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C'est d'ailleurs pour ça qu'il faut "un chouïa" plus d'une semaine pour maîtriser un chapelet... Ceux qui pensent le contraire se trompent et ne sont en réalité pas encore prêts...

Entièrement d'accord avec toi Frantz. Je me suis enfin décidé et en trois jours (je vous rassure en n'y consacrant pas plus d'une heure par jour) je connais déjà la première partie du jeu. Quand je dis je connais c'est que je peux dire sans me tromper le nom de la carte correspondant à un nombre compris entre 1 et 26 et pareil si je vois les cartes allant du 4 de Trèfle au Roi de Carreau, je peux dire leur numéro.

Par contre, c'est loin d'être un automatisme (ce qui me parait tout à fait normal à ce stade) et il me faut encore plusieurs secondes de réflexions pour annoncer certaines cartes. Ce qui est bien c'est que par contre, c'est quand même enregistré car je ne fais pratiquement pas d'erreur.

Par contre, je reste persuadé qu'il me faudra sans doute entre 6 mois et un an avec un travail journalier (et vraisemblablement plutôt un an puisque Claude RIX le dit et il sait de quoi il parle) pour que cela devienne vraiment un automatisme.

Je dois reconnaitre que je dois un grand MERCI à Frantz car sans le vouloir il vient de me rassurer. La crainte que j'avais était effectivement d'oublier le chapelet si jamais je restais plusieurs semaines sans l'utiliser, mais son exemple avec les tables de multiplication a fini par me convaincre du contraire. Merci à toi Frantz :-)

Modifié par NIRAG

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Je dis simplement et je pense même pouvoir l'affirmer en effet, qu'un un système ou l'on te dit 47=47 est plus simple à utiliser et certainement plus rapide (même si cela se calcule en 100èmes de secondes) qu'un système ou l'on te dit 13+34=47.

C'est bien ce que je disais, tu ne connais pas le C PAP, je n'ai pas dit 13 + 34, j'ai dit 3 + 2 !!!

Je n'en dirais pas plus pour ne pas donner d'indications supplémentaires (MP éventuellement). Lisez l'article ou mieux les notes de conf où il y est expliqué que Claude RIX a trouvé certaines applications très intéressantes (et je me suis laissé dire que M. Rix connaaissait bien la chose...).

Pour mieux comprendre le réel, il faut parfois passer par l'imaginaire...

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Je ne voudrais pas paraitre sodomite de diptères, mais l'opération la plus facile soit-elle, reste une opération avec calcul alors que de l'autre côté, c'est un automatisme...

Mr Rix peut trouver cela intéressant sans que cela remette en cause le fait qu'on va plus loin et plus vite avec un deux roues... ;)

Bis' Spiouf! ;)

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De plus, faire des calculs de tête, aussi simples soient-ils, pour trouver une position ou une carte pendant un numéro...eh bien j'ai plus souvent vu des magicos marquer de gros temps d'arrêts que faire la chose naturellement sans que quelque chose attire l'attention du spectateur. S'entrainer et le faire avec le stress, c'est pas pareil.

Pas tout à fait d'accord avec toi. Perso, jusqu'à présent j'utilisais l'Osterlind essentiellement pour présenter un tour très simple c'est à dire faire prendre un petit paquet de 5 ou 6 cartes à un endroit où le spectateur a coupé lui-même le jeu, demander au spectateur de regrouper ses 6 cartes par couleur et par famille et ensuite lui annoncer les 6 cartes qu'il a dans les mains.

Bien sûr avec l'Osterlind il faut calculer chaque carte par rapport à la précédente, ce n'est pas instantanné et c'est vrai que ca prend même parfois plusieurs secondes, mais de la manière dont je le présente cela ne pose pas de problème, voir même ca rend peut être l'effet plus convaincant. C'est du moins ce que j'en déduit vu les réactions que me font les spectateurs suite à ce tour. Apparemment, bien que simple, il les marque beaucoup car certaines personnes à qui je l'ai présenté m'en reparlent même plusieurs semaines après....

Par contre c'est vrai que maintenant j'ai également envie de passer à autre chose et c'est la raison pour laquelle je me suis mis à travailler un chapelet "classique" en l'apprenant sur le bout des doigts.

Alors il peut être intéressant de savoir qu'une formule simple permet de se rattraper...mais on optimise son chapelet en l'apprenant (et c'est pour cela que je ne dis à aucun moment qu'un chapelet x ou y vaut mieux qu'un chapelet à formule.

