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Bonjour,

Je me permets de vous écrire pour avoir quelques conseils sur les spectacles de rue de magie.

LES TOURS ???

Je souhaiterais faire des spectacles de rue sur Paris. Pourriez- vous me donner des Idées de tours réalisables dans la rue devant 200 / 300 personnes environ.

Bien sur, je pratique sur scène des grands classiques ( Corde, foulard, anneaux, pompons …) Il me semble cependant que, dans la rue, devant autant de personnes, ces tours sont peut- être un peu justes. De plus, je ne souhaite pas présenter des grandes illusions. Alors quoi ?????

Je pensais utiliser le même « principe » que Mikael Vadini. (Il présente comme dernier tour l’épée à travers le cou du spectateur mais il passe avec son chapeau juste avant) Personnellement je trouve que ce principe est très fin et force implicitement les spectateurs qui veulent voir à donner.

Je pense présenter en dernier tour la tête aux sabres.

LE COSTUME ???

Encore une question que je n’ arrive pas vraiment à résoudre ! Concernant l ‘habillement, quel costume est le mieux choisi pour la rue ?

Le costume classique me paraît peut -être un peu trop classe

Le costume de clown fait peut- être un peu trop spectacle pour enfants

Peut-être des vêtements de tous les jours (sombres) avec un gilet pailleté ?

LA DUREE ???

Il me semble que 20 / 25 minutes suffisent mais, étant donné qu’il m arrive de voir des jongleurs et cracheurs de feu présenter des spectacles de 1 h 00 dans la rue, je ne sais pas quoi penser ? Il me semble que les spectateurs ne restent pas 1 h 00 et que, ceux qui donnent sont arrivés 15 minutes avant le chapeau. J’ aimerais avoir votre point de vue sur la durée idéale ?

LE CHAPEAU ???

Je pense qu’avec l’ingénieuse idée et principe subtil de M. Mickael Vadini cela pose déjà beaucoup moins de problèmes

Cela fait 4 ans que je travaille dans la rue 2 mois par an à Royan en tant que

sculpteur / ballons mais beaucoup moins de problèmes se posent ca,r même s’il n y a pas de « prix » pour les ballons les spectateurs comprennent que cela n’ est pas gratuit car ils repartent avec un ballon et d année en année, je trouve des stratagèmes pour forcer implicitement le spectateur à donner de 10 Francs ( 2 Euros maintenant). Cet été le passage à l’ euro ne m’a pas posé de problème.

JE VOUS REMERCIE PAR AVANCE DE ME DONNER DES CONSEILS. ET MERCI EGALEMENT DE M AIDER DANS LA CREATION DE MON SPECTACLE DE MAGIE DE RUE.

ADRIEN LE MAGICIEN.

BONNE ANNEE

[ 06 Janvier 2003, 09:39: Message édité par : Thomas THIEBAUT ]

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Tu as raison de prendre pour exemple Michael Vadini a mon avis il est le plus grand magicien de rue.Il y a aussi Mimosa. Sans pour autant tomber dans le plagiat tu peux t'inspirer de leurs numeros pour avoir une idée du genre de repertoire convenant a la rue. Journal dechiré (Slydini), bol d'eau,anneaux chinois,journal a l'eau, foulard 20e siecle, chasse au pièces etc........ces effets ont la particularité de pouvoir se faire entourés, c'est une condition primordiale en magie de rue. Il te faut aussi un tour d'entrée qui capte l'attention et qui te permet de te creer un cercle de spectateur.Mimosa conseil la corde qui devient rigide(corde hindoue) mais il y en a beaucoup d'autres en cherchant bien. Si tu travaille en journée fait attention au contre jour.Concernant le costume a toi de voir mais lui aussi doit aider a capter l'attention. Paul Maz fait aussi la rue il pourait te donner plein de conseils et je crois qu'il a fait un compte rendu quelque part sur vm .

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Tu peux aussi t'inspirer de la cassette de Greg Wilson (On The Spot).

Pour les habits, je ne pense pas que la redingote soit au goût du jour [Clin d'oeil] (quoi que, tout dépend du personnage que tu te créeras).

