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Eric (Husk')

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Tout ce qui a été publié par Eric (Husk')

  1. Faut pas prendre la mouche m'sieur Viktor, vos propos, vos idées basés sur votre expérience, sont bien lus, et votre partage en ce sens est assurément le bienvenu ! Mais justement qui dit forum, dit partage d'idées, parfois contradictoires. Il ne faut pas le voir en mal mais en bien, et en termes de discussions ouvertes où tout un chacun dès lors se fait son opinion sur l'expérience des autres. Le sieur Dub, sans être un professionnel de la magie, a également une bien longue et assidue expérience, réflexion et expérimentation sur le chapelet, et il partage ses impressions, sans aucune volonté de conflit ou de rabaisser l'autre ou de le considérer en trouduc. Vraiment croyez-le et croyez-moi. Je vous rappelle vos propos vous concernant :"c'est vrais que j'ai la vanne facile mais bon ceux ! qui me connaissent savent très bien que j'ai une grande gueule. Je ne cherchais pas le conflit mais plutôt à faire une une sorte de mise au point pour que l'on oublie pas de se servir de sa tête en direct." Bah à ça j'dirais, t'es pas le seul comme ça ici mon p'tit pote ! Et à fortiori le Dub il cherchait pas non plus le conflit mais également à faire une mise au point pour dire qu'on peut aussi se servir de sa tête autrement. Les forums c'est un peu Western parfois (Cf. " Du vent dans les branches de Sassafras"), mais il faut en comprendre les codes et langages (tel des codes de mentalisme) (et dois-je vous rappeler que l'écrit sans le ton c'est trompeur), et croyez-moi au final, c'est bien plus positif que négatif. Restez donc et continuez à partager pour vous en rendre compte, vos réflexions basées sur votre expérience sont les bienvenues. Quant à la Ville Fantôme (virtuelle) et l'identité pour les passionnés et amateurs éclairés qui ne sont pas des professionnels, qu'ils s'appellent Michel Martin, Pierre Duchemin ou Dub, c'est vraiment du pareil au même. Husky, modérateur du forum par intermittence d'une nuit... Monsieur M étant malade car ayant mangé plus de ses 5 fruits par jour... & Flox s'étant mis au vert de Rennes (festival), Julien David ayant disparu de la circulation, et Thomas Thiébaut faisant bouillir de l'eau tandis qu'il dort pour la lancer dans son congélo au réveil _____________________________________________________________ Comme j'ai un peu mis le souk (à cause du vent et des fantômes et avec l'aide de Zappy) je résume, on en est là: Dub : "Le stack number c'est la carte et la carte est le stack number. Quand ils voient 14 ils voient la carte à cette place et quand ils voient la carte, ils voient 14." CEDmagic: "Donc la mnémotechnie est essentielle puisque visualiser une image donne une réponse instantanée. Et la mnémotechnie c'est exactement ça. L'image n'a pas besoin d'être décodée, elle est la réponse". N'est-ce pas au bout du compte la même chose si on considère que 14 c'est une image mnémotechnique ? Après ce ne serait que deux méthodes tout aussi directes et où chacun choisit celle qui lui convient le mieux personnellement ? La béquille handicapante mnémotechnique dont parle Aronson ne concerne t elle pas davantage les calculs mathématiques plutôt que les images directes ? Mais aussi: Viktor: "sans compter que parfois il est utile de créer provisoirement un chapelet avec des cartes inappropriées (jeux de 7 familles, tarots, trivial poursuite, cluedo ect...) pour "improviser un effet à un moment ou nous ne sommes pas prêt." et Ced : "Pour dépasser le cadre du chapelet, la mnémotechnie me donne également la possibilité de présenter de manière impromptue d'autres effets ne nécessitant, sinon aucun objet, du moins un simple crayon et une feuille de papier. Avec un maximum d'impact" Et aussi: Dub: Une application telle que Beru la développe ne va pas révolutionner l'apprentissage. Elle va le rendre plus ludique. Elle peut également rendre les recherches sur un chapelet beaucoup plus rapide. Si j'avais du me coltiner l'étude du Kruskal sur mon chapelet avec papier et crayon j'y serais encore. Alors ? En fait, si. Alors qui la dégaine la plus vite la carte ? Et quid de la situation de combat imprévu ? Quant à une réponse sensée possible à ce duel cordial entre fripouilles (car mon avis c'est qu'un mec qui manipule et utilise bien les cartes, de toute façon c'est vraiment un bon, une brute et un truand), une réponse sensée donc, mais ne prenant pas en compte la vitesse, est : Et de rajouter "où vous allez" selon en plus le type de routine/performance et si c'est jeu de 7 familles, tarots etc... Ou si là où vous allez ce sont les recherches de propriétés pour des applications (Cf. Kruskal par Dub) Quant à ladite vitesse: . Moi, je ne peux que m'interroger sur: entre le 14 stack number et l'image, n'est-ce pas aussi rapide ? Et redire: "N'est-ce pas au bout du compte la même chose si on considère que 14 c'est une image mnémotechnique ?" ____________________________________________________________ Pensée western de la nuit: si le forum c'est un Western, alors Iris c'est Claudia Cardinale dans Il était une fois dans l'Ouest et Mystère c'est Calamity Jane, la légende de l'Ouest, quant à moi et mes questions serais-je donc Rantanplan ? (mince alors !) Pensée de la nuit western bis: Pour une routine de jeu en faro ou autre pour la carte au pistolet, le jeu de cartes pourrait prendre le nom d'un "52 coups" ...
  2. ????!!!!!!!!! Double salto de tête à l'envers ! Tu veux dire que le congelo va "surchauffer" ? (ah bon ça varie un congélo) ? Ou que ça va consommer plus d'électricité car ça prendra plus de temps ? Et la nana elle n'est pas sur un vélo à dynamo quand elle envoie la flotte dans les airs ! Y'a de l'énergie dans l'air ? Bon, bis repetita, une explication scientifique simple à tout ça qqun aurait ? Et du synthol ?
