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Je suis tombé sur cette vidéo d'un gugus qui s'enchaîne plusieurs "classic force" de suite... Honnêtement, je ne trouve pas cela excellent d'utiliser ce forçage quatre fois de suite pour la même personne. Un autre problème est son timing, qui est, à mon avis, trop long avant le choix de la carte.

Quand je l'utilise je suis plutôt dans un rythme ternaire (un... je m'approche, deux..., et trois, "la" carte est choisie). C'est un des meilleurs forçages que je connaisse, et le plus naturel. J'ai mis du temps à bien le maîtriser, mais maintenant, c'est devenu une arme redoutable de mon arsenal cartomagique.

Et vous, l'utilisez-vous souvent, ou préférez-vous un autre forçage?

[video:youtube]http://www.youtube.com/watch?v=mpL9zFoqaMw&feature=player_embedded

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Bonjour,

C'est un très bon forçage, de plus très naturel, le fait que le magicien force de la même manière 4 cartes me semble plus naturel que de changer de techniques de forçage.

Et comme tu le précises ce forçage est une arme redoutable quand elle est bien maitrisée (au même titre que le FP :-) "private joke" pour toi)

J'aime aussi utiliser le forçage au stop (utilisant le break) histoire d'être certain à 100 % car certain spectateur ont tout de même tendance à prendre la dernière carte du jeu, ou de changer juste après avoir touché une carte...

Mais là aussi d'autres techniques existent de manière à toujours forcer la bonne carte.

Carl Valentin

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Le meilleur dans ce domaine est Antony Gerard un américain...plusieurs magiciens de renom l'ont subi....une tuerie !!! Il était aux congrès FFFF de cette année ainsi qu'au Magic Coin Symposium à Milan...je l'ai donc subi deux fois....et à chaque fois, nous nous sommes fait "niquer grâve".....j'adore....il est teRRRRible....!!!

http://www.francistabary.fr/

Créer est divin, copier est humain .

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C'est sans aucun doute le forçage le plus convaincant car ''c'est vraiment le choix du spectateur''. Pour ma part quasiment à chaque fois, je fais choisir une carte ''au classique'', d'une part cela entraîne pour le moment ou il faut vraiment la forcer et d'autre part cela permet une porte de sortie si il y a un raté dans la routine!

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C'est sûr que c'est le forçage le plus direct et le plus"normal". Maintenant c'est vraiment une question de timing et de "moment".

Je m'explique. Ce dont je me suis rendu compte par expérience, c'est que si tu fais choisir une carte à un spectateur qui est exposé( monde autour par exemple ou dans un endroit inattendu pour un tour de magie(centre commercial, rue, stand, rue etc...)le spectateur est une proie facile et le forçage fonctionne à merveille.

Dans un moment de close-up specifique, ou lorsque le tour est clairement annoncé et dans un contexte "magique", le spectateur prend plus son temps et choisit vraiment sa carte^^ceci est d'autant plus vrai lorsque ce n'est pas le premier choix de carte que tu fais faire.

Maintenant la limite à cette reflexion est bien entendu ma technique à améliorer sur ce forçage^^

Publié le

Il a la technique gestuelle, mais également de gestion de la personne.

Comment induis-tu le choix ?

C'est subtil mais il y a une grande différence entre "choisis une carte", et "touche une carte, n'importe laquelle..."

C'est une piste comme une autre sur comment guider le participant à ne pas aller farfouiller dans le paquet de carte pour prendre cette qui est ici, là, précisément...

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La meilleure méthode pour s'entraîner en public à mon sens est de faire des forçages tout le temps même quand on en a pas besoin. Ainsi, on habitue le public, et notre cerveau est "conditionné". Il n'y aura plus cette petite seconde d'hésitation avant le forçage ni la petite inquiétude si on l'a déjà fait une bonne demi douzaine de fois pour de faux.

Idem pour de nombreuses techniques : faux mélanges quand on n'en a pas besoin, faux comptages, saut de coupe etc.

Publié le (modifié)
Il a la technique gestuelle, mais également de gestion de la personne.

Comment induis-tu le choix ?

