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Derrière ces aspects, il me semble que la "production" de cette dernière dame est anti-productive. Jusqu'à présent, le magicien avait fait montre d'un grand effort de mémoire. Si l'on peut parfaitement comprendre que connaître la position de la dernière dame permet sa production, ne donnons-nous pas là l'impression d'une très grandre maîtrise ? Alors finalement, effet de mémoire ou effet de technicien ? Peut être aurait-il fallu tourner un peu plus le boniment dans le style "pour la dernière dame, je sais qu'elle est exactement en position 41, ca peut être pratique pour tricher : voyez, on peut ainsi directement couper sur cette carte"

Enfin, la dernière phase qui permet de "boucler" la routine avec l'intuition du spectateur me laisse perplexe : effectivement c'est un très bon effet, mais la méthode impose beaucoup trop de manœuvres perçues par le spectateur : perte des 4 dames, coupe du jeu, faro check. Par ailleurs, ce dernier effet montre une "intuition du spectateur". C'est un bon effet. Mais je trouve qu'il arrive de manière un peu abrupte après l'effet de mémoire instantanée du magicien... La présentation telle que montrée en vidéo me semble un peu "sèche". Y a t il un lien entre le "pouvoir" de mémoire du magicien et le don de préscience du spectateur ? Ne risque-t-on pas de voir des spectateurs chercher le dénominateur commun entre ces 2 phénomènes ? La perception de tous ces mélanges n'est-elle pas une piste ?

Il faut aussi garder à l’esprit que la façon de faire est à chaque fois différente et que si tu as l’occasion un jour d’assister à une démonstration en direct, tu ne verras plus les mêmes choses. En tout cas une chose est sûre : tu ne verras jamais ni zarrow ni shank ou alors c’est que tu abuses de substances illicites !

Maintenant si tu permets que je te fasse part de mon expérience sur le sujet, je pratique cet effet régulièrement sur un vrai public et je n’ai jamais eu la moindre ébauche d’une des questions que tu soulèves. C’est justement parce que l’effet est construit pour que le spectateur le perçoive comme ce qu’il doit être : un effet de mémoire prodigieuse. Et les mélanges dont tu parles sont perçus par le spectateur comme ce qu’ils sont : des mélanges… Ni plus, ni moins. Je suis d’accord sur le fait que la vidéo ne rende pas tout à fait justice à cette « magie contée »*. C’est un type de magie qui est fait pour être « vécu », pas pour être vu à travers un écran. C’est d’ailleurs ce que dit CC dans un chapitre de Légendes Urbaines : la différence entre le cinéma et ce que nous faisons, c’est qu’il n’y a pas d’écran entre le public et le magicien. Pour le public cela devient une expérience personnelle, mais ça tu ne peux pas le ressentir en regardant sur un pc. Pour ça il faut le voir travailler en vrai…

*Puisque cette magie est élitiste, pourquoi ne pas l’être jusqu’au bout et ne montrer désormais que des vidéos « montées » ?!

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Enfin, je me demande bien à quoi pourrait servir un Zarrow ou un Shank dans cette routine...

A rattraper une boulette ? ;)

A tromper les magiciens ? :D

Erreur de manipulation ? mdr

Je ne sais pas...

Et à vrai dire peu importe CE que c'est.

La question porte sur COMMENT c'est.

Et la réponse est : différent des autres mélanges.

Je me rappelle vos très bons conseils sur le zarrow, je me rapplle vos très bons conseils sur la nécessité de garder une uniformié dans la succession des mélanges (conseils que j'ai également retrouvé à la lecture d'un ouvrage de Gary Plants que vous m'aviez conseillé), et même s'il ne s'agit pas d'un zarrow, ces conseils pourraient s'appliquer, non ?

Je comprend parfaitement votre volonté de garder secrets VOS effets et VOS techniques. C'est même plutôt rassurant, ce qui est souvent partagé ne l'est que par des magiceins en mal de reconnaissance, et le matériel diffusé est souvent de piètre qualité. Mais je m'interroge... Pourquoi entendons nous autant parler du über phantom ? pourquoi cette vidéo si on ne peut pas vous donner notre avis ? Pourquoi nous présenter cela comme l'aboutissement du riffle stacking/culling si on ne peut pas faire mieux que 4 mélanges sur table (dont un truc bizarre à la fin ;) ) plus un faro en main, soit 5 mélange pour positionner 4 cartes ?

