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Publié le (modifié)

Une chose intéressante (outre le tour bien sûr) :

A la fin, il fait d’abord apparaitre le kinder, en laissant la boulette visible, puis il fait entrer la boulette dans le kinder à vue.

Une pratique qui me serait plus spontanément venue à l’esprit aurait été de faire disparaitre la boulette de dessus le gobelet, découvrir le kinder, puis la boulette dedans : la boulette a "trop traversé"…

Comparons :

Dans le premier cas :

On a

une apparition (de kinder)

une traversée de la matière (et non une disparition de la boulette)

dans le second cas :

on a

une disparition (la boulette n’est plus sur le gobelet) : la traversée de la matière est annoncée, mais le public n’y crois pas forcément.

Une transformation qui fait plus apparition : le public ne peut confondre boulette et kinder, l’effet est donc confus.

Et enfin une apparition de la boulette dans le kinder : la traversée de la matière n’est pas forcément nette.

Je m’aperçois que la solution que j’aurais spontanément choisie est bien moins claire et percutantes que celle de Andy.

Le fait de faire entrer à vue la boulette dans le kinder est une très bonne action de continuité, et augmente l’impact.

Voilà, c’était juste pour dire que des fois, on se dit :

Il aurait dut faire comme-ci ou comme ça, et que des fois, il a eu raison et moi tord… ;)

Avez-vous eut aussi cette sensation de pouvoir améliorer une chose, pour arriver à moins bien, au final ?

Sinon, le tour est sympa, bien sûr :

L’apparition de la boulette dans la main du spectateur est bien sûr un classique de ce type de manip, mais avec toujours un gros impact.

Je ne sais pas comment il fait pour charger le kinder, mais c’est joli en tout cas :)

Bon, il reste peut être avec un peu trop longtemps les mains dans les poches, preuve que cela ne doit pas être immédiat, mais c’est presque justifié par l’effet précédent.

je me demande aussi si le chocolat est toujours intégralement comestible à la fin... ;)

Gilbus.

Modifié par Gilbus

Quand le magicien montre la lune avec son doigt, le public regarde le doigt...

Publié le

Je trouve que sa routine est bien construite mais s'est surtout la façon dont un des spectateur qui m'intrigue.... j'avais une belle solution mais quand je vois comment il scrute l’œuf...

Du coup truquer un kinder surprise n'est pas si simple....

Apres j'ai une autre question.... ce sujet ne devrait-il pas se trouver en section chambre des secrets?

Publié le
Perso j'ai toujours pas compris et si quelqu'un veut bien m'expliquer, je suis plus que preneur.

Tu as la solution sous les yeux entre 2'21 et 2'30 ;)

Effectivement, c’est assez impressionnant de voir la différence entre le discours du magicien, qui va construire l’imaginaire du tour, et la réalité.

C’est là que l’on voit que ce tour ne peut être fait sans un gros travail sur la gestion des spectateurs, du timing, et la persuasion…

Il faut aussi miser sur le choix du spectateur :

Combien de kinder à déballé elle-même une personne de plus de 50 ans ?

Cela peut donner un avantage appréciable…

J’imagine quand même qu’il doit y avoir moyen d’améliorer la chose, pour que le spectateur ait un déballage plus convaincant, mais bon :

Nous ne sommes pas en chambre des secrets, donc restons dans une démarche de spectateur…

Gilbus.

Quand le magicien montre la lune avec son doigt, le public regarde le doigt...

Publié le

IL NE FAUT PAS TRUQUER UN KINDER SURPRISE !!! Combien de fois, faudra-t-il le répéter ?!? Vous avez suffisamment de pièces, cordes, de livres, de fruits et légumes, de je ne sais quels jeux de cartes et j'en passe, à votre disposition pour ne pas avoir à truquer un Kinder Surprise, enfin !

Le Kinder Surprise est quand même l'un des derniers vestiges de notre enfance et une friandise de référence pour nombre d'entre nous. Un peu de respect, serait-ce trop demander ?

Ah et ne me ressortez pas le sempiternel refrain "on peut faire de la magie avec n'importe quoi mais pas avec n'importe qui" ! N'en déplaise à certains hippies de la magie, le Kinder Surprise est un fondamental avec lequel on ne peut pas faire tout ce que l'on veut et encore moins le "truquer" ('tain qu'est ce qu'il ne faut pas lire) !

