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Bonjour à tous,

Bien que magicien amateur, je réalise parfois quelques close-up pour des événements privés (au cours de repas notamment).

Cela se passe bien, les spectateurs sont ravis, etc., mais au fond de moi-même, je sens que je ne pratique pas la magie que je préfère... J'ai le sentiment d'une grande disparité entre ce que j'aime travailler à la maison et ce que je dois faire en close-up, pour les "vrais" gens. J'ai parfois le sentiment de faire des choses faciles, sans gros travail, alors que je réalise ce travail en amont et que je présente des effets que j'aime à mes amis, famille, etc.

Pour résumer, mon type d'effets favoris (chapelets, mentalisme, coïncidences, magie bizarre) ne sont pas ceux que je pratique en close-up (tours de cartes classiques et rapides, balles mousse, pièces, cordes, billet dans le kiwi, etc.)... J'ai l'impression que ce que j'aime comme type d'effet ne conviendrait pas au public. Ou alors je ne sais pas comment les y intéresser en peu de temps (5-10' par table).

C'est grave, docteur ? Ressentez-vous vous aussi cette disparité entre le monde pro et le monde amateur ? Comment y remédier ?

Stade 2... :)

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Salut l'ami,

Je comprends très bien ton problème, c'est une des raisons (parmi d'autres) pour lesquelles je ne me suis jamais mis au "mental" (toutes formes confondues), justement parce que mes conditions de travail principales ne sont pas adaptées à cet univers - la raison principale étant que cette forme de magie ne me "plaît" pas, j'aime en voir ou en être le spectateur, mais pas à la présenter.

Au delà des clivages magie tradi/magie mentale/magie bizarre, il y a évidemment des choix qui sont à faire dans le vaste répertoire du champs des possibles magique et des milliards de routines disponibles dans les publications existantes.

Je faisais la remarque à un VMiste venu me voir en presta il y a quelques semaines, certains effets sont très bons sur le papier ou dans mon salon, certains produits adulés par leur qualités, mais dans le monde réel, face à un public qui ne passent pas le banc d'essai, mais tout dépend du contexte et des critères retenus. Par exemple, pour moi, un ring flight (et je possède un Ring Flight Revolution de Dave Bonsall première génération en Audi... la Rolls :D), et bien c'est NON ! Je n'emprunterai PLUS de bagues (ni d'autre objet de valeur) à un spectateur. Certains diront sûrement que c'est une aberration, que c'est un super effet... oui, à vos proches, à vos amis, mais pas en restaurant ET ENCORE MOINS A UN COUPLE DE JEUNES MARIES !!! :mad:

Il y a du matériel visuel, idéal pour Youtube, pour faire un petit effet entre 2 routines plus denses, à présenter quand on te demandes un tour "sur le pouce".

Il y a des routines à faire debout (la fameuse "magie verticale") pour le restau, le cocktail, la rue...

Il y a des routines de table, à faire à un public assis avec qui on peut passer un peu plus de temps.

Il y a des routines qui demandent un contexte plus calme, comme celles que tu voudrais présenter, où il faut du temps pour installer l'histoire, l'ambiance, le personnage...

et ainsi de suite...

Je pense qu'il y a 2 attitudes, soit on change de répertoire pour s'adapter à tes conditions de travail, mais j'entends que ce n'est pas une démarche "artistique"... ou alors il faut changer de conditions de travail, et proposer ton travail dans un contexte précis et défini qui correspond à ton cahier des charges.

"L'artiste est celui qui donne au public ce qu'il ne savait pas désirer et qu'il redemandera" - David Cronenberg

Voilà... Bon bah maintenant ya plus qu'à... mdr

Malheureusement pas vraiment le temps de développer, je me permets citer un vieux message de Seb (source):

Il faudra bien tôt ou tard mettre sur le tapis le débat sur les conditions dans lesquelles les magiciens présentent leur travail… Je connais des magiciens, et pas des moindres, qui refuseront de montrer quoi que ce soit tant qu’ils ne jugeront pas qu’ils disposent des conditions nécessaires et suffisantes pour travailler. Des artistes comme René Lavand ou Ricky Jay, par exemple, sont extrêmement exigeants sur le nombre de spectateurs, leur emplacement, etc. Vous ne les verrez pas en train de montrer deux bricoles sur un coin de table, après avoir poussé les miettes. Pour autant que je sache, cela ne leur a pas porté malheur, ni nui à leur carrière. Le contexte de présentation est une composante (et pas la moindre) du hook.