  3. Dites-donc Monsieur CEDmagic, après lecture de la pièce jointe apportée, il fallait quand même avoir un sacré référent très particulier et méga théâtral underground belge avec propos bien particulier associé, pour pouvoir la comprendre brut de pomme cette phrase: "Après tout, les discussions de forum ne sont rien d'autre que du vent et des fantômes". Qui diable aurait pu imaginer ce sens et comprendre ce langage ? Trompeur ! Heureusement que je pose des questions ! rires ! Et après lecture de ce CR de la journaliste, je crois que tout un chacun aura tout bien parfaitement compris le parallèle, ouf !!!!! Mais où diable va-t-il chercher tout ça ? Etait-il très sérieux ou était-ce au contraire de l'humour belge grand cru classé ? Digne en tout cas d'un langage "new age" de bonneteur, genre je t'embrouille.... Dès lors, pour ma part, en réponse tout aussi allégorique et en conclusion, je dirais alors : "Après tout, les discussions de forum ne sont rien d'autre que du vent dans les branches de Sassafras"..."dans une Ville Fantôme (virtuelle)". Et hop !
  4. Voilà le genre d’info qui moi me retourne la tête en la lisant… En effet j’aurais tendance à penser que de l’eau froide va plus vite arriver à la basse température requise pour devenir glaçon plutôt que de l’eau chaude qui va devoir baisser de température et passer par celle de l’eau froide avant de se glacer (donc plus long) ! Dès lors effectivement ça fait réfléchir à la vidéo (alors qu’avant je n’y avais pas réfléchi, je m’étais juste dis « Whooooh c’est beau & c’est génial »), et pourquoi la nana envoie de l’eau bouillante (et non de l’eau froide si je suis ma logique du glaçon au freezer) ! Quelqu’un a une explication scientifique simple du phénomène ? Merci par avance de me remettre le cerveau à l’endroit.
  5. Le "ouf" n'était pas quant à l'existence de la pièce mais quant à l'existence du logiciel ! Cela dit merci de votre référence ! Mes doigts étant graisseux je viendrais tourner ces pages virtuelles lorsque Mlle de Perfenond et Madame de Lagouilly se seront évaporées de cette soirée tel vent et fantômes. Bah y'avait Molière avant, fallait assurer un minimum. C'était ça ou un rap: Zappy, joue la toi Bernard Tapie, oui vas y vas y, tutoie ! De passer au tu ne te tueras pas, car quand on dit "tutoie" on ne dit pas suicide, comme a pu le faire Sid !
  6. Pour la 1ère phrase: Pour la seconde phrase: Entendu, merci, pensée éclaircie alors ! Mais j'aurais tendance à penser que ceci vaut pour tout dans la vie, pas que pour les forums, mais aussi donc pour ce qu'on apprend à l'école, les pensées "éclairées" qu'on a a 20 ans / celles de 30ans / puis de xx ans, ce que l'on lit dans les livres, voit dans les films... etc... Seul un chapelet (et quelques autres machins dans la vie) ne souffrirait pas de l'impermanence !! Cela dit... Le mnémotechnique pallierait à l'impermanence de la connaissance "par coeur" du chapelet, si ladite impermanence était due à une déficience mentale tel l'oubli. La connaissance "par coeur" pallierait à l'impermanence de la connaissance mnémotechnique du chapelet, si ladite impermanence était due là encore à cette même déficience mentale que peut être l'oubli. Le logiciel informatique lui me semble donc fixer les choses en termes de ce problème d'impermanence... Et bin, ouf.... Sinon, c'est chez qui cette référence, quelle pièce de théâtre ? Pensée du soir: "qu'est-ce qu'on se marre, rime avec Khanar" Heu, c'est quoi ce vouvoiement ?????!!! Oups, je suis désolé, ce n'est qu'une marque de respect... Ce n'est pas parce que je vous apprécie que je vais vous tutoyer, on ne s'est pas encore serrer la main. Zappy (old school boy...) Voyez moi, Monsieur, flatté et souriant de cette marque de respect, je vous la retourne bien volontiers, sans flagornerie aucune, mais dans la pure position de l'ouverture à autrui et à son semblable, me courbant et faisant balayer les quelques grains de poussière du sol de mon chapeau à plumes venant le caresser en vague.. En ce sens de semblable, je pense d'ailleurs que nous somme Monsieur de la même génération, voire du même âge, dès lors le vouvoiement en de tels cas, moi m'est impossible dans la vie. Par ailleurs les us et coutumes de ce forum impliquent extrêmement rarement le vouvoiement, restons donc simples et dans ces us et coutumes populaires... Quant à ôter mon gant pour vous serrer la main un jour en La Ville Lumière qui est proche de la vôtre, ce sera avec plaisir, je vous enverrai un pigeon voyageur pour vous prévenir, ceci est dit sans velléité, mais sous réserve que je n'ai pas été frappé d'ici là d'impermanence. Car voyez-vous, j'ai appris un nouveau mot ce soir, et je m'en délecte... Sur ce, Mlle de Perfenond et Madame de Lagouilly m'attendent pour leur découper le canard... Adieu Monsieur.
  7. Ca par exemple, ça me fait beaucoup plus froid dans le dos que ces histoire de fantômes... Que ça ne te fasse pas froid dans le dos, mais sourire, rire, voire t'en foutre, voire même respecter la pensée du Beru. C'est du San Antonio tout ça ! De la lecture, de la vie, des gens, des personnages... Tu viens lire le forum VM, malgré ce que tu penses des forums, dans ce but de lecture et d'évasion. C'est un gros roman de vie(s) magique(s) ce forum, des millions d'octets... Un roman feuilleton de la vie magique.... avec des naissances, des morts, des cassages de gueule dans l'escalier, des Saintes Vierges apparues, des logiciels mnémotechniques pour chapelets, des pensées d'Aronson, des pensées de Zappy, etc... Une richesse quoi ! Et puis surtout et toujours et encore, quand un sujet ne plait pas, mieux vaut ne pas le lire plutôt que d'aller se plaindre que le sujet existe. (Je ne parle pas du tout de toi là Zappy) Heu, c'est quoi ce vouvoiement ?????!!! Oui je pars de ce principe et qu'on est aussi tous très cons parfois, ou mal informés ou ignorants de certaines choses etc etc... Donc les lectures des pensées des autres, tout comme l'écoute de la parole des autres dans la vie, font avancer le schmilblick de tout un chacun. (sous réserve que ça ne rentre pas par une oreille pour ressortir par l'autre, ou que ce ne soit pas pris comme du vent; et je pense que lire imprègne de toute façon l'esprit, autrement que la discussion). C'est aussi comme prendre de l'Âge dans la Vie... Et en matière d'âge, il est des connaissances de choses magiques, que, sans l'internet, on mettrait peut-être une vie à connaître (et ce qui est le cas des "anciens" magiciens qui vivaient sans l'internet), celui-ci et les forums sont donc un raccourci de la connaissance, ce, dans cette société qui va vite pour tout... trop vite... ce n'est ni un bien, ni un mal, c'est un fait... Et il faut vivre avec, selon sa propre vision de la vie et les choix que l'on y fait...
