Aller au contenu

Recommended Posts

Publié le (modifié)

Plusieurs fois ont été posées sur ce forum des questions relatives aux droits d’auteurs en magie, aux mesures de protection qui existent en ce domaine, ainsi qu’aux moyens susceptibles de permettre de faire des recherches de sources puisqu’à l’évidence il y a un problème d’accès à l’information. Il est temps de mettre un peu en lumière un organisme qui a décidé de travailler sur toutes ces questions (entre autres) : la SIAM, que je me propose de vous faire découvrir au travers de son bulletin ABRAXAS (format A5) réservé aux membres.

ABRAXAS n° 0

La Société Internationale des Arts Magiques a été fondée il y a quelques années sous l’impulsion de Daniel Rhod, son président fondateur. Le premier bulletin est paru au quatrième trimestre 2000, avec un tirage de 100 exemplaires.

L’éditorial nous annonce: « Répertorier les créations et inventions en magie est une tâche immense et nous savons qu’elle nécessitera de nombreuses années mais il faut l’entreprendre si l’on veut avancer dans ce domaine et faire valoir nos droits ».

On y apprend que la S.I.A.M. est parrainée par Jack Lang (alors maire de Blois), et que parmi les premiers membres bienfaiteurs figurent entre autres Carlos Vaquera, Dominique Webb et Georges Proust.

Sont tout d’abord définis les statuts.

Extrait de l’article 1 : « Cette association a pour objet le regroupement des auteurs, créateurs et praticiens du monde de la magie, de l’illusionnisme et de ses arts annexes, des professions civiles et commerciales qui s’y trouvent rattachées, la promotion du patrimoine de cet art, l’organisation et la défense des intérêts individuels et collectifs, matériels, moraux et artistiques de ses membres ».

Extrait de l’article 3 : « Pour être membre actif, il faut être agréé par au moins deux membres du Conseil d’Administration qui statuent souverainement ».

Extrait de l’article 4 : Le Conseil d’Administration « peut exclure un membre en cas de manquement grave à l’honneur ou à la probité (…) ».

Puis suit une lettre de Carlos Vaquera de laquelle je tire cette courte citation à propos de la SIAM: « Son but est honorable, je dirai même primordial - et elle aurait dû voir le jour plus tôt. Malheureusement, son travail n’est pas aussi simple qu’on pourrait le penser. »

Un article de Rhod sur quatre pages définit ensuite les conditions d’utilisation (prix, avantages, limites…) de l’enveloppe SOLEAU qui permet aux créateurs de « préconstituer la preuve de leur création ou invention et de leur attribuer une date certaine » et qui peut « jouer un rôle défensif » en cas de conflit.

Suit un extrait de “Nothing Up my Sleeve” (1938), « roman autobiographique du magicien anglais Douglas Beaufort » qui nous propose une version datant de « l’ère victorienne » de la carte au coin déchiré retrouvée dans une cigarette empruntée.

Suit un article de treize pages de William (dit Bill) Kalush sur les premiers livres de récréations mathématiques incluant une traduction d’un effet de divination de Léonard de Vinci en personne !

Suit un très intéressant article de treize pages de l’historien Philippe Saint-Laurent sur l’ « historique d’une création », en l’occurrence l’effet plutôt rare de « pénétration transversale à vue » dont l’origine remonte à 1935 avec un changement de couleur de l’étiquette d’un disque par Eric C. Lewis. L’historique détaillé nous fait cheminer ensuite vers les créations du « roi Perce-muraille » (Laurie 1939) et de ses nombreuse variantes, en continuant par Lubor Fiedler’s Revolve-a-way (un jeu de carte traverse un disque), puis l’application d’Angelo Carbone où à la suite d’un éventail, les deux cartes centrales d’un paquet de quatre vont s’intervertir alors que ces quatre cartes sont rivetées ( !), pour enfin terminer par une nouvelle version de l’utilisation du principe de la double fente ( « L’hélice », de Christian Girard, parue dans Imagik n° 30) où une carte passe à vue, lentement et en totalité au travers d’une autre.

