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Merci pour ces réponses et surtout à toi Husky, mais en fait, j'ai dû très mal m'exprimer.

En fait je rebondissais effectivement sur :

- les différents messages concernant les amateurs qui proposaient de la magie sans payer de charges,... (y en a plein des sujets de ce genre)

- sur le post de William Eston dans ce thread

En aucune façon, je ne demandais des comptes à Otto ou autres.

Ma position est la suivante :

- je trouve, effectivement, qu'une salle de spectacle qui disparait (et surtout quand elle apportait la culture à portée des bourses les plus petites) est vraiment une atteinte à nos valeurs

- je trouve également la forme utilisée (telle que présentée dans ce thread) inadmissible pour le Pays des Droits de l'Homme.

Mais je lis l'intervention de William Eston

Citation:

Et dire que d'autre théâtre paient leurs impôts, charges....

Il y a des lois même dans la culture je crois

et là, effectivement, je me pose des questions, me demande dans quelle mesure effectivement, cela est transposable au débat Amateur / Pro, Débinage/Vente de tours, ...

Qu'est ce qui fait la différence ?

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Publié le

Bonjour à tous

Vous débattez d'une mauvaise nouvelle, je viens en apporter une bonne (surtout pour OTTO) car j'ai reçu hier une lettre qui annonçait la RESURECTION du RADO!!!!!

Alléluia !!

Moi qui me tape une dizaine de spectacle par mois, je n'ai jamais retrouvé ni l'ambiance, ni la qualité, ni ...... du radeau.

Bref, je suis très impatient !!!

Publié le

Je pense que ce débat provoque des incompréhensions car outre le débt sur la culture il concerne le "mouvement des squats". c'est un sujt extrèmement complexe et divers, trops souvent relégué à la catégorie : anarchistes, hors-la-loi et autre parasites.

Trés grossièrement ont peut dire que le gros boum du squat se situe dans les années 80. Cela correspond à la période la plus sauvage de la spéculation immobilliére : beaucoup de batiment étaient rachetés par des organisme financier sans être utilisés, c'était des placements. Divers groupes ce sont alors réapropriés ces lieux pour diférents usages : culture mais aussi lieux comunautaires expérimentaux, logements de sans abris...

Beaucoup de ces projets sont trés éphémères mais certain ont sut prouver leur intéret et ont ainsi put survivre grace au soutient des habitants voire d'une reconnaissance oficielle.

Aujourdhui il semble que le squat s'orriente plus vers des friches industrielles ou des usines à l'abandon (voir les tanneries de lyon par exp)

Ainsi c'est parfois dans l'illégalité qu'émergent des idées nouvelles qui n'ont pas encore leur place dans l'institution.

Publié le

Bonsoir,

Pardon Bruno, je sais bien que tu ne demandais pas des comptes à Otto ou Bebel et je pense que tout le monde l’aura vu. J’aurais du mettre une phrase plus claire comme quoi je ne considérais pas ça et que si j’expliquais comment s’est déroulée leur venue, c’était pour anticiper certaines réactions éventuelles, ou du moins un cheminement de pensée qui aurait pu, logiquement, être amené par certains des anciens sujets du forum. Sorry donc quand même Bruno.

Otto, le propriétaire des lieux n’est pas un particulier ou une petite vieille, mais un promoteur qui veut raser le TDF, et ce type est un gros EN..LE à plus d’un titre..

Déjà il agit dans l’illégalité du fait du nom aval du ministère de la Culture.

Il n’a jamais eu aucune volonté de discussion, de tractation, ni même de rencontre.

Il savait que la mairie, des élus, des associations s’intéressaient au projet, qu’un rachat a souvent été mentionné….mais le mec n’a jamais jamais été là.

Sauf pour des menaces…

Et des actes : Il fait parti de ces gars qui envoient des gros bras, qui frappent et font des menaces de viol sur les femmes.

Ca s’est passé.

Et dans d’autres endroits qu’il a vidé.

