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Je me faisais la réflexion, faire croire qu'on a des pouvoirs est extrêmement mal vu par la communauté magique exemple avec James Randi et Gérard Majax contre Uri Geller.


Mais je ne suis pas vraiment fan du concept à la mode de dire qu'on est des experts en psychologie capable de deviner les micromouvements du visage, détecter les mensonges par des gestes qui trahissent etc... C'est pas moi
Personnellement, je me verrais plus en personnage de pseudo-charlatan disant à qui veut l'entendre être capable de grand pouvoir psychique tel que lire les esprits et tordre la matière. Que c'est quelque chose de naissance genre "médiumnité" et en faire un show.


Alors vous allez me dire, c'est bien mais dans ce cas-là, il faut faire une annonce au début du spectacle pour dire que tout ce qu'ils vont voir n'est pas réelle mais dans pas mal de livre de mentalisme s'est déconseillé. Exemple avec "Iréel" de Bruce Bernstein ou même le fameux "13 steps to mentalism" de Corinda.

Donc voici ma question, comment présenter ça sans passer rapidement pour un charlatan avec toute la communauté magique et les zététiciens qui me tombent dessus pour faire un debunkage de chaque prestation?

Je voulais avoir votre avis éclairé vu que vous êtes souvent de bon conseil !

(Je pose cette question car d'autres magiciens sont déjà venus m'embêter sur TikTok pour ma façon de présenter les choses : https://www.tiktok.com/@zzartag)

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Publié le

Je pense qu'il faut juste se rappeler que c'est un spectacle. Et que chacun peut se faire son jugement sur l'artiste qui est sur scène. Et traiter ses spectateurs comme des gens capables d'avoir un jugement intelligent sur ce qu'ils voient, qui n'est qu'un simple spectacle.

Le reste est un débat de magiciens qui veulent rester les seuls gardiens des secrets face à des moldus qui ne sont pas assez futés pour comprendre qu'ils ont un artiste en face qui joue un spectacle. 

Soit honnête avec toi même et assume l'artiste que tu veux être. Et vas y a fond. Sur scène tu peux être tout ce que tu veux être. Et ne donne pas tant d'importance aux avis des autres artistes. Laisse le public seul juge.

Je n'ai qu'un seul avis très tranché à te donner, c'est de ne pas écouter les avis très tranchés !

 

  • J'aime 4
Publié le (modifié)

À moins que toute la communauté magique et zététicienne soit présente à ton show, et c'est tout le mal que je te souhaite d'être reconnu, la question reste ici comment se présenter face au public de ton show. Le reste importe peu.

Modifié par Frédéric HÔ
Publié le
il y a 7 minutes, Mathieu GOFFINET a dit :

[...] l'artiste qui est sur scène. Et traiter ses spectateurs comme des gens capables d'avoir un jugement intelligent sur ce qu'ils voient, qui n'est qu'un simple spectacle.

[...] Sur scène tu peux être tout ce que tu veux être. [...]

 

ça marche aussi en close up?

  • Thomas changed the title to Mentalisme et comment se présenter
Publié le (modifié)

A mon sens ça ne change rien. Et pareil dans la rue, ou n'importe où.  Tant que tu es là en tant qu'artiste.

Le seul moment où cela devient problématique selon moi, c'est lorsque tu décidés de recevoir les gens individuellement pour des séances, où tu n'es plus vraiment un artiste, mais une personne qui se présente pour les aider dans leur vie personnelle. Là, effectivement, tu n'es plus l'artiste, et cela devient totalement malhonnête d'utiliser des artifices pour en tirer un profit en utilisant les difficultés des gens.

A moins d'être réellement convaincu que tu as une vraie capacité à les aider et à faire ça le plus sincèrement du monde, comme pouvait le faire T.A Waters (celui de Mind Myth and Magick) par exemple. En gros l'idée serait de penser que les techniques de mentalisme, de cold reading, de suggestions, permettraient de jouer, un peu, le rôle de psychologue amélioré (puisque doué de facultés extra ordinaires) afin de permettre à la personne en face de se dévoiler, de s'ouvrir, et ainsi de se retrouver elle même.... Je suis à titre personnel convaincu que cela s'appelle de l'escroquerie, et qu'il ne faut surtout pas rentrer dans cette ambiguïté, et je ne peux que te conseiller de rester très éloigné de ça. Mais là on rentre dans un autre débat.