  8. J'ai tendance à penser que l'Illusion se situe là... C'est le Fond qui compte et celui-ci marque inconsciemment, tout bonnement car il a été lu, il nourrit tout un chacun et lui offre sa propre pensée évolutive (en fonction aussi de l'actualité, des évolutions), que l'on adhère ou non à ce qui est dit. C'est là pour moi la vertu d'un forum tel celui-ci. Quant à la forme, elle est peu importante. Et parfois même elle fait rire, elle fait se taper la tête contre les murs ou se gratter la tête car quand même en elle-même elle fait réfléchir aussi parfois... Et quant à la forme toujours, ce qui compte bien davantage ce sont les non réponses, non ? Le plus important est que certaines choses aient été lues, données, offertes aux autres, puis donc reçues... Par contre ce qui est chiant avec les forums, c'est quand il y a un sujet initial et que ça dévie complètement sur autre chose, pff ça c'est récurrent et c'est nase, n'est-ce pas ?
  9. Moi ce qui m' "é chapelet te" complètement c'est la compréhension de cette phrase ! Qui plus est souvent répétée telle une litanie associée à un chapelet égrené... Pourquoi contribuer autant dès lors à créer du vent et des fantômes ? N'est-ce pas là de la perte de temps inutile ? Comme le dit Dub pour autre chose, moi là, "j'avoue que je ne comprends pas". Par contre si on voue d'une manière globale un amour immodéré aux fantômes... là je comprends du coup.... Une bonne rafale de vent prise sur une falaise, ça laisse des souvenirs marquants. Voir un fantôme, pour ceux qui ont pu en voir, ça doit rester pour eux j'imagine un souvenir marquant. Dès lors je pense que des discussions intelligentes et intéressantes (et il y en a !!!!) de forum peuvent rester marquantes, inconsciemment ou non. Le vent est alors un grand coup d'air frais. Le fantôme ne fait pas peur, mais il apparaît tel une vision porte ouverte sur d'autres pensées, un autre monde, que celui dans lesquelles baignent des pensées habituelles et quotidiennes. C'est peut-être ça que voulait dire cette citation initiale.... mais j'en doute... Je la vois plutôt tel un mécanisme mnémotechnique où il ne faudrait pas quand même oublier de redistribuer ça ! Un peu contradictoire avec le jeu neuf qui a été sorti depuis et son arrangement des cartes différent et la pensée fluide, logique et directe quant à ce nouvel Ordre... et sans référents...
  10. Génial ! Merci ! Et voilà je crois une vidéo qui va accompagner mes dernières cartes de voeux. Merci aussi pour l'anecdote huile, comme quoi il y a vraiment des trucs qu'on ne soupçonnerait pas oui...
  11. Merci pour les messages ci-dessus. C'était trop tard pour pouvoir éditer "les fôtes", tant pis. Afin de ne pas donner une image erronée, je précise que l'effet initial d'Andy Leviss ne se fait pas du tout avec des cartes de visites, mais uniquement avec une carte unique utilisée en guise de prédiction et qui est une carte à puce, clé de chambre d'hôtel.
  12. Alors de par indiqué ci-dessus, je m'y essaie modestement, voici une tentative à l’arrache, un exercice de style, et une variation sur l’effet « It’s A Match » d’Andy Leviss. (Inspiré d’un des effets de Larry Becker dans sa routine nommée Casino Royale). En petit hommage à Hans Christian Andersen, en petit hommage à la saine émulation magique créative que confèrent bon nombre de messages de CED (et cadeau du coup pour son anniv), en petit hommage à Khanar, en petit hommage aux pochettes d'allumettes que j'adore et qu'on ne trouve plus chez les buralistes français, en petit hommage à C. Chelman aussi... JOACH ANDERSEN LE PETIT KID AUX ALLUMETTES… En cette nuit de Noël 2010, si vous passiez par une certaine rue relativement austère mais néanmoins non déserte de Chicago, vous y auriez croisé toutes sortes de passants ainsi que quelques individus en train de se réchauffer autour de vielles barriques métalliques enflammées, et pas très loin d’eux vous l’auriez peut-être remarqué lui, le gamin. Joachim Andersen c’était son nom. « Joach » comme ils disaient « les autres » en se marrant, mais c’était un rire qui était davantage un sourire légèrement vocal portant quelque chose de malicieux et de plein d’humanité à la fois, d'autant que dans leurs yeux régnait une vivacité qui avait l’air de dire que le gamin il était intelligent, rusé ; l’ensemble traduisait une espèce de compassion humaine et de respect pour ce petit black d’une douzaine d’années. Il était blotti à l’entrée d’une ruelle entre deux vieux immeubles. Il y avait un petit fatras autour de lui : des cartons aplatis, de vieux sacs en toile de jute posés au sol, trois, quatre autres sacs remplis d’on ne sait quoi, mais il y avait surtout trois choses qui attiraient immanquablement l’œil tant elles étaient surprenantes : Il était vêtu d’un manteau gris anthracite, d’un pantalon brun et surtout, malgré la saison, il ne portait pas de chaussures mais uniquement de grosses chaussettes de laines rouge vif et montantes, de celles qui font les bas de laine de Noël sauf que lui les portaient aux pieds, qu’elles étaient usées, et remontaient jusqu’à ses genoux par-dessus le pantalon. A gauche de ses pieds, reposait au sol une étonnante vieille boîte de cireur de chaussures d’un autre âge, qu’on remarquait encore davantage par le contraste qu’apportait ses pieds non chaussés et de rouge vêtus. Mais le plus surprenant c’était qu’à sa droite, il y avait posé sur le sol, un vieux jouet à la peinture défraîchie : un gros canard en bois ! Vision étrange que ce gamin des rues