Je trouve l'anecdote un peu facile, et surtout disproportionnée.

Certes ces artistes fixent leurs conditions, mais tout le monde n'est pas Ricky Jay, et lui-même n'a pas débuté au niveau où il est maintenant.

Il y a des étapes à gravir dans une carrière pour atteindre un niveau d’exigence tel qu'il permette d'avoir de telles conditions. C'est également valable pour le prix auquel se vendre, les lieux, les clients...

Remarquez que c'est pareil dans biens d 'autres domaines, un jeune diplômé gagnera moins qu'un expert senior dans son domaine, un employeur paye des compétences reconnues !

Je me serai mal vu à 22ans, sans aucune expérience demander 1500€ de cachet pour 30mn de close-up, et décider du lieux, du nombre de spectateur, de l'angle... pour un client du gota, ou de toquer à la porte de chaine de télé, de salles de spectacle... (ce que je ne fais toujours pas d'ailleurs :D )

Personnellement j'aime mes conditions, et j'aime mon répertoire, mais je reste le même enfant que vous avec des jouets auxquels joue quand je suis chez moi, et des doudous que je traîne partout où que j'aille.

De la même façon, j'ai certaines choses dans mes placards que j'aimerai sortir, montrer... mais qui ne remplissent pas -encore- les conditions dans lequel je montre généralement ma magie. Je continue de les bosser, d'y réfléchir... pour être prêt le jour où les étoiles seront alignées :) .

Une dernière remarque, il est aussi souvent plus facile de présenter des choses avec lesquelles on à moins d'affect. Les routines que tu as crées, celles où tu as mis ton coeur et ton âme sont toujours plus difficile à présenter car tu crains plus facilement à la critique, la peur, l'échec. Tu protèges tes enfants plus fort que ceux des autres.

Bon courage, et amuses toi !

Mon regard sur les publications Close-Up :

http://closeupcritique.wordpress.com/

Publié le

Paul tout cela est fort bien dit et je suis 100/100 d"accord avec toi.

Le dicton dit ;"Le temps est un grand maître" et je crois qu'on en a besoin pour se retrouver dans une magie qui nous ressemble.

Cette remise en question sur le travail du close-up que se pose Friboudi est déjà une étape que tout magicien devrait franchir.

Avoir le retrait nécessaire pour se rendre compte que tel ou tel tour est splendide mais ne convient pas à notre personnage ou dans les conditions que nous exerçons demande une maturité qui vient avec le temps.

Ce qu'il y a à retenir c'est que nous avons tout intérêt a faire la magie qui nous plait car c'est elle, et pas une autre, qui touchera notre public, tout simplement parce qu'elle véhicule une part de nous et que la magie est avant tout une rencontre.