Donc sois un artiste, défend ton rôle comme toi tu l'entends, fais passer un moment hors du temps à tes spectateurs en restant toujours bienveillant avec eux, sois à fond dans tes idées, amène ton personnage où tu veux l'emmener pour faire vivre des émotions les plus intenses possibles à tes spectateurs.

Personnellement, je trouve Derren Brown totalement génial sur scène car justement il explique de manière très intelligente qu'il n'utilise que des techniques, mais au final, avec son charisme, ses références religieuses, historiques et culturelles, il se place tout de même très vite dans une posture d'homme extra-ordinaire par ses connaissances. Sa manière de rappeler qu'il n'a pas de pouvoir particulier renforce justement l'idée qu'il a des connaissances qui lui donnent des pouvoirs particuliers. Il en devient donc ambigu pour le public. Mais c'est magnifiquement fait et il a un talent immense. 

Tu es un artiste, un acteur qui joue un rôle. Quand un acteur joue le rôle de l'assassin, même sur scène devant un public en direct, il ne s'arrête pas juste avant de mettre un coup de couteau à sa victime pour montrer que son couteau possede une lame retractable, qu'il éjecte un liquide rouge, et que lui est un gentil monsieur qui veut juste partager un moment sympa avec son public. Il arrive, il se remplit de haine, de colère, il frappe, l'autre s'écroule. Et je n'ai jamais vu un spectateur se lever pour appeler les secours. Mais nous serions tellement plus forts que ces milliers d'acteurs qu'on devrait prévenir notre public que ce qu'il va voir n'est pas un reportage, n'est pas la réalité. Alors soit nous sommes les seuls artistes assez talentueux pour être convaincants, soit notre public est vraiment plus bête que tous les autres publics.

Respecter son public n'est pas de le mettre en garde, mais de lui présenter un spectacle de qualité en respectant son intelligence.

Modifié par Mathieu GOFFINET
  • J'aime 4
  • Merci 1
Publié le

Hello !

Si tu n'assumes pas d'avoir des "connaissances extremes en psychologie", ni des "pouvoirs mystiques te permettant de te connecter aux choses invisibles" (ouais j'en fait beaucoup, ok... 😄 ) tu peux aussi envisager déplacer les pouvoirs sur des objets ou des rituels... (et déplacer une éventuelle culpabilité également... 😛 )

Exemple : une clé étrange qui te permet quand tu la tiens de t'orienter pour trouver ton chemin (routine de blindfold ?)... ou encore, cet étrange truc dont tu as entendu parler : si on fait telle suite de gestes, et que l'on marmonne tel et tel "mots qui semblent être dans un langage obscur, il semble que l'on puisse avoir une vision du futur (enfin, ca ne fonctionne que pour les 5 prochaines minutes apparemment), etc. etc. Tu vois l'idée quoi... Juste une idée en passant ! A l'époque, une série m'avait fascinée (et orientée dans cette direction pour plein d'idées -jamais utilisées- dans mes carnets 😄 ) : The Lost Room ! ❤️

Enjoy !

  • J'aime 2

Choose your battles wisely.

Publié le (modifié)

Avec @Julien LOSA prudence car tu commences timidement avec une petite clef mystérieuse trouvée dans une broquante à Trifouilli sur Ornain et tu finis dans une Dark Room avec un teckel.

Il est nécessaire de se préparer à être décoiffé

Modifié par Frédéric HÔ
Publié le
il y a 21 minutes, Julien LOSA a dit :

(backroom et chihuahua... 😛 Mais j'suis déjà flatté que tu t'en rappelles hahaha)

C'était bien entendu back room qui fallait lire, par contre le chihuahua avait gobé quoi encore pour ressembler à un teckel..

