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Effectivement y'a pas de bonne ou de mauvaise pièces. En revanche y'en a qui te correspondent et d'autre beaucoup moin. Il faut juste les essayer pour s'en rendre compte. 

J'ai commencé la magie quand j'étais gamin, à l'époque j'utilisais tout se que j'avais dans mon porte monnaie. Je présentais mes routines avec des 5 francs en argent. 

Apres j'ai laisser de côté la magie un moment, et quand j'y suis revenus les francs avais foutu le camps depuis bien longtemps et les euros ne me plaisait pas du tout. J'ai essayé les 5 et 10€ argent et j'ai pas trouvé ca bien terrible.... déjà la tranche est lisse, et elle sont beaucoup trop légère à mon goût.

du coup j'ai acheté une poignée de demi dollars, et puis j'ai essayé tout un tas de truc. Justement c'est bon pour s'entraîner de changer régulièrement de taille. Pour sortir un peut de ma "zone de confort", j'ai travaillé avec des pièces beaucoup trop grande, trop lourde ou au contraire minuscule. 

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C'est amusant cette discussion. Ne parlons pas de pièces mais de taille. Jones l à très bien dit.  Parfois il utilise des demi , parfois si il y a plus de monde des dollars. Après on s'en fou. J ai longtemps été admiratif de la morgan softee , et j ai re découvert les écus qui ont plus de caractère.  J aime les walking pour leur esthétique et les barbers softees ont un touché incomparable. Les Hercules souvent plus neuves ont une arrête franche qui pour moi blesse ma paume et leur composition me semble moins agréable ( aussi habitué a du très soft ), du coup ce genre de pièce neuve ont un bruit un frottement qui me gêne plus. Ce sont des codes stupides mais on a tendance à copier. Pourquoi tout le monde à un sharpie.  !!!!!!! Cest gonflant aussi. Et tout le monde souffle sur ces cartes signées. Perso ça n à jamais bavé !!   Je trouve ça [grossièreté]on.   Bon je m écarte. Du coup comme ça a été dit, n importe quelle pièce  fera l affaire. Les euros sont juste petits et le jaune  rend difficile à voir. Cest tout. J ai par amour chercher des années des pièces mémé des bronzes. Plutôt celle la que celle la pour un csb. Mais juste par amour des pièces. Les kennedy je peux pas , mais juste par leur texture.  L argent au touché est bien mieux. Mais on fera la même chose avec des pièces à 2 euros qu à 30. Ne pas confondre les collectionneurs comme moi , les amoureux des belles choses au vrai besoin de la magie. Le budget , l intérêt porté ,,les goûts sont les seuls critères à prendre. Pour du vertical souvent les tailles plus grosses sont visuelles.  Sur table parfois pour des petites mais les demi sont mieux. En tout cas moi qui a des doigts ajourés et petit je suis mieux avec des demi mais les dollars ou Hercules ( les grandes pièces ) passent sur certains effets.  L empa...... n'est pas la seule techniques ( qui peut bloquer le choix de grosses pièces. ). Souvent c'est cette technique qui freine le choix.  Voilà. 

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Une petite vu d'ensemble de quelques pièces que j'ai essayé: 

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j'ai commencé avec les Francs vu qu'a l'époque ils était en circulation ... ^^ ici 5 francs semeuse argents, 5 francs Jumbo, et 50 francs herculeIMG_3081.thumb.jpg.9d0643f3c0d3e965cc1426017ee47caf.jpg

ensuite les Euros argents 5 et 10 € bien que magnifique, elle me convenais pas pour la magie, trop légère et tranche lisse ...

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- les demis dollars : ici kenedy 1964 et Walking liberty toute des pièces avec 90% d'argent, question de gout je les trouve bien plus jolie que les pièces en cuivre/nickel comme les kenedy moderne et surtout j'ai la peau qui réagit très rapidement avec le cuivre et si je garde une pièce en empalmage j'ai des grosse marque verte dans les main ...IMG_3084.jpg.687efab789e358f1c5107c13c951cd55.jpg

- les 1 dollar: pour le eisenhower même problème que pour les kennedy cuivre/nikel j'ai les main verte au bout de quelques minutes. j'adore le touché des Morgan, et j'ai même trouvé une réplique en cuivre, idéal pour un cooper/silver ultra visuel ;) sinon le dollar peace, j'en ai qu'une et elle est un peut usé, donc elle accroche pas assez à mon gout, mais très jolie pièce aussi.

