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Il y a 10 heures, Christian Girard a dit :

Non Kristo, il faudrait que "En milliers de tonnes" figure sur le graphique. Là on dirait de la pseudo-science. 

 

J'ai bien compris et je t'ai suggéré d'aller voir le rapport du Sénat pour plus de détails.

Il indique la source du schéma : Didier Gascuel (Guénette et Gascuel 2012, Ocean & Coastal Management)

C'est ce document : http://www.institut-ocean.org/images/articles/documents/1460554139.pdf

dont voilà la légende : Figure 2. Évolution 1950-2000 de l’abondance des ressources et de la pression de pêche, dans la zone mer Celtique/golfe de Gascogne (indices globaux pour l’ensemble des ressources et des flottilles ; base 100 en 2000. Le secteur bleu représente la marge d’incertitude qui augmente pour les estimations les plus anciennes. In : Guénette & Gascuel, 2012 [3]). Sur la période 1950-1990, on observe une multiplication par 10 de la pression de pêche, et une division par 6 de l’abondance. Cette évolution est sans doute assez représentative de ce qui s’est passé sur l’ensemble de la façade atlantique européenne.

Le [3] est Guénette S. & Gascuel D., 2012. Shifting baselines in European fisheries: the case of the Celtic Sea and Bay of Biscay. Ocean and coastal management, 70, 10-21.

qui est ce document : http://www.fishingdown.org/PDF/Guénette-Gascuel-Celtic Sea-Bay-Biscay-Shifting baselines in Europe-OCM-2012.pdf

Le schéma de la courbe bleue est en page 17 et l'ensemble des calculs est détaillé. Ouf !

Bref : sur le fond, est-ce que vous avez des critiques ?...

 

Il y a 9 heures, Christian Girard a dit :

Moi la guitare, ça pose un problème ?


Ca dépend, est-ce que tu enseignes les bidons à tes élèves ?
 

il y a 30 minutes, Melvin a dit :

<discussion au café du coin ?>


Malheureusement, il n'y a pas de planète B.

Et pour répondre à "Harry Kobeur" :  alerter de l'épuisement des ressources n'est pas une attitude pessimiste ou dépressive, mais réaliste.

Les pouvoirs politiques et médiatiques aimeraient bien ne pas en parler ! C'est ce qu'ils faisaient jusqu'à présent. Mais ils sont bien obligés; c'est devenu incontournable.

Publié le (modifié)

Il y a une différence entre alerter d'une situation où on consomme bcp, et ce jour proclamé où les ressources sont épuisées alors qu'on continue à consommer comme si rien n'était dépassé.

On voit bien que ce calcul est bidon puisqu'il ne correspond pas à la réalité : le jour de l'épuisement des poissons (par exemple) c'est quand on ne pourra plus en pêcher c'est tout. Il faut admettre que ce jour n'est pas arrivé, ce n'était pas hier.

La notion de déficit dans la nature n'est pas la même qu'en économie et là je pense qu'on mélange les deux.

S'il y a un déficit dans la nature, l'effet s'en fait immédiatement ressentir, il n'y a pas de réserves ou de crédit comme dans l'économie pour continuer à vivre normalement. le jour où il n'y a plus de poisson, on n'en mange plus. S'il y en a encore, on continue à en manger.

Si on continue à vivre normalement depuis les années 80 où le "jour de dépassement" est calculé, c'est qu'il n'y a pas de déficit réel auquel cas, on s'en serait vite rendu compte. Donc ce machin (le jour de dépassement) est un truc de communiquant pour faire prendre conscience de la fragilité de nos ressources mais en aucun cas ce jour ne représente une réalité.

C'est une peu comme quand Macron prend la responsabilité de l'affaire Benalla... oui, et alors, à part le mot qui est jeté, il se passe quoi ?

C'est peu comme quand nos proviseurs laissent passer des élèves dans certaines filières en disant "j'en prends la responsabilité"... oui, et alors, il rate son bac, et le proviseur il est où, il fait quoi ?