  • 5 weeks plus tard...
Publié le

Bonjour à tous,

la routine est bien sympa et puisque l'on est pas en chambre des secrets, je ne vais pas développer ma réponse, mais ayant parcouru ce sujet pendant de nombreuses années et faisant encore mon numéro en public, je peux vous dire que parfois il faut prendre un peu de recul et contourner la difficulté et utiliser des techniques venant des classiques de la magie (je pense notamment aux pièces)

Au début, lorsque j'ai essayé de truqué un Kinder surprise pour faire apparaître à l'intérieur de celui-ci une bague empruntée + une carte pensée doublement signée, je me suis retrouvé face à un problème, celui de refermer le Kinder sans que l'on puisse détecter qu'il a été trafiqué, mais malheureusement il sont emballé par des machines et l'on ne peut pas reproduire cela, même si l'on prend beaucoup de temps, est-ce que cela en vaut la peine ?

non, car en close-up je présente mon numéro en table à table et ce pas moins d'une dizaine de fois par prestation et je vous laisse imaginer le temps et l'argent pour arriver à cet effet qui est une véritable tuerie pour les spectateurs (qu'ils soient magicien ou non).

A l'heure actuelle je continu à présenter cet effet sur scène avec Thomas BARTHES dans "On s'improvise magicien" donc, je vous laisse imaginer le nombre de kinder que l'on utilise.... Alors plutôt que de truquer un Kinder, pourquoi ne pas utiliser une technique connue de tous ? (je vous laisse réfléchir la-dessus et vous allez voir que la solution va vous sauter aux yeux)...

de plus cela à plusieurs avantages non négligeables :

1 - pas de Kinder à truquer, ce qui veut dire qu'à partir du moment où il a été acheté en magasin ou boulangerie, on peut tout à fait présenter son numéro ou routine

2 - on utilise qu'un seul oeuf au lieu de 2.

3 - le Kinder peut être donné à l'examen dès le début, en plus c'est le spectateur lui même qui ouvre le kinder jusqu'au bout et donc lorsque ils reparleront de ce qui ont vu/vécu, il n'y aura aucun doute dans leur esprit, c'est eux qui ont tout fait...

4 - Que ce soit en présentation close-up ou en scène, le Kinder est entièrement comestible et les gens ne se prives pas pour le manger de suite... donc aucun risque pour le spectateur

Alors pour rebondir sur l'un des messages (woody), le fait d'utiliser cet accessoire lié à l'enfance de beaucoup d'entre nous ne doit effectivement pas être truqué, car mine de rien le Kinder est un souvenir fort dans l'esprit des spectateurs et ils connaissent bien l'objet...

Voilou

Bise

Stef

Publié le (modifié)

Voici ce que cela donne en vidéo avec un Kinder surprise acheté et non modifié, alors je suis désolé pour la qualité de la vidéo, mais c'était en 2009 (colombe d'or et championnat de France à Vannes) et en 2014 (gala du CMS) en revoyant ces vidéos, je ne vous cache pas que ca m'a piqué les yeux...

Dans les 3 versions, le kinder n'est pas truqué, parfois les choses/techniques les plus simples sont les meilleures, mais avant d'en arrivé là, il y a eu de nombreux essais qui ont été de véritables fiasco (parfois même en concours).

bon visionnage

Stef

[video:youtube]

Modifié par Stéphane GOMEZ
  • 4 weeks plus tard...

