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Pas de pub non magique pour les membres du Cercle VM. Clique ici pour en savoir plus !

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Hello Régis :)

L’une de tes contraintes est de tendre vers une gestuelle épurée et un découpage précis et sans faille des effets et de leur succession.

Il y a peut-être une petite amélioration possible à partir de 0’49. L’objectif de la séquence finale est de montrer (ou d’en donner l’illusion) un à un les quatre rois de carreau, de face comme de dos. Si toutes les cartes étaient VRAIMENT normales à ce stade, poserais-tu cette carte face en bas sur la table, à 0’54 ? Je ne crois pas. Il me semble comprendre ce qui te pousse à faire ceci en vue d’un petit détournement d’attention ultérieur (appelons-le comme ça) et ta solution est sympa mais, pour aller au bout de l’acte « puriste », il serait selon moi préférable de montrer (ou d’en donner l’illusion) les rois un à un de face comme de dos et de les poser face en l’air sur la table au fur et à mesure. Un simple Rumba Count par exemple (mais pas seulement) permettrait cela, mais jouons la carte ;) de ta chorégraphie particulière.

1/ De 0’49 à 0’52 : Ok pour le retournement de la D***** et le dépôt du roi sur la table.

2/ À 0’51, tu exécutes si je ne m’abuse un faux retournement Carlyle suivi du dépôt d’un second roi face en bas sur table (pour mieux gruger ensuite mdr , ok, mais ce n’est pas un dépôt « logique » et je trouve qu'il casse le rythme). Néanmoins, il est possible d’effectuer un mouvement particulier à ce stade, à savoir mon faux retournement Sisyphe (Cf. p. 12 à 14 de la revue Imagik n° 27). On perçoit lors de l’exécution du mouvement deux dos et deux faces, chouette non ? Un second roi est donc posé face en l’air sur le premier.

3/ Il reste deux cartes en main, faces en l’air. Le pouce (gauche pour un droitier) les fait basculer ensemble latéralement faces en bas dans une position idéale pour exécuter un comptage Rumba (un seul !) ; un troisième roi est posé sur les deux précédents.

4/ Dans la continuité du comptage précédent, la quatrième carte (normale) est retournée latéralement face en l'air par le pouce gauche puis elle est retournée longitudinalement face en bas par les doigts droits pour montrer son dos pour finalement être déposée en la faisant se retourner comme une page de livre face en l’air sur les trois autres.

Bon, voilà mon idée « à chaud », je me suis peut-être trompé dans l’analyse de ton tour et le « secret » des cartes que je n’ai pas en mains, mais si ça peut faire avancer la réflexion…

En tout cas, c’est toujours positif et constructif de présenter une version personnelle et dépouillée d’un classique, merci.

C.

Publié le

Très bien, simple, direct, efficace, voire pur.

Effectivement l'objectif 8 cartes trop répétitif est atteint.

(Enfin, entre parenthèses, la version pleins de cartes chez Tommy Wonder c'est pas un souci, c'est the best of the best of the best of Carte Folle à mon sens).

Très bien mais sauf le nom je trouve.

Pour moi une carte folle est une carte fofolle justement allant transformer les autres quand elle entre en leur contact.

Là c'est autre chose, ce sont des cartes qui passant au-dessus d'une autre qui se transforment en elle.

La carte sur table a plus une valeur de monolithe magique que de carte folle, tu me suis ?

Quant à "printed", bon ça fait penser à d'autres trucs, et je pense que tu aurais pu trouver mieux que ce qui rappelle un standard, et un nom plus magique aussi, car ta routine a une sensation magique...

Monolith Card, ça te plait pas ? mdr;)

Au lieu d'un Monolythe noir t'en fais un roi de carreau par exemple ou n'importe quelle carte...

(Pour l'idée si tu la retiens ça fera 100 balles mdr;) )

monolith.jpg

2001monolith.jpg

Ou donc un truc un peu SF ... ca irait bien avec ta musique choisie en plus...

Parce que "Printed" quand même ! Hey oh fais pas ton Duduv !! mdr

(Sinon tu peux prendre "Magic Fly" aussi comme nom mdrmdr )

Ps: La routine fonctionne t elle avec 1 Jerry Nugget monolithe sur table et quatre cartes blanches ?

