Aller au contenu

Recommended Posts

Publié le

Nous avons effectivement tous des traits pervers par moment, pour certaines situations, avec certaines personnes, dans un certain contexte...cela fait partie de notre arsenal défensif commun...(pour les moldus: ces défenses sont là pour permettre de libérer le trop plein d'"énergie anxieuse" que nous gérons face au stress quotidien sans totalement devenir fous, je vulgarise le concept hein mdr )

Tout comme nous avons tous des défenses psychotiques, histrioniques ou obsessionnelles. La vie saine est dans le fait de les mixer à bon escient!

La déviance ou la pathologie apparait lorsque nous sur-utilisons un moyen défensif ou une catégorie de défenses de manière privilégiée ou disons plutôt quasi exclusive...

La magie nous permet-elle d'exprimer ces traits et donc de faire l'économie d'autres troubles?

Certes la notion de secret d'initié nous place en position de dominateur de l'autre, celui qui va vivre l'illusion ou la subir selon les cas, nous positionne à la place de celui qui sait....comme un thérapeute avec son patient d'ailleurs....

Il est d'ailleurs souvent dit que la profession médicale (comme les politiciens d'ailleurs) est idéale pour les personnalités psychopathiques.

mais je ne pense pas que la magie, de par le fait que l'odeur d'amusement, de jeu, de mascarade, lui colle à la peau soit un bon vecteur de pulsions perverses...le spectateur n'est pas dupe... contrairement à la relation soignant/soigné!

Mais la magie permet en effet aux personnalités plus narcissiques de s'exprimer: les paranoides, les narcissiques sont très à l'aise, sous les projecteurs, avec un pouvoir, un secret, le droit à la toute puissance et à l'omniscience même feinte...et en retour ces narcissiques ressentent toute l'ampleur de l'échec lorsque d'autres réussissent là où eux stagnent...et voilà le délire de jalousie et les défenses projectives propres aux psychopathes qui réapparaissent!!! mdr

Ce sera tout pour ce soir, c'était le petit routard du psy, en direct de l'Hopital de R......dans les Vosges où je suis de garde ce soir mdr

Je vais jusqu'où je suis. Je n'y suis pas encore.

 - Je suis plus intelligent que vous, Laissez-moi vous fournir un exemple... Pensez à un chiffre, n'importe lequel
- Euh, cinq  ...
- Faux. Vous voyez ?
mdr

Pas de pub non magique pour les membres du Cercle VM. Clique ici pour en savoir plus !
Publié le

Les derniers développements ce ce fil me font penser à quelque chose que j’avais écrit sur ce forum.

Il n’y a pas de lien direct avec le thème des PN, plutôt un lien avec l’analyse de certains traits de personnalité courants chez les illusionnistes.

Je recopie donc ce que j’écrivais en avril 2013 dans L’illusionnisme, juste pour divertir ? :) ( source) :

-------------------------------------------------------

Les illusionnistes avant d’être illusionnistes étaient des enfants qui croyaient en la magie (comme tous les enfants).

En traversant le miroir et en devenant illusionniste, ils ont été amenés à découvrir les secrets et les arcanes de l’illusionnisme (au sens mécanique et manipulatoire). Cette découverte par laquelle nous sommes tous passés a été jubilatoire mais a été aussi le moment d’une grande déception.

Souvenez-vous de la déception que vous avez éprouvée en découvrant vos premiers secrets de magie… « C’est donc comme ça que ça fonctionne, ce n’est que ça… »

Il en est resté pour les illusionnistes une grande blessure narcissique, une frustration existentielle qui les a fait basculer, pour la plupart, dans un cartésianisme certainement un peu extrême et à n'entrevoir la magie que par le biais des trucages.

Bien des illusionnistes qui ont combattu le paranormal ont essayé à un moment de leur vie? l’occultisme (j’ai des noms mais je les tairais ) et voyant que ça ne marchait pas (en tout cas que ça ne marchait pas comme ils pensaient que ça devait marcher) ils en ont éprouvé une intense frustration.

« J’aurais tellement aimé que ça puisse marcher » me disait un jour un de ces magiciens, la voix pleine de regret et d'amertume.

Voila pourquoi ces sujets génèrent toujours de violentes polémiques entre magiciens.

C'est comme si les magiciens cherchaient, en quelque sorte, à se "venger" de la magie.

-------------------------------------------------------

Cette analyse fait curieusement écho à un passage tiré d’une interview d'un numéro de la Revue de la Prestidigitation assez récent. C'est un très joli passage assez touchant où le magicien interviewé évoque ses souvenirs d’enfance et la fameuse première boite de magie reçue à l’âge de 7 ou 8 ans.

Il raconte :

Je me rappelle très bien avoir coupé, oui, réellement, la corde de la boite de magie : pour moi cette corde était magique et si elle était magique elle pouvait se raccommoder toute seule. Il y avait bien le livret explicatif avec des photos, le faux bout que l’on coupe, etc. Tout cela, je l’ai compris... après ! Ce fut une déception : eh oui, la corde n’était pas… magique au sens réel du terme. Ce n’était qu’une illusion

Le jour où tu te rends compte que le monde n'existe pas, la vie devient plus simple.

Paul Binocle

Publié le

Dans les approches psychothérapiques auxquelles j’ai été formé (Approche Centrée sur la Personne, Gestalt + quelques éléments de psychologie transpersonnelle), nous évitons soigneusement d’enfermer la personne dans un diagnostic.

Le diagnostic est délicat en psychiatrie et les classifications nosographiques sont controversées (je pense que les deux cliniciens qui participent à ce fil ne me contrediront pas).

Les approches que j’évoquais au début de ce post visent, plutôt, à accompagner le développement personnel d’une personne normale ou bien de l’aider à faire face aux difficultés existentielles du quotidien (mais, là encore, pour une personne qui ne présente pas de grand trouble de la personnalité). Bref une personne qui, comme l’expliquait, radlabo, mixe différents types de défense à bon escient sans sur-utiliser un mode.

Dans les approches de psychologie humaniste (dont sont issus la gestalt et l’approche centrée sur la personne) on étudie la psychopathologie toujours en lien avec le propre vécu du praticien… Toujours intéressant, effectivement, d’aller regarder quelle est sa propre part de paranoïa, de narcissisme, d’hystérie, de schizoïdie etc…

Serge Ginger et Catherine Deshaye (qui ont été deux de mes “profs” en Gestalt) proposent de travailler la psychopatho sous forme d’axes (axe dépressif/maniaque, par exemple, ou bien sadique/masochiste ou encore narcissique/schizoïde - chacun de ces "couples" peut être considéré comme un couple d'opposés).

En plaçant sa propre personnalité sur chacun des axes on obtient un diagramme unique et personnel. Ils ont joliment appelé ça la roue des personnalités ou la boussole des personnalités.

C’est une approche très intéressante (et même ludique… je n’ose dire divertissante :) ). Et c’est surtout une approche de la psychopato plus centrée sur le comportement normal du quotidien plutôt que sur les grands troubles de la personnalité. De plus elle est dynamique et n'enferme pas le sujet dans un diagnostic.

Axes_dynamiques_PRINT.jpg

Le jour où tu te rends compte que le monde n'existe pas, la vie devient plus simple.

Paul Binocle

Publié le

Wahooo merci les copains c'est super interessant :

il pourrait être interessant d'expliquer un peu ( vulgariser) je pense notement au triangle dramatique ou triangle de karpman... En l'étudiant je me suis aperçu que le magicien utilisait en fait ce jeu psychologique dans ses routines avec ses spectateurs.

Depuis ce jour j'essaye de prendre une posture meta ( en dehors du triangle) et j'évite de faire rentrer mes spectateurs dedans.... bizarrement tout le monde est plus détendu , plus de stress inutile et parasitant pour le spectateur( ou pour le magicien)

....

la boussole m'a rappellé celle de Mickael APTER ( theorie du renversement) . Peut on avoir une approche similaire sur le comportement ?

http://www.methode-apter.com/

continuez c'est super interessant !!

Bruno

Publié le

Bruno Bonjour,

Je ne connais pas la méthode de Mickael Apter.

Concernant le triangle de Karpman (ou triangle dramatique) c’est une approche issue de l’Analyse Transactionnelle (là encore on est plus dans le champ du développement personnel que de la "psychiatrie lourde" mais il y a des liens).

Je l’ai brièvement évoqué sur ce forum ICI

Par contre je trouve ta remarque intéressante :

. En l'étudiant je me suis aperçu que le magicien utilisait en fait ce jeu psychologique dans ses routines avec ses spectateurs.

Pourrais-tu développer un tout petit peu ?

Le jour où tu te rends compte que le monde n'existe pas, la vie devient plus simple.

Paul Binocle

Rejoins la conversation !

Tu peux publier maintenant et t'enregistrer plus tard. Si tu as un compte, connecte-toi maintenant pour publier avec ton identité.

Invité
Répondre à ce sujet…

×   Vous avez collé du contenu avec mise en forme.   Restaurer la mise en forme

  Only 75 emoji are allowed.

×   Votre lien a été automatiquement intégré.   Afficher plutôt comme un lien

×   Votre contenu précédemment saisis, a été restauré..   Effacer le contenu

×   You cannot paste images directly. Upload or insert images from URL.

  • Pas de pub non magique pour les membres du Cercle VM. Clique ici pour en savoir plus !
  • Messages

    • Le signe (ou le réflexe) de Lazare :  https://fr.wikipedia.org/wiki/Signe_de_Lazare
    • Je ne trouve rien d'extraordinaire à cet effet en restant dans le format (dans le temps) qui semble être proposé, à savoir celui d'une routine (quelques minutes). La prédiction est précise à la minute...c'est large quand même ! Pour être impactant sur ce format, il faudrait une précision à la seconde. Si par contre cet effet est présenté sur une durée plus importante : le spectateur a le sac dès le début d'un spectacle (d'une heure ou un peu plus) et dit "C'est le moment !" à n'importe quel instant de ce dernier, là, la précision à la minute suffit pour avoir un impact intéressant.  
    • Pour ma part, je ne fait aucune différence entre "tour" et "routine" si ce n'est, à la limite, en nombre d'effets : en gros j'appellerai un tour quelque chose qui ne comporte qu'un seul effet répété ou non mais si il est répété, de manière identique. Par exemple : j'emploierai plus facilement le mot "tour" pour l'apparition d'une pièce avec un morceau de papier flash mais plutôt le mot "routine" pour désigner un petit enchaînement où je fais apparaître une pièce, la dédouble, fais voyager l'une des deux d'une main à l'autre puis transforme l'autre en pièce géante. Autre exemple : j'emploierai plus facilement le mot tour si je fais remonter la carte signée du spectateur une seule fois ou plusieurs fois de manière identique mais plutôt le mot "routine" si je la fait remonter en la perdant et/ou en la faisant remonter de manières différentes (même si c'est toujours le même effet). Bref, si je fait une différence, elle est mince. En revanche un tour / routine se distingue souvent plus clairement d'un numéro et d'un spectacle. Le numéro est un enchaînement de tours/routines différents avec ou sans fil conducteur (souvent avec pour donner une cohérence au numéro) et allant de 3 à 15min dans la durée à peu près. Il existe des routine qui constituent en termes de durée, d'impact et de construction (une accroche, un déroulé et une chute) des numéros à eux seuls comme le "Silent Act" de Jon Allen ou la routine de bols inépuisables de Jeff McBride Le spectacle suit le même concept mais sur une durée plus importante (plus de 15min). Côté technique / pratique, le spectacle implique souvent de fournir un équipement (mobilier de scène, sonorisation, lumières, y compris pour les spectacles de close-up, à distinguer du close-up de table en table). Pour résumé, la différence principale entre tout ça (tour, routine, numéro, spectacle) est surtout au niveau de la durée. On pourra toujours trouver des choses à la frontière de deux de ces termes. Il y a eu une analogie avec les films mais je pourrai aussi en faire une avec le théâtre : - un tour : une réplique courte - une routine : une réplique plus longue - un numéro : une saynète ou une scène - un spectacle : une pièce de théâtre A noter qu'en fonction de l'intention avec laquelle on joue une réplique (qui se traduira par un choix d'intonation, de posture, d'expression faciale, de langage corporel) peut donner des sens différents à une même réplique. La réplique longue permet des modulations, des changements d'intention que la réplique courte ne permet pas. La scène est un échange entre personnages (dialogue par exemple) ou avec le public (monologue) directement (le personnage s'adresse au public) ou non (le personnage pense à voix haute). La saynète n'est pas un extrait de pièce, c'est une pièce très courte. Cela correspondrait à un numéro structuré (avec un fil conducteur). La scène correspondrait à un extrait de spectacle ou à un numéro sans réel fil conducteur, sans vue d'ensemble.  
  • Statistiques des membres

    • Total des membres
      8504
    • Maximum en ligne
      9330

    Membre le plus récent
    Daniel ARBISA
    Inscription
  • Statistiques des forums

    • Total des sujets
      85.2k
    • Total des messages
      683.5k

×
×
  • Créer...