Suit un article de huit pages datant de 1882 sur les armoires à disparition, par G. Kerlus.

Suit un extrait des mémoires de Bachaumont sur « le sieur Pinetti ».

Abraxas n° 0 est parsemé de nombreuses illustrations. Vous êtes libre maintenant à la suite du rapide descriptif ci-dessus de juger de la qualité ou pas des thèmes abordés dans ce bulletin… J’ai tenté de donner un aperçu assez précis pour ce numéro zéro, mais je vais essayer d’être un peu plus court pour les six autres et vais donc résumer quelque peu.

ABRAXAS N°1 (Mai 2001)

-Deux nouveaux membres bienfaiteurs : Philippe Petit (ce funambule qui a entre autres exploits « traversé clandestinement sur son fil l’espace séparant les deux tours du World Trade Center ») et Sylvain Mirouf.

-Réponse au membre Armand Porcell sur le problème de la protection des tours publiés dans une revue ou un magazine.

-Six pages sur « le brevet » (critères pour être brevetable, avantages, coût, contreparties) par Daniel Rhod. Quelques reproductions de brevets d’invention (par exemple un système d’illusion théâtrale de Buatier de Kolta, avec schémas).

-Livre : « les saltimbanques » de Gaston Escudier (« les physiciens de la place publique »).

-Historique d’une création : 24 pages sur « Les vases inépuisables » par Philippe Saint-Laurent.

ABRAXAS n° 2 (Août 2001)

Entièrement constitué de la « reproduction d’un texte rare et ancien », ce numéro est constitué d’une cinquantaine de pages qui sont un « fac-similé sur l’origine des cartes à jouer d’après les Curiosités de l’histoire des arts de P.L. Jacob » datant de 1858.

ABRAXAS n° 3 (Octobre 2001)

Un numéro axé sur différents procès.

-« Le grand procès de la fantasmagorie » par Franch Guillemin

-Procès de Robert-Houdin contre l’un de ses employés qui avait divulgué ses secrets et fut condamné à deux ans de prisons. Est reproduit le texte de la cours d’assises.

-Le Tribunal correctionnel de Paris statuant sur « une tentative de filouterie » en 1845.

-Les attendus étonnants d’un procès portant sur un numéro de transformisme en 1957.

- Un document portant sur la protection d’un brevet pour un truc d’illusionnisme par un dépôt légal à la bibliothèque nationale, avec le plan de « La boule obéissante ».

-La description de « la carte déchirée et la cigarette » tirée de l’Illusionniste n° 18 de juin 1903.

-Suivent deux tours tirés de « Les gais et curieux tours d’escamotage anciens et modernes» : la disparition d’une statuette d’une douzaine de centimètres sous un foulard, puis une version datant de 1922 de la pièce à travers la table à l’aide d’une pièce de monnaie « attachée d’avance à un fil ».

ABRAXAS n°4 (Décembre 2001)

<img src="http://virtualmagie.com/images/forum/Abraxas4.jpg" alt=" - " />

-L’éditorial mentionne que la SIAM va « bientôt présenter sa banque de données dont chaque membre pourra bénéficier ».

-Cinq pages sur le pseudonyme: reconnaissance légale, droit du pseudonyme, etc.

-S’ensuit un fac-similé d’une trentaine de pages du « PLUS ANCIEN DOCUMENT EN FRANÇAIS CONTENANT DES TOURS DE MAGIE » (antérieur à l’ouvrage de Prévost paru en 1584) déniché par Daniel Rhod sur la base d’informations que lui avait transmises William Kallush. Je ne résiste pas à l’envie de reproduire le titre de ce document rare et précieux (cependant anonyme, mais imprimé par Jacques Moderne) :

« S’ensuyvent receptes bonnes et utiles pour toutes gens mecaniques et aultre gens qui desirent a faire leur prouffit et vivre vertueusement. Item aussi plusieurs gentillesses pour faire en toute bonne compagnie : le tout extraict et experimenté par plusieurs gens sçavans ».

