Aller au contenu

Recommended Posts

Publié le

Bonsoir Jean-Jacques (EDLER),

Je me permets 2 questions avant de me lancer dans la fabrication

-  Quel est l’intérêt de mettre les 2 aimants en diagonale comme Shin LIM au lieu de les mettre au centre en haut et en bas de la carte (ce qui faciliterait mes futures manipulations)

-  Ne peut on pas supprimer une des 2 étresses pour avoir une rigidité plus proche de la réalité

Merci de tous les conseils déjà donnés

Pas de pub non magique pour les membres du Cercle VM. Clique ici pour en savoir plus !
Publié le

Mettre les aimants en diagonale donne un écartement légèrement plus grand, d'où une précision légèrement meilleure dans l'alignement des bords.

En effet, les aimants, s'ils ne sont pas très puissants, sont soumis à l'attraction, évidemment, mais aussi au frottement : plus ils sont alignés, plus ils serrent fort, plus ils serrent fort, plus le frottement des deux cartes s'accentue, et ralenti l'alignement...

 

Autre idée : ce sont souvent les bords qui baillent, dans une double. En mettant en diagonale, on sécurise davantage les bâillements, pour peu que les cartes ne soient pas parfaitement plates.

Enfin, il est parfois plus discret d'avoir la légère protubérance des aimants sur des points décentrés, ou le regard se porte moins, qu'en plein milieu d'un côté.

Mais ces trois arguments (Gloire à la règle des 3) ne sont pas trenscandants, si ça t'arrange de mettre les aimants ailleurs, fais toi plaisir!

La meilleure façon de faire les choses, c'est d'en essayer plusieurs...

Second point :

on peut supprimer une des âmes de cartes, mais celà dépend de la puissance des aimants et du type de manipulation :

le côté qui n'aura qu'une couche externe peut se déchirer.

s'il n'y a jamais d'assemblage des cartes de ce côté, ou si les aimants sont très peu puissants, pourquoi pas...

A noter cependant que le côté plus fin laissera davantage voir la bosse bien délimitée de l'aimant. Vérifie si cela ne te gêne pas...

Enfin, la rigidité supérieure d'une carte aimantée épaisse permet aussi de s'en servir de carte clef à l'effeuillage, et donc de couper sur la carte sans regarder le jeu, ce qui est bien pratique : cela donne une nonchalance à la coupe qui montre qu'on coupe n'importe où...

Mais ces trois arguments (gloire à la règle des 3) ne sont pas absolus, on peut toujours faire autrement...

tiens, par exemple, on peut enlever l'âme d'une carte, mais en rajouter une couche sur l'aimant, d'un diamètre légèrement plus grand que la taille de l'aimant :

Celà aide à cacher la bosse, en faisant un aplatissement  plus progressif, tout en renforçant la résistance mécanique, mais en laissant des bords de carte relativement fins...

Tout est affaire de goût...

Gilbus

  • J'aime 3

Quand le magicien montre la lune avec son doigt, le public regarde le doigt...

Publié le

Et pour revenir sur la question du vieillissement, les cartes série 1800 ne se fabriquent plus, on trouve actuellement pour trop chers (dans les 30€ le jeu...) les fins de stock.

On peut les remplacer par la serie 1900, que je trouve moins jolies, mais qui peuvent faire l'affaire cependant.

Je déconseille pour la majorité des applications les bicycle "wintage", que je trou bien trop sombres, et qui sont donc moins lisibles pour le spectatspectateurs...

Gilbus

 

Quand le magicien montre la lune avec son doigt, le public regarde le doigt...

Publié le

Au sujet des cartes aimantées, Gilbus a tout à fait raison. Et rien ne vaut l'expérimentation. C'est d'ailleurs l'expérimentation qui m'a fait préférer la méthode de conserver les deux étresses : à chaque fois que j'ai choisi de ne garder que le par-devant ou que le tarot, pour une carte, j'ai été déçu. Malgré de longues mises sous presse, le résultat n'était jamais satisfaisant. Seul le fait de conserver son étresse confère aux deux faces fines un fini parfait.
À tel point que parfois je suis obligé d'utiliser un aimant pour retrouver mes cartes aimantées : même au toucher ce n'est pas évident. Cela fait une étresse supplémentaire ? Etant donné l'épaisseur d'une étresse, cela ne se remarque pas du tout. Et sans l'étresse, l'une des faces minces laissera voir les aimants, elle sera beaucoup trop fine.

Si, au niveau de l'aimant, la carte est très légèrement bombée, il ne faut surtout pas presser au niveau de l'aimant. Sinon il se découpera visiblement. Au contraire, un léger dégradé qui s'éloigne de l'aimant fera passer sa présence totalement inaperçue. C'est le même principe qu'avec les grandes illusions, l'épaisseur d'une table ne se remarque pas et pourtant...

La vérité n'existe pas, c'est à chacun d'expérimenter et de trouver sa technique. La mienne me convient à 100%, je ne vois aucun élément nouveau qui pourrait me la faire changer, car je vise la plus grande perfection possible, qui me permet de donner les cartes à un spectateur sans qu'il remarque quoi que ce soit.

Et l'expérience des autres ?

  • J'aime 3
  • Merci 2
Citation
Quand on veut on peut.
  • 2 weeks plus tard...
Publié le

Merci aux 2 spécialistes (Elder et Gilbus) pour vos remarque astucieuses qui montrent votre expérience du sujet et qui permettent d'avancer plus vite

1) Par contre, cher Elder, comment pour le collage comme évoqué si subtilement,  "dégrader sa pression en s'éloignant de l'aimant"  car j'ai pensé à un trou d'un diamètre plus grand que l'aimant dans une autre carte posé sur la "carte aimant" avant pression  mais cela ne permet pas vraiment de dégradé la pression

2) Par ailleurs, peut on réduire la puissance d'un aimant de la moitié par exemple j'ai des confettis de 0.27ml et j'aimerais que certains aimantent moins que d'autres auriez vous une suggestion 

Publié le
Il y a 7 heures, Willo OVD a dit :

2) Par ailleurs, peut on réduire la puissance d'un aimant de la moitié par exemple j'ai des confettis de 0.27ml et j'aimerais que certains aimantent moins que d'autres auriez vous une suggestion

Désolé, à part éloigner l'aimant (en ajoutant une couche de carte supplémentaire par exemple), je ne vois pas trop comment le faire simplement.

Il paraît qu'en chauffant les aimants néodyme, on peut leur faire perdre leur puissance, mais je n'ai jamais essayé, donc il faudrait procéder expérimentalement, par tâtonnement, avant de trouver le bon réglage, si c'est possible... Et donc prendre le risque de bousiller des aimants...

Si tu le tente, tiens nous au courant 😁

Gilbus

Quand le magicien montre la lune avec son doigt, le public regarde le doigt...

Publié le
Il y a 12 heures, Willo OVD a dit :

Merci aux 2 spécialistes (Elder et Gilbus) pour vos remarque astucieuses qui montrent votre expérience du sujet et qui permettent d'avancer plus vite

1) Par contre, cher Elder, comment pour le collage comme évoqué si subtilement,  "dégrader sa pression en s'éloignant de l'aimant"  car j'ai pensé à un trou d'un diamètre plus grand que l'aimant dans une autre carte posé sur la "carte aimant" avant pression  mais cela ne permet pas vraiment de dégradé la pression

2) Par ailleurs, peut on réduire la puissance d'un aimant de la moitié par exemple j'ai des confettis de 0.27ml et j'aimerais que certains aimantent moins que d'autres auriez vous une suggestion 

1) Il suffit de ne pas appuyer trop fortement au niveau de l'aimant, au moment du collage des deux parties de la carte. Le carton conservera ainsi un léger bombé qui passe inaperçu, mais qui évitera de mettre en valeur les contours de l'aimant (sous une lumière rasante par exemple).

2) La seule façon de diminuer de moitié la puissance d'un aimant... c'est d'en couper la moitié. 🙂
Mais attention, ce type d'aimant est très fragile. Il risque de se briser en plusieurs morceaux. Qu'il suffirait de grouper au collage, dans ce cas, pour n'en conserver que la moitié de la surface de l'original.
Désolé, je ne l'ai jamais fait, mon principal souci a toujours été d'avoir des aimants les plus puissants possible.

  • J'aime 2
Citation
Quand on veut on peut.
Publié le (modifié)
Il y a 10 heures, Jean-Jacques MEYER (Edler) a dit :

La seule façon de diminuer de moitié la puissance d'un aimant... c'est d'en couper la moitié. 🙂

Bon sang mais c'est bien sûr !

C'est la solution la plus évidente.

Mais bien sur, si l'aimant n'a plus une forme ronde, la précision de l'alignement risque de s'en ressentir, à voir si c'est important...

Gilbus

Modifié par Gilbus

Quand le magicien montre la lune avec son doigt, le public regarde le doigt...

Publié le (modifié)
Il y a 1 heure, Gilbus a dit :

Mais bien sur, si l'aimant n'a plus une forme ronde, la précision de l'alignement risque de s'en ressentir, à voir si c'est important...

À moins de le découper en cercle. Il y a déjà pas mal d'années, je me fabriquais une pièce en verre, pour la rendre invisible. Pour découper une petite plaque de verre, de façon circulaire, je la plongeais dans l'eau et la taillais avec des ciseaux, sous l'eau. De cette façon elle ne se cassait pas. Je ne sais pas si ce serait pareil, avec ce genre d'aimant.

Par contre, je me demande si le problème de l'alignement peut se poser, avec un aimant dont l'attraction est réduite de moitié. J'avais trouvé des aimants plus fins que ceux de Shin Lim (0,25 au lieu de 0,27 mm) et un peu plus petits, en Allemagne. Mais à l'usage je les ai abandonnés : leur faiblesse d'attraction rendait leur alignement très très très aléatoire.

Modifié par Jean-Jacques MEYER (Edler)
  • J'aime 1
Citation
Quand on veut on peut.
Publié le

Bonjour, J'ai passé le cap aujourd'hui ayant reçu mes Maiden Back.  
Merci à tous pour vos expérience, Et particulièrement à @Jean-Jacques MEYER (Edler) pour la méthode qualitative !
Heureusement que j'ai pris connaissance du sujet avant que j’entame la méthode de Shin Lim..! 
Ce soir toute les étresses se reposeront dans un dictionnaire le tout sous un pack d'eau.
Demain plus qu'à appliqué les aimants de Shin ! 

(je pense bien que vais racheter un lot d'aimant de SL...)

 

Bonjour tout le monde !
J'ai ce matin fini mes 12 cartes aimantées. Je viens donc vous faire part de mon expérience  (ou mon inexpérience).
C'est ma première fois et j'ai puisé dans tout vos conseils voulant mettre la qualité au rdv.
J'ai tout détressé 24 carte pour avoir un tarot et une face avec étresse, je les ai laissé reposé une  nuit sous presse.
Elle n'était pas parfaitement plate mais mon impatience m'a fait commencer et ce n'était pas un problème.
J'ai donc appliqué les aimants en diagonale comme vos conseils mais j'ai fait une grosse erreur ! Faites soigneusement votre 1ère carte en plaçant exactement les aimants au même endroit dans les coins. car au final je me avec des carte aimantable que dans un sens car l'autre il y a un léger décallage. Je m'en suis rendu compte au bout de plusieurs cartes en voulant rattrapé le tir j'ai cassé un aimant de Shin donc je laisse comme ça. Pour les prochains je saurai ! 

Mais voilà sinon j'ai  12 cartes aimanté, 4 as, 4 dames, 4 rois. Et je suis fier de mes premières ! Favorisez les 2 étresses c'est top merci encore Jean-Jacques pour ton expérience !

Rejoins la conversation !

Tu peux publier maintenant et t'enregistrer plus tard. Si tu as un compte, connecte-toi maintenant pour publier avec ton identité.

Invité
Répondre à ce sujet…

×   Vous avez collé du contenu avec mise en forme.   Restaurer la mise en forme

  Only 75 emoji are allowed.

×   Votre lien a été automatiquement intégré.   Afficher plutôt comme un lien

×   Votre contenu précédemment saisis, a été restauré..   Effacer le contenu

×   You cannot paste images directly. Upload or insert images from URL.

  • Messages

    • Le ready-made Ou comment devenir artiste. La première chose est de définir l'artiste : Dans l’art contemporain, l’artiste est celui qui dit qu'il est un artiste. Donc si vous n'êtes pas artiste… dites que vous êtes artiste et c'est bon. Néanmoins c'est bien d'avoir une œuvre d'art, pour prouver que vous êtes artiste.  Je vous propose donc de devenir un spécialiste du ready-made. C'est une forme d'art extrêmement élaborée qui repose sur une technique complexe : Déjà prenez un objet. N'importe quel objet dans votre quotidien, autour de vous, un objet. Voilà c'est tout : C'est votre œuvre.  Car puisque vous êtes artiste, si vous décidez que cet objet est une œuvre c'est donc une œuvre.  Maintenant il y a toujours des esprits chagrins qui vont contester le statut d’œuvre de votre création.  Pour cela il faut soigner la présentation comme en magie : il faut soigner l'emballage.  L’écrin donne sa valeur au bijou, l’exposition son authenticité à l’art. Mettons pour l'exemple que votre œuvre soit un petit ventilateur portable. C'est pas cher et on peut en trouver sur Aliexpress pour quelques euros maximum.  Il faut vous procurer un socle d'exposition, que vous pouvez construire vous-même, commander à un menuisier, ou acheter sur Aliexpress de toute façon.  C'est un parallélépipède de couleur neutre et unie sur lequel vous allez pouvoir poser votre œuvre. Si c'est une œuvre passive vous pouvez également ajouter un globe en plexiglas ou en verre pour protéger l'œuvre, ou une cage cubique en plexiglas de façon à ce qu'on puisse voir l'œuvre sans pouvoir la toucher.  Mais dans le cas de notre ventilateur il ne faut pas qu'il y ait d'obstacle entre le public et l'œuvre elle-même car l'œuvre va souffler. Cela va créer une interactivité entre l'œuvre et le public, c'est le top au niveau du ready-made.  Maintenant il faut passer à l'argumentaire, c'est le plus important en art contemporain  Vous allez coller sur le côté du socle une petite étiquette portant le titre de l’œuvre.  Le titre peut-être en rapport avec l'œuvre, ou une fonction de l'œuvre, ou une couleur de l'œuvre, ou ou pas, d'ailleurs : le titre peut être complètement quelconque, l'important c'est que ce soit conceptuel.  Pour notre ventilateur je propose « la vie ».  la vie c'est le souffle, la vie c'est l'air, la vie c'est la relation entre quelque chose et autre chose donc entre votre œuvre et le public qui va recevoir le flux d'air du ventilateur  Bien sûr il ne faut pas expliquer tout ça au public sur l'étiquette.  L'étiquette doit laisser l'imaginaire du public s'emparer du titre et essayer de chercher un lien quelconque avec l'œuvre, et c’est mieux si le lien est difficile à trouver, ça veut dire que l'œuvre est intelligente et que bien sûr celui qui trouvera un lien, quel qu’il soit, sera encore plus intelligent : cela va flatter le public. Mais comme ont sait que le public n'est pas très malin malgré tout, c'est bien d'avoir un vendeur ou un guide dans l'exposition qui va détailler justement la fonction de l'œuvre, son lien avec l'univers réel, subjectif, psychologique, cosmique et plus si affinités, avec tout ce qu’il voudra, d'ailleurs, puisque votre œuvre est universelle : forcément c'est contemporain. Donc le guide pourra expliquer le souffle de la vie, il pourra expliquer bien sûr que le ventilateur fonctionne sur batterie, il y a la vie qui s’écoule et qui va s’épuiser pour finir par s’éteindre puisque le ventilateur va s’arrêter quand il y aura plus de charge, voilà c’est une extraordinaire métaphore de la vie qui en économisant son souffle peut durer plus longtemps mais en se donnant à fond bien sûr, pourra brûler la chandelle par les deux bouts, même si on peut dire que c’est un peu archaïque comme définition, mais c’est pas grave du moment que c’est dit avec conviction, c’est important. N’oublions pas le bouton de réglage de puissance, qui incarne à la fois le libre arbitre et les limitations intrinsèques de l’être.  Il va également détailler l’aspect esthétique de l’œuvre : dans mon cas j’ai un ventilateur qui est moitié blanc moitié noir et c’est l’opposition entre le yin et le yang, la mort la vie, le jour et la nuit, bref il y a opposition quelle que soit l'opposition, c'est fort.  Et plus élaboré, il y en a qui ont cherché le lien avec l'univers concret visible et la matière et l'énergie noire que nous décrivent nos physiciens, ce qui permet d'avoir un petit accent scientifique et quantique qui n'est pas mauvais pour l'art contemporain, soyons conceptuel, mais branché. Si le vendeur/guide n’est pas dans vos moyens, vous pouvez réaliser une fiche consultable collée pas loin du socle. Vous constituez comme ça une exposition d'une vingtaine ou une trentaine d'œuvres. Pas trop, parce qu'il faut montrer que c'est difficile à faire quand même. Si vous avez commandé vos socles par lot, cela peut vous prendre presque une demi heure, si l’impression des étiquettes est lente. Il faut maintenant monter l'exposition et pour ça disposer vos socles à différents endroits d'une pièce. Pour l'éclairage vous pouvez varier , faire un coin de la pièce qui est quasiment dans l'obscurité si les objets restent plus ou moins visibles, et d'autres ou les objets sont plein feux. la variété ne nuis pas. Après, vous pouvez aussi opter pour une homogénéité de votre exposition avec tous les objets qui sont placés au même rang. Le choix n'a pas tellement d'importance, puisque de toute façon il sera évident pour tout le monde que vous avez soigneusement réfléchi à toutes les implications de chaque détail de l'exposition, et que même ce qui paraît incongru est en fait complètement voulu. C'est tout l'intérêt de l'art contemporain : quand on fait quelque chose de nul, eh bien le public ne peut pas imaginer que l'on a tout simplement raté, non, on a forcement fait exprès de faire quelque chose de nul, et du coup ça devient génial. Voilà, vous êtes artistes. Demandez à un ami milliardaire/ministre de la culture/investisseur de fond de pension de vous acheter les trois quart de l’exposition, très chers. Multipliez le prix de ce qui reste par 1000, ainsi vous aurez votre cote, et votre investisseur pourra revendre avec une plus value intéressante. Bienvenu dans le monde parfait de l’art contemporain.  Dans les prochaines formations, nous parlerons de l’art pictural, de l’utilisation des éclaboussures de peinture, du crayonnage compulsif, des oppositions entre ces méthodes organiques et celles utilisant une règle pour faire des rayures. (spoiler alerte, n’importe quelle méthode est bonne pour l’art contemporain)… Nous aborderons la sculpture : le modelage et l’empilement aléatoire de boulles de glaises marron, et une master classe sur l’évidence scatologique du résultat. Ce qui nous amènera dans l’univers de la transgression, étape incontournable de l’art contemporain, avant de basculer dans l’étape ultime, l’évacuation du sens, de l’intention, puis de l’œuvre elle-même . Gilbus
    • Un très grand nom de la magie est parti. Son personnage haut en couleur, très expressif voire parfois démesuré contrastait avec l'homme, très réfléchi, calme et discret. Il a, je pense, donné tout ce qu'il a pu : son énergie lors de ses prestations, ses théories, ses idées, son oeuvre au travers de ses ouvrages, vidéos et conférences et son amitié. Imaginatif et travailleur, il a, en dehors du personnage artistique que nous connaissons, été un organisateur de beaucoup d'évènements. Il a été un rassembleur, un fédérateur discret. Il n'a rien fait de tout cela pour la gloire ou l'argent mais juste parce qu'il en avait envie, parce que sa passion était hors normes et qu'il voulait intensément la transmettre. Il a réussi. Mes amis "d'un certain âge" ont vu, lu et vécu à l'époque de Larry Jennings, Dai VERNON, Arturo De Ascanio, Edward MARLO, Brother John HAMMAN, Fred KAPS, Tony SLYDINI, Albert GOSHMAN, Doug HENNING et j'en oublie beaucoup. Leurs témoignages et ce que j'ai moi-même vu et/ou lu ont alimentés ma passion et mes connaissances de cette époque et de leur héritage (technique, théorique). Ma génération (30-40ans) a fait ses premiers pas en magie avec Bernard BILIS, @Dominique DUVIVIER, David STONE, Juan TAMARIZ, Jean-Pierre VALLARINO, @Gaëtan BLOOM, Sylvain MIROUF, pour ne citer que les plus "proches" géographiquement car nous avons pour la plupart appris au travers de leurs publications et suivi leurs parcours. Je n'étais pas d'accord avec Jean MERLIN sur un point : lorsqu'il disait que les magiciens de son époque n'avaient pas de "successeurs" aujourd'hui à part Tony SLYDINI avec Yann FRISH. La passion et les idées de Juan TAMARIZ n'ont pas disparues. Elles ont été transmises à de nombreux magiciens, Dani DAORTIZ en tête. Il n'a pas le même personnage, a développé ses propres théories mais on peut y voir un "successeur" de Juan TAMARIZ. Il est très bien parti pour devenir un aussi grand homme que lui en tout cas. Ce que je veux dire, c'est que pour chaque domaine de la magie, nous avons perdu des grands noms mais leurs oeuvres et leur passion sont toujours là, sur des pages, sur des vidéos, au travers de témoignages qui se transmettent. C'est dans l'ordre des choses. Je pense que si Juan TAMARIZ organisait tant d'évènements chez lui et ailleurs, ce n'était d'ailleurs pas seulement pour transmettre ses idées et partager de bons moments avec d'autres passionnés mais aussi pour dénicher, inviter et voir devant lui et surtout de son vivant ceux qui reprendraient le flambeau, qui représenteraient la magie de demain. Je pense qu'il est parti avec le sentiment d'avoir réussi, en tout cas je l'espère. Que l'homme et l'artiste reposent en paix, nous ne sommes pas prêt de l'oublier. J'aurais pu participer à ce post en y ajoutant beaucoup de choses mais j'ai préféré rester sur l'essentiel. Comme pour un numéro, le plus dur n'est pas d'ajouter ou de modifier mais de couper. D'autre part, même si c'est dans l'ordre des choses, la page est plus dure à tourner que je ne le pensais. Et pourtant je n'ai pas été un de ses proches.
    • Merci beaucoup, c'est extrêmement intéressant du point de vue des magiciens : En effet, le type à un immense talent pour croire ce qu'il dit, et faire passer sa conviction au public. Il joue avec passion, mais sans sur-jouer, ce qui rendrait la prestation ridicule, à l'image de l'oeuvre décrite ici. C'est drôlement bien fait, et permet d'élever un gribouillage au rang d'oeuvre structurée, c'est beau. Donc, un grand exemple pour nous tous, dans nos spectacles : Si vous dites des bêtises avec suffisamment de conviction, ça marche!!!!! 🤣🤣🤣 Gilbus
  • Statistiques des membres

    • Total des membres
      8514
    • Maximum en ligne
      9330

    Membre le plus récent
    Paloma NAHARRO
    Inscription
  • Statistiques des forums

    • Total des sujets
      85.3k
    • Total des messages
      684k

×
×
  • Créer...