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- un peut plus folklorique: les artifact de chez ellusionist, très sympa au niveau du son et de l'accroche mais j'en ai qu'une de chaque c'était pour essayer donc j'ai pas vraiment bossé avec.
les 1oz silver magnifique mais encore plus grosse que les 1 dollars ... bien pour travailler sa technique car qu'and on repasse sur des pièces "normal" on a une impression de légèreté incroyable!

et un petit délire personnel les médaille souvenir de la monnaie de paris de chez disneyland paris ... un bon poids, une très bonne taille, à mis chemin entre les demis et les 1 dollars, un aspect pièce d'or très sympa, une tranche cranté pour une bonne accroche et un prix plus que correcte (2€ la pièce) ^^

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Calix, qui a de petites mains, bosse avec les 50FF Hercule qui sont immenses !

Son postulat : si tu peux produire et faire disparaitre une pièce, autant qu'elle soit la plus grande possible pour être visible, pour disculper toute dissimulation et pour être sûr que si tu sais faire avec du grand, tu sauras faire avec du plus petit.

J'ai de grandes mains, et les 50FF Hercule sont trop grandes pour moi à mon goût. Je suis donc en Ecu 5F Napoleon III et j'adore !

Ca c'est pour l'esthétique et tes routines "fignolées" persos.

En revanche, travaille aussi avec des 50 cts et des 2€ car un jour tu seras dans une situation où tu emprunteras des pièces et tu seras bien content d'avoir tes points de repères ;) 

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BAh y'a pas que la valeur faciale de la pièce, déjà au état unis il est pratiquement impossible d'en trouvé... j'étais en Californie en janvier, et j'en ai chercher... mission impossible! Les américains ne les utilise tout simplement pas aucun magasin n'en a en caisse, pour la monnaie ils te rendrons 2 quarter, mais pas 1/2... si ils n'on pas de billet de 1$ ils te rendrons 4 quarter et non 2 1/2$.

j'ai tenté ma chance dans une banque ils n'on pas voulus me filé un rouleau tant que je ne possédait pas un compte chez eux... et plusieur banque n'en avais tout simplement pas non plus .

pour les demis dollar en magasin de magie rajoute à la difficulté de les trouver, les frais de port, la TVA, la marge du magasin.... et tu à ton prix ;)

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Pour la petite annecdote j'ai passé un portique de sécurité la bah donc j'ai vidé mes poches pour passer au détecteur de metal, la nana qui pourtant n'était pas toute jeune n'en avais jamais vu de sa vie ... :-) elle est rester en admiration devant ma " Fifty Cents" 

