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Je ne l'ai jamais rencontré, hélas. Mais un livre sur sa vie vient de sortir.

Monstermind - The life and art of Tony "Doc" Shiels

Je l'ai, c'est très agréable à lire.

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Sans compter ses livres à lui qui sont vraiment intéressants.

A choisir, je préférerais mille fois passer une soirée avec lui dans un pub de Cornouailles, qu'une semaine à la FISM

  • Merci 1
Publié le

info fraiche du magic café :

"The book is still readily available on eBay from the author who will send it along signed. My copy arrived over the weekend and the shipping from the UK was only a week and change." :)

  • 9 années plus tard...
Publié le

Pour tous les passionnés de Tony Shiels et de magie bizarre, mon dernier article est librement accessible :

Rioult, Thibaut, ‘In Pursuit of the Marvellous: Surrealism, Tony Shiels’s Bizarre Magick and the Performative Turn’, European Journal of Theatre and Performance, 2024, 108–59 https://doi.org/10.5281/zenodo.15016888 

Citation

RESUME

À la croisée de l’histoire de l’art, des études magiques, de l’illusiographie et des théories de la performance, l’analyse de la trajectoire de Tony Shiels (1938–2024), de son apprentissage de la peinture surréaliste jusqu’à la fondation de la « magie bizarre », permet de mettre en lumière la manière dont le merveilleux se déploie transmédiatiquement et peut s’actualiser lors d’une performance. L’oeuvre magique de Shiels offre un laboratoire pour comprendre le rôle méconnu joué par le surréalisme dans le tournant performatif, grâce à sa connexion avec l’anthropologie et l’ésotérisme, et à l’introduction dans l’art du XXe siècle du merveilleux, de la magie, du mythe et du sacré. Cette impulsion décisive a conduit à l’émergence d’avant-gardes théâtrales et illusionnistes cherchant à renouer avec la dimension rituelle des performances. L’artiste anglais subversif Tony Shiels est le principal artisan de la réinvention des performances illusionnistes à la fin des années 1960. En les reconnectant à l’« occulture », il relance une dynamique de création artistique en prise avec la culture magique populaire. L’art de Shiels possède une dimension « mythopoïétique » (créatrice de mythes) qui réalise le programme surréaliste en étant capable de donner vie à des légendes locales par l’invocation de monstres. Le développement de cet art
magique lié à la contreculture constitue un contrepoint essentiel pour comprendre le tournant performatif des années 1970.

Ps @Thomas peux tu changer le nom du sujet "ShielS"

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  • Thomas changed the title to Tony "Doc" SHIELS

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    • Tu as raison René était spectaculaire.
    • En effet, on attribue à James un "empirisme radical". Mais, ce que je voulais dire, c'est que pour moi il y a (presque) déjà tout dans la définition "d'empirisme philosophique": doctrine philosophique selon laquelle toute connaissance humaine provient de l'expérience sensible...  Oui, il pense que l'expérience participe de la constitution même de la réalité. MAIS c'est beaucoup moins métaphysique qu'il n'y parait!! « Tout ce qui est réel doit pouvoir être expérimenté quelque part, et toute espèce de chose expérimentée doit être réelle quelque part. » ...simplement. Pas plus, pas moins. Je pense que même @Christian GIRARD pourrait valider cette sentance. Alors attention, Il y a certes dans l'expérience selon James un "sujet" qui perçoit et un "objet" qui est perçu. Et ce n'est, en effet, pas d'abord un sujet qui fait l'expérience d'un objet ; c'est à partir de l'expérience que se différencient quelque chose comme un sujet et quelque chose comme un objet. MAIS là non plus ce n'est pas si abstrait!! ( @Patrick FROMENT il me semble que c'est là où il ne faut pas glisser!!) Il ne prétend pas que le sujet et l'objet sont des illusions. Il soutient seulement qu'ils ne sont pas deux réalités premières, indépendantes et séparées. Prenons une balle, lorsque je la considère comme une perception vécue, elle appartient à mon expérience subjective; lorsque je la considère comme un objet physique que d'autres peuvent également manipuler, elle appartient au monde objectif.  (Pour s'amuser avec le concept, il me semble que cela parlera aux illusionnistes! Parfois on perçoit seulement la balle (ou une demi-coquille par exemple), et parfois on peut interagir avec elle...) Donc dans l'expérience selon James: 1) je rapporte certaines expériences à mon propre corps et à mon activité perceptive (la lumière, la couleur, la forme, etc) 2) je reconnais que la balle demeure présente, même lorsque je détourne le regard. 3) je constate que d'autres personnes peuvent également percevoir cette balle, ce qui contribue à la constituer comme objet d'un monde partagé (en quelque sorte, cela la "met à disposition du réel commun" mais ça c'est MA formulation). Cela implique que la balle n'est peut-être pas perçue de la même façon mais qu'on peut la "partager" dans une réalité commune. Belle philosophie pour les illusionnistes, non?  @Patrick FROMENT merci pour la source de A World of Pure Experience. Le pont entre la philosophie de James et la psychologie est étonnant.
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