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    • Disons… poussière d’étoiles à 40 % :   
    • Je vous fais un 3615 raconte ta vie sur ce tour (les quinquas comme moi comprendront l'allusion😉) Je l'ai immédiatement précommandé parce que je trouvais l'objet vraiment sympa et que je suis une fan de paddle. Quand je l'ai reçu, l'idée du scénario s'est imposée assez naturellement : j'allais raconter une histoire de feux tricolores (étonnant, non ?). Bon...ok...Jusque-là, rien de follement original (ne me jetez pas des pierres tout de suite), mais au moins cela avait le mérite de coller très naturellement à ce que voit le spectateur. Je vais vous mettre ma routine un peu plus bas, mais avant cela, j'avais envie de vous raconter la petite galère créative par laquelle je suis passée pour arriver à ce scénario.🤪 Première tentative : les frères ingénieurs Dès le départ, je suis partie sur l'idée d'un conflit autour de la place des couleurs. Ma première histoire racontait donc l'invention du feu tricolore. J'avais imaginé deux frères ingénieurs qui ne parvenaient pas à se mettre d'accord : l'un voulait placer le rouge au milieu, l'autre absolument en haut, etc. Vous voyez le principe : les deux frères se disputaient sur la place respective des couleurs jusqu'à ce que l'un finisse par l'emporter et que l'on obtienne le feu tricolore tel qu'on le connaît aujourd'hui. Bref, je n'étais que moyennement emballée par l'histoire, mais bon...testons en public.  Et là…Je me suis ramassée.😵‍💫 Pas sur le tour lui-même. Les spectateurs trouvaient l'objet sympa, les changements très visuels et le principe du tour leur plaisait. Mais l'histoire ? Pas du tout. Ils la trouvaient confuse (et ils avaient raison, elle était mal écrite) mais surtout terriblement plate et sans grand intérêt (euphémisme). Et avec le recul, je comprends parfaitement pourquoi. En gros, cela donnait : « Lui voulait mettre le rouge ici, mais son frère n'était pas d'accord… » Je secouais la raquette. Hop ! Le rouge changeait de place. « Vous voyez ? Finalement, c'est l'autre frère qui avait raison… » Bref, le degré zéro de la narration. Ce n'était finalement pas une histoire. Je me contentais de décrire ce que les spectateurs voyaient en ajoutant par-dessus l'artifice de deux ingénieurs qui se disputaient. Et surtout, moi-même, je n'étais pas à l'aise en la racontant. Donc : poubelle. Deuxième tentative : la guerre des couleurs J'ai quand même conservé mes deux idées de départ : le feu tricolore et le conflit autour des places. Mais cette fois, j'ai viré les deux frères ingénieurs. Ils n'apportaient rien. J'ai donc personnifié directement les couleurs. Le rouge voulait dominer les autres. On l'avait placé au milieu mais, évidemment, lui estimait que sa place était en haut parce qu'il était le plus fort. L'orange, qu'on avait placé en haut, préférait finalement être au milieu… Là encore, je racontais essentiellement ce qui se passait sous les yeux des spectateurs. Je l'ai quand même testée en public. Petit progrès : cette fois, les spectateurs comprenaient mieux l'histoire. C'était moins confus. Donc j'avais gagné quelque chose. Mais de là à dire que j'avais enthousiasmé les foules…😐 Personne n'est monté sur la table, au mieux des sourires polis avec quelques mots gentils. L'histoire restait très moyenne (là encore euphémisme mais je tiens à préserver mon égo et mon image de marque sur ce forum🙂 ). Donc : poubelle. Retour à la case écriture. Je voulais toujours conserver cette idée de feu tricolore. Je voulais toujours jouer avec cette histoire de places. J'ai essayé plusieurs scénarios, plusieurs angles…et rien, nada, des nèfles, le degré zéro de la créativité 😧. Donc pause dans l'écriture : quand ça veut pas, ça veut pas ! Et puis, cette semaine, j'ai fait quelque chose de tout bête. J'ai arrêté de chercher une histoire. J'ai pris une feuille de papier et j'ai simplement écrit le tour. Pas le scénario. Le tour. Geste par geste. Je prends le rouge. Je le place ici. Je montre la raquette. Je secoue. Le rouge se retrouve là. Je le retire. Je prends l'orange… J'ai écrit absolument tous les mouvements et tous les emplacements successifs des couleurs. Et là (roulement de