J'opterai plutôt pour une tenue décontractée, mais classe à la fois (de grâce pas de survêtement Sergio Tachini et de casquette retournée !!!).

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Bonsoir

Je n’ai qu’une petite expérience de la rue comparée à des Vadini ou Mimosa. J’ai en revanche une (un peu) plus grande expérience des grands salons professionnels (ceux ou les exposants se comptent par centaines voire milliers) et j’ai constaté que dans ce cas on retrouve des enjeux assez proches de ceux de la magie de rue : Il faut accrocher un public qui passe dans des artères encombrées… et qui n’est pas venu pour voir de la magie. J’espère que les quelques enseignements qui suivent (que j’ai en général tiré de mes erreurs) pourront t’être utiles :

La question des tours à faire dans la rue n’est finalement pas si prise de tête qu’on l’imagine (même si j’avoue m’être moi-même pris la tête à ce sujet). Avec le recul je me rends compte que beaucoup de bons tours de scène ou de salon sont transposables dans la rue. La difficulté à surmonter est à mon sens moins du côté du choix des tours que du jeu du magicien qui doit s’adapter à un contexte par nature instable :

- A un public hétérogène (âge), mouvant, international (langue), fluctuant (nombre),

- aux caprices du climat (vent, chaleur…),

- aux imprévus de la circulation (groupes, véhicules,..)

- aux bruits (circulation, autres animations…)

- à ses propres capacités de comédien (voix, improvisation…)

Bien entendu ce qui est visible de loin est toujours plus attractif. Le visuel fait une partie du travail (ne pas oublier le précepte : « l’œil précède le pas ») . Mais si tu fais des ballons tu connais ce pouvoir. D’ailleurs, travailler un premier tour avec des ballons est une (ma) solution au problème du choix du 1er tour (celui qui attire l’attention).

Ensuite comme je te le disais beaucoup de tours de rue… sont d’abord des tours de scène (d’ailleurs du évoques toi-même la tête aux sabres)

En vrac quelques idées ( que j’utilise) :

- faire participer les spectateurs (c’est très attractif pour les autres spectateurs)

- utiliser une sono (si tu vise 200 à 300 spectateurs c’est indispensable)

- prévoir des tours ne nécessitant pas de grande préparation

- éviter les tours de cartes pour privilégier les tours AVEC des cartes (visuels)

- minimiser le matériel encombrant (à moins que tu te balades avec une camionnette)

Sur la question du costume :

je crois que l’idée (facile à dire, mais difficile à mettre en application !) de trouver SON personnage est essentielle. Tu dis que tu crains que le clown soit trop facilement assimilé à un spectacle pour enfants. Ca n’est pas sûr du tout ! ça dépend de ce qu’il dit et de ce qu’il fait et comment il le dit et le fait …

Dans la rue, le travail d’acteur est très important et le costume joue également beaucoup. J’ai personnellement testé plusieurs personnages et sans conteste certains bénéficient d’un capital sympathie (le clown en est un !) incontestable.

Il faut y penser si tu veux faire un spectacle pour tous publics (y compris enfants). Mais franchement j’ai vu des choses parfois étonnantes en matière d’attraction du public sans que le costume n’y joue un rôle primordial. Par exemple : un japonais en jean, debout sur un four à micro-ondes, qui amusait le public en l’imitant… rien que de la présence (même pas de mots, juste des onomatopées).

Sur la durée :

Il y a plusieurs écoles. J’ai personnellement discuté avec quelques artistes de rue à Avignon. Certains visent des shows sur une durée d’une heure avec plusieurs centaines de personnes (la place du palais des Papes s’y prête bien) et le font 2 fois par jour.

D’autres (dont je suis) sont plus dans une approche d’environ 15/20 minutes toutes les heures.

Ca dépend de l’énergie (le vrai moteur) que l’on est capable de générer - et de maintenir - face à un public (jamais acquis !!!)… mais aussi du travail que l’on a à faire partager au public.