C'est subtil mais il y a une grande différence entre "choisis une carte", et "touche une carte, n'importe laquelle..."

C'est une piste comme une autre sur comment guider le participant à ne pas aller farfouiller dans le paquet de carte pour prendre cette qui est ici, là, précisément...

Très juste. D'ailleurs Giobbi detaille parfaitement tout ce travail de gestion du spectateur dans son cours de cartomagie moderne.

Modifié par rom1fr
Publié le (modifié)

J'ai participé cette année à la conférence d'Eric Leblon et lorsque il utilise le forçage classique il conditionne le spectateur au préalable, comme cité plus haut il demande de toucher et non de choisir la carte, il présente le jeu et le fait défiler, il retire le jeu, redit ''juste toucher la carte, hein,.. pas retirer une carte, puis représente le jeu et force. Cela permet en retirant le jeu une ou deux fois d'induire un certain stress dans le choix du spectateur et par conséquent ce choix sera plus restreint étant donné que le but ne sera plus de choisir une carte mais d'avoir le temps de toucher le jeu, en quelque sorte...

Modifié par Balti

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    • @Hugues PROTAT nous a partagé ce texte  Un personnage hors norme : Juan Tamariz, le magicien qui a transformé la cartomagie en un phénomène populaire. Sa fille Ana TAMARIZ a confirmé le décès de l'illusionniste à Madrid. Champion du monde de cartomagie, l'artiste a marqué plusieurs générations avec ses apparitions à la télévision et son travail en tant que maître des magiciens. Juan TAMARIZ, l'une des figures les plus reconnues de la magie espagnole et référence internationale de la cartomagie, est mort ce mardi à 83 ans à l'hôpital clinique San Carlos de Madrid, selon les informations d'El País. Sa fille, Ana TAMARIZ, a confirmé le décès via les réseaux sociaux. « Avec une immense tristesse, aujourd'hui je fais mes adieux à mon père Juan TAMARIZ, une personne incroyable, très aimée et admirée de tous », a-t-elle écrit, selon ce que rapporte RTVE. Avec son chapeau haut-de-forme, sa chevelure ébouriffée, son violon imaginaire et l'incontournable « ¡Chan, tatachán! », Tamariz a transformé l'illusionnisme en un spectacle populaire pour des millions de spectateurs. Mais derrière ce personnage apparemment improvisé se cachait aussi l'un des plus grands érudits de la magie contemporaine. D'une boîte de magie au championnat mondial de cartomagie Juan Manuel TAMARIZ-MARTEL NEGRÓN est né à Madrid en 1942. Son intérêt pour l'illusionnisme a commencé lorsqu'il n'avait que quatre ans, après avoir assisté à la prestation d'un magicien. Peu après, il a demandé une boîte de jeux de magie et a commencé à pratiquer avec sa famille et ses amis. À douze ans, il a découvert les livres de l'illusionniste Wenceslao CIURÓ, qui lui ont permis de plonger dans la technique et dans les mécanismes psychologiques qui interviennent dans un spectacle. Comme il l'a expliqué dans une interview publiée par la mairie de Madrid, ces lectures ont été décisives pour comprendre que la magie ne consistait pas uniquement à exécuter un tour. Sa précocité lui a ouvert les portes de la Société Espagnole d'Illusionnisme avant d'atteindre l'âge minimum requis : il a été admis à 18 ans, deux ans avant la limite établie, après avoir convaincu les responsables de l'institution de ses capacités. TAMARIZ a étudié les sciences physiques et s'est également intéressé au cinéma, deux domaines qui ont influencé sa manière de concevoir la construction d'un spectacle. Cependant, il a fini par se consacrer entièrement à l'illusionnisme. En 1972, il a obtenu le Grand Prix du Congrès National de Magie. Un an plus tard, il a reçu la reconnaissance qui a définitivement propulsé sa carrière internationale : le Prix mondial de cartomagie, obtenu lors du Congrès mondial de magie de la FISM qui s'est tenu à Paris. Le profil publié par le gouvernement espagnol souligne qu'à partir de ce moment, il a présenté ses spectacles dans des villes comme Chicago, Tokyo, Paris, Londres, Bogota, Le Caire, New York et Santiago du Chili. Le magicien qui est entré dans tous les foyers Bien que son prestige