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    • TLTR : Vraiment EN-CHAN-TÉ par ce congrès. C'est convivial, c'est JEUNE (Yann Frisch n'a d'ailleurs pas manqué de faire remarquer que les deux étaient peut-être liés... moi, je crois qu'on le doit surtout aux organisateurs et aux bénévoles). @Renan FRISEE a dit dans son interview pour VM qu'ils avaient voulu allier l'accueil à l'italienne, le cadre à la Blackpool et une affiche digne de la FISM... et ben, c'est réussi sur tous les plans. Avant de détailler un peu plus le côté magie, je vais dire tout le bien que j'ai pensé du lieu (théâtre à l'italienne, salles élégantes, grand balcon extérieur...) mais surtout (et je ne m'y attendais pas du tout) de la BOUFFE !!! La BOUFFE, bon sang ! Ah, ce n'était pas du dîner de gala pompeux, c'était à la bonne franquette, mais, purée, c'était BON ! Les meilleures frites que j'ai mangées de ma vie, je crois, de bonnes bières artisanales, un brunch somptueux avec des produits de qualité (du Nocciolata et non du Nutella, par exemple... ceux qui savent savent). En ajoutant à cela l'enthousiasme des bénévoles, très justement mis à l'honneur par les organisateurs : ACCUEIL PARFAIT Passons à la magie. J'aime bien lire les compte-rendus sous forme de mini-journaux quand ce sont d'autres qui les écrivent, donc je vais tenter de faire pareil. C'est très "mavie.com", désolé. Au pire, ça me permettra, à moi, de me souvenir de comment ça s'est passé. Vendredi : Entrée : Les badges que l'on porte autour du cou sont super pratiques : les horaires des confs et spectacles sont imprimés dessus de manière à être lus super facilement. Pour acheter à boire et à manger, on achète des cartes d'un jeu Bicycle rare qui serviront de jetons. C'est original et marrant. On nous distribue aussi de vrais jetons qui serviront à récompenser les magiciens qui nous bluffent avec un tour. Celui qui en aura le plus gagnera son entrée au prochain congrès. J'arrive tout pile pour la conférence de Jonathan Renoux. Le format d'une heure est un peu court pour lui, donc ça finit par être plus un mini spectacle, parce que le public préfère voir des tours qu'avoir des explications. Je découvre sa magie, originale et sympathique, voire poétique. J'aime beaucoup et je me réjouis qu'il vienne en conférence chez moi (Amiens) le samedi d'après (le 19 septembre, viendez !). La conférence finie, on passe à l'after. Adrien Quilien et ses camarades font le show en offrant des cocktails (avec ou sans alcool) à ceux qui le veulent. C'est super, c'est fun et c'est bon (enfin, la vodka sour que j'ai prise est bonne). Fatigué par la route et le ventre vide, l'alcool me tourne un peu la tête. Je trouve des trucs à manger pour éponger, mais, en attendant, je suis assez désinhibé pour aller parler avec un peu tout le monde. Ça jamme à droite à gauche. Jonathan nous montre qu'en plus d'être un excellent magicien, il assure aussi à mort au contact juggling. À un moment, j'aperçois Yann Frisch. Ô bonheur ! Il faut que j'aille lui dire à quel point je l'aime et combien il a compté pour moi ! (l'alcool, vous dis-je) Je réussis à l'alpaguer à un moment. Il me répond gentiment, mais je crois que je l'embête un peu (et je le comprends, à vrai dire). Il me fait une blague que je trouve un peu nase. Je suis déçu, je ne l'aime plus. Je rentre me coucher en me promettant de le huer au spectacle de dimanche. Samedi :  Réveillé en retard, je loupe la conférence de Topas. Je vais faire un tour dans la dealer room en attendant la conférence de Robin Deville. Je l'ai déjà vue, mais il m'a dit qu'il y aurait des surprises au début... donc, j'y vais. Et je reste. Elle est hyper rodée, il est super pro, il fait passer les messages qu'il veut faire passer tout en restant divertissant : bravo ! Je profite de la pause du midi pour aller visiter un peu le centre-ville (très agréable) et manger une salade, ce qui me fait louper la photo collective. L'après-midi est consacré aux conférences de Juan Colas (dont je ressors avec au moins une idée de tour... et une super idée pour avoir l'air clean avec des cartes gimmickées), d'Arthur Chavaudret (très intéressante sur la gestuelle et le placement du regard... et très impressionnante sur le plan technique) et de Lucas Kaminski (qui enfonce un peu des portes ouvertes, à mon avis, dans sa première partie sur la créativité, mais qui devient super intéressant quand il parle de la technique des bulles de savon. J'en ressors avec la conviction qu'il faut arrêter les neiges du Japon pour faire des bulles comme lui à la place : c'est plus beau, plus poétique, peut-être plus écolo, et ça fait moins de chantier). Je manque le spectacle (pas prévu au programme, il me semble) de Chloé Vivares. [grossièreté]. Il paraît que c'était bien. 20h, c'est l'heure du grand gala ! Que dire ? Le spectacle est présenté de main de maître par Elastic, qui est super : on rit, on ne voit pas le temps passer. Premier numéro : Ramo et Alegria : je déteste les grandes illusions, mais eux, c'est drôle, j'aime bien. Je sais que @Thomas a trouvé qu'ils