habitué certainement à une certaine violence du quotidien et des nuits mais ainsi accompagné d’un gros jouet ! Un vieux jouet et une ancienne boite de cireur de chaussures, ça respirait vraiment un Chicago d’une autre époque… Lui, pour se réchauffer, faisait souvent le même drôle de rituel : il sortait d’un de ses sacs en toile des pochettes d’allumettes. Il semblait en avoir des centaines et des centaines dans son sac, à satiété. Il les faisait brûler une par une, deux par deux ou trois par trois, entièrement, d’un coup, ce qui produisait de grandes flammes. Ce qui était très visuel c’est qu’il restait parfois avec une pochette ou deux dans chaque main tel un illusionniste produisant des flammes de la paume de ses mains. Il parvenait alors dans une espèce de concentration douce et naturelle à étrangement faire durer très longuement la combustion, puis dans un va-et-vient entrecroisé, il passait lentement ses mains autour de son buste et de ses jambes pour les réchauffer… Images détonantes d’un personnage de la nuit pour qui pouvait, en ce soir là de Noël, prendre le temps d’y prêter une quelconque attention et s’arrêter… Lorsque c’était parfois le cas, il alpaguait celui ou ceux qui avaient stoppé leur marche, et il les invitait d’un geste rassurant de la main à le rejoindre, à s’approcher. Il leur parlait alors à voix basse, les invitant parfois à s’asseoir face à lui, « juste deux minutes », disait-il, le temps de leur montrer quelque chose d’étonnant…. Il ouvrait alors sa vieille boite de cireur de chaussures et en sortait un vieux chiffon épais duquel il retirait méticuleusement encore d’autres pochettes d’allumettes, une petite trentaine. Elles étaient presque toutes de couleurs différentes, et il sortait ensuite des cartes de visites exactement aux mêmes tons. Il expliquait à ceux en face de lui que chacune de ces pochettes d’allumettes provenait d’un hôtel américain, il y en avait d’un grand nombre d’Etats, et qu’il avait aussi pour chacun la carte de visite publicitaire associée. Il disait ça fièrement, et comme très heureux de la chose. D’où diable tenait-il donc toutes ces pochettes d’allumettes, celles-ci dignes de la collection d’un ebayer, et les centaines d’autres qu’il enflammait pour la chaleur qu’elles lui apportaient ? Les avait-il trouvées en quelque endroit, provenaient-elles d’un don, d’un vol ? Ceux qui ainsi s’étaient arrêtés auprès de lui n’avaient pas le temps d’y réfléchir, car déjà il grattait une allumette pour qu’à sa lueur ils puissent clairement lire que sur telle pochette figurait le nom de l’hôtel THE CARIBBEAN ; dans la foulée, il leur disait de fixer attentivement la flamme de l’allumette et de voir, d’imaginer dans sa lueur les bons repas de Noël qu’on devait faire dans cet hôtel, les tables bien garnies. Il présenta alors une autre pochette et carte de visite, on pouvait y lire le nom de l’Hôtel HEAVEN’S PEAK sur un fond bleu, avec dessous le petit dessin d’un skieur. La flamme de l’allumette était située entre ses yeux et ce petit dessin, et on ressentait qu’il se voyait à travers elle descendre lui aussi des pistes de ski, puis il plaçait l’allumette entre les yeux de ses auditeurs et la pochette pour que eux aussi un court instant puissent imaginer et ressentir cette impression. Il gratta encore une autre allumette pour montrer le nom d’un troisième hôtel, cette fois on pouvait lire HOTEL DE PARIS… avec un dessin de la Tour Eiffel dessus. « Un hôtel de Las Vegas » annonçait-il, puis c’étaient les mots « Paris, Europe… Tour Eiffel » qu’il prononçait avec un réel petit accent français des plus surprenants. Enfin c’était un « Champs Elysée… aveniuuee » dit avec un geste de la main qui mimait une voiture serpent descendant « la plus connue des avenue du Monde » comme il l’annonçait fièrement. « Si tu regardes la flamme » disait-il, « tu peux y voir tous les phares des voitures sur l’avenue »… Pleins de rêves dans ses yeux à Joach… il semblait réellement se transporter dans les endroits dont il parlait, mais il semblait bien aussi qu’il parvenait à y emmener ses auditeurs. « Que des hôtels différents, pleins, pleins », leur répétait-il, « une trentaine ! Trente voyages, trente destinations… » Il rassemblait alors l’ensemble des cartes de visite des hôtels et les tendait à l’un de ceux qui l’écoutait, et lui disait de mélanger ces cartes entre elles… Il les reprenait alors dans ses mains et annonçait, « hey maintenant il faut que je vous présente CED, c’est mon canard, là.. » disait-il en montrant son vieux jouet en bois. « C’est un bon compagnon » rajoutait-il… A ce moment là, souvent son auditoire se disait que le jeune garçon qu’il avait en face de lui, était certainement un peu fou… Mais Joach enchainait, s’animait : « CED est vivant, c’est un canard animé, animé par le don de double vue, il me prévient des dangers, il sait prédire l’avenir, c’est vraiment un compagnon sûr ». Il parlait vite et posément à la fois, lui qui avait l’air si sensé auparavant malgré tout l’étrange qu’il pouvait dégager, semblait d’un coup comme habité par quelque chose de mystique, tel un jeune marabout… « Je vais vous montrer, CED est très fort». Il prenait alors l’ensemble des cartes de visite et les plaçait dans un petit réceptacle situé sur le socle du canard en bois, face à son bec. Il disait ensuite : « tu as mélangé les cartes, CED va faire une prédiction, regarde bien »… Et là le canard en bois commençait à s’animer, à bouger le cou, puis subitement il plongeait très vite la tête