Publié le

Ce n'est pas tout à fait un effet de magie contée.

Je publierai des effets de ce genre de magie ou de magie bizarre, le jour où je trouverai un cinéaste capable de transposer l'atmosphère de la prestation réelle vers les deux dimensions de l'écran.

Par contre, je me tâte pour "the Lucky Charm"...

Il n'y a aucun Zarrow ni Shank, end of the story. Il y a peut-être un truc bizarre quand on regarde la vidéo quelques fois pour se faire une idée du "truc". Et personne ne promotionne réllement l'Über-Phantom, sans connaître les théories des Phantoms, il est impossible d'aborder cette technique.

Publié le (modifié)
Derrière ces aspects, il me semble que la "production" de cette dernière dame est anti-productive. Jusqu'à présent, le magicien avait fait montre d'un grand effort de mémoire. Si l'on peut parfaitement comprendre que connaître la position de la dernière dame permet sa production, ne donnons-nous pas là l'impression d'une très grandre maîtrise ? Alors finalement, effet de mémoire ou effet de technicien ? Peut être aurait-il fallu tourner un peu plus le boniment dans le style "pour la dernière dame, je sais qu'elle est exactement en position 41, ca peut être pratique pour tricher : voyez, on peut ainsi directement couper sur cette carte"

Enfin, la dernière phase qui permet de "boucler" la routine avec l'intuition du spectateur me laisse perplexe : effectivement c'est un très bon effet, mais la méthode impose beaucoup trop de manœuvres perçues par le spectateur : perte des 4 dames, coupe du jeu, faro check. Par ailleurs, ce dernier effet montre une "intuition du spectateur". C'est un bon effet. Mais je trouve qu'il arrive de manière un peu abrupte après l'effet de mémoire instantanée du magicien... La présentation telle que montrée en vidéo me semble un peu "sèche". Y a t il un lien entre le "pouvoir" de mémoire du magicien et le don de préscience du spectateur ? Ne risque-t-on pas de voir des spectateurs chercher le dénominateur commun entre ces 2 phénomènes ? La perception de tous ces mélanges n'est-elle pas une piste ?

Il faut aussi garder à l’esprit que la façon de faire est à chaque fois différente et que si tu as l’occasion un jour d’assister à une démonstration en direct, tu ne verras plus les mêmes choses. En tout cas une chose est sûre : tu ne verras jamais ni zarrow ni shank ou alors c’est que tu abuses de substances illicites !

Maintenant si tu permets que je te fasse part de mon expérience sur le sujet, je pratique cet effet régulièrement sur un vrai public et je n’ai jamais eu la moindre ébauche d’une des questions que tu soulèves. C’est justement parce que l’effet est construit pour que le spectateur le perçoive comme ce qu’il doit être : un effet de mémoire prodigieuse. Et les mélanges dont tu parles sont perçus par le spectateur comme ce qu’ils sont : des mélanges… Ni plus, ni moins. Je suis d’accord sur le fait que la vidéo ne rende pas tout à fait justice à cette « magie contée »*. C’est un type de magie qui est fait pour être « vécu », pas pour être vu à travers un écran. C’est d’ailleurs ce que dit CC dans un chapitre de Légendes Urbaines : la différence entre le cinéma et ce que nous faisons, c’est qu’il n’y a pas d’écran entre le public et le magicien. Pour le public cela devient une expérience personnelle, mais ça tu ne peux pas le ressentir en regardant sur un pc. Pour ça il faut le voir travailler en vrai…

*Puisque cette magie est élitiste, pourquoi ne pas l’être jusqu’au bout et ne montrer désormais que des vidéos « montées » ?!

Merci de ta réponse Gambit. Certains éléments de ta réponse m'étonnent, mais gardons là le mystère ;) Après tout, il faut savoir garder un peu de secrets.

C'est avec plaisir que j'irais à la rencontre de Christian lors de mon prochain passage à Bruxelles, si je ne l'ai pas trop fâché avec mes questions ;)

Néanmoins, je persiste à ne pas aimer cette routine... peut être en live, effectivement je changerai d'avis.