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    • Hello à tous. Je vous partage un petit retour d'expérience de ma première scène hier soir. Bonne lecture ! Thème recherché : Un pirate revient de sa chasse avec un trésor. Tours présentés : Crâne zombie volant + Multiplication des bouteilles. Événement : Gala du club L'Éventail à la salle Olympia de Lomme (3 octobre 2026). Avant le gala : De la genèse de l’idée au stress de la préparation Le choix du thème et des effets Construire un numéro soulève immédiatement une foule de questions : quel thème choisir ? Que dire ? Quel message ou quelle émotion transmettre ? Que souhaite-je donner de moi au public ? En famille, nous avions envie de créer un petit spectacle mêlant contes, magie et musique. Le thème des pirates s’est vite imposé : il a ce pouvoir d'évocation qui parle autant aux enfants qu'aux adultes. Dès le début de l'été, nous avons commencé à esquisser une trame narrative, puis j'ai sélectionné deux effets : Le crâne flottant, parfait pour évoquer la légende du fantôme gardien du trésor. La multiplication des bouteilles, car un pirate boit du rhum… beaucoup de rhum. Petite contrariété matérielle : impossible de trouver un set de Multiplying Bottles avec des étiquettes de rhum dans les délais. Je me suis donc rabattu sur le set Wine Bottle de chez TCC Magic (esthétique, en promotion, et après tout, un pirate peut très bien apprécier le vin !). J’ai reçu le matos fin août pour une prestation prévue le 3 octobre. La mise en place et les arbitrages du quotidien Fin août, je découvre la mécanique des deux tours : Pour les bouteilles, je m’inspire de la démonstration classique de Paul Daniels. Pour le crâne, je me contente de la vidéo fournie par Le Petit Magicien. Mais soyons honnête : je n’ai pas pu prioriser la préparation à 100 %. Entre ma première rentrée en tant que professeur et mon inscription à de nouvelles activités musicales, je n'ai pas mis toutes les chances de mon côté. Comment organiser ces effets pour bâtir une histoire cohérente ? La trame se dessine pas à pas : un pirate revient de sa chasse au trésor avec un coffre. Il l’ouvre, se retrouve confronté à un crâne gardien, puis va boire un coup pour se remettre de ses émotions. Je me dis qu’il serait amusant d'intégrer un ou deux gags avec une peluche de lapin (car un lapin porte malheur sur un bateau !). Mais comment justifier sa présence ? Et comment expliquer logiquement la multiplication incontrôlable des bouteilles ? J'imagine alors l'idée d'un magicien pris en stop sur le navire, provoquant des phénomènes anormaux… C'est un peu téléphoné, mais le temps presse. Répétitions et trous de mémoire En travaillant le crâne, je découvre des muscles insoupçonnés dans mon avant-bras et mon poignet. Quant aux bouteilles, la routine demande un rythme soutenu pour être percutante. Cherchant à reproduire la structure de Paul Daniels sans avoir exactement le même nombre de flacons, j'adapte le final en intégrant une vraie bouteille de vin. Même sans exiger une technique digitale d'une complexité extrême, la routine comporte une multitude de phases à enchaîner sans hésitation. Et là, blocage : je n'arrive pas à mémoriser l'enchaînement fluide des passes. Est-ce l’âge ? Le stress ? La charge mentale de la rentrée (préparation des cours, guitare, sport, vie de famille) ? Pour pallier ces oublis, je passe une journée entière à concevoir un storyboard illustré qui me sert d'anti-sèche. Focalisé à 100 % sur la mécanique, je passe complètement à côté de la théâtralisation. C'est seulement 48 heures avant de monter sur scène, alors que je suis une vraie pelote de nerfs, que je réalise : « Ah, mais il me faudrait tel accessoire ! Et peut-être une entrée en scène comme ceci… » Et encore, je ne parle là que de quelques détails matériels, pas d'incarner mon personnage. Une vraie erreur de débutant (ce qui tombe bien, puisque c'est un peu ce que je suis !). Le jour J : Le filage dans les coulisses Je découvre un univers totalement inconnu. Je ne sais pas comment fonctionne l'envers du décor, où me placer, ni ce qu'on attend exactement de moi. Heureusement, les confrères du club sont bienveillants et me guident : nous calons la bande son et la régie. La configuration des coulisses fait que mon matériel est stocké dans un coin très sombre où je ne vois rien (et où je ne verrai rien non plus au moment de préparer mon plateau). C'est évidemment dans ces moments-là que surgissent les oublis du direct : « Ah mince, il n'y a pas de table ! » « Ah oui, une nappe serait quand même plus esthétique… » « Oups, je ne t'ai pas donné la bonne piste audio. » Rien de tel pour se détendre avant le grand saut ! En observant les autres magiciens ajuster leurs passages, je mesure la marche qui me sépare des professionnels : c’est fluide, carré, et extrêmement inspirant. Le jour J : Le passage sur scène En coulisses, le présentateur doit meubler : je suis en train de remplir mes charges de jus de raisin à la hâte. À deux reprises, j'entends mon nom résonner dans la salle sous les applaudissements alors que mon matériel n'est pas prêt. Deux