-Suit une analyse comparative entre cet ouvrage et le Prévost où figurent des similitudes pour le moins… troublantes. Le tout est accompagné d’un lexique permettant de comprendre le sens de certaines expressions (Poudre d’Oribus, Habladour, et autres Gladivores…).

ABRAXAS n° 5 (Mai 2002)

-L’éditorial précise que la base de données SIAM a été présentée lors de la dernière assemblée générale.

-Une dizaine de pages sur les contrats d’édition (par Daniel Rhod) : étendue de la cession, droits dérivées, limites, révisions de contrats, etc.

-Tout le reste du bulletin est consacré à un long, détaillé et toujours intéressant historique de Philippe Saint-Laurent sur « La bille à travers la plaque de verre ».

ABRAXAS n°6 (Août 2002)

-L’éditorial nous apprend que « différentes actions suite à des infractions au droit d’auteur ont été entreprises par la SIAM à la demande de certains de nos membres avec des résultats efficaces ».

-La soixantaine de pages du bulletin est un fac-similé du « Supplément à la sorcellerie ancienne et moderne expliquée ou cours complet de prestidigitation » par Jean Nicolas PONSIN, ouvrage qui n’avait pas été réédité depuis 1859 (contrairement à sa « Nouvelle Magie Blanche Dévoilée ») !

ABRAXAS n°7 (Novembre 2002)

<img src="http://virtualmagie.com/images/forum/Abraxas7.jpg" alt=" - " />

Ce numéro contient un compte-rendu de différentes interventions de la SIAM afin de défendre les droits d’auteurs. Exemples :

-Intervention auprès du magazine « Les clefs de la magie pour atteinte au droit moral des auteurs ».

-Intervention à la demande de David Stone auprès du site Web Pierremagie « qui diffusait en libre accès un certains nombre de ses tours (…) tous les éléments litigieux ont été retirés et remplacés par une publicité dirigeant (…) les internautes sur (le site) de David Stone ».

-Intervention à la demande de Jean Pierre Vallarino à propos d’un problème concernant le tour Bandwich et le DVD Champagne.

-« Une affaire en cours concernant Michel Weber à propos de la revue Exortisma, Encyclopédie du mentalisme, tours vendus sur Internet, site Internet ».

-Liste de plus d’une demi-centaine de membres de la SIAM, pour la plupart des individualités connues du milieu magique (dont plusieurs sont déjà intervenues sur VIRTUALMAGIE !).

-Mise en lumière du travail de Martin Breese qui compile des ouvrages magiques et les rend disponible en DVD.

-L’historique du « Change à la pichenette » sur une quinzaine de pages, par Rhod. On connaît en général la version de Marlo parue en 1977 (« Snap Change »), mais l’historique nous conduit dans un passionnant voyage dans le temps qui nous fait revenir au moins jusqu’en 1905 !

-Suit un fac-similé d’un texte tiré de « Paris qui s’efface » et qui traite du décapité parlant (et où se trouve par ailleurs une citation du Don Quichotte sur ce thème, avec une explication).

Vous avez maintenant un aperçu assez complet de ce qu’est ABRAXAS.

Et à propos de la SIAM, j’ajoute que parmi les membres bienfaiteurs figurent, en plus de ceux déjà mentionnés plus haut, Christian Fechner et François Montmirel.

Les membres fondateurs de la SIAM sont Philippe Billot (Trésorier), Philippe Saint-Laurent (Secrétaire Archiviste), Daniel Rhod (Président) et Laurent Vadel (Secrétaire Général).