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    • Pour ceux qui hésitaient encore ou qui veulent avoir un aperçu de l'ambiance et du programme, @Julien LOSA vous a tourné une petite vidéo aux petits oignons. 🍿 Il y détaille de vive voix ce qu'il vous a préparé pour le samedi 26 septembre : les routines, les réflexions, et surtout l'esprit 100 % terrain de cette rencontre chez moi. 👇 Installez-vous confortablement et lancez la vidéo ci-dessous ! Alors, quel effet du programme vous donne le plus envie de venir décortiquer tout ça avec nous ? ⚠️ Pour rappel, le nombre de places chez moi à Paris est très limité pour garder ce format intimiste et pouvoir échanger facilement. Ne tardez pas trop à réserver la vôtre ! 👉 Réserver ma place pour la conférence
    • Disons… poussière d’étoiles à 40 % :   
    • Je vous fais un 3615 raconte ta vie sur ce tour (les quinquas comme moi comprendront l'allusion😉) Je l'ai immédiatement précommandé parce que je trouvais l'objet vraiment sympa et que je suis une fan de paddle. Quand je l'ai reçu, l'idée du scénario s'est imposée assez naturellement : j'allais raconter une histoire de feux tricolores (étonnant, non ?). Bon...ok...Jusque-là, rien de follement original (ne me jetez pas des pierres tout de suite), mais au moins cela avait le mérite de coller très naturellement à ce que voit le spectateur. Je vais vous mettre ma routine un peu plus bas, mais avant cela, j'avais envie de vous raconter la petite galère créative par laquelle je suis passée pour arriver à ce scénario.🤪 Première tentative : les frères ingénieurs Dès le départ, je suis partie sur l'idée d'un conflit autour de la place des couleurs. Ma première histoire racontait donc l'invention du feu tricolore. J'avais imaginé deux frères ingénieurs qui ne parvenaient pas à se mettre d'accord : l'un voulait placer le rouge au milieu, l'autre absolument en haut, etc. Vous voyez le principe : les deux frères se disputaient sur la place respective des couleurs jusqu'à ce que l'un finisse par l'emporter et que l'on obtienne le feu tricolore tel qu'on le connaît aujourd'hui. Bref, je n'étais que moyennement emballée par l'histoire, mais bon...testons en public.  Et là…Je me suis ramassée.😵‍💫 Pas sur le tour lui-même. Les spectateurs trouvaient l'objet sympa, les changements très visuels et le principe du tour leur plaisait. Mais l'histoire ? Pas du tout. Ils la trouvaient confuse (et ils avaient raison, elle était mal écrite) mais surtout terriblement plate et sans grand intérêt (euphémisme). Et avec le recul, je comprends parfaitement pourquoi. En gros, cela donnait : « Lui voulait mettre le rouge ici, mais son frère n'était pas d'accord… » Je secouais la raquette. Hop ! Le rouge changeait de place. « Vous voyez ? Finalement, c'est l'autre frère qui avait raison… » Bref, le degré zéro de la narration. Ce n'était finalement pas une histoire. Je me contentais de décrire ce que les spectateurs voyaient en ajoutant par-dessus l'artifice de deux ingénieurs qui se disputaient. Et surtout, moi-même, je n'étais pas à l'aise en la racontant. Donc : poubelle. Deuxième tentative : la guerre des couleurs J'ai quand même conservé mes deux idées de départ : le feu tricolore et le conflit autour des places. Mais cette fois, j'ai viré les deux frères ingénieurs. Ils n'apportaient rien. J'ai donc personnifié directement les couleurs. Le rouge voulait dominer les autres. On l'avait placé au milieu mais, évidemment, lui estimait que sa place était en haut parce qu'il était le plus fort. L'orange, qu'on avait placé en haut, préférait finalement être au milieu… Là encore, je racontais essentiellement ce qui se passait sous les yeux des spectateurs. Je l'ai quand même testée en public. Petit progrès : cette fois, les spectateurs comprenaient mieux l'histoire. C'était moins confus. Donc j'avais gagné quelque chose. Mais de là à dire que j'avais enthousiasmé les foules…😐 Personne n'est monté sur la table, au mieux des sourires polis avec quelques mots gentils. L'histoire restait très moyenne (là encore euphémisme mais je tiens à préserver mon égo et mon image de marque sur ce forum🙂 ). Donc : poubelle. Retour à la case écriture. Je voulais toujours conserver cette idée de feu tricolore. Je voulais toujours jouer avec cette histoire de places. J'ai essayé plusieurs scénarios, plusieurs angles…et rien, nada, des nèfles, le degré zéro de la créativité 😧. Donc pause dans