Une journaliste de Zurban a enquêté et l’a descendu lui et ce genre de pratiques dans un numéro dudit journal, surtout après l’avoir eu au tel. Faudrait que je ressorte l’article, ça vaut son pesant de cacahuètes quand à ce qu’il disait.

Comme dit Corneille, tout ça « c'est un sujet extrêmement complexe et divers, trop souvent relégué à la catégorie : anarchistes, hors-la-loi et autre parasites. «

Cette bonne pensée qui fait tant agir la police de nos jours pour la sécurité de ses concitoyens.

Si les squats artistiques sont considérés comme hors-la-loi, moi je trouve qu’ils sont assez Robin des Bois.

Bruno, again, je partage à fond, tes deux points de position.

Quant à ta question « dans quelle mesure effectivement, cela est transposable au débat Amateur / Pro, Débinage/Vente de tours. » , je ne sais que te répondre, je ne comprends pas le rapport avec débinage vente de tours et quant à Amateur / Pro, je pense que ces lieux peuvent accueillir ces deux catégories en parfaite osmose. Et comme tu cites William « Et dire que d'autre théâtre paient leurs impôts, charges....

Il y a des lois même dans la culture je crois », je ne pourrais que re citer tous les théâtres et personnalités qui ont apporté leur soutien.

Ariane Mnouchkine du théâtre du Soleil (pas le même qu’à Végas !) a fait, si je ne dis pas de bêtise, de l’occupation de lieux dans les années 70 à la Cartoucherie qui allait ensuite devenir ce grand lieu de théâtre, pour revendiquer des droits à la Culture justement.

Les gens de théâtre, les pros, apprécient ces lieux, peut-être aussi parce que ce sont des viviers ( pour reprendre Corneille), mais surtout car ils savent je pense que si « ces pièces de la culture » disparaissent ont fait une chute vers le bas.

Je crois qu’ils aiment les lieux et les artistes et savent l’importance d’offrir des spectacles et des échanges avec un public, que c’est en quelque sorte « vital » pour une société.

Mais on est là encore dans des cas de figure difficilement comparables avec les relations et le débat amateur/ pro qu’il y a dans la magie, même si on peut trouver des points d’analogie bien évidemment. Voilà, je ne suis pas sûr de t’avoir vraiment répondu et d’avoir bien compris ta question initiale.

Mais tout ça de toute façon c’est pas simple !! Ca non ! [Clin d'oeil]

Bon week-end général,

Husky

Ps: A priori une source que j'ai fais suivre était une mauvaise information: la trève hivernale pour les expulsions était achevée. (?) Mais il n'en reste pas moins que le jugement tribunal n'avait pas été rendu.

Qui plus est je n'ai pas une connaissance approfondie, loin de là, de l'univers des squats en général...et/mais c'est vraiment un sacré univers, oui !

[ 14 Mars 2003, 21:39: Message édité par : Husky ]

Publié le

Le hasard fait bien les choses: je viens d'entendre sur France Info ce soir que la trêve hivernale empêchant les expulsions s'achevait...demain.

L'expulsion du Théâtre de Fortune et de d'autres lieux par la police s'est donc bien fait au mépris de cette trêve.

Ah et dire qu'on parle d'Illégalité.... où commence- t-elle , où s'arrête- t-elle ?

Husky

Publié le

Non non, il voulait le départ fissa de tout le monde ! Il n'a jamais voulu discuter sauf une fois pour je ne sais plus quelle sale entourloupe. Enfin ça c'était du temps où j'y étais, ça a peut-être changé après, mais ça ça m'étonnerait vraiment très fort !

Moi un gars qui fait donner des menaces de viol et de la bonne grosse violence pour des tunes, j'ai du mal.

Son projet immobilier, une partie du quartier sous forme d'association (des petits pavillons dignes d'un village de campagne) n'en voulait pas !! Ca faisait tâche !