dans les cartes, pour en ressortir avec une coincée dans son bec… On ne pouvait lire ce qui était inscrit dessus, on ne voyait que le dos de la carte que le canard avait attrapée. « C’est la prédiction du futur que fait CED », disait Joach. Alors sur le sol il brassait rapidement les pochettes d’allumettes portant les noms d’Hôtels pour les mélanger, puis demandait au passant de mettre ses mains en coupe et ils les déversaient dedans ; il lui disait alors qu’il allait devoir les relâcher une par une, ou par petits groupes sur le sol, celles qu’il souhaitait, et ce jusqu’à ce qu’il n’en est plus qu’une seule entre ses mains. Le passant s’exécutait et quand c’était fait, Joach ramenait vers lui les pochettes d’allumettes retombées au sol et disait « ne regarde pas encore quel hôtel tu as conservé, mais ce qui est important c’est que tu sais que tu pouvais laisser glisser de tes mains celles que tu voulais, aussi tu aurais très bien pu à la fin garder en mains celle-ci qui vient de l’hôtel RAY’S ROADSIDE RESORT ». Il disait cela en montrant une des pochettes que son auditeur avait laissé retombé au sol, et il rajoutait « ou celle-ci, la blanche, avec la grille du château dessinée dessus, l’hôtel GATEWAY INN, oui imagine tu aurais pu être ce soir dans un beau château… mais ta tête, ton cœur et tes gestes ont choisi celle-ci… celle que tu as entre les mains… Alors maintenant regarde le nom de ton hôtel ». Le passant regardait la pochette et lisait à voix haute le nom, c’était le NORTH WOODS INN. « Oh c’est un très très bel hôtel » disait Joach, « c’est celui qui est au milieu de la fôret de sapins, des grands beaux sapins de Noël». Joach laissait passer une quinzaine de secondes pour que son auditeur puisse s’imager cet hôtel perdu en pleine nature, puis il enchaînait : « CED a du le deviner ! CED savait certainement que tu partirais là-bas ; regarde la carte qu’il avait attrapé et qui est restée juchée dans son bec et dans le froid en attendant que ta main chaude vienne la prendre pour la lire». Et le passant de la rue retirait alors de son bec la carte de visite qu’avait tiré le canard en bois, et il pouvait lire dessus NORTH WOODS INN ! C’était bien la carte publicitaire de ce même hôtel qu’il y avait d'inscrit sur sa pochette d’allumettes, celle qu’il avait librement choisi de conserver, celle-là et pas une autre. Généralement le passant exprimait visiblement sa surprise par des yeux ronds, ou haussait les sourcils d’incompréhension, ou encore échangeait un regard de profonde stupéfaction avec les autres passants s’il n’était pas seul à être allé rejoindre Joach. Ce signe d’étonnement émis était le signal ! Aussitôt des applaudissements, des sifflets, des « yeah man » des « Joach is a son of God » surgissaient du petit groupe d’hommes qui entouraient le poêle de rue improvisé situé près du recoin de Joach ; des bravos joyeux qui duraient une vingtaine de secondes avant que les hommes ne se remettent à rire doucement et à parler entre eux. Cela rajoutait, pour les auditeurs de Joach, une autre surprise, et conférait soudainement au gamin un statut d’artiste acclamé. Parfois certains de ses auditeurs applaudissaient alors, parfois Joach ne leur laissait pas ce temps de réaction et enchainait directement en leur tendant une vieille boite de cirage vide en métal tout en leur disant : « Pour le spectacle, pour la Magie, pour la Magie de Noël !! ». Et les passants qui étaient venu voir tout cela, ce gamin appauvri, sa tenue, sa boite de cireur de chaussures, ses allumettes, tout ce proprement surréaliste, bah ils mettaient la main à la poche, même si celle-ci était un peu trouée, oui ils lui donnaient un peu d’argent. Ceux qui pouvaient rechigner à donner, remarquaient l’œil discret mais délibéré que jetait alors Joach vers le petit groupe d’homme à proximité, avec l’air de leur signifier « pff veut même pas donner celui-là, celle-là », et ce regard furtif permettait de rappeler la présence proche de ce groupe d’adultes. Et il répétait encore « Pour Noël, pour le spectacle ! »… Et ceux là aussi, craignant peut-être quelque éventuelle mésaventure, finissaient par donner. Pour conclure Joach sortait quelques pochettes d’allumettes du grand sac, et les donnaient à ses spectateurs en leur disant : « Joyeux Noël à toi, rêve, imagine de belles choses, rêve d’être ailleurs, rêve d’être dans ce que tu souhaites, dans la vie que tu souhaites, fais brûler une allumette pour toi, pour ta famille, tes amis, emmène les ailleurs, mais fais quand même toujours attention, car à trop regarder une flamme d’allumette on peut parfois pleurer à cause de la chaleur ou à cause de la tristesse de ce qu’on a pas, alors arrête toi toujours avant de pleurer, et gratte aussitôt une autre allumette pour repartir dans un autre petit rêve, oui un autre ». Les passants reprenaient alors leur chemin, et tous se disaient que ce gamin était un spectacle à lui tout seul, et que en ce soir de Noël, ils avaient quand même eu la chance mine de rien de voir un magicien des rues, un sacré drôle de gamin; de la magie, oui, tiens donc, c’est quand même pas tous les jours, et de la magie sacrément bizarre en plus ! Ca allait pour beaucoup leur donner une histoire de Noël à raconter ou alors ils garderaient ça pour eux-mêmes… En tout cas ils l’avaient vécu, et c’est ça l’essentiel. Peut-être un jour proche ou lointain, l’un ou l’autre d’entre eux découvrirait ou se rappellerait le conte d’Andersen et y verrait alors une mystérieuse analogie avec ce soir