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Oh oh oh !

Nous sommes lundi, la conférence de David Stone à Paris a eu lieu vendredi dernier et toujours pas de CR ?

Qu’à cela ne tienne, votre volatile préféré va s’y coller.

Mes impressions à chaud concernant la conférence de David Stone à Paris hier soir, donc : en deux mots, excellent comme d'habitude même si le public a - exceptionnellement et étonnamment - semblé peu réceptif à la "dinguerie" du personnage. Cela est dommage car il y avait pléthore d'excellentes vannes touchant à l'actualité magique ou non (sauf erreur de ma part, cette réaction à l'actualité dans l'écriture de la conf est assez nouvelle chez David et j'en ai été agréablement surpris) ainsi que d’excellents effets.

D'ailleurs concernant ces derniers, je reste admiratif de la créativité et du sens de la réflexion de DS ; présenter de nouveau le "Splash Bottle" en conf, il faut oser et pourtant, David parvient à nous bluffer par son sens de la misdirection mais aussi par ses nouvelles "techniques" concernant l'outil ("Pourquoi diable n'y ai-je pas pensé :) !" ).

La conférence débute de façon très originale puisque David est en retard mdr;) . Je n’en dis pas plus car je ne suis pas sûr que la date parisienne soit la dernière de sa tournée. De mémoire, David utilise le Splash Bottle dans la foulée et nous nous faisons évidemment avoir ; magie :D !

Les effets de cartes s’enchaînent par la suite, avec notamment l’utilisation de plusieurs gimmicks dont le Misdirection Deck (nouvelle présentation, effectivement plus efficace :) ), la présentation d’un effet de carte déchirée/reconstituée d’Yves Carbonnier (bluffant), Mirage (perso je ne suis pas convaincu), Tool (prédiction avec climax inattendu, excellente utilisation de l’omnideck, par exemple), CardCase (M. Chatelain), etc. Le tout enrobée dans une présentation impeccable. Même les explications sont scénarisées (lines pour magiciens, pour profanes, bref pour tout le monde). Joie :D !

David n’oublie pas non d’aborder la théorie et notamment les actions de transit (clair comme de l’eau de roche et imparable ; impossible pour le spectateur, magicien ou non de ne pas se faire avoir).

Après une pause d’une vingtaine de minutes, seconde partie au cours de laquelle, David nous expliquera toutes les subtilités de sa carte au plafond (quelle cire utiliser, pour quelle circonstances, etc.) mais aussi les différents usages que l’on peut faire de Zénith. Bref, encore plein de trucs intéressants et de super bonnes idées. A croire que le bonhomme ne s’arrête jamais de réfléchir :) .

Et le tout sans aucune routine de pièces. Non pas que je n’aime pas cela mais cela est assez surprenant de la part de David pour être souligné.

Enfin, oui David présente beaucoup d'effets requérant un ou plusieurs gimmicks, c'est vrai. Tous sont aussi en vente à l'issue de la conférence. D'accord. Toutefois, il faut reconnaître que certains d'entre eux sont diablement efficaces et offrent de nombreuses possibilités. Je pense notamment au Splash Bottle mais surtout à Tool et Zenith. Hologram permet un effet sympa mais je n'accroche pas plus que ça tandis que Misdirection Deck et Mirage sont, à mon avis, dispensables.

Pour terminer, l’intérêt de ces conférences, au-delà du conférencier évidemment, réside aussi dans les rencontres que l’on peut y faire ; attention name dropping :D :

David Stone, bien sûr, que je connais depuis quelques années déjà et qui fait partie de mes artistes préférés aussi bien d’un point de vue professionnel qu’affectif. Hé oui. En outre, au milieu de toute cette folie un peu foutraque, perce une sensibilité inattendue lorsqu’il évoque son métier d’acteur. Suis-je le seul à l’avoir remarqué (aparté : pour avoir vu un bout d’essai, David est un excellent comédien. Et je sais de quoi je parle ; pour des raisons qui me sont personnelles, je suis à la limite de l’intolérance la plus crasse dès que l’on aborde le sujet. Je ne supporte pas la médiocrité en règle générale et encore moins concernant l’art dramatique. En outre, si je ne pensais pas ce que j’écris concernant un copain, je n’en parlerai pas en public. Ni en bien ni en mal. Ce sont les limites de mon éthique) ?

MC Clément ;) , organisateur de la conférence : bien joué M’sieur ;) et merci pour tout (sympa, pro, efficace, agréable, bref un pote comme je les aime :) ).

Mister Greg : Bon ben c’est un camarade Vmiste et cela fait toujours plaisir de se croiser (j’espère que c’est réciproque LOL ).

