Aller au contenu

Recommended Posts

Pas de pub non magique pour les membres du Cercle VM. Clique ici pour en savoir plus !
Publié le (modifié)

Ce n'est pas aussi effrayant que JLM qui propose, s'il arrive au pouvoir, de mettre en place, je le cite "un régime d'assemblée".

Savez-vous ce qu'est un régime d'assemblée ? C'est une dérive du régime parlementaire, dans lequel tous les pouvoirs sont concentrés entre les mains du parlement. C'est un régime anti-démocratique, contraire à l'esprit de la séparation des pouvoirs développée par Montesquieu.

Un tel régime a été mis en place en France en 1875 lors de la IIIème République. Il se traduit par une confiscation des pouvoirs du gouvernement (au profit des commissions parlementaires) et une confiscation des pouvoirs du peuple (au profit des députés). En pratique, il aboutit à une impossibilité de gouverner du fait des guerres incessantes entre députés, chacun défendant son petit pouvoir. Ce n'est qu'un régime qui repose sur de petits arrangements entre amis, bien loin des préoccupations du peuple et de l'intérêt général.

Une vraie avancée serait de mettre en place, non un régime d'assemblée, mais un régime parlementaire. Mais pour faire cela, il faudrait revenir sur l'élection du président de la République au suffrage universel direct. Et ça, les parlementaires de gauches, qui ont été les premiers à s'y opposer en 1962 car cela risquait d'amoindrir leur petit pouvoir personnel, sont bien loin de vouloir de revenir dessus. Et quand on pose la question à Mélenchon, il botte en touche...

Dons en résumé, Mélenchon, candidat du peuple mais qui veut mettre en place un régime de confusion des pouvoirs, un candidat qui se veut démocratique mais qui veut en pratique confisquer le pouvoir des mains du peuple... Après, libre à chacun de voter pour qui il veut...

Et pour le suffrage capacitaire, cela me semble la moindre des choses que toute personne dont le vote engage l'avenir de la France sache au moins ce qu'est la Constitution. Il ne s'agit pas de faire voter les élites mais uniquement de faire voter les gens qui ont conscience de ce pour quoi ils votent.

Savez-vous qu'aux Etats-Unis, tout enfant de 7 ans connaît par coeur la Constitution américaine ? Pouvez-vous, vous-même, en dire autant de la Constitution française ?...

Modifié par Youpi31
Publié le

la suisse fonctionne sous le régime d'assemblée, elle ne ressemble pas à l'horrible dictature que tu sembles décrire. il s'agit de quoi en fait? de supprimer le sénat? je ne vois pas en quoi cela constitue une confiscation du pouvoir?

je vois plus de danger chez sarkozy d'essayer de mettre la justice aux ordres. notamment par la suppression du juge d'instruction.

Publié le (modifié)

Nicolas Sarkozy à fait inscrire dans la Constitution que le Président de la République ne doit pas être président du Conseil supérieur de la Magistrature.

Ca ne gênait pas la gauche au pouvoir d'avoir d'avoir un président de la République qui était aussi président du CSM.

Nicolas Sarkozy à fait inscrire dans la Constitution la question prioritaire de constitutionnalité. Ca ne gênait pas la gauche de voir des lois inconstitutionnelles sans aucun moyen de les faire censurer une fois en vigueur. Cette procédure de QPC a d'ailleurs aboutit : à la censure du régime de la garde à vue, à la censure de la composition de certains tribunaux car leur composition traduisait un lien trop proche avec le pouvoir...

Jamais un président de la Vème n'a fait autant pour l'indépendance de la justice...

Pour ce qui est du régime d'assemblée, je vous invite à revoir votre histoire de France et le régime de la IIIème République : instabilité gouvernementale permanente, pleins pouvoirs au Parlement et non au peuple. Locke et Montesquieu sont bien loin...

En ce qui concerne la Suisse, c'est un Etat fédéral, contrairement à la France qui est un Etat unitaire. On ne peut donc comparer leur mode d'organisation politique.

C'est d'ailleurs pour revenir sur ce régime d'assemblée qu'a été développée en 1946, puis en 1958, la "rationalisation du parlementarisme", avec un exécutif fort, puis une élection du président de la République au suffrage universel direct.

( Si je dis tout ça, c'est pour apporter un peu de contradiction hein, n'y voyez aucune attaque personnelle... C'est juste pour faire rebondir le débat :) )

Modifié par Youpi31
Publié le

Jamais un président de la Vème n'a fait autant pour l'indépendance de la justice...

