tricolore. Je voulais toujours jouer avec cette histoire de places. J'ai essayé plusieurs scénarios, plusieurs angles…et rien, nada, des nèfles, le degré zéro de la créativité 😧. Donc pause dans l'écriture : quand ça veut pas, ça veut pas ! Et puis, cette semaine, j'ai fait quelque chose de tout bête. J'ai arrêté de chercher une histoire. J'ai pris une feuille de papier et j'ai simplement écrit le tour. Pas le scénario. Le tour. Geste par geste. Je prends le rouge. Je le place ici. Je montre la raquette. Je secoue. Le rouge se retrouve là. Je le retire. Je prends l'orange… J'ai écrit absolument tous les mouvements et tous les emplacements successifs des couleurs. Et là (roulement de tambours...), il s'est passé quelque chose d'assez paradoxal : le fait d'avoir écrit précisément ce que je faisais m'a permis d'arrêter de raconter ce que je faisais 😮 ! La lumière s'est faite, sans mauvais jeu de mots (Patricia humoriste, je fais les mariages, les baptèmes...embauchez-moi 🤩). Je suis repartie exactement de la même idée…mais à l'envers. Depuis le début, je cherchais à expliquer pourquoi les couleurs n'étaient pas à leur place. Et si, au contraire, le principe de départ était qu'elles tenaient absolument à y rester ? Et si les couleurs d'un feu tricolore étaient parfaitement disciplinées ? Rouge en haut. Orange au milieu. Vert en bas. Chacun à sa place. Pourquoi ? Parce que chacun a un métier très précis. Et là, j'ai enfin trouvé mes trois personnages (sonnez hautbois, résonnez musettes !) 😍. Le rouge passe ses journées à dire : « STOP ! STOP ! STOP ! » Forcément, à force, ça donne un certain caractère. Le vert, lui, c'est le gentil de l'équipe : « Allez-y… C'est bon… Vous pouvez passer… » Jamais un conflit. Et puis il y a l'orange. Le pauvre orange… Le vert dit : « Allez-y. » Le rouge dit : « Arrêtez-vous. » Et l'orange, lui, dit à peu près : « Euh… dépêchez-vous de vous arrêter. » Personne ne sait vraiment ce qu'il veut. Mais tous les trois ont une chose en commun : ils connaissent parfaitement leur place. Et c'est à partir de là que la magie peut commencer. Parce que cette fois, quand je place volontairement le rouge au milieu et qu'il saute en haut, je ne cherche plus une justification artificielle au déplacement : il retourne à sa place. Quand je mets l'orange en haut et qu'il revient au milieu : il retourne à sa place. Les effets magiques ne viennent plus illustrer l'histoire. Ils deviennent la conséquence de l'histoire : ô joie, ô allégresse ! Et surtout, cela me permet ensuite de faire évoluer ces trois personnages et de raconter ce qui se passe lorsqu'un jour, ces trois couleurs parfaitement disciplinées décident qu'elles en ont peut-être assez qu'on leur dise où est leur place… Voilà comment je suis arrivée à la routine que je vais vous présenter. Attention :  elle n'a pas encore été testée en public car je l'ai finalisée ce soir . Je ne l'ai même pas testé avec le matériel pour voir le tempo, la musicalité, la clarté, etc. Je la testerai problement la semaine prochaine puisque les Blouses Roses reprennent à l'hôpital. Il y aura certainement des choses à couper, des phrases qui fonctionneront moins bien à l'oral que sur le papier, des rythmes à modifier. Et peut-être que les spectateurs me diront tout simplement que c'est pourri ! 😟 Honnêment, je ne le souhaite pas car là, pour le coup, je l'aime bien mon histoire et j'ai envie de la raconter. Je suis beaucoup, beaucoup plus à l'aise avec elle. Les personnages me plaisent, et, pour la première fois, je n'ai plus l'impression d'avoir écrit un texte pour justifier les déplacements d'un tour de magie. J'ai l'impression d'avoir fait l'inverse : j'ai laissé les déplacements du tour me raconter l'histoire (j'espère que ce n'est pas un brin présompteux). Maintenant, reste à savoir si le public sera du même avis... Je vous mets donc la routine ci-dessous et j'attends évidemment vos retours (avec diplomatie hein !). Et dès que je l'aurai réellement testée en conditions, je viendrai vous raconter ce que cela a donné (enfin si cela vous intéresse). Troisième tentative : le feu discipliné (en espérant que ce soit la bonne !)   