Pour une analyse des sources du travail de @Christian CHELMAN et du Surnateum.
Un article en libre accès consacré à l'influence de Jean Ray à découvrir dans la revue de littérature belge Textyles:
Référence papier
Thibaut Rioult, « Mettre en scène la survivance secrète des mythes », Textyles, 69 | 2025, 119-138.
Référence électronique
Thibaut Rioult, « Mettre en scène la survivance secrète des mythes », Textyles [En ligne], 69 | 2025, mis en ligne le 15 décembre 2025, consulté le 03 février 2026. URL : http://journals.openedition.org/textyles/8396 ; DOI : https://doi.org/10.4000/15ci3
Résumé
En marge de l’illusionnisme classique, l’illusionnisme fantastique a développé un paradigme esthétique singulier visant à faire vivre au spectateur, en live, le vertige propre à la littérature fantastique et à l’ésotérisme.
Nous montrerons que ce courant, fondé par Christian Chelman, a été nourri par l’œuvre de Jean Ray. L’analyse des procédés de Malpertuis permet de mettre en lumière leur réappropriation et leur remédiation dans les performances de Chelman.
Procédés intra-diégétiques (motifs surnaturels et ésotériques), narratifs (exhibition du média) et « infra »-diégétiques (construction d’un lieu où coexistent réel et surnaturel) forment un dispositif fantastique complexe.
L’inclination ésotérique du spectateur qui y est pris le pousse à reconnaître la possibilité de l’existence de la magie à partir des mystères-indices lui étant offerts.
En dégageant des procédés communs à l’ésotérisme, à la littérature et à l’illusionnisme, cette étude permet de mieux comprendre le fonctionnement du genre fantastique.