Restent les membres « actifs » qui se distinguent par le fait qu’ils ont réalisé une création ou une production quelconque dans le domaine magique (publication de descriptions d’effets originaux, commercialisation de tours…) et les membres « usagers » (qui font appel à la SIAM uniquement pour une recherche de source par exemple…)

Si vous avez besoin de renseignements ou si vous désirez devenir membre de la SIAM (ne serait-ce que pour recevoir le bulletin !…), écrivez au secrétaire général :

Monsieur Laurent Vadel

12 rue de la Malmaison

95 500 Gonesse

En espérant que cet article aura répondu en partie aux interrogations de plusieurs d’entre vous.

Christian GIRARD

Modifié par Thomas THIEBAUT
Pas de pub non magique pour les membres du Cercle VM. Clique ici pour en savoir plus !
Publié le

Merci Christian pour ce thread très intéressant qui a permis de faire découvrir (pour beaucoup j'en suis certain) l'existence de la SIAM et son magazine.

L'initiative de Daniel Rhod est heureuse et le travail accompli (déjà) impressionnant.

Puissions nous tous apporter notre pierre à cet édifice haut combien important, et ce bien au delà de nos (petites) frontières.

Merci encore,

Fab

  • 1 month plus tard...
Publié le

Je complète mon tour d’horizon avec le bulletin ABRAXAS n° 8 reçu ce matin même. Décidemment, la SIAM déniche de petites perles de culture magique!

-ABRAXAS n° 8 Décembre 2002

-Ce numéro rappelle le numéro 4 (qui était un fac-similé du « plus ancien document en français contenant des tours de magie ») en ce sens que ce numéro 8 est constitué pour une grande partie du «PLUS ANCIEN OUVRAGE EN FRANÇAIS SUR LES TRICHERIES AUX CARTES », pas moins !!! Bon, il faut savoir lire en vieux français si on veut aborder tout le texte, mais les passages principaux sont « traduits » et accompagnés d’un commentaire sur les différentes et multiples méthodes de tricherie décrites, comme par exemple une référence explicite au saut de coupe datant de 1550. L’ouvrage s’intitule « Le Mespris & Contennement de tous les Jeux de Sort » d’Olivier Gouyn de Poictiers.

-Viennent ensuite quelques informations sur les CD de Martin Breese (rééditions numériques de grands magazines « classiques » de la magie).

-Suit un récapitulatif des créations (tours, ouvrages, notes de conférences…) de certains membres de la SIAM (Pierre Yogano, Armand Porcell, Jean de Merry, Christian Girard, Franch Guillemin, Franck Lamy, Yves Doumergue, Camille Ghastine, Carlos Vaquera, Jean-Pierre Vallarino, Bébel, Christian Fechner, et Sylvain Mirouf).

En page 4 de couverture figure une bonne initiative, celle de résumer clairement en quelques points les objectifs poursuivis par la SIAM, je cite :

« Cette association moi de 1901 (sans but lucratif) est destinée à :

-La construction d’une banque de donnée du patrimoine magique

-La recherche des sources historiques

-L’encouragement des créations

-Les respects des droits d’auteur et de l’éthique »

Christian GIRARD

[ 23. Mai 2003, 18:11: Message édité par : Christian Girard ]

  • 8 années plus tard...
Publié le

Extrait d’un courrier envoyé à Daniel Rhod il y a neuf ans :

« Abraxas est également dans le monde des comics le nom de l'un des plus puissants super-vilains de l'univers Marvel, dont la première apparition en France date de ce mois-ci (Octobre 2002) dans Marvel Elite n° 22. Je cite Mister Fantastic qui donne cette définition de ce nouveau personnage :

"On a affaire à un être aux pouvoirs divins pour qui transformer la réalité n'est qu'un jeu d'enfant. […] Il s'appelle Abraxas..."

Ce pourrait d'ailleurs être une bonne définition de ce que devrait être un magicien, non ? »

CG

  • 10 months plus tard...
Publié le

Peut-être s'agit-il de ce personnage ? :

Abraxas-comics.jpg

Voir ici : http://en.wikipedia.org/wiki/Abraxas_(comics)

******************************************************************************************

Abrasax, aussi appelé Abracax ou encore Abraxas, est un démon.