C'est la raison pour laquelle au début j'envisageait d'apprendre par coeur l'Osterlind en donnant une position précise à chaque carte et en apprenant par coeur le "duo" carte/position. Cela me rassurait de savoir qu'en cas de "trou de mémoire" j'avais une possibilité de me "rattraper" en recalculant. Mais finalement j'ai opté pour l'apprentissage du chapelet de TAMARIZ en espérant que je l'aurai suffisamment travaillé et que je le maîtriserais suffisamment bien pour éviter les "trous".

Mais pour faire du théâtre amateur et avoir discuté avec des amis acteurs de théâtre chevronnés, je sais que même après avoir joué une pièce plusieurs centaines de fois, tu peux avoir un trou de mémoire. Et donc cela doit bien aussi se produire pour le chapelet ......

NIRAG

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Je n'ai jamais dit le contraire et je vais même dans ce sens puisque certains effets ne sont possible qu'avec un apprentissage par coeur.

Je dit juste qu'il existe un moyen de se simplifier la vie pour 2 raisons :

1) on peut se familiariser avec un chapelet et faire ses premiers effets après 20 minutes de travail maximum.

2) La structure fait que son apprentissage est grandement facilité et que en cas de blanc sur une carte (ce qui peut arriver aux meilleurs), il faut moins d'une seconde pour la retrouver à partir d'une autre.

C'est vrai que c'est la première fois que je suis séduit par ce genre de principe, je ne suis donc pas neutre dans mes propos.

Pour mieux comprendre le réel, il faut parfois passer par l'imaginaire...

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Nirag, entièrement d'accord sur le fait que ton effet donne la possibilité d'utiliser un chapelet comme Osterlind. Je pensais plus à des effets comme ACAAN où il vaut mieux éviter les calculs, selon moi, sinon après, on s'embrouille avec ceux de position...bref, je vois que nous nous comprenons.

Spiouf, je vois que nous allons dans le même sens oui, prenons ma bicyclette... ;). Il est vrai qu'il est très "captivant" et "amusant" de pouvoir utiliser le chapelet après quelques minutes pour certains effets.

Pas besoin d'être neutre, le principal est qu'il te plaise... j'en ai découvert un il y a pas longtemps, dans le même genre que celui dont tu parles et c'est vrai que c'est toujours "amusant" lorsqu'on fait ses "premiers pas" dans le chapelet... ;)

En vélo Simone, c'est toi qui pédale, c'est moi qui klaxonne! ;)

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Nirag, entièrement d'accord sur le fait que ton effet donne la possibilité d'utiliser un chapelet comme Osterlind. Je pensais plus à des effets comme ACAAN où il vaut mieux éviter les calculs, selon moi, sinon après, on s'embrouille avec ceux de position...bref, je vois que nous nous comprenons.

Alors nous sommes donc bien d'accord et bien sur la même longueur d'ondes. Il est certain que je n'utiliserai pas l'Osterlind pour un effet comme ACAAN. Par contre, pour une démonstration de "mentalisme" telle que je la présente, cela ne pose pas de problème (au contraire) si il s'écoule quelques secondes entre l'annonce de chaque carte. Par contre il est sûr que pour présenter une démonstration de mémoire prodigieuse avec le jeu mélangé et entièrement mémorisé en moins d'une minute, il n'y a que le chapelet connu sur le bout des doigts. il ne me viendrait pas à l'idée d'utiliser l'Osterlind pour un tel effet !!!

NIRAG

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Spiouf, je vois que nous allons dans le même sens oui, prenons ma bicyclette... ;). Il est vrai qu'il est très "captivant" et "amusant" de pouvoir utiliser le chapelet après quelques minutes pour certains effets.

Je vais même plus loin, à chaque fois que j'apprends une technique, j'essaye de trouver une routine ou je peux l'appliquer très rapidement afin de me familiariser avec.

Par exemple pour l'empalmage j'ai commancé avec la carte dans la chaussure. La misdirection est tellement importante que je pouvais empalmer sans crainte.

Et ensuite on ose de plus en plus. J'essaye de faire ceci pour la plupart des techniques et méthodes que j'apprends.

Pour mieux comprendre le réel, il faut parfois passer par l'imaginaire...

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Si quelqu'un a lu l'article de la revue de la FFAP, je voudrais bien avoir son avis (même si l'article ne propose que l'outil et pas les différentes applications que l'on trouve dans les notes de conf).

J'ai lu l'article. Je maintiens ce que je pense : entrer dans l'univers du chapelet par une formule mathématique, aussi simple quelle soit, est à mon avis une erreur, pour trois raisons principales :

1. un chapelet ne prend toute sa saveur que lorsqu'il est réellement parfaitement su ; donc, à un moment ou à un autre, il faudra le savoir parfaitement ;

2. commencer l'apprentissage avec cette "béquille" fait que l'on mettra plus de temps pour vraiment l'apprendre (puisque l'on se servira de cette "béquille" le plus possible, on n'intègrera donc pas le savoir "brut" aussi rapidement...) ;

3. enfin, et sûrement le plus important : en utilisant une formule, aussi simple qu'elle soit, ou un quelconque procédé mnémotechnique, on a tendance trop tôt (beaucoup trop tôt...) à croire que l'on est prêt et à se lancer en vraie situation... Et là c'est la catastrophe... (J'ai assisté à de telles catastrophes, j'en aurais pleuré...). Alors que tant que l'on ne sait pas quelle est la 23e carte, bah on ne se lance pas...

Petit exemple pour les utilisateurs de formules ou de procédés mnémotechniques : prenez une carte "haute" (i.e. dont le rang est compris entre 27 et 52) et placez-la parmi les cartes "basses" (cartes dont le rang est compris entre 1 et 26). En combien de temps allez-vous la retrouver avec des calculs ?... Imaginez maintenant que vous le faites avec des cartes à numéros : placez une carte avec un numéro compris entre 27 et 52 parmi des cartes numérotées de 1 à 26, et cherchez-la... Je suis sûr que là vous pourrez la trouver en moins de trois secondes, même si vous être bourré, s'il y a de la musique, si 200 spectateurs vous regardent et si vous récitez en même temps une fable de La Fontaine... Eh bien quelqu'un qui maîtrise son chapelet est exactement dans cette seconde situation...

Je pense que vous comprenez la différence... ;)

pouvez vous me citer un tour interessant qui necessite* d apprendre un chapelet ?

Dub a déjà bien répondu... J'aime bien son analogie avec le FP... On n'est pas obligé d'utiliser un FP pour faire de la bonne magie... Mais certains sont capables de faire des miracles avec ça... ;)

Le chapelet, c'est pareil... On n'est pas obligé d'utiliser un chapelet pour faire de la bonne magie. Mais, bien maîtrisé, on peut faire des miracles... Certains ont même gagné un premier prix national en mentalisme avec cet outil... ;)

L'utilisation du chapelet devient une véritable "philosophie"... Les cartes n'ont plus à être choisies, elles peuvent être simplement pensées ("Wahou, j'ai dit n'importe quelle carte et il l'a retrouvée dans sa chaussure !...") ; les cartes n'ont plus à être contrôlées (puisqu'on les contrôle toutes en permanence !...) ; un jeu en chapelet, c'est une "batterie" d'effets toujours prêts, etc.

Il y a de véritables spécialistes du genre (je pense notamment à des gens comme Vincent Hedan ou comme Arnaud Chevrier "Twins"). Ce sont de véritables "chercheurs" qui exploitent cet outil de manière absolument fabuleuse...

Bien sûr, on peut faire une formidable carrière de magicien sans connaître de chapelet (je ne suis pas sût que Copperfield en connaisse un...). Mais, si on veut utiliser cet outil, il y a des façons de l'aborder qui sont meilleures que d'autres... Et il me semble que dire : "Apprenez votre chapelet de façon 'brutasse'" est le premier bon conseil à donner...