Pour ce qui est du chapeau là aussi c’est chacun sa technique. Tu as évoqué celle de Vadini avant la tête aux sabres. Certains font aussi dans le subliminal : une chasse aux pièces pour finir le show…

Mais il est aussi très simple de dire au public qu’on serait ravi - s’il a passé un moment agréable - de garder un souvenir de lui… en tendant le chapeau.

Il y a encore beaucoup à dire sur le sujet, mais j’espère t’avoir permis de débroussailler un peu le domaine… et de donner envie à quelques confrères de nous faire partager leurs expériences.

Magicalement

Paul MAZ

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tu peux aussi te procurer le livret de "Philippe le magicien" qui s'intitule "la magie de rue" aux éditions "magix-edition du spectacle-strasbourg"

il détaille tous les aspects que tu souhaites...

bon, l'humour qu'il emploie est trés "belge", ce qui est dificile à utiliser par quelqu'un d'autre, mais il y a plein de bons conseils sur la structuration du numéro, le timming, le chapeau etc. [sourire]

Quand le magicien montre la lune avec son doigt, le public regarde le doigt...

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Il y a aussi deux "façons" d'être dans la rue.

1) Tu vends ton spectacle à un organisateur qui te place dans la rue et le public est la, qui vient seul et attends patiemment que ça commence (c'est ce qui m'arrive le plus souvent)

2) tu y vas tout seul et tu te débrouilles pour trouver un endroit ou jouer.

Dans les deux cas, tu peux faire le même spectacle. Il y a juste que dans la deuxième solution, tu dois accrocher le public et faire passer le chapeau.

pour accrocher le public, prévoit un préambule à ton spectacle: un tour répétitif, une image intriguante, quelque chose que tu peux faire 5 minutes qui retiendras les gens tout en leur faisant remarquer que ce n'est pas le début du spectacle, qu'il faut qu'ils restent pour le voir.

Une fois ton cercle constitué, tu démarres.

Attention à ,comme le dit si bien Paul Maz, la pertubation extérieure: le climat , le bruit, le passage de vehicule, le public qui te parle plus facilement que sur une scène.

Utiliser toutes ces petites choses te permettra de bien tenir ton sujet: il faut improviser avec. La cloche de l'église sonne? fait semblant d'engueuler le curé qui n'a pas décompté les coups au moment prévu, joue avec les imprévus, quoi!

Pour le costume, tout peut faire affaire, du moment que c'est justifié.

Pour ce qui est du passage du chapeau, je te conseille de résister à l'arnaque commerciale qui consiste à faire passer le chapeau à l'avant dernier tour pour inciter les gens à donner. Tu joues pour des être humains, pas pour des pigeons! Si le spectacle est bon, le public donnera mais tu peux cependant, à la manière de ton introduction, rajouter après les saluts, une petite scène de fin pour inviter les gens à partir tout en donnant, ça peut n'être qu'une phrase (je rejoins tout à fait Paul Maz sur ce sujet).

La compagnie Okupa Mobil dit par exemple à chaque fin de ses spectacles:

"Si le spectacle vous a plus, parlez en à vos amis. Si vous n'avez pas d'amis, changez de comportement!" et ça suffit (en + de la grande qualité de leurs spectacles) à les rendre sympathiques tout en incitant le public à donner.

Je te conseille également le bouquin de Phillippe le magicien "La magie de rue", tu y trouvera tout ce que je déteste en magie de rue: Un boniment à deux balles, des tours sans aucunes raison d'être les uns avec les autres et une approche du spectacle de rue particulièrement indigente, visiblement ce type confond faire la rue et faire la manche.

Tu trouveras aussi les conseils de professionnels avérés dans tous les bons festivals de spectacles de rue. Pas spécialement Avignon car ce sont plus souvent, à quelques exceptions près, les occasionnels de la rue qui y donnent leur spectacle qui n'est pas toujours très adapté à l'espace public. Va plutôt dans les festivals uniquement dédiés à cette forme de spectacle: Chalons, Aurillac, Sotteville, Pernes, .......

Sur ce, bon courage.