surjouaient. Moi, j'ai trouvé que ça passait. J'ai regretté qu'ils aient changé leur manière de faire la malle des Indes. Viennent ensuite (mais je ne sais plus dans quel ordre) Remi Lasvenes, Mortenn Christiansen et Hector Mancha. Remi Lasvenes... c'est tellement beau, poétique, intemporel que j'en suis ému aux larmes (je pleure facilement). Mortenn... hilarant et super fort. La cascade de sorties à la fin... pffffiou ! Hector Mancha nous offre l'exclusivité de son prochain numéro FISM. Je n'en dirai pas plus, à part que c'est très impressionnant, mais que je trouvais qu'il faisait une tête bizarre, par moments (je découvrirai pourquoi après). Entracte. Je me dis que tout ça rend vachement humble. Deuxième partie : Topas vole au-dessus de son tapis de course. Je n'aime pas les grandes illusions... mais là, j'aime plutôt bien. Juan Colas nous fait une routine ringarde d'anneaux chinois qui finit en numéro burlesque hilarant. J'aime beaucoup. À un moment (je ne sais plus quand), @Renan FRISEE , @Laurent PIRON et Hugo VAN DE PLAS viennent parler du festival, rendent hommage aux équipes techniques, aux bénévoles... et reçoivent une standing ovation fort méritée. Nicolas Striebel conclut le spectacle tout en poésie. Et c'est l'heure de la super AFTER BIERE ET FRITES : et c'est super. Ça discute, ça rit et ça jamme de partout, les "stars" côtoient les inconnus, c'est parfait. Mortenn Christiensen nous montre une routine qu'il veut présenter au Magic Castle... il se passe trop de choses pour pouvoir les résumer. À un moment je croise un type, seul dans l'escalier, qui regarde fixement le mur. "Euh... ça va ? Are you Ok?" Il se retourne. "This spider is gigantic! Beautiful!" C'était Hector Mancha qui avait juste repéré une méga araignée. 😀 En discutant avec lui après, il m'apprend qu'il s'est coupé à un doigt lors de son numéro et qu'il pissait le sang sur scène, d'où les grimaces étranges qu'il faisait parfois. Lucas Kaminski improvise un super spectacle de bulles. Je fais remarquer à un copain qu'on se moque parfois des vieux magiciens qui nous parlent de leurs souvenirs de congrès d'antan... mais qu'on risque de finir comme eux en parlant de celui-là. En partant, je passe dire au revoir à Rubi et Joel Pablos m'invite à m'asseoir par terre avec eux pour tester un tour. On n'a pas encore trop trop entendu parler de lui, mais ça ne devrait pas tarder, car ce type est très fort et inventif. Dodo. Dimanche : Il y a deux conférences à 10h. Nicolas Striebel et Matt Pritchard, dont j'adore les illusions d'optique sur Instagram. N'étant pas parvenu à me lever suffisamment tôt (l'after du samedi a été fort animée et arrosée... et, à mon âge, on commence à avoir besoin de sommeil), je m'épargne ce choix cornélien (il faut voir les choses du bon côté). Je vais toutefois voir l'expo sur les supers illusions de Matt Pritchard, où je fais la connaissance de @Frédéric NOWACKI qui reconnaît ma tête. On prend le brunch ensemble (+un ami à lui dont j'ai oublié le nom, désolé 😬), on échange des trucs/manips et on file à la conférence d'Hector Mancha, qui est super. (Ce mec est DRÔLE ! Et il a ajouté un nouveau tour d'harmonica à mon répertoire) 14h : Parlour Show : Je suis assis juste à côté de Chloé Vivares. Ça va être difficile de huer Yann Frisch. De toute façon, il est tellement sympa et drôle que je l'aime bien à nouveau. Arthur Chavaudret est tout en maîtrise et en légèreté (autant dans sa magie que dans son humour). C'est beau. Robin Deville est un copain, je connais bien son numéro... mais il parvient à me bluffer totalement avec son final. Avant son numéro, Yann Frisch appelle Hector Mancha à la rescousse pour présenter. Et c'est super. Je le répète : ce type est DRÔLE. Yann Frisch nous fait Balltass. C'est beau. Je me lève comme les autres pour applaudir. Juan Colas fait un numéro de contact juggling magique qui m'ennuie un peu (je préfère le "vrai" contact juggling). L'ambiance hippie/ZAD étant bien installée après ça, Yann Frisch et Juan Colas se lancent dans un concert de kashakas (je vous laisse chercher.... pour les vieux qui auront la référence, disons que c'est un mélange de "tac tacs" et de maracas) que vient conclure Hector Mancha avec son harmonica 😀. Le spectacle se termine par le "Duo" de Rubi Ferez et Fernando Nadal. Ayant une affection particulière pour Rubi, je voulais voir ce numéro depuis longtemps. Et je n'ai pas été déçu. C'est intemporel, beau, drôle et impressionnant. Rubi est un peu l'auguste et Fernando le clown blanc. Ils sont parfaits chacun dans leur rôle. Mon numéro préféré de la journée, voire du week-end. Je ne peux malheureusement pas assister au cabaret magique, car j'ai de la route pour rentrer. Encore merci aux organisateurs et aux bénévoles.
    • Un inspecteur des services de renseignement (Samuel Raskin) inspecte la Zone 51:
    • Cool de s'y être croisé en effet! Les organisateurs et toute l'équipe ont réalisé un boulot incroyable et les retours sont à la hauteur de leurs efforts, espérons que cela continue!
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