Ah...il y aurait tant à dire sur notre cher président bienfaiteur que je ne sais même pas si cela en vaut la peine d'écrire un pavé. Dans ce genre de post je pense que chacun campe sur ses positions. Je vais juste citer un passage de Melenchon à propos des intermittents puisque je pense que ça nous concerne pour la plupart :

"...Il faut que cesse cette situation qui consiste à rémunérer comme chômeur quelqu'un qu'on sait parfaitement en posture de travailler. Resister, c'est créer, et créer, c'est travailler...en s'inspirant du CNRS, pourquoi ne pas permettre la création d'emplois d'artistes permanents, sous l'égide d'un centre national de la recherche artistique..."

C'est juste un passage mais dans l'ensemble je suis assez d'accord, reste que dans tous les cas rien n'est simple.

A noter que Le Pen et Joly ne ce sont pas encore prononcés...

Publié le

ces décisions étaient de bonnes décisions, mais celle de supprimer le juge d'instruction était une aberration. quand on voit les décisions de jean-claude marin ou de philippe courroye, excusez-moi mais l'expression "justice aux ordres" prend tout son sens. les affaires se multiplient en sarkozie et il ne ménage pas ses efforts pour les étouffer. non, je ne pense pas qu'on puisse faire de nicolas sarkozy un chantre de l'indépendance judiciaire.

pour ce qui est de la IIIème république, il y a des composantes structurelles et conjoncturelles qui n'ont plus cours. 80 ans, deux chocs pétroliers, une guerre mondiale plus tard il n'est pas déraisonnable de penser que la donne a changé.

quelle différence faites-vous entre pouvoir du peuple et pouvoir du parlement? à l'heure actuelle, le parlement n'a-t-il pas tous les pouvoirs? exception faite du conseil constitutionnel, quel contre-pouvoir existe?

Publié le

Je suis d'accord avec le fait que la suppression du juge d'instruction n'est pas une bonne décision.

Mais j'irai même plus loin. Il faut arrêter avec l'hypocrisie de l'indépendance supposée des magistrats du parquet. Il faut faire comme aux Etats-Unis et faire clairement du parquet des fonctionnaires. Assumer leur dépendance avec le pouvoir. A l'opposé, il faut renforcer l'indépendance des magistrats du siège, en proposant, pourquoi pas, leur élection par les citoyens.

Pour ce qui est des contre-pouvoirs aux pouvoirs du Parlement, ils rentrent dans le cadre de la rationalisation du Parlementarisme.

- Il passe tout d'abord par un exécutif fort : droit de dissolution du chef de l'Etat, pouvoir d'initiative des lois partagée (d'ailleurs le partage de l'initiative a été revalorisée au profit du parlement par N. Sarkozy), répartition claire des compétences entre exécutif et législatif, encadrement du rôle des commissions législatives, développement de l'évaluation des politiques publiques, appui logistique de la cour des comptes, avis préalable du Conseil d'Etat sur les projets et propositions de lois, rôle prépondérant du chef de l'Etat sous la Vème République ...

- Il passe ensuite par le rôle du Conseil constitutionnel chargé d'encadrer, conformément aux droits fondamentaux de chaque citoyen, l'action du législateur.

- Il passe également par la possibilité ouverte par la Constitution au peuple de pouvoir s'exprimer : par les élections, par le recours au référendum (art. 11, ou art. 72). N. Sarkozy a créée en 2008 un référendum d'initiative partagée, entre le parlement et les citoyens. Mais en pratique, il est inapplicable..

- Il passe ensuite par la structure politique du pays et le jeu des partis politiques.

Le régime d'assemblée est celui dont est doté la Suisse depuis 1848. Mais tous les juristes s'accordent à dire qu'il est inexportable. Seul l'Uruguay a tenté à deux reprises de l'instaurer mais sans succès.

En France, le régime d'assemblée et connoté très péjorativement car associé aux massacres de la Terreur et le la Convention.

La différence entre pouvoirs du peuple et parlement n'est pas facile à faire. Simplement, la démocratie impose que le peuple puisse choisir ses gouvernants et que ceux-ci gouvernent dans leur intérêt, tout en respectant la garantie des droits fondamentaux. "Le gouvernement du peuple, par le peuple et pour le peuple" est d'ailleurs le principe inscrit à l'article 2 de notre Constitution.

Notre histoire constitutionnelle a montré qu'en France, le régime d'assemblée conduisait à un régime de partis. Ce régime peut fonctionner en Grande-Bretagne du fait du bipartisme. Mais ne peut fonctionner en France du fait de l'existence de différentes coalitions.

Le régime d'assemblée conduit à France à des luttes partisanes bien éloignés des aspirations populaires...