Jean-Charles Briand : une découverte en ce qui me concerne. Un véritable plaisir de papoter avec un créateur sympa et disponible. Des projets en cours, des nouveautés (vraiment), des applis, bref plein de trucs dont j’espère que nous en parlerons sur VM.

JB Chevalier : Cool. Il n’y a pas d’autres mots. Pour ceux qui le connaissent, je pense ne pas me tromper. Pour moi qui ne le connaissais pas, JB est cool. Si :) .

Enfin, the last but not the least, notre camarade – et maintenant le mien :D : Jean-Jacques Sanvert. Je ne vous ferais pas l’affront de présenter « JJS » :) . Je ne dirais donc rien de plus si ce n’est que cette rencontre a été très agréable ; Jean-Jacques, tu peux t’inscrire au concours des Vmistes les plus sympas, tu as toutes tes chances :) .

Enfin, je profite de l’occasion et de la conversation que j’ai eu avec Jean-Jacques et Jean-Charles à ce sujet : messieurs les créateurs, les artistes, les interprètes, les artistes-interprètes, les auteurs, les auteurs compositeurs artistes interprètes, les clowns, les jongleurs, les baltass, les magiciens, les pros, Christians Girard et Chelman, les amateurs, les amateurs de pro, - il y en a – les vieux, les jeunes, ceusses qui ont le melon, les musiciens, les mentalistes, ceusses qui kiffent trop leur dernière trouvaille, les photographes, les dingues, les en tournées, les à la rue, les qui savent pas comment faire, qui ont le chapeau melon (j’en connais au moins un et c’est un enchanteur à sa façon) et tous ceux que j’oublie de citer, n’hésitez pas : publiez sur VM !

On veut savoir ce que vous faites, échanger avec vous, vous donner notre avis, bref vous serez toujours les bienvenus (alors oui, des fois ça picote un peu mais si ton prénom ne commence pas par « Mickael » et si ton nom ne finit pas par « Chatelain », cela devrait bien se passer mdr:D;) )

Ah. Je n’ai pas cité les producteurs purs et durs. C’est volontaire. Nous sommes sur VM, pas chez Publicis (si tu veux faire connaitre ton truc, achète un encart sur VM, Thomas sera content et nous aussi par la même occasion car le blé qu’il en retirera, il le réinvestira dans VM :) ).

Bref, pour en revenir au sujet et conclure : une très bonne soirée :) !

My2Cents

:cool:

Woody

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    • @Hugues PROTAT nous a partagé ce texte  Un personnage hors norme : Juan Tamariz, le magicien qui a transformé la cartomagie en un phénomène populaire. Sa fille Ana TAMARIZ a confirmé le décès de l'illusionniste à Madrid. Champion du monde de cartomagie, l'artiste a marqué plusieurs générations avec ses apparitions à la télévision et son travail en tant que maître des magiciens. Juan TAMARIZ, l'une des figures les plus reconnues de la magie espagnole et référence internationale de la cartomagie, est mort ce mardi à 83 ans à l'hôpital clinique San Carlos de Madrid, selon les informations d'El País. Sa fille, Ana TAMARIZ, a confirmé le décès via les réseaux sociaux. « Avec une immense tristesse, aujourd'hui je fais mes adieux à mon père Juan TAMARIZ, une personne incroyable, très aimée et admirée de tous », a-t-elle écrit, selon ce que rapporte RTVE. Avec son chapeau haut-de-forme, sa chevelure ébouriffée, son violon imaginaire et l'incontournable « ¡Chan, tatachán! », Tamariz a transformé l'illusionnisme en un spectacle populaire pour des millions de spectateurs. Mais derrière ce personnage apparemment improvisé se cachait aussi l'un des plus grands érudits de la magie contemporaine. D'une boîte de magie au championnat mondial de cartomagie Juan Manuel TAMARIZ-MARTEL NEGRÓN est né à Madrid en 1942. Son intérêt pour l'illusionnisme a commencé lorsqu'il n'avait que quatre ans, après avoir assisté à la prestation d'un magicien. Peu après, il a demandé une boîte de jeux de magie et a commencé à pratiquer avec sa famille et ses amis. À douze ans, il a découvert les livres de l'illusionniste Wenceslao CIURÓ, qui lui ont permis de plonger dans la technique et dans les mécanismes psychologiques qui interviennent dans un spectacle. Comme il l'a expliqué dans une interview publiée par la mairie de Madrid, ces lectures ont été décisives pour comprendre que la magie ne consistait pas uniquement à exécuter un tour. Sa précocité lui a ouvert les portes de la Société Espagnole d'Illusionnisme avant d'atteindre l'âge minimum requis : il a été admis à 18 ans, deux ans avant la limite établie, après avoir convaincu les responsables de l'institution de ses capacités. TAMARIZ a étudié les sciences physiques et s'est également intéressé au cinéma, deux domaines qui ont influencé sa manière de concevoir la construction d'un spectacle. Cependant, il a fini par se consacrer entièrement à l'illusionnisme. En 1972, il a obtenu le Grand Prix du Congrès National de Magie. Un an plus tard, il a reçu la reconnaissance qui a définitivement propulsé sa carrière internationale : le Prix mondial de cartomagie, obtenu lors du Congrès mondial de magie de la FISM qui s'est tenu à Paris. Le profil publié par le gouvernement espagnol souligne qu'à partir de ce moment, il a présenté ses spectacles dans des villes comme Chicago, Tokyo, Paris, Londres, Bogota, Le Caire, New York et Santiago du Chili. Le magicien qui est entré dans tous les foyers Bien que son prestige professionnel ait grandi lors des congrès internationaux, c'est la télévision qui a transformé Juan TAMARIZ en un personnage familial pour plusieurs générations d'Espagnols. Les archives de la RTVE conservent le programme pilote de Tiempo de magia, produit en 1975, dans lequel il partageait l'écran avec Julio CARABIAS. Cette participation anticipait une relation avec le petit écran qui allait se prolonger pendant des décennies. Son passage par Un, dos, tres... responda otra vez a démultiplié sa popularité. Ensuite, d'autres émissions comme Por arte de magia, Magia Potagia, Chantatachán et le programme pour enfants El recreo sont arrivées. Face à l'image traditionnelle du magicien solennel, Tamariz a construit un personnage proche, débordant d'énergie et apparemment chaotique. Ses blagues, sa conversation constante avec le public et sa manière de célébrer chaque numéro sont devenues une partie indissociable du spectacle. Cependant, cette mise en scène cachait une préparation minutieuse et une connaissance approfondie de la gestion de l'attention (misdirection). La capacité de diriger le regard, d'anticiper les soupçons du spectateur et de maintenir la surprise expliquait une grande partie de l'admiration qu'il suscitait parmi ses pairs. Livres, enseignement et une école dirigée par sa fille La contribution de Tamariz à la magie allait bien au-delà de ses apparitions télévisées. Tout au long de sa carrière, il a publié des livres majeurs consacrés à la technique, à la théorie et à la présentation de l'illusionnisme. Parmi ses œuvres figurent La Vía Mágica, Los Cinco Puntos Mágicos, Sonata et Sinfonía en Mnemónica Mayor, des références incontournables de la littérature magique. Ses travaux ont abordé des questions telles que la relation entre le magicien et le public, la construction narrative des tours et l'utilisation de la mémoire et de la psychologie en cartomagie. Cette combinaison de réflexion théorique et de sens du spectacle a contribué à consolider son prestige à l'international. Une partie de son héritage se perpétue à travers la Grande École de Magie Ana Tamariz, dirigée par sa fille. Tamariz a lui-même conçu les programmes pédagogiques du centre, pensés pour transmettre sa vision de l'illusionnisme aux nouvelles générations. L'école a compté parmi ses intervenants et élèves des magiciens comme Jorge BLASS, Anthony BLAKE, Miguel GÓMEZ et Rafael BENATAR. Son programme combine l'apprentissage des tours et des techniques avec des cours d'histoire de la magie, de théorie et de psychologie du spectacle. Médaille d'Or des Beaux-Arts et reconnaissance de Madrid La reconnaissance de la carrière de Juan TAMARIZ est également venue des institutions. En 2011, il a reçu la Médaille d'or du mérite des beaux-arts, accordée par décret royal. Auparavant, en 2009, il avait obtenu le Prix honorifique de théorie et philosophie du Congrès mondial de magie (FISM) de Pékin, une distinction récompensant son travail de chercheur et de rénovateur de l'art magique. En 2019, sa ville natale lui a également décerné la Médaille d'or de Madrid. La mairie de la capitale a alors souligné sa contribution à la diffusion internationale de la magie et sa capacité à combiner créativité, humour et rigueur.
    • Hundred Fingers avec Hu Hojin sont de retours 
    • Ton postulat demande a être démontré ! Je connais la scène de l'art contemporain de ma ville, ceux que tu considères comme "la plupart" se content en réalité sur les doigts d'une main. En revanche, je vois plutôt des centaines d'artistes talentueux et avec des messages pertinents et des formes innovantes crever la dalle depuis des années.  Ce que je critiquerais donc davantage, ce sont les quelques grands collectionneurs qui soufflent le chaud et le froid sur le marché de l'art. Une poignée de milliardaires qui décident de concerts d'investir sur tel ou tel courant, tels ou tels artistes pour auto alimenter un système qui n'est rien d'autre que de la spéculation. Pour eux, effectivement, le sens des oeuvres, les techniques, les matériaux, les intentions, le temps passé n'a pas d'importance.
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