tambours...), il s'est passé quelque chose d'assez paradoxal : le fait d'avoir écrit précisément ce que je faisais m'a permis d'arrêter de raconter ce que je faisais 😮 ! La lumière s'est faite, sans mauvais jeu de mots (Patricia humoriste, je fais les mariages, les baptèmes...embauchez-moi 🤩). Je suis repartie exactement de la même idée…mais à l'envers. Depuis le début, je cherchais à expliquer pourquoi les couleurs n'étaient pas à leur place. Et si, au contraire, le principe de départ était qu'elles tenaient absolument à y rester ? Et si les couleurs d'un feu tricolore étaient parfaitement disciplinées ? Rouge en haut. Orange au milieu. Vert en bas. Chacun à sa place. Pourquoi ? Parce que chacun a un métier très précis. Et là, j'ai enfin trouvé mes trois personnages (sonnez hautbois, résonnez musettes !) 😍. Le rouge passe ses journées à dire : « STOP ! STOP ! STOP ! » Forcément, à force, ça donne un certain caractère. Le vert, lui, c'est le gentil de l'équipe : « Allez-y… C'est bon… Vous pouvez passer… » Jamais un conflit. Et puis il y a l'orange. Le pauvre orange… Le vert dit : « Allez-y. » Le rouge dit : « Arrêtez-vous. » Et l'orange, lui, dit à peu près : « Euh… dépêchez-vous de vous arrêter. » Personne ne sait vraiment ce qu'il veut. Mais tous les trois ont une chose en commun : ils connaissent parfaitement leur place. Et c'est à partir de là que la magie peut commencer. Parce que cette fois, quand je place volontairement le rouge au milieu et qu'il saute en haut, je ne cherche plus une justification artificielle au déplacement : il retourne à sa place. Quand je mets l'orange en haut et qu'il revient au milieu : il retourne à sa place. Les effets magiques ne viennent plus illustrer l'histoire. Ils deviennent la conséquence de l'histoire : ô joie, ô allégresse ! Et surtout, cela me permet ensuite de faire évoluer ces trois personnages et de raconter ce qui se passe lorsqu'un jour, ces trois couleurs parfaitement disciplinées décident qu'elles en ont peut-être assez qu'on leur dise où est leur place… Voilà comment je suis arrivée à la routine que je vais vous présenter. Attention :  elle n'a pas encore été testée en public car je l'ai finalisée ce soir . Je ne l'ai même pas testé avec le matériel pour voir le tempo, la musicalité, la clarté, etc. Je la testerai problement la semaine prochaine puisque les Blouses Roses reprennent à l'hôpital. Il y aura certainement des choses à couper, des phrases qui fonctionneront moins bien à l'oral que sur le papier, des rythmes à modifier. Et peut-être que les spectateurs me diront tout simplement que c'est pourri ! 😟 Honnêment, je ne le souhaite pas car là, pour le coup, je l'aime bien mon histoire et j'ai envie de la raconter. Je suis beaucoup, beaucoup plus à l'aise avec elle. Les personnages me plaisent, et, pour la première fois, je n'ai plus l'impression d'avoir écrit un texte pour justifier les déplacements d'un tour de magie. J'ai l'impression d'avoir fait l'inverse : j'ai laissé les déplacements du tour me raconter l'histoire (j'espère que ce n'est pas un brin présompteux). Maintenant, reste à savoir si le public sera du même avis... Je vous mets donc la routine ci-dessous et j'attends évidemment vos retours (avec diplomatie hein !). Et dès que je l'aurai réellement testée en conditions, je viendrai vous raconter ce que cela a donné (enfin si cela vous intéresse). Troisième tentative : le feu discipliné (en espérant que ce soit la bonne !)   Il paraît, qu'en général, les feux tricolores sont parfaitement disciplinés. Rouge en haut. Orange au milieu. Vert en bas. Chacun à sa place. GESTE : Montrer la raquette des deux côtés. Et celui-ci était probablement le plus discipliné de tous. Il faut dire que dans un feu tricolore, chacun a un métier très précis. Le rouge, par exemple… Le rouge, c'est le chef. (pas convaincue par cette ligne - peut-être à retravailler) Toute la journée, il dit : « STOP ! » STOP. STOP. STOP. Vous imaginez le métier ? Passer ces journées à dire aux gens de ne pas bouger. Forcément, ça vous donne un certain caractère. GESTE : Retirer les trois pièces et les confier au spectateur. Montrer la raquette complètement vide. Et le rouge prend son travail très au sérieux. Sa