C'est pour ceci qu'il faudrait en France un régime Parlementaire, pour redonner la main au Parlement, tout en ménageant un contre pouvoir avec le Gouvernement. Mais pour redonner la main au Parlement il faudrait revenir sur l'élection du Président au suffrage universel direct...

Publié le

pourtant le front populaire a été porté au pouvoir en 1936 alors qu'il s'agissait précisément d'une coalition de partis (sfio, rad' soc', etc..) et leur action a été fructueuse.

par ailleurs le régime parlementaire est déjà le théâtre de luttes partisanes.

pour le reste, je ne vais pas débattre des institutions avec un maître de conf' en droit, je n'ai pas le niveau.

Publié le

Bien sûr que la France est un pays de coalitions ! C'est ce qui fait son charme et c'est ce qui fait sa force ! Mais une coalition ne peut gouverner que si elle dispose d'un gouvernement qui lui en donne les moyens. Or, dans un régime d'assemblée, le gouvernement n'a aucun pouvoirs ! Le parlement usurpe les pouvoirs du Gouvernement en abusant des prérogatives qui lui sont accordées, telles principalement : la motion de censure, ou sous la IIIème le mécanisme de l'interpellation.

Léon Blum, dans ses "Lettres sur la réforme gouvernementale" était le premier à reconnaître l'instabilité du régime d'assemblée et à militer pour un renforcement du pouvoir exécutif.

Je suis d'ailleurs en train d'écrire un article sur le sujet, pour montrer que Blum, dans un but d'efficacité de l'action gouvernementale, militait pour un exécutif fort, afin d'assurer une certaine stabilité au pays (tout en se méfiant de toute possibilité de dérive vers un pouvoir personnel du chef de l'Etat...).

Rejoins la conversation !

Tu peux publier maintenant et t'enregistrer plus tard. Si tu as un compte, connecte-toi maintenant pour publier avec ton identité.

Invité
Répondre à ce sujet…

×   Vous avez collé du contenu avec mise en forme.   Restaurer la mise en forme

  Only 75 emoji are allowed.

×   Votre lien a été automatiquement intégré.   Afficher plutôt comme un lien

×   Votre contenu précédemment saisis, a été restauré..   Effacer le contenu

×   You cannot paste images directly. Upload or insert images from URL.

  • Pas de pub non magique pour les membres du Cercle VM. Clique ici pour en savoir plus !
  • Messages

    • il te faut MECANO Brillant Métaux LOUIS XIII Laine d'acier Louis XIII Avel Numéro 0000  tu devrais avoir un tres bon resultat
    • @Hugues PROTAT nous a partagé ce texte  Un personnage hors norme : Juan Tamariz, le magicien qui a transformé la cartomagie en un phénomène populaire. Sa fille Ana TAMARIZ a confirmé le décès de l'illusionniste à Madrid. Champion du monde de cartomagie, l'artiste a marqué plusieurs générations avec ses apparitions à la télévision et son travail en tant que maître des magiciens. Juan TAMARIZ, l'une des figures les plus reconnues de la magie espagnole et référence internationale de la cartomagie, est mort ce mardi à 83 ans à l'hôpital clinique San Carlos de Madrid, selon les informations d'El País. Sa fille, Ana TAMARIZ, a confirmé le décès via les réseaux sociaux. « Avec une immense tristesse, aujourd'hui je fais mes adieux à mon père Juan TAMARIZ, une personne incroyable, très aimée et admirée de tous », a-t-elle écrit, selon ce que rapporte RTVE. Avec son chapeau haut-de-forme, sa chevelure ébouriffée, son violon imaginaire et l'incontournable « ¡Chan, tatachán! », Tamariz a transformé l'illusionnisme en un spectacle populaire pour des millions de spectateurs. Mais derrière ce personnage apparemment improvisé se cachait aussi l'un des plus grands érudits de la magie contemporaine. D'une boîte de magie au championnat mondial de cartomagie Juan Manuel TAMARIZ-MARTEL NEGRÓN est né à Madrid en 1942. Son intérêt pour l'illusionnisme a commencé lorsqu'il n'avait que quatre ans, après avoir assisté à la prestation d'un magicien. Peu après, il a demandé une boîte de jeux de magie et a commencé à pratiquer avec sa famille et ses amis. À douze ans, il a découvert les livres de l'illusionniste Wenceslao CIURÓ, qui lui ont permis de plonger dans la technique et dans les mécanismes psychologiques qui interviennent dans un spectacle. Comme il l'a expliqué dans une interview publiée par la mairie de Madrid, ces lectures ont été décisives pour comprendre que la magie ne consistait pas uniquement à exécuter un tour. Sa précocité lui a ouvert les portes de la Société Espagnole d'Illusionnisme avant d'atteindre l'âge minimum requis : il a été admis à 18 ans, deux ans avant la limite établie, après avoir convaincu les responsables de l'institution de ses capacités. TAMARIZ a étudié les sciences physiques et s'est également intéressé au cinéma, deux domaines qui ont influencé sa manière de concevoir la construction d'un spectacle. Cependant, il a fini par se consacrer entièrement à l'illusionnisme. En 1972, il a obtenu le Grand Prix du Congrès National de Magie. Un an plus tard, il a reçu la reconnaissance qui a définitivement propulsé sa carrière internationale : le Prix mondial de cartomagie, obtenu lors du Congrès mondial de magie de la FISM qui s'est tenu à Paris. Le profil publié par le gouvernement espagnol souligne qu'à partir de ce moment, il a présenté ses spectacles dans des villes comme Chicago, Tokyo, Paris, Londres, Bogota, Le Caire, New York et Santiago du Chili. Le magicien qui est entré dans tous les foyers Bien que son prestige professionnel ait grandi lors des congrès internationaux, c'est la télévision qui a transformé Juan TAMARIZ en un personnage familial pour plusieurs générations d'Espagnols. Les archives de la RTVE conservent le programme pilote de Tiempo de magia, produit en 1975, dans lequel il partageait l'écran avec Julio CARABIAS. Cette participation anticipait une relation avec le petit écran qui allait se prolonger pendant des décennies. Son passage par Un, dos, tres... responda otra vez a démultiplié sa popularité. Ensuite, d'autres émissions comme Por arte de magia, Magia Potagia, Chantatachán et le programme pour enfants El recreo sont arrivées. Face à l'image traditionnelle du magicien solennel, Tamariz a construit un personnage proche, débordant d'énergie et apparemment chaotique. Ses blagues, sa conversation constante avec le public et sa manière de célébrer chaque numéro sont devenues une partie indissociable du spectacle. Cependant, cette mise en scène cachait une préparation minutieuse et une connaissance approfondie de la gestion de l'attention (misdirection). La capacité de diriger le regard, d'anticiper les soupçons du spectateur et de maintenir la surprise expliquait une grande partie de l'admiration qu'il suscitait parmi ses pairs. Livres, enseignement et une école dirigée par sa fille La contribution de Tamariz à la magie allait bien au-delà de ses apparitions télévisées. Tout au long de sa carrière, il a publié des livres majeurs consacrés à la technique, à la théorie et à la présentation de l'illusionnisme. Parmi ses œuvres figurent La Vía Mágica, Los Cinco Puntos Mágicos, Sonata et Sinfonía en Mnemónica Mayor, des références incontournables de la littérature magique. Ses travaux ont abordé des questions telles que la relation entre le magicien et le public, la construction narrative des tours et l'utilisation de la mémoire et de la psychologie en cartomagie. Cette combinaison de réflexion théorique et de sens du spectacle a contribué à consolider son prestige à l'international. Une partie de son héritage se perpétue à travers la Grande École de Magie Ana Tamariz, dirigée par sa fille. Tamariz a lui-même conçu les programmes pédagogiques du centre, pensés pour transmettre sa vision de l'illusionnisme aux nouvelles générations. L'école a compté parmi ses intervenants et élèves des magiciens comme Jorge BLASS, Anthony BLAKE, Miguel GÓMEZ et Rafael BENATAR. Son programme combine l'apprentissage des tours et des techniques avec des cours d'histoire de la magie, de théorie et de psychologie du spectacle. Médaille d'Or des Beaux-Arts et reconnaissance de Madrid La reconnaissance de la carrière de Juan TAMARIZ est également venue des institutions. En 2011, il a reçu la Médaille d'or du mérite des beaux-arts, accordée par décret royal. Auparavant, en 2009, il avait obtenu le Prix honorifique de théorie et philosophie du Congrès mondial de magie (FISM) de Pékin, une distinction récompensant son travail de chercheur et de rénovateur de l'art magique. En 2019, sa ville natale lui a également décerné la Médaille d'or de Madrid. La mairie de la capitale a alors souligné sa contribution à la diffusion internationale de la magie et sa capacité à combiner créativité, humour et rigueur.
    • Hundred Fingers avec Hu Hojin sont de retours 
  • Statistiques des membres

    • Total des membres
      8513
    • Maximum en ligne
      9330

    Membre le plus récent
    Paloma NAHARRO
    Inscription
  • Statistiques des forums

    • Total des sujets
      85.3k
    • Total des messages
      684k

×
×
  • Créer...