[ 04 Janvier 2003, 10:33: Message édité par : Art-Gaêl ]

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ha ouais ... mais c'est beauuuu [sourire]

Dieu a inventé la neige japonaise ou alors il a volé le stock de magies.com [sourire]

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Jesus sauvegarde..., mais seul Bouddha fait des sauvegardes incrémentielles ! - Del_Armg0

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trève de plaisanteries ... je pense moi aussi enfin affronter de plus en plus de public, j'ai bossé pas mal de tours pendant pas mal de temps, des coups de coeurs mais aussi des trucs "obligés" ... bref comme tout le monde je crois !

Mais, afin de ne pas être tout de suite découragé, vaut il mieux commencer par les bars ? la rue ? les restos(jen doute) ? ... ?

Et surtout ... quels sont vos critères pour choisir les tours que vous allez faire et refaire, bref comment se concentrer sur une dizaine de tours afin d'atteindre la 'perfection' sur ceux là ... doit-on suivre ses gouts ? ceux du public ? la mode (beurk) ?

C'est je trouve toute la difficulté avant de vraiment 'faire du public' ... J'ai bien mes routines persos, attention je demande pas quelle vhs copier !!! Mais juste comment choisir les bonne routines..

voilà ...

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Jesus sauvegarde..., mais seul Bouddha fait des sauvegardes incrémentielles ! - Del_Armg0