[n'empêche, j'arrive toujours pas à comprendre la "nouveauté" dans l'über phantom... mais ca vient probablement de moi, de ma perception, et de mon avis sur la question... moi, myself et mon opinion, on se goure souvent :D Seulement, pourquoi nous faire baver avec des sujets hors de notre portée et hors de notre compréhension ? On ne devrait même pas être au courant, non ?]

Edit : d'ailleurs, à bien y réfléchir, on n'est pas au courant.... on a un nom... et c'est tout...

Edit 2 : Un jour, je vous parlerai de mon Belphegor Shuffle... et de ses possibilités incroyables lol

Modifié par Philip59
Publié le

Comment connaitre la "nouveauté de l'über-Phantom quand on n'a pas la moindre idée de ce que c'est ?

L'über-phantom répond à un problème très précis en cartomagie (ce problème n'a jamais été résolu auparavant), mais je ne dévoilerai rien ici, ça n'a pas de sens.

Publié le

Le dernier mélange sur table ne me choque pas. De plus différentes sortes de mélange enfoncent pour moi l'idée d'un jeu vraiment mélangé.

Je pense que c'est une déformation professionnelle de la part de Philip59 que d'y voir un truc "louche", non?

Publié le
Certes pas de zarrow, mais à vrai dire la remarque ne porte pas sur la présence ou pas d'un zarrow, mais sur la présence d'une technique similaire à un shank shuffle dont l'imbrication est vraiment différente que celle des riffles.

Je vais encore me permettre un petit commentaire. Tu parles de technique et tu es interpellé par le fait qu’un mélange puisse être différent d’un autre… Pourquoi pas ?! Ils pourraient être tous différents les uns des autres.

La différence réside une fois de plus dans l’approche. Avec ce type de magie, le spectateur ne se pose pas la question du « comment ça marche », puisque le magicien ne se met pas sans arrêt en avant comme on le voit dans les habituelles démonstrations de jonglerie. Ici le magicien est au service du spectateur. Il en résulte qu’il n’y a pas d’« affrontement » entre le magicien et le spectateur et que le public fini par arrêter de suspecter tout et son contraire dès qu’on bouge un petit doigt de travers… Ici le magicien mélange : point. D’ailleurs à ce moment, le spectateur n’a encore aucune idée de ce qui va se passer donc il n’a aucune raison de suspecter de quelconques manœuvres… C’est tout l’art de la construction intelligente et pensée… Mais je vais finir par me répéter.

Williamagic : je sais que tout se perd mais essayer de parler français dans une conversation me semble être la base de la courtoisie. Cela dit, j’adore Maupassant ! ;-)

Publié le
Le dernier mélange sur table ne me choque pas. De plus différentes sortes de mélange enfoncent pour moi l'idée d'un jeu vraiment mélangé.

Je pense que c'est une déformation professionnelle de la part de Philip59 que d'y voir un truc "louche", non?

Je me permets de te corriger : aucune déformation "PROFESSIONNELLE" de ma part ;)

Je ne suis absolument pas un professionnel.

Mais il est certain que j'ai subi une déformation puisque j'analyse à partir de ce que je connais de ressemblant... ;)

Je pense que le sujet est clos sur le zarrow, enfin sur le truc un peu bizarre. L'explicaion de Gambit est riche en enseignement sur la façon de gérer le spectateur.

Mais bon, je reste un peu sur "ma faim" après cette vidéo.