Histoire de rentabiliser le truc et se faire des couniètes en or après ?

Publié le (modifié)

Je suis assez d’accord (comme souvent) avec tout ce qu’a écrit Husk’-les-bons-tu’aux (mince, ça sonne moins bien avec ton nouveau pseudo, grrr :mad: !).

Le tour est en grosse partie « réglé » dans sa construction même si on peut encore affiner selon moi, voir plus haut, mais il n’y a pas que ça : quelques gestes parasites (petites crispations de la main qui se voient d’autant plus que la plupart du temps ta technique est très bonne), des retournements de paquets pas forcément nécessaires (pourquoi faudrait-il retourner un paquet pour provoquer une transformation ?). Avec de la « vraie » magie, « même pas besoin » ; moins tu en fais Régis, mieux ce sera (non ?). (Et puis, je l’avoue, les coupures de la vidéo font plus que me gêner moi aussi, elles m’agacent :crazy: … On les perçoit comme des éliminations de « parties faibles » alors que, si je te comprends bien, il s’agit juste de préserver une part de « secret »… Mais bon, quand même… Si tes cartes sont « construites » comme on le suppose, on achètera ton tour pour avoir le set directement entre les mains.

Il ne s’agit effectivement pas d’un effet d’impression par contact, donc le titre anglo-saxon (et connoté) Printed est franchement « moyen ». Monolith Card est un très bon titre, évocateur et qui donne du sens à la carte sur table, on peut y rattacher une histoire (néanmoins ce n’est peut-être pas le but de Régis actuellement), mais pourquoi encore un titre en anglais ? (Oui, « ça en jette » plus et ça vise un marché international, ok… :whistle: ).

En fait, ce que je crois, Régis, c’est que tu tiens entre tes mains un petit chef-d’œuvre potentiel, mais il faut commencer maintenant un autre travail. La réflexion peut s’étaler sur des années pour magnifier ce que tu as ici à l’état latent. Si tu commercialises ces cartes, il serait bon de prévoir un livret avec des textes, des idées de présentations et des solutions alternatives, tu ne crois pas ? C’est le plus gros du travail ! :D

Bien à toi

Christian

Modifié par Christian Girard
Publié le
Husk’-les-bons-tu’aux

Ca fait mafieux sicilien résidant à New York et parlant la bouche pleine de spaghettis...

Pour la Monolyth card (ou "carte monolythe" en français dans le texte traduit spéciale dédicace à Christian) on pourrait aussi imaginer qu'elle soit posée à la verticale, dans une mini glissière socle.

Ou qu'elle tiendrait verticalement par un procédé Bloomesque indirect, ce qui rajouterait un second magique effet kiss cool !

(Ca refera 100 balles mdr )

Et sinon tu peux envisager un truc autour de "clone", de l' "Adn".

Résolument, à mon sens, c'est la carte sur table qui est magique et à "des pouvoirs chelous zétranges", pas celles que tu as en mains.

Elles, elles font un ballet dansant au-dessus de la carte radiante... tel un vol d'oiseaux, de soucoupes vaisseaux spaciaux, de cartes, peu importe, de clones en devenir...

(C'est bizarre j'ai l'impression que ça faisait longtemps que j'avais pas parlé de magie sur ce forum mdr )

Publié le
CEDmagic a dit :
Peter Samelson a une très belle version de la "Wild Card" sur le thème des "Body Snatchers".

Merci de l'info jeune homme

 

mdrmdr

Routine visible ici :

 

Version intéressante oui mais trop "agitée" pour moi pour ressentir une réelle sensation magique. Sinon effectivement y'a un vaisseau spatial qui se pose... ;) mais après bof....

Vraiment quand je vois une telle présentation verbale et gesticulante (je ne parle pas de la qualité technique) et celle de Tommy Wonder, pour moi c'est le jour et la nuit au niveau sensations magiques (et même au niveau technique de toute façon).