Ben là c'est pareil, on a  juste une expression "jour de dépassement", et alors ? Et le lendemain c'est le jour de surdépassement ? et le surlendemain ? Finalement c'est quoi le jour où c'est grave ? Donc c'est un bidule inutile à part faire les titres des journaux, et faire peur au gens ou les culpabiliser. Mais comme c'est tinté de science, ça fait sérieux, mais ce n'est pas ce genre de truc qui va donner confiance en la science ainsi malmenée par des calculs aussi ridicules.

Tiens ici, encore un climatologue défaitiste, qui ferait mieux de se suicider à moins qu'il ne profite de ces qques jours de chaleur pour venir faire de la pub pour son labo pour demander des sous financements :

http://www.liberation.fr/planete/2018/07/29/francois-marie-breon-la-lutte-pour-le-climat-est-contraire-aux-libertes-individuelles_1669641

Modifié par Melvin

Melvin

Publié le
il y a 29 minutes, Melvin a dit :

Il y a une différence entre alerter d'une situation où on consomme bcp, et ce jour proclamé où les ressources sont épuisées alors qu'on continue à consommer comme si rien n'était dépassé.

 

Rectification : tu continues à consommer. Et pour un certain nombre, on continue, dans nos pays riches.
A côté de ça, il y a des milliards de gens qui crèvent la dalle.

 

Citation

On voit bien que ce calcul est bidon puisqu'il ne correspond pas à la réalité : le jour de l'épuisement des poissons (par exemple) c'est quand on ne pourra plus en pêcher c'est tout. Il faut admettre que ce jour n'est pas arrivé, ce n'était pas hier.


Ca, c'est sans doute parce que tu n'as pas compris la notion de jour du dépassement. Retourne au lien indiqué plus haut.

Au jour dont tu parles, il sera trop tard, la ressource sera complètement épuisée. Tu peux l'appeler le "jour de l'épuisement" si tu veux, mais ce n'est pas la même chose.

 

Citation

La notion de déficit dans la nature n'est pas la même qu'en économie et là je pense qu'on mélange les deux.


Hé non justement car en économie, ces fous créent de l'argent à partir de rien (du crédit), ce qui entre nous soit dit, contraint la société à rester en perpétuelle croissance pour ne pas que le système s'écroule.

 

Citation

S'il y a un déficit dans la nature, l'effet s'en fait immédiatement ressentir, il n'y a pas de réserves ou de crédit comme dans l'économie pour continuer à vivre normalement. le jour où il n'y a plus de poisson, on n'en mange plus. S'il y en a encore, on continue à en manger.

Si on continue à vivre normalement depuis les années 80 où le "jour de dépassement" est calculé, c'est qu'il n'y a pas de déficit réel auquel cas, on s'en serait vite rendu compte. Donc ce machin (le jour de dépassement) est un truc de communiquant pour faire prendre conscience de la fragilité de nos ressources mais en aucun cas ce jour ne représente une réalité.


C'est un jour symbolique qui représente le moment où l'on dépasse la capacité de la terre à renouveler ses ressources naturelles. C'est pourtant simple.

Tu continues à vivre normalement mais en épuisant des ressources non renouvelables. C'est là le problème.

Sur la question des poissons justement, on trouve de moins en moins de poissons sauvages à l'étalage. On est sans doute la dernière génération à pouvoir en manger. Ensuite il n'y aura plus que des poissons d'élevage.

 

Citation

C'est une peu comme quand Macron prend la responsabilité de l'affaire Benalla... oui, et alors, à part le mot qui est jeté, il se passe quoi ?

C'est peu comme quand nos proviseurs laissent passer des élèves dans certaines filières en disant "j'en prends la responsabilité"... oui, et alors, il rate son bac, et le proviseur il est où, il fait quoi ?

Ben là c'est pareil, on a  juste une expression "jour de dépassement", et alors ? Et le lendemain c'est le jour de surdépassement ? et le surlendemain ? Finalement c'est quoi le jour où c'est grave ?


Pour toi, apparemment, ce sera quand ce sera trop tard.

 

Citation

Donc c'est un bidule inutile à part faire les titres des journaux, et faire peur au gens ou les culpabiliser.

 

Les responsabiliser. Culpabiliser, ça ne marche pas.

Publié le

Ils ne sont plus que 800 et ils se battent pour leur survie...

37000_OrangutanCPBOSrsz.gif

Des bulldozers sont en train de détruire la petite parcelle de forêt tropicale où les 800 derniers orangs-outans Tapanuli s'accrochent à la vie... pour construire un barrage qui les conduirait droit à l'extinction. Des experts en biodiversité vont rencontrer le président indonésien pour lui demander d'annuler le projet et de sauver ces orangs-outans. Soyons des millions à les soutenir! Ajoutez votre nom en un clic, puis partagez: https://secure.avaaz.org/campaign/fr/save_the_tapanuli_orangutans_loc/

Publié le (modifié)
il y a 36 minutes, Kristo a dit :

La question "comment ça se fait qu'il y ait encore autant de produits dans les rayons?" est posée au début de cette vidéo, à une militante des Amis de la terre :

BFMTV août 2018

 

Ah ben maintenant d'après elle, le déficit écologique provoque :

- le réchauffement climatique !!!!!! Dès les premières seconde, elle nous raconte n'importe quoi !

- Le manque d'eau mais bien sûr... comme si l'homme était capable d'épuiser l'eau de la planète. faut qu'elle se renseigne sur le cycle de l'eau.

- Et les incendies, allons-y...

Sur le recul du jour de dépassement : selon elle, on a perdu 6 mois en 40 ans... ben facile : dans 40 ans y a plus rien !

Bref tout est mélangé, d'ailleurs comme les données qui servent à calculer ce fameux jour. C'est un gros gloubiboulga de tout.

Modifié par Melvin

Melvin

Publié le

@Kristo "Sur la question des poissons justement, on trouve de moins en moins de poissons sauvages à l'étalage. On est sans doute la dernière génération à pouvoir en manger. Ensuite il n'y aura plus que des poissonsd'élevage.'

Je viens de voir deux reportages, l'un pessimiste et l'autre pourrait être optimiste.

Il semble que pour faire des poissons d'élevage il faut de la nourriture à base de poissons sauvages, que l'on réduit en granulés, donc sans pèche pas d'élevage.

Mais un peu plus tard j'ai vu un reportage sur une société Française (cocorico) qui fait des granulés pour poissons d'élevage à partir de vers et qui en produits plusieurs centaines de tonnes.

Comme quoi il faut pas présumer de l'avenir.

 

Publié le
Il y a 1 heure, Melvin a dit :

Ah ben maintenant d'après elle, le déficit écologique provoque :

- le réchauffement climatique !!!!!! Dès les premières seconde, elle nous raconte n'importe quoi !


Elle ne dit pas ça. Voilà ce qu'elle dit :

"Le fait qu'on épuise nos ressources trop vite, et qu'on génère beaucoup de pollution,
ça crée le réchauffement climatique, la disparition de la biodiversité, l'érosion des sols, le manque d'eau, par exemple en Afrique du Sud, à Capetown ils n'ont plus d'eau depuis plusieurs mois, ils sont rationnés, obligés de prendre une douche par semaine, on voit les incendies de forêts en Grèce, en Suède, aux Etats-unis, il y a de vrais impacts... c'est juste que c'est des impacts globaux, forcément difficiles à relier, et que le système n'a pas encore pris en compte et c'est pour ça que les rayons sont toujours aussi pleins, alors qu'on vit à crédit"
etc.

 

Il y a 1 heure, Melvin a dit :

- Le manque d'eau mais bien sûr... comme si l'homme était capable d'épuiser l'eau de la planète. faut qu'elle se renseigne sur le cycle de l'eau.

 

Ce n'est pas ce qu'elle dit. On n'épuise pas "l'eau de la planète". On épuise les ressources d'eau à un endroit donné, à un moment donné, ce qui mène à une pénurie d'eau comme à Capetown en ce moment, parce que les ressources sont mal gérées : en l'occurrence un prix inférieur au coût d'approvisionnement réel, entre autres.
 

Afrique du Sud : Le Cap se prépare à une pénurie d’eau, appelée le « jour zéro » (janvier 2018)

Robinets à sec à Cape Town : pourquoi cette pénurie d’eau ?

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J'avais déjà évoqué (mais tu l'as peut-être oublié) le problème de l'eau en Asie, qui peut mener à des "guerres de l'eau".

Chine, Inde et Pakistan se disputent l'eau de l'Himalaya (Le Monde)

Les projets de barrage pour sécuriser l'accès à la ressource hydrique alimentent les tensions dans ce triangle d'Asie du Sud, déjà très instable.

"La guerre de l'eau" : le scénario alarmiste figure désormais en bonne place dans les analyses prospectives sur la sécurité en Asie du Sud. En février 2011, le Sénat américain avait publié un rapport intitulé "Eviter les guerres de l'eau", centré sur les risques pesant sur le Pakistan et l'Afghanistan.

 

Il y a 1 heure, Melvin a dit :

- Et les incendies, allons-y...

Sur le recul du jour de dépassement : selon elle, on a perdu 6 mois en 40 ans... ben facile : dans 40 ans y a plus rien !


Il y aura en effet un certain nombre de ressources qui seront quasiment épuisées dans 40 ans. Mais le choc peut arriver bien avant ! Dès qu'on dépasse le pic de production (où la consommation se met à dépasser la capacité de production mondiale), comme pour le pétrole en ce moment, on est mal barrés.

 

Il y a 1 heure, Melvin a dit :

Bref tout est mélangé, d'ailleurs comme les données qui servent à calculer ce fameux jour. C'est un gros gloubiboulga de tout.


Tu peux critiquer le calcul : quel est le tien ?

Je trouve que cette jeune femme s'en est plutôt bien tirée, c'est un exercice difficile de tenir tête à ces "grandes gueules" dont certaines énervées disent souvent un peu n'importe quoi.

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    • Je n'ai vu aucun autre artiste que lui faire un numéro complet (avec supports variés) de régurgitation. Par contre, j'ai vu, en vrai et en vidéo, quelques régurgitateurs d'eau. Côté magiciens, j'ai déjà vu Kieron JOHNSON avaler une petite pièce de monnaie et la faire ressortir par son nez (je pense sans trucage). David Blaine a aussi présenté quelques régurgitations. Pour Steve Starr, je l'ai découvert au travers de ses deux passages au cabaret de Patrick Sebastien au début des années 2000 et j'ai vu son show complet (20min environ) lors du congrès FFAP de 2007 à Angers. En dehors de la performance (sans réel* trucage selon moi), c'est un personnage très drôle. *la boule de billard est en fait une boule de caoutchouc mais ça n'enlève en rien le fait que ce soit un objet assez gros pour représenter un véritable défi. Dans le même genre, je l'ai vu avaler une ampoule de taille similaire à cette boule. Il empruntait aussi une bague et l'enfilait sur un cadenas après en avoir avalé la clé. Les objets étaient réels, réellement avalés et régurgités mais bien sûr, il n'avait pas besoin d'insérer la clé dans le cadenas pour l'ouvrir. Il utilisait quelques techniques de magicien. Ce qui m'a toujours le plus bluffé est le gaz avalé car, par définition, un gaz occupe tout le volume qu'on lui donne et dans un espace ouvert, j'ai beaucoup de mal à comprendre comment il peut enfermer ce gaz, même si ce dernier est sans doute bien choisi (plus dense que l'air pour rester le plus bas possible et ne ressortir que lorsqu'il souhaite l'expulser). Après il y avait le poisson rouge qu'il ne présente plus car j'imagine qu'aujourd'hui certaine associations lui tomberaient dessus à juste titre mais qui était très marquant : il avalait une boîte pellicule photo puis son couvercle puis un poisson rouge (vivant bien sûr) et ressortait la boîte fermée avec le poisson dedans. Il pouvait aussi juste avaler le poisson et le ressortir tête ou queue en avant selon le choix des spectateurs. Pour le sucre qui ressort sec, c'est aussi très très fort. En plus il prenait la peine de faire goûter la poudre dans son verre et même après l'avoir régurgité (certains osaient vérifier) et c'était bien du sucre ! Bref, c'est une star unique.
    • Consulte ce qu'a publié Max Maven ou Christian Chelman sur l'équivoque (même si il ne s'agit que d'une seule routine à 3-4-5 objets). Cela ne se décrit pas en quelques lignes. Le choix des mots est important bien sûr. Pour ne pas que les spectateurs sentent que peu importe leurs réponses, tu fais à ta guise, il faut être très clair dès le départ : c'est un jeu d'élimination basé sur des choix, les siens et non le choix d'un livre. Ensuite il est important voire indispensable de permettre aux spectateurs de revenir sur leur choix à des moments précis. Ils doivent se sentir libres dans leur choix et sentir que ces derniers sont vraiment pris en compte.
    • Tout n'est pas bon dans les anciens bouquins. Aujourd'hui, je ne dirais même pas qu'il il y a plus de bonnes choses dans les anciens livres que dans les plus récents. A toutes les époques, il y a eu de bonnes et de mauvaises choses. Je dirais que sur la forme, les livres récents sont globalement plus pédagogiques car souvent plus détaillés et mieux illustrés que les livres anciens (avant 1970 on va dire). Ceci est bien sûr lié à l'évolution des techniques d'impression, la demande qui a augmenté et permis des tirages un peu plus importants pour abaisser certains coûts (demande qui a augmenté à cause du fait que nous ayons la chance de pouvoir consacrer plus de temps et d'argent pour notre passion que nos aïeux globalement ; je parle pour ma génération en tout cas, celle des 35-45ans). Sur le nombre, c'est là que nous avons la plus grande différence évidemment. Les publications sont bien plus nombreuses aujourd'hui qu'il y a 50 ans par exemple. L'avantage est un choix très varié de contenus. L'inconvénient c'est que l'on va retrouver plus facilement des contenus très semblables dans pas mal d'ouvrages. Par rapport au contenu : oui, il y a des pépites dans les livres anciens mais il y en a aussi dans les livres récents. On retrouve même d'anciennes pépites tombées dans l'oubli dans les livres récents avec parfois des ajouts de l'auteur que l'on percevra comme des améliorations ou pas (selon nos goûts, notre culture magique). Certains disent "rien de nouveau sous le Soleil" et il est vrai que certains auteurs n'apportent pas grand chose à des routines, concepts ou autres déjà existants mais d'un autre côté, il ne faut pas dire "Rien de nouveau sous le Soleil" dès que quelque chose d'ancien est de nouveau publié car l'auteur permet au moins de faire connaître des choses à certaines personnes (après si il ne cite pas sa source, c'est un autre débat). Il vaut mieux raisonner en mode "On arrête toujours de penser trop tôt", quitte à se tromper et ne pas faire mieux voire moins bien que l'original. En tout cas c'est mon point de vue. Dans les livres et vidéos récentes, ce qui est intéressant est de voir la combinaison de certaines techniques, de certains gimmicks, concepts, de certains thèmes, etc...parfois connus depuis des lustres. Vincent HEDAN est par exemple un maître dans le genre. Il a une très bonne culture de ce qui existe déjà et a une vue d'ensemble dans son domaine (le mentalisme) qui lui permet de faire des combinaisons que d'autres n'avaient pas penser parce qu'ils n'avaient pas cette culture, cette vue d'ensemble. Jean MERLIN disait que la créativité en magie était comme la cuisine : on invente pas forcément les ingrédients, on essaie de marier des choses, de modifier la recette à notre convenance. On trouve souvent les meilleurs combinaisons dans les ouvrages et vidéos pour débutants. Prenons l'exemple de l'ABC de la magie des cartes de Philippe MOLINA. Ce dvd a été réalisé à la lueur de ce qui a déjà été publié dans le même genre. Pour chaque grand classique de la magie des cartes, Philippe a essayé de combiner ce qui se faisait de mieux selon lui, pas seulement techniquement mais aussi et surtout au niveau des accroches (contextes), des lines ou subtilités qui permettent de justifier telle ou telle chose. Ces détails ne sont pas tous de lui. Ce sont pour la plupart des choses qu'il a relevées en voyant d'autres magiciens, en lisant et qu'il a dans un premier temps utilisés pour lui mais il est l'auteur de ces combinaisons. Il a cette vue d'ensemble lié à une bonne culture magique qui lui permet de proposer une vidéo de grande qualité. Je pourrai citer Jean-Pierre Vallarino pour l'usage des cartes spéciales avec son coffret qui pour moi est un must en terme de pédagogie, de sélection de routines avec/sans cartes spéciales, avec ou sans techniques de manipulations. Cela permet vraiment de tester ce qu'on peut faire avec des cartes spéciales d'une part et ce qu'on peut faire avec des techniques d'autres part et enfin le potentiel de certaines combinaison des deux. On voit que l'emploi des deux n'est pas forcément nécessaire pour avoir un meilleur impact, que l'on peut obtenir des choses très fortes avec ou sans gimmick, avec ou sans technique, tout dépend de l'usage que l'on en fait, la raison pour laquelle on fait tel ou tel choix, telle ou telle combinaison. Pour revenir aux livres, un autre très bon exemple est John GASTAFERRO. Ses livres reprennent des classiques avec le fameux "degré de plus", qui consiste dans chaque cas (routine) en l'apport d'un ou deux détails qui modifie de manière notable l'impact selon lui (après, chacun est seul juge à la lecture et au test en publique de l'amélioration ou non qu'apporte ces apports; j'ai personnellement trouvé qu'il apportait globalement un vrai plus à chaque routine même celles que je n'ai pas aimées). Là aussi c'est une histoire de combinaisons liée à une bonne culture et pas seulement en magie. Et pour faire le lien livres/vidéos, quel meilleur exemple que les Tarbell revisités par Dan HARLAN ? Ce n'est pas tellement le changement de support livre/vidéo qui est important mais le fait que Dan HARLAN apporte son grain de sel à des routines qui lui ont plu dans ces livres ou qu'il s'impose des défis. Son but était de montrer une façon de lire les Tarbell, sa façon de les lire avec sa culture magique et son imagination. Il a donc tout-à-fait sa place dans ce post qui traite de "Comment lire un livre de magie ?" même si son oeuvre est une série de vidéos. Pour résumer cette deuxième intervention de ma part, je dirais qu'il ne faut pas s'enfermer dans "il y a des meilleurs choses dans les vieux bouquins", "Rien de nouveau sous le Soleil". Il y a de bonnes choses de tout temps. C'est juste qu'aujourd'hui elles sont noyées dans un grand nombre de publications. Ce qui compte est de chercher à pousser le schmilblick plus loin, quitte à faire moins bien parfois (chacun juge de cela à la lecture). Pour ouvrir le sujet, on peut se poser la question de "quand faut-il publier ?" Pour éviter un trop grand nombre de redites, de "Rien de nouveau sous le Soleil" qui traduisent souvent des déceptions à la lecture de certains ouvrages, il faut avoir de la retenue avant de publier. Le raisonnement "On arrête toujours de penser trop tôt" est à appliquer à soi, dans la façon de lire, d'imaginer une routine en la lisant. C'est une invitation à être créatif, cela ne veut pas dire "trouver de nouvelles idées pour les publier" mais avant tout pour les présenter, pour leur donner une réalité, pour rendre votre magie originale ou simplement développer votre magie. On pourrait dire que "arrêter de penser trop tôt" revient à mettre un peu de soi dans ce que l'on lit, comme Dan HARLAN l'a fait en lisant les Tarbell et montrant sa façon d'interpréter les choses. Lui a publié montrer cela mais ce n'est pas une finalité forcée. Sinon, une autre question intéressante liée à ce post serait : comment choisissez-vous ou avez-vous choisi les ouvrages que vous avez achetés/lus ? Qu'est-ce qui fait que vous vous êtes dit "je vais trouver mon bonheur dans celui-là ? Est-ce qu'avec "l'expérience des achats", vous avez des points de repère qui font que vous arrivez à mieux choisir (à avoir moins de déceptions) ? Pour ma part, les avis de "grands noms de la magie"  m'importent. Le descriptif est souvent vaseux donc j'essaie toujours de voir, lorsque c'est possible, le sommaire. Ensuite, si je ne connais pas l'auteur, je vais voir un peu ce qu'il présente en ligne. Si ce sont de beaux trailers sans rien de concret avec des "The best..." et des annonces commerciales, je fuis. Quand l'emballage est magnifique et qu'on en voit peu le contenu, c'est qu'il y a un loup. Je me moque de l'emballage même si c'est agréable lorsque c'est bien présenté, ce n'est pas l'essentiel. Il en est de mêmes pour le matériel que j'achète, les conférencier ou spectacles que je vais voir. Pour les conférences, celui qui ne détaille pas un peu le contenu et pour qui on a que des "il va vous apprendre à améliorer votre magie", "à améliorer l'impact de vos routines", etc...je n'y vais pas. Après, comme je l'ai dit plus haut, je n'achète presque plus de livres (je suis satisfait de ce que j'ai déjà et il y en a pour plusieurs vies si je veux exploiter le contenu de tout) ni de trop de matériel en boutique de magie. J'achète encore des notes de conférence ou un gimmick deux trois fois dans l'année, parfois pour avoir une trace d'un seule chose qui m'a plu. Il m'est arrivé de prendre des notes mais quand une chose me plaît, j'aime bien récompenser son auteur. Après une conférence, je sais aussi que mon argent ira directement et intégralement à lui. Je vais voir plus de spectacles (et pas que de magie). Ce sont souvent de bien meilleures leçons mais comme les vidéos, attention au mimétisme. J'y vais non pas pour avoir de nouvelles idées car j'aime les trouver seul (il y a le plaisir de les trouver seul) mais avant tout pour me divertir, sortir avec ma compagne, ma famille, mes amis. Une fois rentré seulement, je me remémore ce que j'ai vu/vécu et ce qui m'a marqué. Je constate ce qui a marqué le plus ceux qui m'ont accompagné (surtout si ils sont profanes) sans forcément poser de questions. Si ça les a marqué ils en discutent et/ou il me posent des questions parce qu'ils savent que je fais de la magie. Leurs questions sont souvent du type "Comment il a fait ceci ou cela ?" mais au travers de ces questions, ils me disent ce qui les a le plus marqué, ce qui les intrigue le plus. Après il y a souvent des commentaires du type "ça c'était beau" ou "ça j'ai moins aimé", "il ou elle est comme ci ou comme ça".  Je sais que ça peut m'influencer dans certains choix. Le spectacle et ces retours a nourri mes souvenirs, mon imaginaire sans que je m'en rende compte et des choses en ressortiront en temps voulu. Je ne cherche pas à reprendre quelque chose que j'ai vu ou entendu directement. Cela n'est pas parce que cela nous plaît que cela nous conviendra d'une part et qu'on a le droit de le reprendre d'autre part. Je laisse donc ma mémoire influencer mon imagination plus tard. Mon cerveau ne gardera que l'essentiel avec le temps. Bon après, je ne vais pas vous cacher le fait que j'ai une très bonne mémoire visuelle et que bien souvent je me souviens presque intégralement d'un spectacle lorsque ce dernier m'a marqué.  
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