place, c'est en haut. Alors si, volontairement, je le mets au milieu… GESTE : Prendre le rouge, le montrer des deux côtés et le placer au milieu. …il n'aime pas du tout ça. Il suffit de secouer un peu…(pas convaincue par cette ligne - peut-être à retravailler) GESTE :  Secouer. Le rouge saute en haut. …et immédiatement : « STOP ! Moi, c'est en haut. » GESTE : Montrer les deux côtés. On peut essayer de discuter… GESTE : Faire revenir le rouge sur sa pièce. …mais avec quelqu'un qui passe sa journée à dire STOP, la négociation est assez limitée. GESTE : Rendre la pièce rouge au spectateur. Après, il y a l'orange. Alors l'orange… Son métier est beaucoup plus compliqué. Parce que le vert dit : « Allez-y. » Le rouge dit : « Arrêtez-vous. » Et l'orange, lui, dit : « Euh… dépêchez-vous de vous arrêter. » Personne ne sait vraiment ce qu'il veut. GESTE : Prendre l'orange et le montrer des deux côtés. Mais lui, en revanche, sait parfaitement où est sa place. Au milieu. Alors si je le mets en haut… GESTE : Placer l'orange en haut. …ça le perturbe. GESTE : Secouer. L'orange saute au milieu. Et voilà. Il retourne au milieu. GESTE : Montrer les deux côtés. C'est peut-être le seul moment de la journée où l'orange sait exactement ce qu'il doit faire. GESTE : Faire revenir l'orange sur sa pièce. Vous voyez, ce feu était parfaitement discipliné. Chaque couleur connaissait son travail. Chaque couleur connaissait sa place. Et c'est là que j'ai fait une erreur. J'ai voulu voir jusqu'où allait leur sens de la discipline. GESTE : Prendre le rouge et l'orange. J'ai remis le rouge en haut… GESTE : Placer le rouge. …l'orange au milieu… GESTE : Placer l'orange. Cette fois, aucune erreur. Ils étaient exactement là où ils devaient être. Rouge en haut. Orange au milieu. GESTE : Montrer les deux côtés. Et je leur ai dit : « Voilà. Maintenant, vous ne bougez plus. » Pause. Je crois que le rouge a assez mal vécu qu'on lui dise « STOP ». GESTE : Secouer. Les deux couleurs disparaissent. Et là… plus de rouge. Plus d'orange. GESTE : Montrer lentement les deux pièces devenues vierges, des deux côtés. Ils avaient quitté leur poste. Enfin… c'est ce que j'ai cru. GESTE : Retirer les deux pièces vierges. Révéler le rouge et l'orange incrustés dans la raquette. Parce qu'ils étaient toujours là. Le rouge en haut. L'orange au milieu. Toujours à leur place. Sauf que cette fois… ils s'étaient incrustés. Littéralement. GESTE (pause) : Laisser voir l'image un instant. Et il restait le vert. GESTE : Prendre la pièce verte. Le vert, c'est le gentil de l'équipe. Toute la journée, il dit aux gens : « Allez-y. » « C'est bon. » « Vous pouvez passer. » Jamais un conflit. Jamais une hésitation. Il voit arriver une voiture : « Allez-y, je vous en prie. » Alors je me suis dit : « Lui, au moins, il ne va pas poser de problème. » GESTE : Insérer le vert en bas. Et tout est redevenu normal. Rouge en haut. Orange au milieu. Vert en bas. GESTE : Montrer lentement les deux côtés. Chacun à sa place. Le rouge pouvait dire STOP. Le vert pouvait dire ALLEZ-Y. Et l'orange pouvait continuer à ne pas savoir exactement ce qu'il voulait dire. Tout allait bien. Enfin… pendant quelques secondes. GESTE : Regarder le feu. Petite pause. Parce qu'après toutes ces années passées ensemble… ils avaient peut-être compris quelque chose. GESTE : Secouer. Rouge et orange sautent sur la pièce verte. Le rouge a quitté le haut. L'orange a quitté le milieu. Et tous les deux sont allés rejoindre le vert. GESTE : Montrer les trois couleurs réunies. Pour la première fois… plus de chef. Plus d'indécis. Plus de gentil. Juste trois couleurs… qui avaient décidé de rester ensemble. GESTE : Retirer lentement la pièce portant les trois couleurs. Montrer la raquette complètement vierge des deux côtés. Plus personne en haut. Plus personne au milieu. Plus personne en bas. GESTE : Regarder la pièce avec les trois couleurs, puis la raquette vide. Finalement… ce n'était pas un feu tricolore qui n'était plus discipliné. C'était simplement trois collègues… qui en avaient assez qu'on leur dise où était leur place.    
    • Revenons sur l’explication :  https://vm.tiktok.com/ZN8NE37wo/
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