Il paraît, qu'en général, les feux tricolores sont parfaitement disciplinés. Rouge en haut. Orange au milieu. Vert en bas. Chacun à sa place. GESTE : Montrer la raquette des deux côtés. Et celui-ci était probablement le plus discipliné de tous. Il faut dire que dans un feu tricolore, chacun a un métier très précis. Le rouge, par exemple… Le rouge, c'est le chef. (pas convaincue par cette ligne - peut-être à retravailler) Toute la journée, il dit : « STOP ! » STOP. STOP. STOP. Vous imaginez le métier ? Passer ces journées à dire aux gens de ne pas bouger. Forcément, ça vous donne un certain caractère. GESTE : Retirer les trois pièces et les confier au spectateur. Montrer la raquette complètement vide. Et le rouge prend son travail très au sérieux. Sa place, c'est en haut. Alors si, volontairement, je le mets au milieu… GESTE : Prendre le rouge, le montrer des deux côtés et le placer au milieu. …il n'aime pas du tout ça. Il suffit de secouer un peu…(pas convaincue par cette ligne - peut-être à retravailler) GESTE :  Secouer. Le rouge saute en haut. …et immédiatement : « STOP ! Moi, c'est en haut. » GESTE : Montrer les deux côtés. On peut essayer de discuter… GESTE : Faire revenir le rouge sur sa pièce. …mais avec quelqu'un qui passe sa journée à dire STOP, la négociation est assez limitée. GESTE : Rendre la pièce rouge au spectateur. Après, il y a l'orange. Alors l'orange… Son métier est beaucoup plus compliqué. Parce que le vert dit : « Allez-y. » Le rouge dit : « Arrêtez-vous. » Et l'orange, lui, dit : « Euh… dépêchez-vous de vous arrêter. » Personne ne sait vraiment ce qu'il veut. GESTE : Prendre l'orange et le montrer des deux côtés. Mais lui, en revanche, sait parfaitement où est sa place. Au milieu. Alors si je le mets en haut… GESTE : Placer l'orange en haut. …ça le perturbe. GESTE : Secouer. L'orange saute au milieu. Et voilà. Il retourne au milieu. GESTE : Montrer les deux côtés. C'est peut-être le seul moment de la journée où l'orange sait exactement ce qu'il doit faire. GESTE : Faire revenir l'orange sur sa pièce. Vous voyez, ce feu était parfaitement discipliné. Chaque couleur connaissait son travail. Chaque couleur connaissait sa place. Et c'est là que j'ai fait une erreur. J'ai voulu voir jusqu'où allait leur sens de la discipline. GESTE : Prendre le rouge et l'orange. J'ai remis le rouge en haut… GESTE : Placer le rouge. …l'orange au milieu… GESTE : Placer l'orange. Cette fois, aucune erreur. Ils étaient exactement là où ils devaient être. Rouge en haut. Orange au milieu. GESTE : Montrer les deux côtés. Et je leur ai dit : « Voilà. Maintenant, vous ne bougez plus. » Pause. Je crois que le rouge a assez mal vécu qu'on lui dise « STOP ». GESTE : Secouer. Les deux couleurs disparaissent. Et là… plus de rouge. Plus d'orange. GESTE : Montrer lentement les deux pièces devenues vierges, des deux côtés. Ils avaient quitté leur poste. Enfin… c'est ce que j'ai cru. GESTE : Retirer les deux pièces vierges. Révéler le rouge et l'orange incrustés dans la raquette. Parce qu'ils étaient toujours là. Le rouge en haut. L'orange au milieu. Toujours à leur place. Sauf que cette fois… ils s'étaient incrustés. Littéralement. GESTE (pause) : Laisser voir l'image un instant. Et il restait le vert. GESTE : Prendre la pièce verte. Le vert, c'est le gentil de l'équipe. Toute la journée, il dit aux gens : « Allez-y. » « C'est bon. » « Vous pouvez passer. » Jamais un conflit. Jamais une hésitation. Il voit arriver une voiture : « Allez-y, je vous en prie. » Alors je me suis dit : « Lui, au moins, il ne va pas poser de problème. » GESTE : Insérer le vert en bas. Et tout est redevenu normal. Rouge en haut. Orange au milieu. Vert en bas. GESTE : Montrer lentement les deux côtés. Chacun à sa place. Le rouge pouvait dire STOP. Le vert pouvait dire ALLEZ-Y. Et l'orange pouvait continuer à ne pas savoir exactement ce qu'il voulait dire. Tout allait bien. Enfin… pendant quelques secondes. GESTE : Regarder le feu. Petite pause. Parce qu'après toutes ces années passées ensemble… ils avaient peut-être compris quelque chose. GESTE : Secouer. Rouge et orange sautent sur la pièce verte. Le rouge a quitté le haut. L'orange a quitté le milieu. Et tous les deux sont allés rejoindre le vert. GESTE : Montrer les trois couleurs réunies. Pour la première fois… plus de chef. Plus d'indécis. Plus de gentil. Juste trois couleurs… qui avaient décidé de rester ensemble. GESTE : Retirer lentement la pièce portant les trois couleurs. Montrer la raquette complètement vierge des deux côtés. Plus personne en haut. Plus personne au milieu. Plus personne en bas. GESTE : Regarder la pièce avec les trois couleurs, puis la raquette vide. Finalement… ce n'était pas un feu tricolore qui n'était plus discipliné. C'était simplement trois collègues… qui en avaient assez qu'on leur dise où était leur place.    
    • Revenons sur l’explication :  https://vm.tiktok.com/ZN8NE37wo/
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