Dieu faisant partie de quelques théogonies asiatiques, du nom duquel on a tiré la célèbre formule abracadabra.

Il est représenté sur des amulettes avec une tête de coq, des pieds de dragon et un fouet à la main.

220px-Abraxas%2C_Nordisk_familjebok.png

La suite ici : http://fr.wikipedia.org/wiki/Abrasax

******************************************************************************************

11421028ee42e.jpg

Source image : http://antahkarana.forumzen.com/t1891-le-mysterieux-pech-de-bugarach-dans-l-aude

Publié le

Dans l'histoire de Spiderman parue dans Télé Junior, il ne s'agissait pas de ce personnage. Quand je retournerais dans ma Nièvre, je te retrouverais l'histoire et te scannerais le personnage. Les bandes de Télé Junior (sous license Marvel je suppose) étaient faites pas des français (Yves Chanterau par exemple) et les personnages étaient souvent inventés pour la circonstance et n'avaient pas de rapport avec les "vrais" personnages Marvel.

Melvin

Rejoins la conversation !

Tu peux publier maintenant et t'enregistrer plus tard. Si tu as un compte, connecte-toi maintenant pour publier avec ton identité.

Invité
Répondre à ce sujet…

×   Vous avez collé du contenu avec mise en forme.   Restaurer la mise en forme

  Only 75 emoji are allowed.

×   Votre lien a été automatiquement intégré.   Afficher plutôt comme un lien

×   Votre contenu précédemment saisis, a été restauré..   Effacer le contenu

×   You cannot paste images directly. Upload or insert images from URL.

  • Pas de pub non magique pour les membres du Cercle VM. Clique ici pour en savoir plus !
  • Messages