de Noël 2010. Et ça forcément, ça ne rajouterait que davantage de magie à leur souvenir de ce surprenant petit Kid aux allumettes… Joach avait donc refait plusieurs fois son petit spectacle à d’autres passants dans la soirée. Plus tard dans la nuit, d’un de ses sacs en toile il sortit une vieille paire de chaussures qu’il enfila… Il en avait donc quand même. Les économisait-il en voulant les porter le moins possible et ce malgré le froid ? Etaient-elles un peu trop serrées et aimait-il tout bonnement se détendre les pieds ? Ou bien était-ce peut-être délibéré car il avait le sens d’une certaine petite mise en scène pour effectuer son petit spectacle ? Il rejoignit alors le groupe d’hommes toujours affairé autour de ce feu de rue point de ralliement et de chaleur; il y avait eu du va et vient et c’était en partie seulement les mêmes individus qu’en début de soirée ; ceux-ci lui donnèrent à manger et il partagea avec certains d’entre eux un peu de l’argent qu’il avait gagné. Certainement aussi ainsi partageait-il leur estime, leur protection, et d’autres choses de survie encore… Mais avant de se mettre à manger, Joach déposa CED sur deux briques posées côte à côte sur un petit muret en pierre ; c’était étrange, on aurait dit que le canard en bois reposait sur une espèce de trône ! Joach gratta une allumette et la tendit entre ses yeux et le Canard… Une fois encore il parvint à conserver étrangement durablement la durée de l’ignition. Il fixa alors longtemps son compagnon à travers la flamme, en ayant son autre main posée à plat sur sa poitrine. Joach donnait l’impression de prier devant le Canard, tel devant Dieu, peut-être remerciait-il pour le repas à venir, peut-être quelque part bénissait-il CED de le faire vivre dans ce froid hivernal en lui permettant de gagner quelque argent, ou bien peut-être était-ce à tout autre chose qu’il pensait alors face au Canard, peut-être même à des idées magiques même, qui sait… Car selon ceux qui connaissent bien le petit Kid, il paraîtrait que le Canard avait bien d’autres pouvoirs encore, 1001 disaient-ils, et toujours selon eux, Joach lui avait déjà plus d’un autre tour dans sa boite de cireur…. Un petit Kid, qui deviendrait peut-être un jour un très grand magicien… Peut-être dans la flamme de l’allumette se voyait-il devenir THE GREAT ANDERSEN. Ou encore rêvait-il peut-être de rencontrer au détour d’une rue enneigée une jolie petite marchande d’allumettes… Celle qu’il pourrait aimer et protéger de tous les dangers de la vie grâce à sa ruse et ses pouvoirs de magicien. Et ce, infailliblement et ad vitam eternam… CED lui devait assurément bien savoir à quoi Joach pouvait penser. Mais comme on dit chez nous, "il ne lui manquait que la parole".... 15.01.2011
  13. "payer plus de 200€ pour un livre aujourd'hui introuvable...!" Si ça s'est revendu d'occaz à ce prix là récemment, effectivement quand même certains messages ci-dessus ont tout leur sens: Le vendu "introuvable" allant être "trouvable", Y'a plus honnête quand même...
  14. Tiens ! Ca tombe Magiquement bien ! La petite fille aux allumettes (mon texte préféré) Alors un petit cadeau surprise est en préparation... à découvrir demain matin dans Khanarland tel à Noël au pied du Sapin... Joyeux Anniversaire !
  15. En 2007, Martine fit son revival sur le web, et lors de ses errances magiques sur VM, elle semblait bien croire aux vertus du Canard à la Carte... Rappel: D'ailleurs 1001 usages d'un khanar, c'est tel 1001 albums de Martine: 1001 nouvelles histoires... Fichtre elle n'aurait vraiment jamais imaginé ça ! Qu'il y ait autant de vertus et d'usages de son image à ce/de sacré petit canard ! Martine in WonderKhanarland.... elle pourrait rêver de ces 1001 nouvelles aventures de l'autre côté du miroir... Mine de rien, certaines routines décrites dans ce sujet, sont pour moi parmi les meilleures lues en Magie Bizarre. Car pour moi on a bien là de la Magie Bizarre ! Bizarroïde, décalée, déjantée (mais plus dans le ton du texte que dans les effets proprement dits), surréaliste, réaliste et collant à l'actualité (CIA), poétique (La routine Zonghli Kwan est une superbe application et en terme d'effet). Et surtout, dans mes goûts persos, aucune notion dans ces routines de quelconque rapport au mortuaire, pas un mort, pas un fantôme, pas un ossement, pas un truc directement ou indirectement lié au funeste, au macabre.... Moralité, un Must of Magie Bizarre ! Et tout ça avec un Canard ! Chapeau ! Grand pied de lecture nocturne ! Bon on va essayer d'éviter le cauchemar dodo avec l'image " une infinité d'illusionnistes amateurs tenaient dans leurs mains, des Khanars à la karte, en attendant un nouveau spectateur" , flippant ça, vais plutôt me connecter l'esprit sur le SAS... Ps: La routine "Ki veut gagner des Pignons?" me fait penser à une routine de Ted Lesley où c'est l'effet inverse: Un spectateur tire une carte parmi les centaines qui composent un jeu de Trivial Poursuit. Le spectateur choisit une question parmi les 6 de la carte qu'il a tiré. Le mentaliste ouvre une enveloppe de prédiction dans laquelle figure la bonne réponse à la question choisie donc parmi les milliers du jeu. On pourrait imaginer l'adaptation via le Khanar qui tirerait la carte à la place du spectateur ! Ce qui en plus simplifierait à la fois la procédure et le matériel pour réaliser l'effet de Ted Lesley.
  16. Ok entendu ! Les Rouges en plus... Fichtre ça va prêter à confusion dans ce sujet... Et quelle belle façon de savoir les faire disparaitre !