Invité
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    • Je vous fais un 3615 raconte ta vie sur ce tour (les quinquas comme moi comprendront l'allusion😉) Je l'ai immédiatement précommandé parce que je trouvais l'objet vraiment sympa et que je suis une fan de paddle. Quand je l'ai reçu, l'idée du scénario s'est imposée assez naturellement : j'allais raconter une histoire de feux tricolores (étonnant, non ?). Bon...ok...Jusque-là, rien de follement original (ne me jetez pas des pierres tout de suite), mais au moins cela avait le mérite de coller très naturellement à ce que voit le spectateur. Je vais vous mettre ma routine un peu plus bas, mais avant cela, j'avais envie de vous raconter la petite galère créative par laquelle je suis passée pour arriver à ce scénario.🤪 Première tentative : les frères ingénieurs Dès le départ, je suis partie sur l'idée d'un conflit autour de la place des couleurs. Ma première histoire racontait donc l'invention du feu tricolore. J'avais imaginé deux frères ingénieurs qui ne parvenaient pas à se mettre d'accord : l'un voulait placer le rouge au milieu, l'autre absolument en haut, etc. Vous voyez le principe : les deux frères se disputaient sur la place respective des couleurs jusqu'à ce que l'un finisse par l'emporter et que l'on obtienne le feu tricolore tel qu'on le connaît aujourd'hui. Bref, je n'étais que moyennement emballée par l'histoire, mais bon...testons en public.  Et là…Je me suis ramassée.😵‍💫 Pas sur le tour lui-même. Les spectateurs trouvaient l'objet sympa, les changements très visuels et le principe du tour leur plaisait. Mais l'histoire ? Pas du tout. Ils la trouvaient confuse (et ils avaient raison, elle était mal écrite) mais surtout terriblement plate et sans grand intérêt (euphémisme). Et avec le recul, je comprends parfaitement pourquoi. En gros, cela donnait : « Lui voulait mettre le rouge ici, mais son frère n'était pas d'accord… » Je secouais la raquette. Hop ! Le rouge changeait de place. « Vous voyez ? Finalement, c'est l'autre frère qui avait raison… » Bref, le degré zéro de la narration. Ce n'était finalement pas une histoire. Je me contentais de décrire ce que les spectateurs voyaient en ajoutant par-dessus l'artifice de deux ingénieurs qui se disputaient. Et surtout, moi-même, je n'étais pas à l'aise en la racontant. Donc : poubelle. Deuxième tentative : la guerre des couleurs J'ai quand même conservé mes deux idées de départ : le feu tricolore et le conflit autour des places. Mais cette fois, j'ai viré les deux frères ingénieurs. Ils n'apportaient rien. J'ai donc personnifié directement les couleurs. Le rouge voulait dominer les autres. On l'avait placé au milieu mais, évidemment, lui estimait que sa place était en haut parce qu'il était le plus fort. L'orange, qu'on avait placé en haut, préférait finalement être au milieu… Là encore, je racontais essentiellement ce qui se passait sous les yeux des spectateurs. Je l'ai quand même testée en public. Petit progrès : cette fois, les spectateurs comprenaient mieux l'histoire. C'était moins confus. Donc j'avais gagné quelque chose. Mais de là à dire que j'avais enthousiasmé les foules…😐 Personne n'est monté sur la table, au mieux des sourires polis avec quelques mots gentils. L'histoire restait très moyenne (là encore euphémisme mais je tiens à préserver mon égo et mon image de marque sur ce forum🙂 ). Donc : poubelle. Retour à la case écriture. Je voulais toujours conserver cette idée de feu tricolore. Je voulais toujours jouer avec cette histoire de places. J'ai essayé plusieurs scénarios, plusieurs angles…et rien, nada, des nèfles, le degré zéro de la créativité 😧. Donc pause dans l'écriture : quand ça veut pas, ça veut pas ! Et puis, cette semaine, j'ai fait quelque chose de tout bête. J'ai arrêté de chercher une histoire. J'ai pris une feuille de papier et j'ai simplement écrit le tour. Pas le scénario. Le tour. Geste par geste. Je prends le rouge. Je le place ici. Je montre la raquette. Je secoue. Le rouge se retrouve là. Je le retire. Je prends l'orange… J'ai écrit absolument tous les mouvements et tous les emplacements successifs des couleurs. Et là (roulement de tambours...), il