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La réponse n'est pas si simple que cela :

La politique de gestion humaine existe et se développe, ou a vocation à se développer. Il suffit de se référer à de nombreuses déclarations de personnes politiques reconnues, à commencer par Attali (mais pas que).

A partir de là, des faits qui existent réellement peuvent être entretenus, voire exacerbés. Je te donne l'exemple de la faim dans le monde, que j'ai évoqué avec Jack Barlett qui a une bonne analyse à ce sujet : il y a longtemps qu'elle aurait pu être éradiquée. Or cela n'est pas le cas, pour de multiples raisons, mais dont l'une est un colonialisme qui ne dit pas son nom.

Le problème de sous-nutrition existe, mais est clairement entretenu (d'ailleurs, une de mes connaissances travaille pour vérifier que les sommes allouées aux gouvernements sur des politiques précises de lutte contre tout cela soient bien attribuées à leurs objets. Si de tels postes existent, tu imagines bien que ce n'est pas pour rien.)

Tu parles des guerres : aucune politique n'a de but unique. Il existe des buts à court termes et à long termes, d'autres qui découlent de facteurs divers générés au fil du temps suivant les lieux, les peuples et les époques. Tes questions ne se limitent ici qu'à une vision parcellaire.

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C'est pourquoi il convient de prendre en compte l'ensemble des paramètres et de dépasser les clivages politiques pour une véritable écologie, loin des idéologies, mais prenant en compte tant le respect de l'humain que le respect de la planète....je le répète : LOIN DE TOUTE IDEOLOGIE.

Bien évidemment, il faut tenter de prendre en compte tous les paramètres, on n'en a abordé que quelques-uns dans ce sujet, je ne me lance pas dans une analyse de celui que tu soulèves (plus tard peut-être) mais je te félicite d'apporter ta pierre à l'édifice. C'est preuve que le sujet est vaste et porteur, que d'une certaine façon il concerne vraiment l'avenir de l'Homme, son rapport avec le Monde, son rapport à l'Autre (l'autre en tant qu'être vivant).

Une question, Tanhouarn, puisque tu connais bien la question religieuse (n'hésite pas à corriger mes formulations) : du point de vue des différents monothéismes, un homme (un humain) aurait comme différence fondamentale avec l’animal celle d'avoir une âme ? Est-ce bien là où se situe toute la différence (de ce point de vue religieux) ? La seule différence ? Un homme serait par intervention divine investi d'une âme au moment de la rencontre d'un spermatozoïde et d'un ovule humains ? Merci d'avance si tu peux m'éclairer.

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d'ailleurs, une de mes connaissances travaille pour vérifier que les sommes allouées aux gouvernements sur des politiques précises de lutte contre tout cela soient bien attribuées à leurs objets. Si de tels postes existent, tu imagines bien que ce n'est pas pour rien.)

il convient de créer de tels postes car les aides sont couramment détournées pour enrichir les dirigeants des pays destinataires. cela ne relève pas d'une volonté d'entretenir la faim.

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Dédiée à tous les éco-fondamentalistes, je vous propose cette déclaration de Sir David Attenborough que l'on m'a transmise, et qui ne fait que conforter ce que je disais à Kristo, sur le fait que l'homme est considéré comme nuisible, et qu' à mon sens, l'éco-dogme (dont certains arguments vus dans ce sujet) et les politiques de gestion humaine (liquidation in utero, maintien de la faim dans le monde, guerres, liquidation des anciens... ) sont liés.

« Nous sommes une plaie sur la Terre. Cela se jouera sur les quelque cinquante années à venir. Ce n’est pas seulement le changement climatique ; c’est une question de place, juste de place : celle qu’il faut pour faire pousser la nourriture nécessaire à cette horde gigantesque. Soit nous limitons notre croissance de la population, soit le monde naturel le fera pour nous, et le monde naturel le fait pour nous à l’heure où je vous parle. »

(Source : Demography is Destiny, qui a publié l’info)

C’est ce qu’a déclaré Sir David Attenborough, réalisateur de films et de documentaires télévisés sur la nature à Radio Times, cité par le Daily Telegraph. Le fait de souligner le fait qu'il soit réalisateur de docu nature permet ainsi de situer un peu vos propos sur l'agit-prop écologiste.

Il n'y a rien de très choquant dans ces propos. Sans préjuger de ce qu'il dit par ailleurs, il ne dit là que des choses sensées. Il déplore les effets de la surpopulation et dit que si l'on ne fait rien pour l'enrayer, celle-ci se régulera d'elle-même, mais malheureusement par la violence (guerres, famines, maladies).