  17. Magie, si, dans l'idée d'un objet impossible quelconque sortant d'un tout autre objet quelconque ne pouvant à priori le contenir de par la forme. Mais bien sûr je disais ça avant tout dans ce contexte de spectacle de Chansonnier. Qui n'est donc, en suivant ta pensée, pas un spectacle défini en tant que spectacle de magie mais un spectacle défini en tant que spectacle de chansonnier et où il y a des effets de magie. Mais au bout du compte n'est-ce pas tout bonnement malgré tout un spectacle de magie ? L'histoire, le propos dans ce cadre chansonnier, est en amont de l'effet (il pourrait d'ailleurs aussi être en aval), celui-ci venant l'illustrer. C'est identique, ou du moins dans une autre forme, à un effet de magie "classique" racontant une histoire (ou aucune) en même temps qu' a lieu l'effet. Par analogie, le spectacle de Gwen Aduh, "En Route pour Pluton", ne serait pas un spectacle de magie, mais un spectacle humoristique. (d'ailleurs sur l'affiche là où j'ai vu le spectacle, il n'y avait pas écrit "magie" mais "humour"). Donc certes, et ça va en ton sens. Mais il serait intéressant de voir ce que le public va considérer avoir vu en premier, un spectacle de magie ou bien un spectacle de chansonnier ou d'humour. Chez Drucker, Eric Antoine fait-il plus de la magie ou de l'humour (pour ma part j'ai entendu deux fois des gens me dire, "c'est plus de l'humour que de la magie ce qu'il fait"). Alors la forme, le fond, le fond et la forme ? La proportion de fond (quantité d'effets magiques) par rapport à la forme (le propos) doivent définir un spectacle de magie. ? Je n'ai pas la réponse. Mais partant du principe personnel que la magie est un artifice d'un truc mystérieux qui se passe, et qu'il ne doit pas y avoir qu'une forme de Magie, qu'elle soit donc représentée par un effet non direct mais baignée dans un propos, en fait à par entière un spectacle de Magie, même si la proportion diffère selon les genres. (on en revient aussi à ce qui est exprimé pour la Magie Bizarre). Et connaissant ta pensée et ton travail, je sais que tu es complètement d'accord avec ça. Donc au bout du compte ce n'est qu'une question d'emballage et de propos. Là c'est juste le propos que tu ne trouves pas très magique avec la crottouille, non ? Par ailleurs, en termes purs d'effets "magiques", Jay Sankey avait fait une vidéo avec des Tampax et pleins de trucs du genre, bon faut aimer (pas mon cas), mais dans un contexte tel celui de Gérard, le lien effets et propos peut donc se faire. Fantasio a un thème avec une boite à pharmacie dont il se sert de tous les objets pour faire des tours (routines classiques adaptées à chaque objet de son contenu d'armoire de salle de bains/pharmacie). Là la crotouille c'est juste parce que c'est un peu trash, et il faut voir cet effet au milieu d'une série d'effets ou d'un spectacle entier avec des propos variés et non à propos/effet trash unique comme la vidéo de Sankey. Dès lors, avec tout ça, oui, pour ma part je pense résolument que :
  18. Et bin se faisaient pas à l'époque ! Ca devait valoir le coup pour la populace pas trop regardante sur les morts mais à l'écoute de leur estomac d'aller trainer dans les Pères Lachaise de l'époque ! Vu les mets, z'avaient bien raison les moines ! Eux aussi écoutaient leur estomac... après Dieu... C'est exactement ça... Et les gousses d'ail c'est pas pour faire joli, mais pour agrémenter le plat ! Et bien après toute cette bouffe à profusion, de un ça me redonne la dalle (de cimetière) et de deux, je ne peux m'empêcher de donner à Ced, entre autres, qui nous donnait la recette Vampires selon Voltaire, de lui offrir un texte d'une autre recette de légende, surtout en ces périodes de fêtes où la Dinde est de mise : L'expression "j'ai la dalle" pourrait venir des dalles de cimetière garnies en festin...
  19. A la sortie la vente de "Killing Kit" pour les (grands) enfants ça pourrait le faire ! Je suggère donc un partenariat lucratif avec M. Jacques Sirgent du musée de Paris. Non ? Oui les fameux talons aiguilles en aiguille à tricoter te conviendraient mieux comme arme... (private joke ), c'est plus délicat, plus direct, moins bourrin. + Sang ? Dubois ça me dit quelque chose ce nom là... un type du forum qui aime bien les souches de troncs d'arbre qu'il trimballe dans un sac à carreaux genre Tati. Il la sort, s'assoit et attend sa proie... On n'en entendait plus parler de ce phénomène de mode, remise au goût du jour donc... (c'est de l'ultra private joke). Brasey, malgré que donc, ça n'en restait pas moins intéressant ce qu'il racontait quand même...
  20. Bon finalement ils l'ont mise en ligne France Info cette fameuse chronique, point de départ de ce thread, Visite sanglante au musée des vampires, la voici: Ici Mais en regardant les archives vite fait j'ai trouvé mieux !!!!!!!!!! De quoi apprendre pas mal de trucs en quelques très courtes minutes, chaque chronique n'en faisant que deux : Philippe Vallet fait toujours de super chroniques littéraires et celle-ci ne déroge pas à la règle : « Traité de vampirologie » d’Edouard Brasey Là ! Durée 2' 11, très bon résumé de vulgarisation du personnage du Vampire, passé et contemporain, et on y apprend même qu'il y avait des vampires japonais zarbi ! (Si vous avez un écran pc pas gigantesque comme moi descendre un peu dans la page, pour trouver le bouton lecture de cette chronique) La Famille Habsbourg propriétraire du Château de Dracula c'est Là Le retour des Vampires dans la Littérature et le grand succès du genre, c'est Ici Et si cet impact a une valeur théâtrale proche ou apparentée à un effet de catharsis, il n'en serait que plus intéressant. Ce que j'appelais l'allégorie second effet kiss cool (vocabulaire de notre temps versus Aristote). Mais je pense que cela aura cet impact là davantage dans un spectacle entier que dans une ou deux routines isolées. (Un chapitre ou une scène ne faisant ni le livre ni le film/pièce). Intéressant ça ! Sinon Jean Rollin dont parle Swann c'est justement lui qui a mis en scène le spectacle de Gwen Aduh ! Les larges extraits de ce spectacle visibles sur le web et que j'avais regardé le surlendemain du spectacle n'en sont pas un reflet idéal. Il n'y a pas le décor et donc une certaine ambiance, Gwen Aduh semble peiner bien plus réellement que dans ses hésitations du spectacle avec les bouquins (erreur du spectateur avec Bicyclette ?), le rythme général pour chacune des 3 séquences est bien moins enlevé, et le côté entrecoupé des séquences n'aide en rien. C'est vraiment bien mieux que ça en live et surtout plus fluide.