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    • TLTR : Vraiment EN-CHAN-TÉ par ce congrès. C'est convivial, c'est JEUNE (Yann Frisch n'a d'ailleurs pas manqué de faire remarquer que les deux étaient peut-être liés... moi, je crois qu'on le doit surtout aux organisateurs et aux bénévoles). @Renan FRISEE a dit dans son interview pour VM qu'ils avaient voulu allier l'accueil à l'italienne, le cadre à la Blackpool et une affiche digne de la FISM... et ben, c'est réussi sur tous les plans. Avant de détailler un peu plus le côté magie, je vais dire tout le bien que j'ai pensé du lieu (théâtre à l'italienne, salles élégantes, grand balcon extérieur...) mais surtout (et je ne m'y attendais pas du tout) de la BOUFFE !!! La BOUFFE, bon sang ! Ah, ce n'était pas du dîner de gala pompeux, c'était à la bonne franquette, mais, purée, c'était BON ! Les meilleures frites que j'ai mangées de ma vie, je crois, de bonnes bières artisanales, un brunch somptueux avec des produits de qualité (du Nocciolata et non du Nutella, par exemple... ceux qui savent savent). En ajoutant à cela l'enthousiasme des bénévoles, très justement mis à l'honneur par les organisateurs : ACCUEIL PARFAIT Passons à la magie. J'aime bien lire les compte-rendus sous forme de mini-journaux quand ce sont d'autres qui les écrivent, donc je vais tenter de faire pareil. C'est très "mavie.com", désolé. Au pire, ça me permettra, à moi, de me souvenir de comment ça s'est passé. Vendredi : Entrée : Les badges que l'on porte autour du cou sont super pratiques : les horaires des confs et spectacles sont imprimés dessus de manière à être lus super facilement. Pour acheter à boire et à manger, on achète des cartes d'un jeu Bicycle rare qui serviront de jetons. C'est original et marrant. On nous distribue aussi de vrais jetons qui serviront à récompenser les magiciens qui nous bluffent avec un tour. Celui qui en aura le plus gagnera son entrée au prochain congrès. J'arrive tout pile pour la conférence de Jonathan Renoux. Le format d'une heure est un peu court pour lui, donc ça finit par être plus un mini spectacle, parce que le public préfère voir des tours qu'avoir des explications. Je découvre sa magie, originale et sympathique, voire poétique. J'aime beaucoup et je me réjouis qu'il vienne en conférence chez moi (Amiens) le samedi d'après (le 19 septembre, viendez !). La conférence finie, on passe à l'after. Adrien Quilien et ses camarades font le show en offrant des cocktails (avec ou sans alcool) à ceux qui le veulent. C'est super, c'est fun et c'est bon (enfin, la vodka sour que j'ai prise est bonne). Fatigué par la route et le ventre vide, l'alcool me tourne un peu la tête. Je trouve des trucs à manger pour éponger, mais, en attendant, je suis assez désinhibé pour aller parler avec un peu tout le monde. Ça jamme à droite à gauche. Jonathan nous montre qu'en plus d'être un excellent magicien, il assure aussi à mort au contact juggling. À un moment, j'aperçois Yann Frisch. Ô bonheur ! Il faut que j'aille lui dire à quel point je l'aime et combien il a compté pour moi ! (l'alcool, vous dis-je) Je réussis à l'alpaguer à un moment. Il me répond gentiment, mais je crois que je l'embête un peu (et je le comprends, à vrai dire). Il me fait une blague que je trouve un peu nase. Je suis déçu, je ne l'aime plus. Je rentre me coucher en me promettant de le huer au spectacle de dimanche. Samedi :  Réveillé en retard, je loupe la conférence de Topas. Je vais faire un tour dans la dealer room en attendant la conférence de Robin Deville. Je l'ai déjà vue, mais il m'a dit qu'il y aurait des surprises au début... donc, j'y vais. Et je reste. Elle est hyper rodée, il est super pro, il fait passer les messages qu'il veut faire passer tout en restant divertissant : bravo ! Je profite de la pause du midi pour aller visiter un peu le centre-ville (très agréable) et manger une salade, ce qui me fait louper la photo collective. L'après-midi est consacré aux conférences de Juan Colas (dont je ressors avec au moins une idée de tour... et une super idée pour avoir l'air clean avec des cartes gimmickées), d'Arthur Chavaudret (très intéressante sur la gestuelle et le placement du regard... et très impressionnante sur le plan technique) et de Lucas Kaminski (qui enfonce un peu des portes ouvertes, à mon avis, dans sa première partie sur la créativité, mais qui devient super intéressant quand il parle de la technique des bulles de savon. J'en ressors avec la conviction qu'il faut arrêter les neiges du Japon pour faire des bulles comme lui à la place : c'est plus beau, plus poétique, peut-être plus écolo, et ça fait moins de chantier). Je manque le spectacle (pas prévu au programme, il me semble) de Chloé Vivares. [grossièreté]. Il paraît que c'était bien. 20h, c'est l'heure du grand gala ! Que dire ? Le spectacle est présenté de main de maître par Elastic, qui est super : on rit, on ne voit pas le temps passer. Premier numéro : Ramo et Alegria : je déteste les grandes illusions, mais eux, c'est drôle, j'aime bien. Je sais que @Thomas a trouvé qu'ils