Le Commandant Cousteau, en son temps, avait fait de la surpopulation un de ses chevaux de bataille. Il disait que dans certaines régions d'Afrique, comme il n'y a ni accès à l'eau ni système de retraite, les gens doivent faire 8 enfants : sur les 8, 4 survivront, 2 garçons 2 filles, au moins 1 garçon assurera la retraite des parents, les filles iront chercher de l'eau au puits à des kilomètres toute leur vie.

Il disait que pour résoudre ce problème, il "suffirait" du tiers du budget mondial de l'armement, ou du quart du budget de la drogue; pour mettre en place un système de retraites et pour assurer l'accès à l'eau, c'est à dire creuser suffisamment de puits.

Il y a cet article d'un blog du Monde, dont je pense qu'on avait déjà parlé, qui relate le souci du Fonds des Nations unies pour la population :

Faut-il réduire la population mondiale pour sauver la planète ?

Mais je ne suis pas pour une réduction autoritaire de la population. Par contre certains pays pourraient décourager financièrement un trop grand nombre d'enfants, comme l'explique Yves Cochet.

(...) L’organisme britannique Institution of Mechanical Engineers a publié très récemment une étude indiquant que sur les 4 milliards de tonnes de nourriture produits chaque année, 30 à 50 % finissent à la poubelle. (...)

Oui, jusqu'à 50% comme évoqué dans un article que j'avais mis en lien plus haut.

Je pense en effet, qu'on pourrait nourrir toute la population mondiale, si l'on cessait ce gaspillage, et si (entre autres) on réduisait la consommation de viande. Egalement, si on cessait de se faire la guerre, puisqu'actuellement pratiquement les seuls régions où sévit la famine sont celles où il y a la guerre, qui empêche l'accès à la nourriture.

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La politique de gestion humaine existe et se développe, ou a vocation à se développer. Il suffit de se référer à de nombreuses déclarations de personnes politiques reconnues, à commencer par Attali (mais pas que).

Attention cependant, ce type, comme la plupart des économistes, a une fâcheuse tendance à dire n'importe quoi !

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Attention cependant, ce type, comme la plupart des économistes, a une fâcheuse tendance à dire n'importe quoi !

c'est le genre de phrase qui fait que j'adore les écolos/altermondialistes de tous poils. cette faculté de remettre en cause des professionnels est particulièrement réjouissante. ils peuvent tout à tour remettre en cause un économiste, un géologue, un agriculteur, un biologiste, etc.. sans aucun problème et avec un aplomb phénoménal, même s'ils sont dessinateurs ou profs. plusieurs siècles de sciences, de recherches mis à mal par une vidéo youtube ou un livre racoleur.

ça, c'est vraiment magique!

Publié le (modifié)
Bien évidemment, il faut tenter de prendre en compte tous les paramètres, on n'en a abordé que quelques-uns dans ce sujet, je ne me lance pas dans une analyse de celui que tu soulèves (plus tard peut-être) mais je te félicite d'apporter ta pierre à l'édifice. C'est preuve que le sujet est vaste et porteur, que d'une certaine façon il concerne vraiment l'avenir de l'Homme, son rapport avec le Monde, son rapport à l'Autre (l'autre en tant qu'être vivant).

Une question, Tanhouarn, puisque tu connais bien la question religieuse (n'hésite pas à corriger mes formulations) : du point de vue des différents monothéismes, un homme (un humain) aurait comme différence fondamentale avec l’animal celle d'avoir une âme ? Est-ce bien là où se situe toute la différence (de ce point de vue religieux) ? La seule différence ? Un homme serait par intervention divine investi d'une âme au moment de la rencontre d'un spermatozoïde et d'un ovule humains ? Merci d'avance si tu peux m'éclairer.

J'aurai voulu éviter de mettre l'Eglise dans mon propos, car dès qu'on en parle, cela fait hérisser certains poils. Je préfère donc étayer mon propos à partir d'une anthropologie qui s'en dégage (même si évidemment étudier divers bouquins teinte aussi mon propos). Toutefois, je vais te répondre rapidement :

Le catéchisme de l'Eglise Catholique dit que "Parce qu’il est à l’image de Dieu l’individu humain a la dignité de personne (entendre personne humaine) : il n’est pas seulement quelque chose, mais quelqu’un. Il est capable de se connaître, de se posséder et de librement se donner et entrer en communion avec d’autres personnes (ce qui reprend ce que tu évoques sur le rapport à l'Autre sur lequel j'adhère), et il est appelé, par grâce, à une alliance avec son Créateur, à Lui offrir une réponse de foi et d’amour que nul autre ne peut donner à sa place."

