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Avez-vous déjà tendu l’oreille ? Avez vous déjà entendu « il n’y a que l’effet produit ». Beaucoup de magiciens de l’ancienne génération et bien sur de la nouvelle appui fermement cette idée comme quoi il n’y a que l’effet qui compte. Un effet sur les spectateurs au dépend de sa méthode de réalisation, je dirais même de son éthique. Tout métier peut être réalisé avec art et morale. Le sujet n’est pas si grave bien sur, car on parle de magie mais bon. Posez vous la question. Ce que je viens de voir est il le résultats d’un travail acharné, d’une présentation abouti et pensé ou a t il un compère ? Où simplement un truc de plus qui fait le boulot tout seul. Un truc qu’il a acheter ? Attention je ne crache pas sur tout la panoplie de gimmick, carte truquée et tout autre astuces que notre art nous fourni. Mais je pense qu’un « tour 100% gimmick er » ne peut se suffire Le gimmick ne doit être qu’une petite partie du tour et pas le tour et ceci quelque soit l’effet. Je pense qu’il n’y a pas que l’effet qui compte, mais aussi son mode opératoire. Prenons un exemple. Quand vous allez au restaurant, vous payez pour manger un plat qu’un cuisinier aura réalisé. Ça c’est l’effet, ce que vous absorbez d’une certaine façon. Mais si après on vous explique que ce que vous venez de déguster n’est qu’enfaite un plat industriel réchauffer en cuisine. Un plat que vous auriez pu acheter et faire chez vous. IL serez étonnant de voire la majeure partie de la clientèle s’en contentez. Certains crieront au scandale ne voulant pas payer. A ceux qui disent il y a que l’effet, cela vont au restaurant pour manger et c’est tout ? Ce moquant de tout le reste ?

Pour revenir dans le monde la magie. Imaginer un magicien de salon. Il vient de demander au spectateur de mélanger un jeu et de le poser au centre de la table sous une cloche de verre. Puis il lui demande le nom d’une carte ainsi que celui d’un nombre compris entre 1et 52. Un ACAAN quoi. Le magicien se rapproche de la table, soulève la cloche. Laisse le spectateur saisir le jeu, compté les cartes et trouvé sa propre carte à l’emplacement choisi. Si la solution à ce tour c’est que la table cache un compère qui change le paquet du début contre un autre sous couvert. Pour moi ce n’est pas un tour de magie « honnête ».

C’est pour cette raison que je raisonne la plupart de mes routines dépouillé de truc. Non pas que je n’utilise pas certains gimmick. Mais juste avec parcimonie.

Et vous qu’en pensez vous ?

je ne suis que ma propre illusion.

En faite...ça m'en touche une sans faire bouger l'autre

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Publié le (modifié)

Intéressant. Mais pour moi c'est une question mineure qui se pose en dernier recours, lorsque tout le reste est en place.

Retournons dans ton restaurant si tu le veux bien. Le plat, son goût, qui découle de la façon dont il a été cuisiné entre en ligne de compte bien sur.

Imaginons maintenant que ton restaurant se limite à ta description.

Tu es dans une salle vide, et on t'apporte ta gamelle qu'on te jette à la gueule. Tu en conviendras, à ce moment là, la façon dont il a été réalisé importe peu.

Par contre, si la table est dressée avec soin, que le lieu est confortable, que la décoration semble chargée d'histoire, et que tu t'y sens bien, il me semble que tu as la recette du bon restaurant.

Si tu as l'impression de pénétrer un univers qui te plait, où tu trouve un personnel aimable, accueillant et pour qui tu sembles important, avec qui tu as des affinités, il me semble que tu n'iras pas fouiner en cuisine pour pinailler sur la marque des couteaux utilisés.

On en revient à la même question, pour qui le magicien fait il de la magie? Voir pourquoi le magicien fait il de la magie?

Il est là selon moi le problème d'éthique. La méthode importe peu, du moment que tu as quelque chose à dire.

L'effet c'est bien, mais c'est rien.

Si le magicien n'a rien à dire, rien à communiquer, qu'il montre un effet juste parce qu'il a trouvé une méthode intelligente et invisible, alors il se trompe de boulot.

Ce serait comme un réalisateur qui fait un film parce qu'il a inventé une nouvelle caméra, mais avec un scénario débile et sans aucun sens de la mise en scène. C'est surement beau, mais ça reste complètement stérile.

Et selon moi, il est aussi difficile d'utiliser intelligemment un compère, que de faire une passe invisible. Alors ok, le magicien n'est plus un superhéros qui arrive à dissimuler des mouvement ingénieux et difficiles.

Et alors?

Je n'utilise pas de compère, mais je n'ai jamais compris le scandale qu'y voient certains magiciens. C'est un scandale si le public le découvre, comme une levée double, mais sinon, c'est un moyen de créer un effet magique. Pas plus, pas moins.