    • Je n'ai vu aucun autre artiste que lui faire un numéro complet (avec supports variés) de régurgitation. Par contre, j'ai vu, en vrai et en vidéo, quelques régurgitateurs d'eau. Côté magiciens, j'ai déjà vu Kieron JOHNSON avaler une petite pièce de monnaie et la faire ressortir par son nez (je pense sans trucage). David Blaine a aussi présenté quelques régurgitations. Pour Steve Starr, je l'ai découvert au travers de ses deux passages au cabaret de Patrick Sebastien au début des années 2000 et j'ai vu son show complet (20min environ) lors du congrès FFAP de 2007 à Angers. En dehors de la performance (sans réel* trucage selon moi), c'est un personnage très drôle. *la boule de billard est en fait une boule de caoutchouc mais ça n'enlève en rien le fait que ce soit un objet assez gros pour représenter un véritable défi. Dans le même genre, je l'ai vu avaler une ampoule de taille similaire à cette boule. Il empruntait aussi une bague et l'enfilait sur un cadenas après en avoir avalé la clé. Les objets étaient réels, réellement avalés et régurgités mais bien sûr, il n'avait pas besoin d'insérer la clé dans le cadenas pour l'ouvrir. Il utilisait quelques techniques de magicien. Ce qui m'a toujours le plus bluffé est le gaz avalé car, par définition, un gaz occupe tout le volume qu'on lui donne et dans un espace ouvert, j'ai beaucoup de mal à comprendre comment il peut enfermer ce gaz, même si ce dernier est sans doute bien choisi (plus dense que l'air pour rester le plus bas possible et ne ressortir que lorsqu'il souhaite l'expulser). Après il y avait le poisson rouge qu'il ne présente plus car j'imagine qu'aujourd'hui certaine associations lui tomberaient dessus à juste titre mais qui était très marquant : il avalait une boîte pellicule photo puis son couvercle puis un poisson rouge (vivant bien sûr) et ressortait la boîte fermée avec le poisson dedans. Il pouvait aussi juste avaler le poisson et le ressortir tête ou queue en avant selon le choix des spectateurs. Pour le sucre qui ressort sec, c'est aussi très très fort. En plus il prenait la peine de faire goûter la poudre dans son verre et même après l'avoir régurgité (certains osaient vérifier) et c'était bien du sucre ! Bref, c'est une star unique.
    • Consulte ce qu'a publié Max Maven ou Christian Chelman sur l'équivoque (même si il ne s'agit que d'une seule routine à 3-4-5 objets). Cela ne se décrit pas en quelques lignes. Le choix des mots est important bien sûr. Pour ne pas que les spectateurs sentent que peu importe leurs réponses, tu fais à ta guise, il faut être très clair dès le départ : c'est un jeu d'élimination basé sur des choix, les siens et non le choix d'un livre. Ensuite il est important voire indispensable de permettre aux spectateurs de revenir sur leur choix à des moments précis. Ils doivent se sentir libres dans leur choix et sentir que ces derniers sont vraiment pris en compte.
    • Tout n'est pas bon dans les anciens bouquins. Aujourd'hui, je ne dirais même pas qu'il il y a plus de bonnes choses dans les anciens livres que dans les plus récents. A toutes les époques, il y a eu de bonnes et de mauvaises choses. Je dirais que sur la forme, les livres récents sont globalement plus pédagogiques car souvent plus détaillés et mieux illustrés que les livres anciens (avant 1970 on va dire). Ceci est bien sûr lié à l'évolution des techniques d'impression, la demande qui a augmenté et permis des tirages un peu plus importants pour abaisser certains coûts (demande qui a augmenté à cause du fait que nous ayons la chance de pouvoir consacrer plus de temps et d'argent pour notre passion que nos aïeux globalement ; je parle pour ma génération en tout cas, celle des 35-45ans). Sur le nombre, c'est là que nous avons la plus grande différence évidemment. Les publications sont bien plus nombreuses aujourd'hui qu'il y a 50 ans par exemple. L'avantage est un choix très varié de contenus. L'inconvénient c'est que l'on va retrouver plus facilement des contenus très semblables dans pas mal d'ouvrages. Par rapport au contenu : oui, il y a des pépites dans les livres anciens mais il y en a aussi dans les livres récents. On retrouve même d'anciennes pépites tombées dans l'oubli dans les livres récents avec parfois des ajouts de l'auteur que l'on percevra comme des améliorations ou pas (selon nos goûts, notre culture magique). Certains disent "rien de nouveau sous le Soleil" et il est vrai que certains auteurs n'apportent pas grand chose à des routines, concepts ou autres déjà existants mais