  21. Oui, et d'où assurément on est bien d'accord le côté plastoc des objets du musée du Vampire du sujet qui ne peut faire rentrer dans aucun trip réel et a plus une saveur comique que dramatique. La boucle est bouclée... Intéressant effectivement la place difficile de l'humour avec une bonne dramaturgie. C'est un peu différent, voire beaucoup, mais quoique... mais le spectacle de Gwen Aduh, En Route pour Pluton, est intéressant pour ça aussi justement, dans la manière d'allier l'humour à des effets magiques (qui gardent toute leur force) et s'inscrivant parfaitement dans l'histoire. On retrouve là d'ailleurs le propos de "Magie & Théâtre" de l'autre jour... Mais le spectacle de Gwen Aduh n'a rien à voir avec la Magie Bizarre (quoique... tiens à décortiquer peut-être...) et rien à voir avec le spectacle de la Compagnie du Scarabée Jaune... Et puis les Vampires peuvent être traités en allégorie... Il y en a tant dans notre société... (Tiens d'ailleurs Aduh son propos c'est les sectes et leur blahblah... des vampires donc...) Dès lors plutôt que l'humour, ne pourrait-on considérer l'allégorie "sociétale" comme un effet second que pourrait avoir un effet de Magie Bizarre ? Tel un second effet kiss kool... Edit: je ne suis pas assez calé en magie Bizarre et ses auteurs, mais je rectifie en pensant que dans certains textes de C.C il y a de l'allégorie je pense... Mais là, et dans ce second effet kiss cool, j'en parlais davantage dans le fait d'illustrer une autre voie pour pouvoir parler des vampires via une routine de magie bizarre.
  22. Voire l'humour ? Ah oui effectivement je comprends, mais comme pour ma part il y a toujours incrédulité face à toute magie Bizarre, je ne prenais pas en compte la suspension. Quand je dis incrédulité je veux dire que je la prends en tant que fables, fables ne voulant pas dire "sornettes", mais mini film justement, on rentre dans une histoire, dans un trip et on oublie le reste. Mais de là à y croire... D'où donc ma question initiale. Si l'histoire est un truc qui emmène, ça peut vraiment le faire et "faire passer de l'autre côté du miroir" , non ? Polansky, Rodriguez et bien d'autres ont réussi, pourquoi pas des Magiciens "Bizarristes essaïstes" ? Quant à la cerise de sang confit sur le gâteau pour apporter "la suspension", ne pourrait-ce être simplement plutôt de faire naître comme un doute...? Car l'histoire permettrait de faire planer ce doute dans le climax ou dans l'histoire de la routine, ou tout simplement parce que l'effet magique (impossibilité) qui entre en jeu permet de faire naître ce doute. Ah ça a été rajouté... y'a pas que moi qui édite ! Bah oui et c'est étonnant d'ailleurs car la force des objets est prépondérante. C'est ça le pied ! Ils portent en eux une magie intrinsèque de par les évènement auquels ils ont été rattachés... (Oui, oui dans la vie on se souvient de trucs, genre des films de Robert Rodriguez ou des petites phrases de séminaires Joker Deluxe... ) Et c'est chouette ça "un montreur d'objets", c'est aussi top qu'un camelot qui fait des tours de force. Tiens même William Eston, son spectacle (dans un tout autre genre, et non vu en live) est purement basé sur des objets à montrer sortant de tiroirs... Pourtant les ricains ils aiment bien les objets de Brocante, non ?
  23. Oui ça a l'air très intéressant effectivement. Je note. Y'a même un Rubik Cube ça devrait plaire à Christian Girard ça ! Pourquoi ? A cause des objets justement (ou pseudo objets), qui ne se trouvent pas sous le "sabot d'un cheval" ? Ou pour d'autres raisons ?
  24. Dans le reportage il était dit qu'il possédait la machine à écrire originale de je ne sais plus qui qui avait servi à écrire je ne sais plus quel bouquin ! Je sais, ça c'est de l'info ! Je reste quand même étonné que cette chronique ne soit pas en réécoute sur leur site, peut-être était-ce là un sujet un peu trop léger pour une radio si sérieuse ??? Pour ma part je ne suis pas trop fan des vampires, l'univers des Carpates avec le Vampire qui va venir croquer Mylène Farmer qu'était en train de faire des tresses au chien loup des plaines c'est pas trop mon truc ces univers là... Bémol cependant pour l'excellentissime Bal des Vampires de Polanski, et un méga souvenir d'un film de Robert Rodriguez avec Tarantino (qui avait également fait le scénario) George Clooney & Harvey Keitel : Une Nuit en Enfer (From Dusk Till Dawn) (1996) On ne s'attend pas un instant dans le film à ce qu'à un certain moment des vampires débarquent, ça devient un deuxième film dans le film et c'est méga génial et complètement déjanté ! Un must à voir si vous aimez les vampires et ne l'avez pas vu ! Bon maintenant vous savez qu'il y a des vampires dedans et moins d'effet de surprise, d'autant plus avec ce trailer ci-dessous que fort heureusement j'avais eu la chance de ne pas voir avant à l'époque et qui dévoile malheureusement cet excellent effet de surprise qu'est l'arrivée surréaliste des vampires dans ce bar club chelou des plaines ensablées (on peut dire désert aussi !). [video:youtube] Tarantino, niveau effets de surprise, c'est du Luxe ! Il devrait faire des scénarios de routines ou de spectacles de Magie, tiens !
  25. Assurément !! Et moi je dis bravo Gérard Bakner !!!! Bon Gérard faut que tu montes un spectacle Magique-Chansonnier, y'a pas ! Y'a que toi pour pouvoir faire ça ! Et avec toutes tes idées et effets du genre. (Par contre la crottounette, c'est peut-être un peu limite pour M Jackson, non ? Vu qu'il doit être dans le même état et est sanctifié, ça risque de passer limite, non ?)
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