En cours de théologie, nous avons travaillé sur un sujet qui devrait parler à plus d'un, à savoir que l'homme doit non seulement communier avec le divin, mais en avoir une vision cosmologique. En bref, sa relation avec l'Autre (en tant qu'être vivant) ne peut se limiter à une simple "relation publique" mais doit être une communion globale avec la création, ce qui le rapproche de Dieu. Respect de la nature qui exclut d'office une surexploitation de la création à son propre profit.

Je ne te parlerai pas de tous les monothéismes pour ce qui est de l'âme, car je ne connais pas très bien le sujet concernant ce qu'en dit l'Islam et le judaïsme. Ce que je peux dire concernant ce dernier est que je ne suis pas d'accord sur la corruptibilité de l'âme (cf l'Ecclésiaste). Par contre, ce que je connais à ce sujet concernant ce que dit l'Eglise catholique, basé aussi sur ce qu'en ont dit des philosophes comme Aristote, Platon, Socrate ou Thomas d'Aquin : elle est le principe spirituel en l'homme. A ce jour, personne n'a pu dire que l'animal possédait ce principe spirituel. C'est effectivement la différence, avec tout ce qui en découle, et notamment la dynamique de connaissance dont j'ai parlé précédemment.

Pour ce qui est du moment de conception, il est dit que l'âme es "immédiatement créée par Dieu et non créée par les parents". L'homme étant un de corps et d'âme, les deux étant liées, c'est donc à sa conception même que la totalité de son humanité, son essence même, est livrée, le reste étant évolution. Cela répond-il à ta question ?

Modifié par tanhouarn
Publié le
d'ailleurs, une de mes connaissances travaille pour vérifier que les sommes allouées aux gouvernements sur des politiques précises de lutte contre tout cela soient bien attribuées à leurs objets. Si de tels postes existent, tu imagines bien que ce n'est pas pour rien.)

il convient de créer de tels postes car les aides sont couramment détournées pour enrichir les dirigeants des pays destinataires. cela ne relève pas d'une volonté d'entretenir la faim.

Non, mais une volonté de surprofit, quitte à le faire au dépend des autres. De plus la faim ou la pauvreté permet la dépendance, donc la docilité des peuples (jusqu'à un certain point). Enfin, je te re-propose de te pencher sur le sujet : il existe de nombreuses lectures sérieuses.

Publié le (modifié)
La politique de gestion humaine existe et se développe, ou a vocation à se développer. Il suffit de se référer à de nombreuses déclarations de personnes politiques reconnues, à commencer par Attali (mais pas que).

Attention cependant, ce type, comme la plupart des économistes, a une fâcheuse tendance à dire n'importe quoi !

Exact, sauf que ces gens qui disent n'importe quoi sont très bien placé dans la gouvernance des Etats, soit directement, soit en les conseillant. De plus, ils évoquent des sujets qui deviennent finalement naturels pour ceux qui ne poussent pas la réflexion au-delà de l'aspect émotionnel, sentimental ou simplement d'une vision personnelle actuelle. Personnellement, je pense que quelqu'un comme Attali est au contraire très intelligent, si l'on se réfère à la totalité de ses déclarations et bouquins, et sur l'impact sociétal que cela a.

Modifié par tanhouarn
Publié le

il y a clairement une volonté de surprofit. après que ces dirigeants souhaitent maintenir le peuple dans la précarité matérielle, je pense que c'est à peu près certain.

parallèlement à ça, note quand même que les dictateurs laissent rarement mourir leur peuple de faim. il est fréquent qu'ils inondent les marchés de matière première en cas de famine.

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Avec son chapeau haut-de-forme, sa chevelure ébouriffée, son violon imaginaire et l'incontournable « ¡Chan, tatachán! », Tamariz a transformé l'illusionnisme en un spectacle populaire pour des millions de spectateurs. Mais derrière ce personnage apparemment improvisé se cachait aussi l'un des plus grands érudits de la magie contemporaine. D'une boîte de magie au championnat mondial de cartomagie Juan Manuel TAMARIZ-MARTEL NEGRÓN est né à Madrid en 1942. Son intérêt pour l'illusionnisme a commencé lorsqu'il n'avait que quatre ans, après avoir assisté à la prestation d'un magicien. Peu après, il a demandé une boîte de jeux de magie et a commencé à pratiquer avec sa famille et ses amis. À douze ans, il a découvert les livres de l'illusionniste Wenceslao CIURÓ, qui lui ont permis de plonger dans la technique et dans les mécanismes psychologiques qui interviennent dans un spectacle. Comme il l'a expliqué dans une interview publiée par la mairie de Madrid, ces lectures ont été décisives pour comprendre que la magie ne consistait pas uniquement à exécuter un tour. Sa précocité lui a ouvert les portes de la Société Espagnole d'Illusionnisme avant d'atteindre l'âge minimum requis : il a été admis à 18 ans, deux ans avant la limite établie, après avoir convaincu les responsables de l'institution de ses capacités. TAMARIZ a étudié les sciences physiques et s'est également intéressé au cinéma, deux domaines qui ont influencé sa manière de concevoir la construction d'un spectacle. Cependant, il a fini par se consacrer entièrement à l'illusionnisme. En 1972, il a obtenu le Grand Prix du Congrès National de Magie. Un an plus tard, il a reçu la reconnaissance qui a définitivement propulsé sa carrière internationale : le Prix mondial de cartomagie, obtenu lors du Congrès mondial de magie de la FISM qui s'est tenu à Paris. Le profil publié par le gouvernement espagnol souligne qu'à partir de ce moment, il a présenté ses spectacles dans des villes comme Chicago, Tokyo, Paris, Londres, Bogota, Le Caire, New York et Santiago du Chili. Le magicien qui est entré dans tous les foyers Bien que son prestige professionnel ait grandi lors des congrès internationaux, c'est la télévision qui a transformé Juan TAMARIZ en un personnage familial pour plusieurs générations d'Espagnols. Les archives de la RTVE conservent le programme pilote de Tiempo de magia, produit en 1975, dans lequel il partageait l'écran avec Julio CARABIAS. Cette participation anticipait une relation avec le petit écran qui allait se prolonger pendant des décennies. Son passage par Un, dos, tres... responda otra vez a démultiplié sa popularité. Ensuite, d'autres émissions comme Por arte de magia, Magia Potagia, Chantatachán et le programme pour enfants El recreo sont arrivées. Face à l'image traditionnelle du magicien solennel, Tamariz a construit un personnage proche, débordant d'énergie et apparemment chaotique. Ses blagues, sa conversation constante avec le public et sa manière de célébrer chaque numéro sont devenues une partie indissociable du spectacle. Cependant, cette mise en scène cachait une préparation minutieuse et une connaissance approfondie de la gestion de l'attention (misdirection). La capacité de diriger le regard, d'anticiper les soupçons du spectateur et de maintenir la surprise expliquait une grande partie de l'admiration qu'il suscitait parmi ses pairs. Livres, enseignement et une école dirigée par sa fille La contribution de Tamariz à la magie allait bien au-delà de ses apparitions télévisées. Tout au long de sa carrière, il a publié des livres majeurs consacrés à la technique, à la théorie et à la présentation de l'illusionnisme. Parmi ses œuvres figurent La Vía Mágica, Los Cinco Puntos Mágicos, Sonata et Sinfonía en Mnemónica Mayor, des références incontournables de la littérature magique. Ses travaux ont abordé des questions telles que la relation entre le magicien et le public, la construction narrative des tours et l'utilisation de la mémoire et de la psychologie en cartomagie. Cette combinaison de réflexion théorique et de sens du spectacle a contribué à consolider son prestige à l'international. Une partie de son héritage se perpétue à travers la Grande École de Magie Ana Tamariz, dirigée par sa fille. Tamariz a lui-même conçu les programmes pédagogiques du centre, pensés pour transmettre sa vision de l'illusionnisme aux nouvelles générations. L'école a compté parmi ses intervenants et élèves des magiciens comme Jorge BLASS, Anthony BLAKE, Miguel GÓMEZ et Rafael BENATAR. Son programme combine l'apprentissage des tours et des techniques avec des cours d'histoire de la magie, de théorie et de psychologie du spectacle. Médaille d'Or des Beaux-Arts et reconnaissance de Madrid La reconnaissance de la carrière de Juan TAMARIZ est également venue des institutions. En 2011, il a reçu la Médaille d'or du mérite des beaux-arts, accordée par décret royal. Auparavant, en 2009, il avait obtenu le Prix honorifique de théorie et philosophie du Congrès mondial de magie (FISM) de Pékin, une distinction récompensant son travail de chercheur et de rénovateur de l'art magique. En 2019, sa ville natale lui a également décerné la Médaille d'or de Madrid. La mairie de la capitale a alors souligné sa contribution à la diffusion internationale de la magie et sa capacité à combiner créativité, humour et rigueur.
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