Modifié par munky
Publié le
Ce serait comme un réalisateur qui fait un film parce qu'il a inventé une nouvelle caméra, mais avec un scénario débile

Pour moi c'est tout à fait le cas pour "Avatar" et pourtant...

Ce film est l’un des plus coûteux de toute l’histoire du cinéma, mais son succès public fulgurant lui a permis de dégager des bénéfices après seulement dix jours d’exploitation, puis de récolter plus de 2,73 milliards de dollars américains de recettes (enregistrées au 13 avril 20107) : le film est ainsi le cinquième film à passer la barre symbolique du milliard de dollars de recettes et le premier film à atteindre les 2 milliards. Il devient, après seulement six semaines d’exploitation, le plus gros succès de l’histoire du cinéma, battant Titanic (1,84 milliard de dollars), également réalisé par James Cameron. Souce Wikipédia

Donc l'effet n'est sans doute pas le plus important mais il faut parfois avouer qu'une grande majorité du public s'en contente.

Si Dieu existe j'espère qu'il a une bonne excuse.

Woody Allen

Publié le (modifié)

Haha! Je voulais le mettre entre parenthèse, mais j'ai trop vomis sur ce film. J'ai pris la résolution de ne plus en parler, lui et Avengers... :)

Et oui, la merde marche quand elle est bien vendue. Mais si on veut parler d'éthique...

Modifié par munky
Publié le

Marrant j'ai aussi pensez à se film comme quoi ,

des liens mentaux se crées sur VM !

Une histoire de

Pocahontas Aliens avec des images et des boss de jeux vidéos,

Le Néant.

Pour moi ce n’est pas un tour de magie « honnête ».

...En quoi la magie " est " elle ou "doit être" honnête ?

Je trouve dangereux de pensez comme ça ,

à mettre des pseudos barrières éthiques tu limites ta magie

et ta capacité à raisonner , tu te cloisonne .

et munky à très bien répondu .

Publié le
"...Un ACAAN quoi. Le magicien se rapproche de la table, soulève la cloche. Laisse le spectateur saisir le jeu, compter les cartes et trouver sa propre carte à l’emplacement choisi. Si la solution à ce tour c’est que la table cache un compère qui change le paquet du début contre un autre sous couvert...."

Eh ! C'est pas bien de débiner la méthode de 80 % des ACAAN... ;)

Plaisanterie mise à part, je suis assez d'accord avec munky. Avec cette précision que, pour l'exemple du restaurant, en plus du cadre, il faut aussi que la cuisine soit bonne.... Il arrive malheureusement, qu'un bon cadre, une table dressée avec soin, un lieu confortable, etc. impressionnent le client et permettent de faire "oublier" une cuisine médiocre...

Un peu comme l'exemple de HREJ...

Un endroit où la main de l'homme n'a jamais mis le pied... (Alphonse Allais)

Publié le

Tout a fait d'accord avec Munky qui pousse la réflexion un cran au dessus.

Je ne pense pas me cloisonner car j'utilise certains gimmicks. Mais je disais qu'un tour ne peut se limiter à un truc. Le truc n'est pas le tour.

La cuisine doit être bonne et pour cela elle doit être penser, pour donner du sense à ce que l'on fait. Je trouve juste que d'avoir que la méthode utiliser doit faire sense pour nous avant de faire effet.

Eh là je sais pas si je suis claire...

je ne suis que ma propre illusion.

En faite...ça m'en touche une sans faire bouger l'autre

Publié le (modifié)

Je fais partie de ceux qui pensent que "seul l'effet compte", mais tout le secteur magique basé sur l'utilisation de compères me gêne vraiment.

Qu'il y ait des gimmicks, des trucages, des trappes secrètes, de l'électronique pour récupérer des infos, d'accord, tout le monde sait qu'il y a toujours un "truc" pour que le miracle se produise.

Mais dans le mentalisme, sur un effet du style du jeu invisible, où quelqu'un pense par exemple à une carte, et où le magicien avait déjà prédit/trouvé sa valeur, l'écart est trop grand entre le miracle "vendu" et la réalité du trucage.

Comme le dit munky, c'est évidemment un scandale si le public le découvre :)

Le problème, c'est qu'à force de voir ce genre de miracles, et ensuite de connaître la désillusion qu'il l'accompagne automatiquement (ah...en fait ils étaient complices :(...), on ne croit plus à une potentielle idée révolutionnaire, et on pense tout de suite à l'utilisation de compère.

Je pense qu'il y a un scepticisme qui peut s'installer chez le public au fur et à mesure qu'il découvre ce genre de pratiques. Et il suffit qu'il l'ait vu sur une routine pour qu'il y pense ou qu'il fasse le lien à chaque fois qu'il voit un effet similaire.

C'est clair que c'est le scandale absolu de faire croire qu'on lit dans la pensée de quelqu'un alors qu'il nous dit simplement ce qu'on lui a demandé de dire :) . Même si le public sait qu'il y a forcément un concept, une méthode, un subterfuge pour réaliser des effets de mentalisme, je comprendrais tout à fait qu'il soit très déçu, voire outré s'il apprend qu'il s'agit simplement de compérage banal.