professionnel ait grandi lors des congrès internationaux, c'est la télévision qui a transformé Juan TAMARIZ en un personnage familial pour plusieurs générations d'Espagnols. Les archives de la RTVE conservent le programme pilote de Tiempo de magia, produit en 1975, dans lequel il partageait l'écran avec Julio CARABIAS. Cette participation anticipait une relation avec le petit écran qui allait se prolonger pendant des décennies. Son passage par Un, dos, tres... responda otra vez a démultiplié sa popularité. Ensuite, d'autres émissions comme Por arte de magia, Magia Potagia, Chantatachán et le programme pour enfants El recreo sont arrivées. Face à l'image traditionnelle du magicien solennel, Tamariz a construit un personnage proche, débordant d'énergie et apparemment chaotique. Ses blagues, sa conversation constante avec le public et sa manière de célébrer chaque numéro sont devenues une partie indissociable du spectacle. Cependant, cette mise en scène cachait une préparation minutieuse et une connaissance approfondie de la gestion de l'attention (misdirection). La capacité de diriger le regard, d'anticiper les soupçons du spectateur et de maintenir la surprise expliquait une grande partie de l'admiration qu'il suscitait parmi ses pairs. Livres, enseignement et une école dirigée par sa fille La contribution de Tamariz à la magie allait bien au-delà de ses apparitions télévisées. Tout au long de sa carrière, il a publié des livres majeurs consacrés à la technique, à la théorie et à la présentation de l'illusionnisme. Parmi ses œuvres figurent La Vía Mágica, Los Cinco Puntos Mágicos, Sonata et Sinfonía en Mnemónica Mayor, des références incontournables de la littérature magique. Ses travaux ont abordé des questions telles que la relation entre le magicien et le public, la construction narrative des tours et l'utilisation de la mémoire et de la psychologie en cartomagie. Cette combinaison de réflexion théorique et de sens du spectacle a contribué à consolider son prestige à l'international. Une partie de son héritage se perpétue à travers la Grande École de Magie Ana Tamariz, dirigée par sa fille. Tamariz a lui-même conçu les programmes pédagogiques du centre, pensés pour transmettre sa vision de l'illusionnisme aux nouvelles générations. L'école a compté parmi ses intervenants et élèves des magiciens comme Jorge BLASS, Anthony BLAKE, Miguel GÓMEZ et Rafael BENATAR. Son programme combine l'apprentissage des tours et des techniques avec des cours d'histoire de la magie, de théorie et de psychologie du spectacle. Médaille d'Or des Beaux-Arts et reconnaissance de Madrid La reconnaissance de la carrière de Juan TAMARIZ est également venue des institutions. En 2011, il a reçu la Médaille d'or du mérite des beaux-arts, accordée par décret royal. Auparavant, en 2009, il avait obtenu le Prix honorifique de théorie et philosophie du Congrès mondial de magie (FISM) de Pékin, une distinction récompensant son travail de chercheur et de rénovateur de l'art magique. En 2019, sa ville natale lui a également décerné la Médaille d'or de Madrid. La mairie de la capitale a alors souligné sa contribution à la diffusion internationale de la magie et sa capacité à combiner créativité, humour et rigueur.
    • Hundred Fingers avec Hu Hojin sont de retours 
    • Ton postulat demande a être démontré ! Je connais la scène de l'art contemporain de ma ville, ceux que tu considères comme "la plupart" se content en réalité sur les doigts d'une main. En revanche, je vois plutôt des centaines d'artistes talentueux et avec des messages pertinents et des formes innovantes crever la dalle depuis des années.  Ce que je critiquerais donc davantage, ce sont les quelques grands collectionneurs qui soufflent le chaud et le froid sur le marché de l'art. Une poignée de milliardaires qui décident de concerts d'investir sur tel ou tel courant, tels ou tels artistes pour auto alimenter un système qui n'est rien d'autre que de la spéculation. Pour eux, effectivement, le sens des oeuvres, les techniques, les matériaux, les intentions, le temps passé n'a pas d'importance.
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