s'est passé quelque chose d'assez paradoxal : le fait d'avoir écrit précisément ce que je faisais m'a permis d'arrêter de raconter ce que je faisais 😮 ! La lumière s'est faite, sans mauvais jeu de mots (Patricia humoriste, je fais les mariages, les baptèmes...embauchez-moi 🤩). Je suis repartie exactement de la même idée…mais à l'envers. Depuis le début, je cherchais à expliquer pourquoi les couleurs n'étaient pas à leur place. Et si, au contraire, le principe de départ était qu'elles tenaient absolument à y rester ? Et si les couleurs d'un feu tricolore étaient parfaitement disciplinées ? Rouge en haut. Orange au milieu. Vert en bas. Chacun à sa place. Pourquoi ? Parce que chacun a un métier très précis. Et là, j'ai enfin trouvé mes trois personnages (sonnez hautbois, résonnez musettes !) 😍. Le rouge passe ses journées à dire : « STOP ! STOP ! STOP ! » Forcément, à force, ça donne un certain caractère. Le vert, lui, c'est le gentil de l'équipe : « Allez-y… C'est bon… Vous pouvez passer… » Jamais un conflit. Et puis il y a l'orange. Le pauvre orange… Le vert dit : « Allez-y. » Le rouge dit : « Arrêtez-vous. » Et l'orange, lui, dit à peu près : « Euh… dépêchez-vous de vous arrêter. » Personne ne sait vraiment ce qu'il veut. Mais tous les trois ont une chose en commun : ils connaissent parfaitement leur place. Et c'est à partir de là que la magie peut commencer. Parce que cette fois, quand je place volontairement le rouge au milieu et qu'il saute en haut, je ne cherche plus une justification artificielle au déplacement : il retourne à sa place. Quand je mets l'orange en haut et qu'il revient au milieu : il retourne à sa place. Les effets magiques ne viennent plus illustrer l'histoire. Ils deviennent la conséquence de l'histoire : ô joie, ô allégresse ! Et surtout, cela me permet ensuite de faire évoluer ces trois personnages et de raconter ce qui se passe lorsqu'un jour, ces trois couleurs parfaitement disciplinées décident qu'elles en ont peut-être assez qu'on leur dise où est leur place… Voilà comment je suis arrivée à la routine que je vais vous présenter. Attention :  elle n'a pas encore été testée en public car je l'ai finalisée ce soir . Je ne l'ai même pas testé avec le matériel pour voir le tempo, la musicalité, la clarté, etc. Je la testerai problement la semaine prochaine puisque les Blouses Roses reprennent à l'hôpital. Il y aura certainement des choses à couper, des phrases qui fonctionneront moins bien à l'oral que sur le papier, des rythmes à modifier. Et peut-être que les spectateurs me diront tout simplement que c'est pourri ! 😟 Honnêment, je ne le souhaite pas car là, pour le coup, je l'aime bien mon histoire et j'ai envie de la raconter. Je suis beaucoup, beaucoup plus à l'aise avec elle. Les personnages me plaisent, et, pour la première fois, je n'ai plus l'impression d'avoir écrit un texte pour justifier les déplacements d'un tour de magie. J'ai l'impression d'avoir fait l'inverse : j'ai laissé les déplacements du tour me raconter l'histoire (j'espère que ce n'est pas un brin présompteux). Maintenant, reste à savoir si le public sera du même avis... Je vous mets donc la routine ci-dessous et j'attends évidemment vos retours (avec diplomatie hein !). Et dès que je l'aurai réellement testée en conditions, je viendrai vous raconter ce que cela a donné (enfin si cela vous intéresse). Troisième tentative : le feu discipliné (en espérant que ce soit la bonne !)   Il paraît, qu'en général, les feux tricolores sont parfaitement disciplinés. Rouge en haut. Orange au milieu. Vert en bas. Chacun à sa place. GESTE : Montrer la raquette des deux côtés. Et celui-ci était probablement le plus discipliné de tous. Il faut dire que dans un feu tricolore, chacun a un métier très précis. Le rouge, par exemple… Le rouge, c'est le chef. (pas convaincue par cette ligne - peut-être à retravailler) Toute la journée, il dit : « STOP ! » STOP. STOP. STOP. Vous imaginez le métier ? Passer ces journées à dire aux gens de ne pas bouger. Forcément, ça vous donne un certain caractère. GESTE : Retirer les trois pièces et les confier au spectateur. Montrer la raquette complètement vide. Et le rouge prend