secondes avant l'ouverture du rideau, horreur : l'un des sets de bouteilles gigognes n'est pas masqué dans son tube et reste parfaitement visible. Je traverse la scène en courant pour rectifier l'erreur in extremis. Le rideau s'ouvre… c'est parti. L'entrée et le texte : Je tente de jouer mon rôle de pirate dès les premières secondes, mais je sens immédiatement que ça sonne faux. Changement de braquet instantané : je repasse en mode naturel. Ne disposant d'aucun texte écrit au mot près, je ne maîtrise pas mes paroles. Je suis stressé au possible, au bord de la liquéfaction. Le coffre et le lapin : J'ouvre le coffre, en sors quelques bijoux, puis enchaîne sur le gag du lapin que j'expulse du navire à coups de pied et de pelle. Le public réagit et rigole. Dans le micro micro-casque, j'entends mon propre souffle résonner fort. Le crâne volant : Je sors le crâne du coffre. Plutôt que de jouer la frayeur (un pirate n'a peur de rien), je lance la lévitation sur Fifteen Men on a Dead Man's Chest. Malgré une légère tremblote, la lévitation se déroule très bien et l'effet visuel fonctionne parfaitement sur la musique. La multiplication des bouteilles : Le moment de transition arrive et je perds un instant mes repères. Pas le trou noir complet, mais pas loin. Je me lance quand même. Je me mélange un peu les pinceaux et deux verres apparaissent beaucoup trop tôt. Je marque la surprise — se laisser dépasser par la magie faisant partie du personnage — et je continue tant bien que mal. La suite reste hésitante, mais le final prévu rencontre un véritable succès. C'est l'avantage de la magie de scène : le public retient principalement la force du climax ! Le rideau se ferme sous les applaudissements. Je suis trempé de sueur, le cœur battant, mais vivant. Il faut immédiatement courir débarrasser le plateau pour le passage suivant. Je peux enfin respirer. Ce n'était pas parfait, mais les retours du public sont chaleureux et les gens ont passé un bon moment. Le contrat est rempli. Place à l'analyse ! Après le passage : Debriefing et enseignements 1. Incarner le personnage plutôt que de jouer au magicien Les retours de mes confrères du club et de mon épouse sont unanimes : il faut incarner le personnage. Sur scène, j'étais davantage un magicien déguisé qu'un véritable flibustier. Un pirate a une voix rauque, grommelle, jure, et adopte une démarche particulière (il boite ou roule des épaules comme sur le pont d'un navire). C'est cet aspect théâtral qu'il faut travailler en priorité. 2. Le costume et la cohérence des accessoires Mon costume manquait d'impact, car composé de pièces dénichées à la maison. Si l'on choisit l'univers de la piraterie, il faut aller jusqu'au bout : cuissardes, sabre, pistolet d'époque, pantalon ajusté… Même constat pour les accessoires : mon « trésor » était composé de minuscules bijoux de déguisement de princesse, invisibles au-delà du troisième rang. Il faut du gros, du rutilant, du lisible de loin. 3. Le piège de la vidéo et la fluidité de parole Une véritable incarnation permet de fluidifier le texte et d'éliminer les tics de langage. En visionnant l'enregistrement réalisé par mon épouse, le constat est sans appel : j'ai arrêté de compter les « euh… » et les « Ah la la, c'est terrible ! ». Sur le moment, je ne m'en étais même pas rendu compte ! La vidéo est un outil de travail aussi cruel que formidable. 4. La technique au service du spectacle Côté manipulation, la technique sur les deux effets s'est révélée très correcte. Cela confirme un grand principe théorique souvent lu dans la littérature magique : la technique pure est secondaire pour le public. Ignorant le déroulé théorique du tour, les spectateurs ne s'aperçoivent presque jamais des petites erreurs de parcours si l'attitude reste naturelle. Des effets visuellement forts et techniquement accessibles, soutenus par une bonne théâtralisation, constituent la combinaison idéale sur scène. Je réserverai désormais les routines plus techniques au close-up. Pistes d'évolution et réflexions futures Cette expérience m'a apporté deux enseignements majeurs pour la suite : Ajustements sur le numéro actuel : Inverser l'ordre des effets (par exemple tenter de faire entrer le crâne dans le coffre, ce dernier refusant d'y retourner, ce qui explique sa lévitation). Alignement avec sa vraie personnalité : Incarner un pirate exige un travail d'acteur exigeant. Suis-je totalement à l'aise dans ce registre ? Pas si sûr. Dans la vie de tous les jours (et dans mon métier d'enseignant), j'ai plutôt un profil de « savant un peu fou » qui fonctionne très bien. Pourquoi ne pas capitaliser sur ce que je suis naturellement ? Plutôt que de composer un rôle à l'opposé de ma nature, développer un personnage de scientifique distrait cherchant à modéliser ou rationaliser les lois de la magie me permettrait d'être instantanément plus authentique sur scène. L'idée du pirate reste magnifique et inspirante, mais le chantier m'a permis de prendre la mesure du travail scénique nécessaire. Une très belle première étape riche en enseignements !
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