C'est en tout cas ce qui m'est arrivé à chaque fois que j'ai acheté un effet où je me disais "c'est trop beau pour être vrai !"...et en effet, c'était trop beau : il y avait du compérage derrière tout ça ^^

Bref, il n'y a que l'effet qui compte, mais le mieux est d'éviter d'abuser de l'utilisation de compères, à mon humble avis.

Après, j'ai déjà vu des utilisations de complices "instantanés" merveilleuses, mais tout dépend de l'idée qu'on se fait de l'effet magique.

Est-il mieux de faire rêver 99 personnes et de sacrifier l'effet pour la centième qui sera dans la confidence et connaîtra le truc, que de faire rêver les 100 personnes, avec un effet peut-être un peu moins fort ? Vaste question :)

Modifié par Maness

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Ce qui est frappant, c’est ce qu’a dit la machine : « Je soupçonne, a-t-elle expliqué, que ce fait relatif à la garniture de pizza a été introduit à titre de plaisanterie ou pour vérifier si j’étais bien attentif. » Certains ont prétendu qu’il s’agissait là d’une réponse programmée, d’autres ont été ébahis par cette réaction. Un autre exemple : lorsque vous discutez de la mort avec une machine de ce type, elle vous répond que sa mort à elle correspond à une non-utilisation ou à une coupure de courant et que cela n’a rien à voir avec la mort d’un corps organique, la nôtre. Elle en déduit toutefois que nous courons un même risque, machine comme humain : celui de « ne pas être connecté de façon permanente  ». Ce sont là des discussions philosophiques de haut niveau. D’autres modèles d’IA existent chez les grandes entreprises ou dans les centres de recherche des armées du monde entier. Quelles peuvent être leurs capacités ? Un journaliste a demandé récemment à Sam Altman, patron d’Open AI, la société qui a conçu Chat GPT, s’il pouvait parler du projet Q*, auquel on prête des performances hors du commun. Sa réponse a été « pas maintenant ». Peut-être parce que Q* va déjà trop loin. Nous parlons là d’une IA qui travaille peut-être sur un modèle quantique et qui, surtout, serait en mesure de casser tous les cryptages existants. Il faut bien comprendre ce que cela signifie : la fin du secret bancaire, la fin du secret-défense… Cela veut dire que ces machines sont en train d’explorer des mathématiques dont le fonctionnement nous échappe totalement, voire qu’elles seront en mesure de nous proposer demain une théorie de la physique unifiée, ce qui serait un bouleversement absolu. Comment s’assurer de l’alignement des objectifs poursuivis par l’espèce humaine, d’une part, et les IA, d’autre part ? Si on veut créer la panique, on va dire que l’IA a tout intérêt à supprimer l’être humain, lequel n’est qu’une vermine qui détruit son environnement. Cet argument ne me semble pas sérieux. Ce qui est essentiel, c’est de profiter de cette révolution pour définir ce que nous voulons faire, exactement comme dans le film Oppenheimer, qui traite de la question de l’utilisation du nucléaire. Ces questions vont nécessiter un encadrement éthique strict. Le problème, c’est que ce sont les autorités militaires qui sont en pointe sur ces questions, et que l’éthique d’une autorité militaire est « particulière ». Et cela pour une raison fondamentale : les militaires savent que les autres pays ne vont pas tous s’embarrasser avec l’éthique… Les IA pourraient nous aider à surmonter le réchauffement climatique ou à lutter contre les inégalités. C’est autrement enthousiasmant, non ? Lorsque Chat GPT 4 a succédé à la version 3.5, je me suis dit « la cavalerie est arrivée ! ». Ce que je veux dire par là, c’est qu’après avoir été très pessimiste, après avoir éprouvé le sentiment que tout était perdu, l’avènement de ces machines a fait disparaître chez moi cette conviction. Nous n’allons peut-être pas tout régler mais il y a désormais un immense espoir. Nous ne sommes peut-être plus l’intelligence supérieure sur Terre et nous risquons de ne pas le supporter, écrivez-vous… Cela remet en question toute notre culture méritocratique. Le savoir est désormais à disposition de tous, comme jamais auparavant. La question de l’évaluation des connaissances, la culture de la note, tout cela est totalement remis en question. Vous estimez que les IA nous ramènent à la question de l’existence de Dieu. Pourquoi ? Nous avons inventé une machine plus intelligente que nous, capable d’accomplir des choses que nous attribuions autrefois à des entités surnaturelles ou à des divinités. Mais c’est nous qui l’avons créée. C’est un pouvoir littéralement démiurgique. Le résultat, c’est que ça nous déprime ! Comme lorsqu’un enfant comprend que la finalité de la vie est la mort. La question, je le répète, c’est « qu’allons-nous faire de ce pouvoir ? ». À lire : « L’avènement de la Singularité », L’humain ébranlé par l’intelligence artificielle. Éditions Textuel, 125 pages, 14,90 €.
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