d'un autre côté, il ne faut pas dire "Rien de nouveau sous le Soleil" dès que quelque chose d'ancien est de nouveau publié car l'auteur permet au moins de faire connaître des choses à certaines personnes (après si il ne cite pas sa source, c'est un autre débat). Il vaut mieux raisonner en mode "On arrête toujours de penser trop tôt", quitte à se tromper et ne pas faire mieux voire moins bien que l'original. En tout cas c'est mon point de vue. Dans les livres et vidéos récentes, ce qui est intéressant est de voir la combinaison de certaines techniques, de certains gimmicks, concepts, de certains thèmes, etc...parfois connus depuis des lustres. Vincent HEDAN est par exemple un maître dans le genre. Il a une très bonne culture de ce qui existe déjà et a une vue d'ensemble dans son domaine (le mentalisme) qui lui permet de faire des combinaisons que d'autres n'avaient pas penser parce qu'ils n'avaient pas cette culture, cette vue d'ensemble. Jean MERLIN disait que la créativité en magie était comme la cuisine : on invente pas forcément les ingrédients, on essaie de marier des choses, de modifier la recette à notre convenance. On trouve souvent les meilleurs combinaisons dans les ouvrages et vidéos pour débutants. Prenons l'exemple de l'ABC de la magie des cartes de Philippe MOLINA. Ce dvd a été réalisé à la lueur de ce qui a déjà été publié dans le même genre. Pour chaque grand classique de la magie des cartes, Philippe a essayé de combiner ce qui se faisait de mieux selon lui, pas seulement techniquement mais aussi et surtout au niveau des accroches (contextes), des lines ou subtilités qui permettent de justifier telle ou telle chose. Ces détails ne sont pas tous de lui. Ce sont pour la plupart des choses qu'il a relevées en voyant d'autres magiciens, en lisant et qu'il a dans un premier temps utilisés pour lui mais il est l'auteur de ces combinaisons. Il a cette vue d'ensemble lié à une bonne culture magique qui lui permet de proposer une vidéo de grande qualité. Je pourrai citer Jean-Pierre Vallarino pour l'usage des cartes spéciales avec son coffret qui pour moi est un must en terme de pédagogie, de sélection de routines avec/sans cartes spéciales, avec ou sans techniques de manipulations. Cela permet vraiment de tester ce qu'on peut faire avec des cartes spéciales d'une part et ce qu'on peut faire avec des techniques d'autres part et enfin le potentiel de certaines combinaison des deux. On voit que l'emploi des deux n'est pas forcément nécessaire pour avoir un meilleur impact, que l'on peut obtenir des choses très fortes avec ou sans gimmick, avec ou sans technique, tout dépend de l'usage que l'on en fait, la raison pour laquelle on fait tel ou tel choix, telle ou telle combinaison. Pour revenir aux livres, un autre très bon exemple est John GASTAFERRO. Ses livres reprennent des classiques avec le fameux "degré de plus", qui consiste dans chaque cas (routine) en l'apport d'un ou deux détails qui modifie de manière notable l'impact selon lui (après, chacun est seul juge à la lecture et au test en publique de l'amélioration ou non qu'apporte ces apports; j'ai personnellement trouvé qu'il apportait globalement un vrai plus à chaque routine même celles que je n'ai pas aimées). Là aussi c'est une histoire de combinaisons liée à une bonne culture et pas seulement en magie. Et pour faire le lien livres/vidéos, quel meilleur exemple que les Tarbell revisités par Dan HARLAN ? Ce n'est pas tellement le changement de support livre/vidéo qui est important mais le fait que Dan HARLAN apporte son grain de sel à des routines qui lui ont plu dans ces livres ou qu'il s'impose des défis. Son but était de montrer une façon de lire les Tarbell, sa façon de les lire avec sa culture magique et son imagination. Il a donc tout-à-fait sa place dans ce post qui traite de "Comment lire un livre de magie ?" même si son oeuvre est une série de vidéos. Pour résumer cette deuxième intervention de ma part, je dirais qu'il ne faut pas s'enfermer dans "il y a des meilleurs choses dans les vieux bouquins", "Rien de nouveau sous le Soleil". Il y a de bonnes choses de tout temps. C'est juste qu'aujourd'hui elles sont noyées dans un grand nombre de publications. Ce qui compte est de chercher à pousser le schmilblick plus loin, quitte à faire moins bien parfois (chacun juge de cela à la lecture). Pour ouvrir le sujet, on peut se poser la question de "quand faut-il publier ?" Pour éviter un trop grand nombre de redites, de "Rien de nouveau sous le Soleil" qui traduisent souvent