De toute façon bis, je l'ai déjà dis, mais pour moi la routine de Tommy Wonder est LA routine la plus Magique qu'il m'est été donné de voir avec des cartes à jouer. Pourtant y'en a des routines de cartes ! Oui mais sauf que là sa routine c'est de la Magie...

La version de Régis là porte en elle quelque chose de magique également (mais à un tout autre niveau et bien moindre que chez Wonder of course), mais c'est cette valeur qui rend sa version très intéressante je trouve.

La version de Samelson est peut-être intéressante techniquement pour des gens aguerris (mais perso j'ai un peu de mal à juger car j'ai pas l'impression hormis un truc de voir du surprenant ou du non déjà vu) mais elle n'est pas très magique.

La version de Régis est peut-être moins intéressante techniquement (et encore j'en doute et j'ai un peu de mal à juger car je n'ai pas passé du temps à analyser comme Christian et car on a pas le temps en regardant) mais elle est plus magique.

Par contre Régis de voir les deux faces des 4 cartes blanches au départ serait un plus assuré !

Que ce soit par un retournement Carlyle ou Sysiphe de Girard/Bebel (qui de mémoire doit prendre 3,4 pages de description dans Imagik avec une feuille annexe de corrections d'omissions de l'éditeur en plus [ca m'avait marqué] ;) ) ou autre, enfin bref donner l'impression de voir des cartes blanches deux côtés et donc des cartes blanches banales, serait bien à mon goût !

Vu qu'on est dans le thème des cartes folles, une routine que je place à un haut niveau proche de celle de Wonder (mais en dessous quand-même mdr ) est la routine "Dazzle" d'Alex Elmsley pouvant s'apparenter à une routine de carte folle à répétition agissant sur 4 cartes (donc même nombre que là avec Régis). La routine n'est pas sur la toile à priori mais il y a une version de Peter Duffie intéressante, mais bien moins magique que celle de Alex Elmsley je trouve. Je la mets pour info et pour les 4 cartes blanches au final par rapport à ce que je disais plus haut de voir 4 cartes blanches au départ. Mais c'est très différent (et tant mieux) de la routine d'Alex Elmsley.

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Publié le

Bon du coup vu que ce n'était pas sur la toile j'ai laissé tourner un upload de "Dazzle" cette nuit (avec références L&L, et tout le tintouin) pour que cette merveilleuse routine de magie d'Alex Elmsley puisse être vue.

Je la considère (mais vous pas, peut-être) telle une routine de carte folle à répétition pour 4 cartes. Avec contact de la carte avec les autres donc.

La routine de Régis est pour 4 cartes aussi, mais sans contact, et avec à la fois les faces et dos qui apparaissent.

Un Graal magique serait de faire une routine type Dazzle mais sans carte rentrant en contact avec les autres ! Régis ça te botte ? :);)