Après ça s'est compliqué cette assos s'est un peu, à cause de quelques uns chez elle et de certaines nuisances sonores malheureuses, retournée contre le lieu quitte à faire accord avec le promoteur mais ça c'était de la cuisine interne et un bien autre débat. Ca a toujours été compliqué et il y a eu beaucoup de fronts que certains de mes amis ont du affronter avec beaucoup de courage, de travail et toujours peu de moyens....pour ne jamais rien toucher d'autre que des s...ou si, avoir justement la récompense de voir les artistes et le public réunis. Je rends hommage à leur pugnacité.

Et depuis un an, j'imagine que des fronts il y en a eu d'autres relevés par d'autres comme ils ont pu.

Mais ce qui est à retenir, c'est que tout le monde l'aimait bien ce lieu. Vraiment !

Et l'ambiance à l'intérieur était bonne et chaude...comme tu as pu le voir.

Voilou...

Husky

[ 15 Mars 2003, 07:35: Message édité par : Husky ]

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    • @Hugues PROTAT nous a partagé ce texte  Un personnage hors norme : Juan Tamariz, le magicien qui a transformé la cartomagie en un phénomène populaire. Sa fille Ana TAMARIZ a confirmé le décès de l'illusionniste à Madrid. Champion du monde de cartomagie, l'artiste a marqué plusieurs générations avec ses apparitions à la télévision et son travail en tant que maître des magiciens. Juan TAMARIZ, l'une des figures les plus reconnues de la magie espagnole et référence internationale de la cartomagie, est mort ce mardi à 83 ans à l'hôpital clinique San Carlos de Madrid, selon les informations d'El País. Sa fille, Ana TAMARIZ, a confirmé le décès via les réseaux sociaux. « Avec une immense tristesse, aujourd'hui je fais mes adieux à mon père Juan TAMARIZ, une personne incroyable, très aimée et admirée de tous », a-t-elle écrit, selon ce que rapporte RTVE. Avec son chapeau haut-de-forme, sa chevelure ébouriffée, son violon imaginaire et l'incontournable « ¡Chan, tatachán! », Tamariz a transformé l'illusionnisme en un spectacle populaire pour des millions de spectateurs. Mais derrière ce personnage apparemment improvisé se cachait aussi l'un des plus grands érudits de la magie contemporaine. D'une boîte de magie au championnat mondial de cartomagie Juan Manuel TAMARIZ-MARTEL NEGRÓN est né à Madrid en 1942. Son intérêt pour l'illusionnisme a commencé lorsqu'il n'avait que quatre ans, après avoir assisté à la prestation d'un magicien. Peu après, il a demandé une boîte de jeux de magie et a commencé à pratiquer avec sa famille et ses amis. À douze ans, il a découvert les livres de l'illusionniste Wenceslao CIURÓ, qui lui ont permis de plonger dans la technique et dans les mécanismes psychologiques qui interviennent dans un spectacle. Comme il l'a expliqué dans une interview publiée par la mairie de Madrid, ces lectures ont été décisives pour comprendre que la magie ne consistait pas uniquement à exécuter un tour. Sa précocité lui a ouvert les portes de la Société Espagnole d'Illusionnisme avant d'atteindre l'âge minimum requis : il a été admis à 18 ans, deux ans avant la limite établie, après avoir convaincu les responsables de l'institution de ses capacités. TAMARIZ a étudié les sciences physiques et s'est également intéressé au cinéma, deux domaines qui ont influencé sa manière de concevoir la construction d'un spectacle. Cependant, il a fini par se consacrer entièrement à l'illusionnisme. En 1972, il a obtenu le Grand Prix du Congrès National de Magie. Un an plus tard, il a reçu la reconnaissance qui a définitivement propulsé sa carrière internationale : le Prix mondial de cartomagie, obtenu lors du Congrès mondial de magie de la FISM qui s'est tenu à Paris. Le profil publié par le gouvernement espagnol souligne qu'à partir de ce moment, il a présenté ses spectacles dans des villes comme Chicago, Tokyo, Paris, Londres, Bogota, Le Caire, New York et Santiago du Chili. Le magicien qui est entré dans tous les foyers Bien que son prestige professionnel ait grandi lors des congrès internationaux, c'est la télévision qui a transformé Juan TAMARIZ en un personnage familial pour plusieurs générations d'Espagnols. Les archives de la RTVE conservent le programme pilote de Tiempo de magia, produit en 1975, dans lequel il partageait l'écran avec Julio CARABIAS. Cette participation anticipait une relation avec le petit écran qui allait se prolonger pendant des décennies. Son passage par Un, dos, tres... responda otra vez a démultiplié sa popularité. Ensuite, d'autres émissions comme Por arte de magia, Magia Potagia, Chantatachán et le programme pour enfants El recreo sont arrivées. Face à l'image traditionnelle du magicien solennel, Tamariz a construit un personnage proche, débordant d'énergie et apparemment chaotique. Ses blagues, sa conversation constante avec le public et sa manière de célébrer chaque numéro sont devenues une partie indissociable du spectacle. Cependant, cette mise en scène cachait une préparation minutieuse et une connaissance approfondie de la gestion de l'attention (misdirection). La capacité de diriger le regard, d'anticiper les soupçons du spectateur et de maintenir la surprise expliquait une grande partie de l'admiration qu'il suscitait parmi ses pairs. Livres, enseignement et une école dirigée par sa fille La contribution de Tamariz à la magie allait bien au-delà de ses apparitions télévisées. Tout au long de sa carrière, il a publié des livres majeurs consacrés à la technique, à la théorie et à la présentation de l'illusionnisme. Parmi ses œuvres figurent La Vía Mágica, Los Cinco Puntos Mágicos, Sonata et Sinfonía en Mnemónica Mayor, des références incontournables de la littérature magique. Ses travaux ont abordé des questions telles que la relation entre le magicien et le public, la construction narrative des tours et l'utilisation de la mémoire et de la psychologie en cartomagie. Cette combinaison de réflexion théorique et de sens du spectacle a contribué à consolider son prestige à l'international. Une partie de son héritage se perpétue à travers la Grande École de Magie Ana Tamariz, dirigée par sa fille. Tamariz a lui-même conçu les programmes pédagogiques du centre, pensés pour transmettre sa vision de l'illusionnisme aux nouvelles générations. L'école a compté parmi ses intervenants et élèves des magiciens comme Jorge BLASS, Anthony BLAKE, Miguel GÓMEZ et Rafael BENATAR. Son programme combine l'apprentissage des tours et des techniques avec des cours d'histoire de la magie, de théorie et de psychologie du spectacle. Médaille d'Or des Beaux-Arts et reconnaissance de Madrid La reconnaissance de la carrière de Juan TAMARIZ est également venue des institutions. En 2011, il a reçu la Médaille d'or du mérite des beaux-arts, accordée par décret royal. Auparavant, en 2009, il avait obtenu le Prix honorifique de théorie et philosophie du Congrès mondial de magie (FISM) de Pékin, une distinction récompensant son travail de chercheur et de rénovateur de l'art magique. En 2019, sa ville natale lui a également décerné la Médaille d'or de Madrid. La mairie de la capitale a alors souligné sa contribution à la diffusion internationale de la magie et sa capacité à combiner créativité, humour et rigueur.
    • Hundred Fingers avec Hu Hojin sont de retours 
    • Ton postulat demande a être démontré ! Je connais la scène de l'art contemporain de ma ville, ceux que tu considères comme "la plupart" se content en réalité sur les doigts d'une main. En revanche, je vois plutôt des centaines d'artistes talentueux et avec des messages pertinents et des formes innovantes crever la dalle depuis des années.  Ce que je critiquerais donc davantage, ce sont les quelques grands collectionneurs qui soufflent le chaud et le froid sur le marché de l'art. Une poignée de milliardaires qui décident de concerts d'investir sur tel ou tel courant, tels ou tels artistes pour auto alimenter un système qui n'est rien d'autre que de la spéculation. Pour eux, effectivement, le sens des oeuvres, les techniques, les matériaux, les intentions, le temps passé n'a pas d'importance.
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