son travail très au sérieux. Sa place, c'est en haut. Alors si, volontairement, je le mets au milieu… GESTE : Prendre le rouge, le montrer des deux côtés et le placer au milieu. …il n'aime pas du tout ça. Il suffit de secouer un peu…(pas convaincue par cette ligne - peut-être à retravailler) GESTE :  Secouer. Le rouge saute en haut. …et immédiatement : « STOP ! Moi, c'est en haut. » GESTE : Montrer les deux côtés. On peut essayer de discuter… GESTE : Faire revenir le rouge sur sa pièce. …mais avec quelqu'un qui passe sa journée à dire STOP, la négociation est assez limitée. GESTE : Rendre la pièce rouge au spectateur. Après, il y a l'orange. Alors l'orange… Son métier est beaucoup plus compliqué. Parce que le vert dit : « Allez-y. » Le rouge dit : « Arrêtez-vous. » Et l'orange, lui, dit : « Euh… dépêchez-vous de vous arrêter. » Personne ne sait vraiment ce qu'il veut. GESTE : Prendre l'orange et le montrer des deux côtés. Mais lui, en revanche, sait parfaitement où est sa place. Au milieu. Alors si je le mets en haut… GESTE : Placer l'orange en haut. …ça le perturbe. GESTE : Secouer. L'orange saute au milieu. Et voilà. Il retourne au milieu. GESTE : Montrer les deux côtés. C'est peut-être le seul moment de la journée où l'orange sait exactement ce qu'il doit faire. GESTE : Faire revenir l'orange sur sa pièce. Vous voyez, ce feu était parfaitement discipliné. Chaque couleur connaissait son travail. Chaque couleur connaissait sa place. Et c'est là que j'ai fait une erreur. J'ai voulu voir jusqu'où allait leur sens de la discipline. GESTE : Prendre le rouge et l'orange. J'ai remis le rouge en haut… GESTE : Placer le rouge. …l'orange au milieu… GESTE : Placer l'orange. Cette fois, aucune erreur. Ils étaient exactement là où ils devaient être. Rouge en haut. Orange au milieu. GESTE : Montrer les deux côtés. Et je leur ai dit : « Voilà. Maintenant, vous ne bougez plus. » Pause. Je crois que le rouge a assez mal vécu qu'on lui dise « STOP ». GESTE : Secouer. Les deux couleurs disparaissent. Et là… plus de rouge. Plus d'orange. GESTE : Montrer lentement les deux pièces devenues vierges, des deux côtés. Ils avaient quitté leur poste. Enfin… c'est ce que j'ai cru. GESTE : Retirer les deux pièces vierges. Révéler le rouge et l'orange incrustés dans la raquette. Parce qu'ils étaient toujours là. Le rouge en haut. L'orange au milieu. Toujours à leur place. Sauf que cette fois… ils s'étaient incrustés. Littéralement. GESTE (pause) : Laisser voir l'image un instant. Et il restait le vert. GESTE : Prendre la pièce verte. Le vert, c'est le gentil de l'équipe. Toute la journée, il dit aux gens : « Allez-y. » « C'est bon. » « Vous pouvez passer. » Jamais un conflit. Jamais une hésitation. Il voit arriver une voiture : « Allez-y, je vous en prie. » Alors je me suis dit : « Lui, au moins, il ne va pas poser de problème. » GESTE : Insérer le vert en bas. Et tout est redevenu normal. Rouge en haut. Orange au milieu. Vert en bas. GESTE : Montrer lentement les deux côtés. Chacun à sa place. Le rouge pouvait dire STOP. Le vert pouvait dire ALLEZ-Y. Et l'orange pouvait continuer à ne pas savoir exactement ce qu'il voulait dire. Tout allait bien. Enfin… pendant quelques secondes. GESTE : Regarder le feu. Petite pause. Parce qu'après toutes ces années passées ensemble… ils avaient peut-être compris quelque chose. GESTE : Secouer. Rouge et orange sautent sur la pièce verte. Le rouge a quitté le haut. L'orange a quitté le milieu. Et tous les deux sont allés rejoindre le vert. GESTE : Montrer les trois couleurs réunies. Pour la première fois… plus de chef. Plus d'indécis. Plus de gentil. Juste trois couleurs… qui avaient décidé de rester ensemble. GESTE : Retirer lentement la pièce portant les trois couleurs. Montrer la raquette complètement vierge des deux côtés. Plus personne en haut. Plus personne au milieu. Plus personne en bas. GESTE : Regarder la pièce avec les trois couleurs, puis la raquette vide. Finalement… ce n'était pas un feu tricolore qui n'était plus discipliné. C'était simplement trois collègues… qui en avaient assez qu'on leur dise où était leur place.    
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