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    • Je vous fais un 3615 raconte ta vie sur ce tour (les quinquas comme moi comprendront l'allusion😉) Je l'ai immédiatement précommandé parce que je trouvais l'objet vraiment sympa et que je suis une fan de paddle. Quand je l'ai reçu, l'idée du scénario s'est imposée assez naturellement : j'allais raconter une histoire de feux tricolores (étonnant, non ?). Bon...ok...Jusque-là, rien de follement original (ne me jetez pas des pierres tout de suite), mais au moins cela avait le mérite de coller très naturellement à ce que voit le spectateur. Je vais vous mettre ma routine un peu plus bas, mais avant cela, j'avais envie de vous raconter la petite galère créative par laquelle je suis passée pour arriver à ce scénario.🤪 Première tentative : les frères ingénieurs Dès le départ, je suis partie sur l'idée d'un conflit autour de la place des couleurs. Ma première histoire racontait donc l'invention du feu tricolore. J'avais imaginé deux frères ingénieurs qui ne parvenaient pas à se mettre d'accord : l'un voulait placer le rouge au milieu, l'autre absolument en haut, etc. Vous voyez le principe : les deux frères se disputaient sur la place respective des couleurs jusqu'à ce que l'un finisse par l'emporter et que l'on obtienne le feu tricolore tel qu'on le connaît aujourd'hui. Bref, je n'étais que moyennement emballée par l'histoire, mais bon...testons en public.  Et là…Je me suis ramassée.😵‍💫 Pas sur le tour lui-même. Les spectateurs trouvaient l'objet sympa, les changements très visuels et le principe du tour leur plaisait. Mais l'histoire ? Pas du tout. Ils la trouvaient confuse (et ils avaient raison, elle était mal écrite) mais surtout terriblement plate et sans grand intérêt (euphémisme). Et avec le recul, je comprends parfaitement pourquoi. En gros, cela donnait : « Lui voulait mettre le rouge ici, mais son frère n'était pas d'accord… » Je secouais la raquette. Hop ! Le rouge changeait de place. « Vous voyez ? Finalement, c'est l'autre frère qui avait raison… » Bref, le degré zéro de la narration. Ce n'était finalement pas une histoire. Je me contentais de décrire ce que les spectateurs voyaient en ajoutant par-dessus l'artifice de deux ingénieurs qui se disputaient. Et surtout, moi-même, je n'étais pas à l'aise en la racontant. Donc : poubelle. Deuxième tentative : la guerre des couleurs J'ai quand même conservé mes deux idées de départ : le feu tricolore et le conflit autour des places. Mais cette fois, j'ai viré les deux frères ingénieurs. Ils n'apportaient rien. J'ai donc personnifié directement les couleurs. Le rouge voulait dominer les autres. On l'avait placé au milieu mais, évidemment, lui estimait que sa place était en haut parce qu'il était le plus fort. L'orange, qu'on avait placé en haut, préférait finalement être au milieu… Là encore, je racontais essentiellement ce qui se passait sous les yeux des spectateurs. Je l'ai quand même testée en public. Petit progrès : cette fois, les spectateurs comprenaient mieux l'histoire. C'était moins confus. Donc j'avais gagné quelque chose. Mais de là à dire que j'avais enthousiasmé les foules…😐 Personne n'est monté sur la table, au mieux des sourires polis avec quelques mots gentils. L'histoire restait très moyenne (là encore euphémisme mais je tiens à préserver mon égo et mon image de marque sur ce forum🙂 ). Donc : poubelle. Retour à la case écriture. Je voulais toujours conserver cette idée de feu tricolore. Je voulais toujours jouer avec cette histoire de places. J'ai essayé plusieurs scénarios, plusieurs angles…et rien, nada, des nèfles, le degré zéro de la créativité 😧. Donc pause dans l'écriture : quand ça veut pas, ça veut pas ! Et puis, cette semaine, j'ai fait quelque chose de tout bête. J'ai arrêté de chercher une histoire. J'ai pris une feuille de papier et j'ai simplement écrit le tour. Pas le scénario. Le tour. Geste par geste. Je prends le rouge. Je le place ici. Je montre la raquette. Je secoue. Le rouge se retrouve là. Je le retire. Je prends l'orange… J'ai écrit absolument tous les mouvements et tous les emplacements successifs des couleurs. Et là (roulement de tambours...), il s'est passé quelque chose d'assez paradoxal : le fait d'avoir écrit précisément ce que je faisais m'a permis d'arrêter de raconter ce que je faisais 😮 ! La lumière s'est faite, sans mauvais jeu de mots (Patricia humoriste, je fais les mariages, les baptèmes...embauchez-moi 🤩). Je suis repartie exactement de la même idée…mais à l'envers. Depuis le début, je cherchais à expliquer pourquoi les couleurs n'étaient pas à leur place. Et si, au contraire, le principe de départ était qu'elles tenaient absolument à y rester ? Et si les couleurs d'un feu tricolore étaient parfaitement disciplinées ? Rouge en haut. Orange au milieu. Vert en bas. Chacun à sa place. Pourquoi ? Parce que chacun a un métier très précis. Et là, j'ai enfin trouvé mes trois personnages (sonnez hautbois, résonnez musettes !) 😍. Le rouge passe ses journées à dire : « STOP ! STOP ! STOP ! » Forcément, à force, ça donne un certain caractère. Le vert, lui, c'est le gentil de l'équipe : « Allez-y… C'est bon… Vous pouvez passer… » