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David COPPERFIELD accusé de violences sexuelles


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Publié le

J'aimerais mettre en avant une chose que je n'ai pas encore vu dans ces quatre pages. Nous connaissons très mal notre propre système judiciaire, mais nous connaissons encore moins le système américain. Nos discussions de forum ne restent que des discussions de comptoir. Nous n'avons pas le dossier, nous n'avons pas les compétences requises non plus (peut-être qu'il y a un juriste dans l'assemblée, mais la majorité d'entre nous ne somme pas du "métier")

De ma très très petite culture personnelle, sans faire de recherche outre mesure il me semble que le système américain privilégie la négociation entre avocats avant un passage au tribunal.  Si un arrangement financier est trouvé entre les différentes parties, cela ne voudra pas dire qu'il est innocent par exemple... d'où la complexité d'avoir dans quelques mois/années une décision juridique claire et nette. C'est là où une zone d'ombre peut subsister.

Tout ce que j'espère c'est que la lumière soit faite sur cette affaire du mieux possible, que le doute soit levé une bonne fois dans un sens comme dans l'autre.

Que d'hommes se pressent vers la lumière non pas pour voir mieux, mais pour mieux briller - Nietzsche -

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Le 13/06/2024 à 10:42, Fabien (spankyfab) a dit :

J'avoue être toujours étonné que lors de multiples accusions (ici 16 femmes mais dans un autre cas récent c'était 22 femmes qui ne se connaissaient pas) on puisse garder l'hypothèse du mensonge ou - pire - d'une tentative pour soutirer des fonds. 

Effectivement la présomption d'innocence est un terme juridique que l'on applique au sein de la justice, en dehors rien ne nous oblige. 

Ce qui explique que lorsque 16 femmes, après des années de silence et une enquête de plus d'un an ou deux ans par un media comme le Guardian (ou parfois en France par Mediapart) prennent la parole, j'ai tendance à avoir une suspicion de culpabilité plutôt qu'une présomption d'innocence. Dans tout les cas je ne sais pas mais je reste très sensible à l'hypothèse de sa culpabilité (qu'il en ai conscience ou pas).

J'ai pu accompagner une amie dans la voie médiatique (qui, pour plusieurs raisons, est parfois un meilleur premier choix que la voix juridique). Je peux vous assurer que le media (Mediapart en l'occurence) ne rigole pas sur les débuts de preuve. Il a fallut par exemple ressortir des conversations sms datant des faits (plusieurs années en arrière) où elle nous faisait part de ce qui s'était passé. Ces sms, Mediapart a voulu les consulter IRL sur le téléphone (pas de capture ou autre). Bref il y a fort à parier que The Guardian fasse ce genre de recherche, ne serait-ce que pour se protéger d'un procès pour diffamation.

Dans ce genre d'affaire il est étonnant (mais vrai) de voir que parfois les potentiels coupables le devienne tout en maintenant qu'il n'avait pas "vu les choses comme ça". Je veux bien le croire. Je crois même que personne ne se considère comme "méchant", "horrible" ou "mauvais". Mais les faits ne peuvent pas être ignoré sous prétexte que leurs cerveaux veuillent éviter une dissonance cognitive.

Soyons donc plus étonné et outré par le témoignage de ces 16 femmes que par le fait qu'on ne "respecte pas" la présomption d'innocence. Avec ces témoignages - et en dehors d'un tribunal - il n'est pas obscène de mettre l'hypothèse de la culpabilité autant en avant que la présomption d'innocence. 

Je partage ton avis et j’aurai tant aimé avoir l’avis de queLques femmes ici mais bon…

concernant la présomption d’innocence je suis tout à fait d’accord mais après plus de 16 plaintes apparemment sur plusieurs années’ on peut aussi autant considérer l’hypothèse de sa culpabilité non ?

je suis aussi persuadé aujourd’hui qu’avec le bon avocat et une bonne remuneration’ il est possible de se faire innocenter de nImporte quel crime en 2024….juste mon avis…. Je crois avoir entendu un jour un avocat dire à son client, ce qui importe n’est pas la vérité mais d’avoir raison à la fin….

 

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"chacun de nous est magique, combien le réalisent et combien partent trop vite..."

Publié le (modifié)

A notre époque victimaire, la tendance est à la sacralisation de la parole de la victime. La présomption d'innocence est régulièrement attaquée par des groupuscules militants au profit de leur "bonne cause". Les institutions judiciaires résistent .L'affaire d'Outreau les ont profondément et durablement marqué : des honneurs salis, des suicides , des vies brisées de parfaits innocents  accusés également par plusieurs personnes. On avait juste oublié qu'un enfant ou un groupe d'enfants pouvait mentir.  La vindicte populaire et l'emballement médiatique  a supplanté  le temps dont a besoin l'institution judiciaire dans la recherche de la vérité.

Des femmes peuvent également mentir (tout comme les hommes). La vie injustement brisée , cela peut-être la votre, ou celle d 'un de vos proches.

Une affaire de la sorte ne devrait être médiatisée que lorsque la Justice s'est prononcée. S'il est jugé coupable, la sentence rendue par l'institution judiciaire se suffit à elle-même. Même s'il est jugé innoncent, sa carrière est déja compromise. Audaciter calomniare semper aliquid haeret Mentez, calomniez, il en restera toujours quelque chose .

Modifié par Jérôme ABEILLE
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Publié le

On peut plus rien dire, on peut rien faire aujourd'hui M'sieur Dame!!

Si en plus les victimes se plaignent. On vit dans une drôle de société. 

Publié le (modifié)
il y a 51 minutes, Frédéric HÔ a dit :

Si en plus les victimes se plaignent. On vit dans une drôle de société. 

On vit surtout dans une société qui manifeste une défiance inégalée envers son système judiciaire. La justice ne se rend plus dans les tribunaux, mais dans la presse avide de scandales, les réseaux sociaux avant même qu'un processus d'investigation soit diligenté. La sentence qui est prononcée par des représentants du peuple (les cours d'assises constituées de citoyens tirés sur les listes électorales) ne pèse plus grand chose par rapport à l'opprobre populaire.

J'ai hésité à alimenter ce fil qui concourt à cette dynamique de sape d'un système , fusse t'il encore imparfait, qui a mis des siècles à se constituer. Des prétendants au statut de victime qui se retrouvent au final sur le banc des accusés, c'est monnaie courante et c'est le sens de nos institutions de ne pas verser dans le manichéisme ou l'angélisme de Monsieur et Madame Tout Le Monde au comptoir du café du commerce.   

Modifié par Jérôme ABEILLE
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Publié le (modifié)
Il y a 2 heures, Jérôme ABEILLE a dit :

On vit surtout dans une société qui manifeste une défiance inégalée envers son système judiciaire.

 Cette défiance est-elle si inégalée ? Déjà en 1678 La Fontaine écrivait dans Les Animaux malades de la peste : « Selon que vous serez puissant ou misérable, les jugements de cour vous rendront blanc ou noir ».

Il y a 2 heures, Jérôme ABEILLE a dit :

La justice ne se rend plus dans les tribunaux, mais dans la presse avide de scandales, les réseaux sociaux avant même qu'un processus d'investigation soit diligenté.

Comme la justice, la presse fait aussi partie intégrante d’une société démocratique. On attend aussi de ce « quatrième pouvoir » des investigations. Que ces investigations déclenchent parfois celles des institutions judiciaires n’est pas choquant. C'est même plutôt sain dans une démocratie.

Il y a 2 heures, Jérôme ABEILLE a dit :

La sentence qui est prononcée par des représentants du peuple (les cours d'assises constituées de citoyens tirés sur les listes électorales) ne pèse plus grand chose par rapport à l'opprobre populaire.

Ce qui est nouveau, ce sont effectivement les réseaux sociaux sur lesquels tout un chacun peut exprimer ses convictions et qui agissent comme caisse de résonance d'une opinion publique qui était auparavant cantonnée au bar du coin. Mais ne nous y trompons pas : envisager une présomption de culpabilité (fusse-t-elle populaire) ne condamne pas plus qu’une présomption d’innocence ne blanchit d’avance un accusé. C'est à la justice de prononcer une sentence.

Il y a 2 heures, Jérôme ABEILLE a dit :

J'ai hésité à alimenter ce fil qui concourt à cette dynamique de sape d'un système , fusse t'il encore imparfait, qui a mis des siècles à se constituer

Certes notre justice n'est pas parfaite. Mais pour utiliser une expression galvaudée, ne jetons pas le bébé avec l’eau du bain. Elle sait reconnaitre ses erreurs (Outreau), prendre souvent efficacement le relai de la presse et agir comme contre-pouvoir comme il sied dans toute démocratie. Elle doit rester forte et pour cela être équitable pour ne pas prêter le flanc à ceux qui voudraient la dénigrer.

Bob

Modifié par bob (Patrice)
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  • Tolérance : c'est quand on connaît des cons et qu'on ne dit pas les noms (Pierre Doris - Humoriste 1919-2009)

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