des déceptions à la lecture de certains ouvrages, il faut avoir de la retenue avant de publier. Le raisonnement "On arrête toujours de penser trop tôt" est à appliquer à soi, dans la façon de lire, d'imaginer une routine en la lisant. C'est une invitation à être créatif, cela ne veut pas dire "trouver de nouvelles idées pour les publier" mais avant tout pour les présenter, pour leur donner une réalité, pour rendre votre magie originale ou simplement développer votre magie. On pourrait dire que "arrêter de penser trop tôt" revient à mettre un peu de soi dans ce que l'on lit, comme Dan HARLAN l'a fait en lisant les Tarbell et montrant sa façon d'interpréter les choses. Lui a publié montrer cela mais ce n'est pas une finalité forcée. Sinon, une autre question intéressante liée à ce post serait : comment choisissez-vous ou avez-vous choisi les ouvrages que vous avez achetés/lus ? Qu'est-ce qui fait que vous vous êtes dit "je vais trouver mon bonheur dans celui-là ? Est-ce qu'avec "l'expérience des achats", vous avez des points de repère qui font que vous arrivez à mieux choisir (à avoir moins de déceptions) ? Pour ma part, les avis de "grands noms de la magie"  m'importent. Le descriptif est souvent vaseux donc j'essaie toujours de voir, lorsque c'est possible, le sommaire. Ensuite, si je ne connais pas l'auteur, je vais voir un peu ce qu'il présente en ligne. Si ce sont de beaux trailers sans rien de concret avec des "The best..." et des annonces commerciales, je fuis. Quand l'emballage est magnifique et qu'on en voit peu le contenu, c'est qu'il y a un loup. Je me moque de l'emballage même si c'est agréable lorsque c'est bien présenté, ce n'est pas l'essentiel. Il en est de mêmes pour le matériel que j'achète, les conférencier ou spectacles que je vais voir. Pour les conférences, celui qui ne détaille pas un peu le contenu et pour qui on a que des "il va vous apprendre à améliorer votre magie", "à améliorer l'impact de vos routines", etc...je n'y vais pas. Après, comme je l'ai dit plus haut, je n'achète presque plus de livres (je suis satisfait de ce que j'ai déjà et il y en a pour plusieurs vies si je veux exploiter le contenu de tout) ni de trop de matériel en boutique de magie. J'achète encore des notes de conférence ou un gimmick deux trois fois dans l'année, parfois pour avoir une trace d'un seule chose qui m'a plu. Il m'est arrivé de prendre des notes mais quand une chose me plaît, j'aime bien récompenser son auteur. Après une conférence, je sais aussi que mon argent ira directement et intégralement à lui. Je vais voir plus de spectacles (et pas que de magie). Ce sont souvent de bien meilleures leçons mais comme les vidéos, attention au mimétisme. J'y vais non pas pour avoir de nouvelles idées car j'aime les trouver seul (il y a le plaisir de les trouver seul) mais avant tout pour me divertir, sortir avec ma compagne, ma famille, mes amis. Une fois rentré seulement, je me remémore ce que j'ai vu/vécu et ce qui m'a marqué. Je constate ce qui a marqué le plus ceux qui m'ont accompagné (surtout si ils sont profanes) sans forcément poser de questions. Si ça les a marqué ils en discutent et/ou il me posent des questions parce qu'ils savent que je fais de la magie. Leurs questions sont souvent du type "Comment il a fait ceci ou cela ?" mais au travers de ces questions, ils me disent ce qui les a le plus marqué, ce qui les intrigue le plus. Après il y a souvent des commentaires du type "ça c'était beau" ou "ça j'ai moins aimé", "il ou elle est comme ci ou comme ça".  Je sais que ça peut m'influencer dans certains choix. Le spectacle et ces retours a nourri mes souvenirs, mon imaginaire sans que je m'en rende compte et des choses en ressortiront en temps voulu. Je ne cherche pas à reprendre quelque chose que j'ai vu ou entendu directement. Cela n'est pas parce que cela nous plaît que cela nous conviendra d'une part et qu'on a le droit de le reprendre d'autre part. Je laisse donc ma mémoire influencer mon imagination plus tard. Mon cerveau ne gardera que l'essentiel avec le temps. Bon après, je ne vais pas vous cacher le fait que j'ai une très bonne mémoire visuelle et que bien souvent je me souviens presque intégralement d'un spectacle lorsque ce dernier m'a marqué.  
  • Statistiques des membres

    • Total des membres
      8495
    • Maximum en ligne
      4524

    Membre le plus récent
    Fabian VAND3RL!NDEN
    Inscription
  • Statistiques des forums

    • Total des sujets
      85.1k
    • Total des messages
      683.1k
×
×
  • Créer...