surjouaient. Moi, j'ai trouvé que ça passait. J'ai regretté qu'ils aient changé leur manière de faire la malle des Indes. Viennent ensuite (mais je ne sais plus dans quel ordre) Remi Lasvenes, Mortenn Christiansen et Hector Mancha. Remi Lasvenes... c'est tellement beau, poétique, intemporel que j'en suis ému aux larmes (je pleure facilement). Mortenn... hilarant et super fort. La cascade de sorties à la fin... pffffiou ! Hector Mancha nous offre l'exclusivité de son prochain numéro FISM. Je n'en dirai pas plus, à part que c'est très impressionnant, mais que je trouvais qu'il faisait une tête bizarre, par moments (je découvrirai pourquoi après). Entracte. Je me dis que tout ça rend vachement humble. Deuxième partie : Topas vole au-dessus de son tapis de course. Je n'aime pas les grandes illusions... mais là, j'aime plutôt bien. Juan Colas nous fait une routine ringarde d'anneaux chinois qui finit en numéro burlesque hilarant. J'aime beaucoup. À un moment (je ne sais plus quand), @Renan FRISEE , @Laurent PIRON et Hugo VAN DE PLAS viennent parler du festival, rendent hommage aux équipes techniques, aux bénévoles... et reçoivent une standing ovation fort méritée. Nicolas Striebel conclut le spectacle tout en poésie. Et c'est l'heure de la super AFTER BIERE ET FRITES : et c'est super. Ça discute, ça rit et ça jamme de partout, les "stars" côtoient les inconnus, c'est parfait. Mortenn Christiensen nous montre une routine qu'il veut présenter au Magic Castle... il se passe trop de choses pour pouvoir les résumer. À un moment je croise un type, seul dans l'escalier, qui regarde fixement le mur. "Euh... ça va ? Are you Ok?" Il se retourne. "This spider is gigantic! Beautiful!" C'était Hector Mancha qui avait juste repéré une méga araignée. 😀 En discutant avec lui après, il m'apprend qu'il s'est coupé à un doigt lors de son numéro et qu'il pissait le sang sur scène, d'où les grimaces étranges qu'il faisait parfois. Lucas Kaminski improvise un super spectacle de bulles. Je fais remarquer à un copain qu'on se moque parfois des vieux magiciens qui nous parlent de leurs souvenirs de congrès d'antan... mais qu'on risque de finir comme eux en parlant de celui-là. En partant, je passe dire au revoir à Rubi et Joel Pablos m'invite à m'asseoir par terre avec eux pour tester un tour. On n'a pas encore trop trop entendu parler de lui, mais ça ne devrait pas tarder, car ce type est très fort et inventif. Dodo. Dimanche : Il y a deux conférences à 10h. Nicolas Striebel et Matt Pritchard, dont j'adore les illusions d'optique sur Instagram. N'étant pas parvenu à me lever suffisamment tôt (l'after du samedi a été fort animée et arrosée... et, à mon âge, on commence à avoir besoin de sommeil), je m'épargne ce choix cornélien (il faut voir les choses du bon côté). Je vais toutefois voir l'expo sur les supers illusions de Matt Pritchard, où je fais la connaissance de @Frédéric NOWACKI qui reconnaît ma tête. On prend le brunch ensemble (+un ami à lui dont j'ai oublié le nom, désolé 😬), on échange des trucs/manips et on file à la conférence d'Hector Mancha, qui est super. (Ce mec est DRÔLE ! Et il a ajouté un nouveau tour d'harmonica à mon répertoire) 14h : Parlour Show : Je suis assis juste à côté de Chloé Vivares. Ça va être difficile de huer Yann Frisch. De toute façon, il est tellement sympa et drôle que je l'aime bien à nouveau. Arthur Chavaudret est tout en maîtrise et en légèreté (autant dans sa magie que dans son humour). C'est beau. Robin Deville est un copain, je connais bien son numéro... mais il parvient à me bluffer totalement avec son final. Avant son numéro, Yann Frisch appelle Hector Mancha à la rescousse pour présenter. Et c'est super. Je le répète : ce type est DRÔLE. Yann Frisch nous fait Balltass. C'est beau. Je me lève comme les autres pour applaudir. Juan Colas fait un numéro de contact juggling magique qui m'ennuie un peu (je préfère le "vrai" contact juggling). L'ambiance hippie/ZAD étant bien installée après ça, Yann Frisch et Juan Colas se lancent dans un concert de kashakas (je vous laisse chercher.... pour les vieux qui auront la référence, disons que c'est un mélange de "tac tacs" et de maracas) que vient conclure Hector Mancha avec son harmonica 😀. Le spectacle se termine par le "Duo" de Rubi Ferez et Fernando Nadal. Ayant une affection particulière pour Rubi, je voulais voir ce numéro depuis longtemps. Et je n'ai pas été déçu. C'est intemporel, beau, drôle et impressionnant. Rubi est un peu l'auguste et Fernando le clown blanc. Ils sont parfaits chacun dans leur rôle. Mon numéro préféré de la journée, voire du week-end. Je ne peux malheureusement pas assister au cabaret magique, car j'ai de la route pour rentrer. Encore merci aux organisateurs et aux bénévoles.
    • Un inspecteur des services de renseignement (Samuel Raskin) inspecte la Zone 51:
    • Cool de s'y être croisé en effet! Les organisateurs et toute l'équipe ont réalisé un boulot incroyable et les retours sont à la hauteur de leurs efforts, espérons que cela continue!
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