l'écriture : quand ça veut pas, ça veut pas ! Et puis, cette semaine, j'ai fait quelque chose de tout bête. J'ai arrêté de chercher une histoire. J'ai pris une feuille de papier et j'ai simplement écrit le tour. Pas le scénario. Le tour. Geste par geste. Je prends le rouge. Je le place ici. Je montre la raquette. Je secoue. Le rouge se retrouve là. Je le retire. Je prends l'orange… J'ai écrit absolument tous les mouvements et tous les emplacements successifs des couleurs. Et là (roulement de tambours...), il s'est passé quelque chose d'assez paradoxal : le fait d'avoir écrit précisément ce que je faisais m'a permis d'arrêter de raconter ce que je faisais 😮 ! La lumière s'est faite, sans mauvais jeu de mots (Patricia humoriste, je fais les mariages, les baptèmes...embauchez-moi 🤩). Je suis repartie exactement de la même idée…mais à l'envers. Depuis le début, je cherchais à expliquer pourquoi les couleurs n'étaient pas à leur place. Et si, au contraire, le principe de départ était qu'elles tenaient absolument à y rester ? Et si les couleurs d'un feu tricolore étaient parfaitement disciplinées ? Rouge en haut. Orange au milieu. Vert en bas. Chacun à sa place. Pourquoi ? Parce que chacun a un métier très précis. Et là, j'ai enfin trouvé mes trois personnages (sonnez hautbois, résonnez musettes !) 😍. Le rouge passe ses journées à dire : « STOP ! STOP ! STOP ! » Forcément, à force, ça donne un certain caractère. Le vert, lui, c'est le gentil de l'équipe : « Allez-y… C'est bon… Vous pouvez passer… » Jamais un conflit. Et puis il y a l'orange. Le pauvre orange… Le vert dit : « Allez-y. » Le rouge dit : « Arrêtez-vous. » Et l'orange, lui, dit à peu près : « Euh… dépêchez-vous de vous arrêter. » Personne ne sait vraiment ce qu'il veut. Mais tous les trois ont une chose en commun : ils connaissent parfaitement leur place. Et c'est à partir de là que la magie peut commencer. Parce que cette fois, quand je place volontairement le rouge au milieu et qu'il saute en haut, je ne cherche plus une justification artificielle au déplacement : il retourne à sa place. Quand je mets l'orange en haut et qu'il revient au milieu : il retourne à sa place. Les effets magiques ne viennent plus illustrer l'histoire. Ils deviennent la conséquence de l'histoire : ô joie, ô allégresse ! Et surtout, cela me permet ensuite de faire évoluer ces trois personnages et de raconter ce qui se passe lorsqu'un jour, ces trois couleurs parfaitement disciplinées décident qu'elles en ont peut-être assez qu'on leur dise où est leur place… Voilà comment je suis arrivée à la routine que je vais vous présenter. Attention :  elle n'a pas encore été testée en public car je l'ai finalisée ce soir . Je ne l'ai même pas testé avec le matériel pour voir le tempo, la musicalité, la clarté, etc. Je la testerai problement la semaine prochaine puisque les Blouses Roses reprennent à l'hôpital. Il y aura certainement des choses à couper, des phrases qui fonctionneront moins bien à l'oral que sur le papier, des rythmes à modifier. Et peut-être que les spectateurs me diront tout simplement que c'est pourri ! 😟 Honnêment, je ne le souhaite pas car là, pour le coup, je l'aime bien mon histoire et j'ai envie de la raconter. Je suis beaucoup, beaucoup plus à l'aise avec elle. Les personnages me plaisent, et, pour la première fois, je n'ai plus l'impression d'avoir écrit un texte pour justifier les déplacements d'un tour de magie. J'ai l'impression d'avoir fait l'inverse : j'ai laissé les déplacements du tour me raconter l'histoire (j'espère que ce n'est pas un brin présompteux). Maintenant, reste à savoir si le public sera du même avis... Je vous mets donc la routine ci-dessous et j'attends évidemment vos retours (avec diplomatie hein !). Et dès que je l'aurai réellement testée en conditions, je viendrai vous raconter ce que cela a donné (enfin si cela vous intéresse). Troisième tentative : le feu discipliné (en espérant que ce soit la bonne !)   Il paraît, qu'en général, les feux tricolores sont parfaitement disciplinés. Rouge en haut. Orange au milieu. Vert en bas. Chacun à sa place. GESTE : Montrer la raquette des deux côtés. Et celui-ci était probablement le plus discipliné de tous. Il faut dire que dans un feu tricolore, chacun a un métier très précis. Le rouge, par exemple… Le rouge, c'est le chef. (pas convaincue par cette ligne - peut-être à retravailler) Toute la journée, il dit : « STOP ! » STOP. STOP. STOP. Vous imaginez le métier ? Passer ces journées à dire aux gens de ne pas bouger. Forcément, ça vous donne un certain caractère. GESTE : Retirer les trois pièces et les confier au spectateur. Montrer la raquette complètement vide. Et le rouge prend son travail très au sérieux. Sa place, c'est en haut. Alors si, volontairement, je le mets au milieu… GESTE : Prendre le rouge, le montrer des deux côtés et le placer au milieu. …il n'aime pas du tout ça. Il suffit de secouer un peu…(pas convaincue par cette ligne - peut-être à retravailler) GESTE :  Secouer. Le rouge saute en haut. …et immédiatement : « STOP ! Moi, c'est en haut. » GESTE : Montrer les deux côtés. On peut essayer de discuter… GESTE : Faire revenir le rouge sur sa pièce. …mais avec quelqu'un qui passe sa journée à dire STOP, la négociation est assez limitée. GESTE : Rendre la pièce rouge au spectateur. Après, il y a l'orange. Alors l'orange… Son métier est beaucoup plus compliqué. Parce que le vert dit : « Allez-y. » Le rouge dit : « Arrêtez-vous. » Et l'orange, lui, dit : « Euh… dépêchez-vous de vous arrêter. » Personne ne sait vraiment ce qu'il veut. GESTE : Prendre l'orange et le montrer des deux côtés. Mais lui, en revanche, sait parfaitement où est sa place. Au milieu. Alors si je le mets en haut… GESTE : Placer l'orange en haut. …ça le perturbe. GESTE : Secouer. L'orange saute au milieu. Et voilà. Il retourne au milieu. GESTE : Montrer les deux côtés. C'est peut-être le seul moment de la journée où l'orange sait exactement ce qu'il doit faire. GESTE : Faire revenir l'orange sur sa pièce. Vous voyez, ce feu était parfaitement discipliné. Chaque couleur connaissait son travail. Chaque couleur connaissait sa place. Et c'est là que j'ai fait une erreur. J'ai voulu voir jusqu'où allait leur sens de la discipline. GESTE : Prendre le rouge et l'orange. J'ai remis le rouge en haut… GESTE : Placer le rouge. …l'orange au milieu… GESTE : Placer l'orange. Cette fois, aucune erreur. Ils étaient exactement là où ils devaient être. Rouge en haut. Orange au milieu. GESTE : Montrer les deux côtés. Et je leur ai dit : « Voilà. Maintenant, vous ne bougez plus. » Pause. Je crois que le rouge a assez mal vécu qu'on lui dise « STOP ». GESTE : Secouer. Les deux couleurs disparaissent. Et là… plus de rouge. Plus d'orange. GESTE : Montrer lentement les deux pièces devenues vierges, des deux côtés. Ils avaient quitté leur poste. Enfin… c'est ce que j'ai cru. GESTE : Retirer les deux pièces vierges. Révéler le rouge et l'orange incrustés dans la raquette. Parce qu'ils étaient toujours là. Le rouge en haut. L'orange au milieu. Toujours à leur place. Sauf que cette fois… ils s'étaient incrustés. Littéralement. GESTE (pause) : Laisser voir l'image un instant. Et il restait le vert. GESTE : Prendre la pièce verte. Le vert, c'est le gentil de l'équipe. Toute la journée, il dit aux gens : « Allez-y. » « C'est bon. » « Vous pouvez passer. » Jamais un conflit. Jamais une hésitation. Il voit arriver une voiture : « Allez-y, je vous en prie. » Alors je me suis dit : « Lui, au moins, il ne va pas poser de problème. » GESTE : Insérer le vert en bas. Et tout est redevenu normal. Rouge en haut. Orange au milieu. Vert en bas. GESTE : Montrer lentement les deux côtés. Chacun à sa place. Le rouge pouvait dire STOP. Le vert pouvait dire ALLEZ-Y. Et l'orange pouvait continuer à ne pas savoir exactement ce qu'il voulait dire. Tout allait bien. Enfin… pendant quelques secondes. GESTE : Regarder le feu. Petite pause. Parce qu'après toutes ces années passées ensemble… ils avaient peut-être compris quelque chose. GESTE : Secouer. Rouge et orange sautent sur la pièce verte. Le rouge a quitté le haut. L'orange a quitté le milieu. Et tous les deux sont allés rejoindre le vert. GESTE : Montrer les trois couleurs réunies. Pour la première fois… plus de chef. Plus d'indécis. Plus de gentil. Juste trois couleurs… qui avaient décidé de rester ensemble. GESTE : Retirer lentement la pièce portant les trois couleurs. Montrer la raquette complètement vierge des deux côtés. Plus personne en haut. Plus personne au milieu. Plus personne en bas. GESTE : Regarder la pièce avec les trois couleurs, puis la raquette vide. Finalement… ce n'était pas un feu tricolore qui n'était plus discipliné. C'était simplement trois collègues… qui en avaient assez qu'on leur dise où était leur place.    
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