Mais, au final, chacun fait bien sûr comme il veut... ;)

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    • Je n'ai vu aucun autre artiste que lui faire un numéro complet (avec supports variés) de régurgitation. Par contre, j'ai vu, en vrai et en vidéo, quelques régurgitateurs d'eau. Côté magiciens, j'ai déjà vu Kieron JOHNSON avaler une petite pièce de monnaie et la faire ressortir par son nez (je pense sans trucage). David Blaine a aussi présenté quelques régurgitations. Pour Steve Starr, je l'ai découvert au travers de ses deux passages au cabaret de Patrick Sebastien au début des années 2000 et j'ai vu son show complet (20min environ) lors du congrès FFAP de 2007 à Angers. En dehors de la performance (sans réel* trucage selon moi), c'est un personnage très drôle. *la boule de billard est en fait une boule de caoutchouc mais ça n'enlève en rien le fait que ce soit un objet assez gros pour représenter un véritable défi. Dans le même genre, je l'ai vu avaler une ampoule de taille similaire à cette boule. Il empruntait aussi une bague et l'enfilait sur un cadenas après en avoir avalé la clé. Les objets étaient réels, réellement avalés et régurgités mais bien sûr, il n'avait pas besoin d'insérer la clé dans le cadenas pour l'ouvrir. Il utilisait quelques techniques de magicien. Ce qui m'a toujours le plus bluffé est le gaz avalé car, par définition, un gaz occupe tout le volume qu'on lui donne et dans un espace ouvert, j'ai beaucoup de mal à comprendre comment il peut enfermer ce gaz, même si ce dernier est sans doute bien choisi (plus dense que l'air pour rester le plus bas possible et ne ressortir que lorsqu'il souhaite l'expulser). Après il y avait le poisson rouge qu'il ne présente plus car j'imagine qu'aujourd'hui certaine associations lui tomberaient dessus à juste titre mais qui était très marquant : il avalait une boîte pellicule photo puis son couvercle puis un poisson rouge (vivant bien sûr) et ressortait la boîte fermée avec le poisson dedans. Il pouvait aussi juste avaler le poisson et le ressortir tête ou queue en avant selon le choix des spectateurs. Pour le sucre qui ressort sec, c'est aussi très très fort. En plus il prenait la peine de faire goûter la poudre dans son verre et même après l'avoir régurgité (certains osaient vérifier) et c'était bien du sucre ! Bref, c'est une star unique.
    • Consulte ce qu'a publié Max Maven ou Christian Chelman sur l'équivoque (même si il ne s'agit que d'une seule routine à 3-4-5 objets). Cela ne se décrit pas en quelques lignes. Le choix des mots est important bien sûr. Pour ne pas que les spectateurs sentent que peu importe leurs réponses, tu fais à ta guise, il faut être très clair dès le départ : c'est un jeu d'élimination basé sur des choix, les siens et non le choix d'un livre. Ensuite il est important voire indispensable de permettre aux spectateurs de revenir sur leur choix à des moments précis. Ils doivent se sentir libres dans leur choix et sentir que ces derniers sont vraiment pris en compte.
    • Tout n'est pas bon dans les anciens bouquins. Aujourd'hui, je ne dirais même pas qu'il il y a plus de bonnes choses dans les anciens livres que dans les plus récents. A toutes les époques, il y a eu de bonnes et de mauvaises choses. Je dirais que sur la forme, les livres récents sont globalement plus pédagogiques car souvent plus détaillés et mieux illustrés que les livres anciens (avant 1970 on va dire). Ceci est bien sûr lié à l'évolution des techniques d'impression, la demande qui a augmenté et permis des tirages un peu plus importants pour abaisser certains coûts (demande qui a augmenté à cause du fait que nous ayons la chance de pouvoir consacrer plus de temps et d'argent pour notre passion que nos aïeux globalement ; je parle pour ma génération en tout cas, celle des 35-45ans). Sur le nombre, c'est là que nous avons la plus grande différence évidemment. Les publications sont bien plus nombreuses aujourd'hui qu'il y a 50 ans par exemple. L'avantage est un choix très varié de contenus. L'inconvénient c'est que l'on va retrouver plus facilement des contenus très semblables dans pas mal d'ouvrages. Par rapport au contenu : oui, il y a des pépites dans les livres anciens mais il y en a aussi dans les livres récents. On retrouve même d'anciennes pépites tombées dans l'oubli dans les livres récents avec parfois des ajouts de l'auteur que l'on percevra comme des améliorations ou pas (selon nos goûts, notre culture magique). Certains disent "rien de nouveau sous le Soleil" et il est vrai que certains auteurs n'apportent pas grand chose à des routines, concepts ou autres déjà existants mais d'un autre côté, il ne faut pas dire "Rien de nouveau sous le Soleil" dès que quelque chose d'ancien est de nouveau publié car l'auteur permet au moins de faire connaître des choses à certaines personnes (après si il ne cite pas sa source, c'est un autre débat). Il vaut mieux raisonner en mode "On arrête toujours de penser trop tôt", quitte à se tromper et ne pas faire mieux voire moins bien que l'original. En tout cas c'est mon point de vue. Dans les livres et vidéos récentes, ce qui est intéressant est de voir la combinaison de certaines techniques, de certains gimmicks, concepts, de certains thèmes, etc...parfois connus depuis des lustres. Vincent HEDAN est par exemple un maître dans le genre. Il a une très bonne culture de ce qui existe déjà et a une vue d'ensemble dans son domaine (le mentalisme) qui lui permet de faire des combinaisons que d'autres n'avaient pas penser parce qu'ils n'avaient pas cette culture, cette vue d'ensemble. Jean MERLIN disait que la créativité en magie était comme la cuisine : on invente pas forcément les ingrédients, on essaie de marier des choses, de modifier la recette à notre convenance. On trouve souvent les meilleurs combinaisons dans les ouvrages et vidéos pour débutants. Prenons l'exemple de l'ABC de la magie des cartes de Philippe MOLINA. Ce dvd a été réalisé à la lueur de ce qui a déjà été publié dans le même genre. Pour chaque grand classique de la magie des cartes, Philippe a essayé de combiner ce qui se faisait de mieux selon lui, pas seulement techniquement mais aussi et surtout au niveau des accroches (contextes), des lines ou subtilités qui permettent de justifier telle ou telle chose. Ces détails ne sont pas tous de lui. Ce sont pour la plupart des choses qu'il a relevées en voyant d'autres magiciens, en lisant et qu'il a dans un premier temps utilisés pour lui mais il est l'auteur de ces combinaisons. Il a cette vue d'ensemble lié à une bonne culture magique qui lui permet de proposer une vidéo de grande qualité. Je pourrai citer Jean-Pierre Vallarino pour l'usage des cartes spéciales avec son coffret qui pour moi est un must en terme de pédagogie, de sélection de routines avec/sans cartes spéciales, avec ou sans techniques de manipulations. Cela permet vraiment de tester ce qu'on peut faire avec des cartes spéciales d'une part et ce qu'on peut faire avec des techniques d'autres part et enfin le potentiel de certaines combinaison des deux. On voit que l'emploi des deux n'est pas forcément nécessaire pour avoir un meilleur impact, que l'on peut obtenir des choses très fortes avec ou sans gimmick, avec ou sans technique, tout dépend de l'usage que l'on en fait, la raison pour laquelle on fait tel ou tel choix, telle ou telle combinaison. Pour revenir aux livres, un autre très bon exemple est John GASTAFERRO. Ses livres reprennent des classiques avec le fameux "degré de plus", qui consiste dans chaque cas (routine) en l'apport d'un ou deux détails qui modifie de manière notable l'impact selon lui (après, chacun est seul juge à la lecture et au test en publique de l'amélioration ou non qu'apporte ces apports; j'ai personnellement trouvé qu'il apportait globalement un vrai plus à chaque routine même celles que je n'ai pas aimées). Là aussi c'est une histoire de combinaisons liée à une bonne culture et pas seulement en magie. Et pour faire le lien livres/vidéos, quel meilleur exemple que les Tarbell revisités par Dan HARLAN ? Ce n'est pas tellement le changement de support livre/vidéo qui est important mais le fait que Dan HARLAN apporte son grain de sel à des routines qui lui ont plu dans ces livres ou qu'il s'impose des défis. Son but était de montrer une façon de lire les Tarbell, sa façon de les lire avec sa culture magique et son imagination. Il a donc tout-à-fait sa place dans ce post qui traite de "Comment lire un livre de magie ?" même si son oeuvre est une série de vidéos. Pour résumer cette deuxième intervention de ma part, je dirais qu'il ne faut pas s'enfermer dans "il y a des meilleurs choses dans les vieux bouquins", "Rien de nouveau sous le Soleil". Il y a de bonnes choses de tout temps. C'est juste qu'aujourd'hui elles sont noyées dans un grand nombre de publications. Ce qui compte est de chercher à pousser le schmilblick plus loin, quitte à faire moins bien parfois (chacun juge de cela à la lecture). Pour ouvrir le sujet, on peut se poser la question de "quand faut-il publier ?" Pour éviter un trop grand nombre de redites, de "Rien de nouveau sous le Soleil" qui traduisent souvent des déceptions à la lecture de certains ouvrages, il faut avoir de la retenue avant de publier. Le raisonnement "On arrête toujours de penser trop tôt" est à appliquer à soi, dans la façon de lire, d'imaginer une routine en la lisant. C'est une invitation à être créatif, cela ne veut pas dire "trouver de nouvelles idées pour les publier" mais avant tout pour les présenter, pour leur donner une réalité, pour rendre votre magie originale ou simplement développer votre magie. On pourrait dire que "arrêter de penser trop tôt" revient à mettre un peu de soi dans ce que l'on lit, comme Dan HARLAN l'a fait en lisant les Tarbell et montrant sa façon d'interpréter les choses. Lui a publié montrer cela mais ce n'est pas une finalité forcée. Sinon, une autre question intéressante liée à ce post serait : comment choisissez-vous ou avez-vous choisi les ouvrages que vous avez achetés/lus ? Qu'est-ce qui fait que vous vous êtes dit "je vais trouver mon bonheur dans celui-là ? Est-ce qu'avec "l'expérience des achats", vous avez des points de repère qui font que vous arrivez à mieux choisir (à avoir moins de déceptions) ? Pour ma part, les avis de "grands noms de la magie"  m'importent. Le descriptif est souvent vaseux donc j'essaie toujours de voir, lorsque c'est possible, le sommaire. Ensuite, si je ne connais pas l'auteur, je vais voir un peu ce qu'il présente en ligne. Si ce sont de beaux trailers sans rien de concret avec des "The best..." et des annonces commerciales, je fuis. Quand l'emballage est magnifique et qu'on en voit peu le contenu, c'est qu'il y a un loup. Je me moque de l'emballage même si c'est agréable lorsque c'est bien présenté, ce n'est pas l'essentiel. Il en est de mêmes pour le matériel que j'achète, les conférencier ou spectacles que je vais voir. Pour les conférences, celui qui ne détaille pas un peu le contenu et pour qui on a que des "il va vous apprendre à améliorer votre magie", "à améliorer l'impact de vos routines", etc...je n'y vais pas. Après, comme je l'ai dit plus haut, je n'achète presque plus de livres (je suis satisfait de ce que j'ai déjà et il y en a pour plusieurs vies si je veux exploiter le contenu de tout) ni de trop de matériel en boutique de magie. J'achète encore des notes de conférence ou un gimmick deux trois fois dans l'année, parfois pour avoir une trace d'un seule chose qui m'a plu. Il m'est arrivé de prendre des notes mais quand une chose me plaît, j'aime bien récompenser son auteur. Après une conférence, je sais aussi que mon argent ira directement et intégralement à lui. Je vais voir plus de spectacles (et pas que de magie). Ce sont souvent de bien meilleures leçons mais comme les vidéos, attention au mimétisme. J'y vais non pas pour avoir de nouvelles idées car j'aime les trouver seul (il y a le plaisir de les trouver seul) mais avant tout pour me divertir, sortir avec ma compagne, ma famille, mes amis. Une fois rentré seulement, je me remémore ce que j'ai vu/vécu et ce qui m'a marqué. Je constate ce qui a marqué le plus ceux qui m'ont accompagné (surtout si ils sont profanes) sans forcément poser de questions. Si ça les a marqué ils en discutent et/ou il me posent des questions parce qu'ils savent que je fais de la magie. Leurs questions sont souvent du type "Comment il a fait ceci ou cela ?" mais au travers de ces questions, ils me disent ce qui les a le plus marqué, ce qui les intrigue le plus. Après il y a souvent des commentaires du type "ça c'était beau" ou "ça j'ai moins aimé", "il ou elle est comme ci ou comme ça".  Je sais que ça peut m'influencer dans certains choix. Le spectacle et ces retours a nourri mes souvenirs, mon imaginaire sans que je m'en rende compte et des choses en ressortiront en temps voulu. Je ne cherche pas à reprendre quelque chose que j'ai vu ou entendu directement. Cela n'est pas parce que cela nous plaît que cela nous conviendra d'une part et qu'on a le droit de le reprendre d'autre part. Je laisse donc ma mémoire influencer mon imagination plus tard. Mon cerveau ne gardera que l'essentiel avec le temps. Bon après, je ne vais pas vous cacher le fait que j'ai une très bonne mémoire visuelle et que bien souvent je me souviens presque intégralement d'un spectacle lorsque ce dernier m'a marqué.  
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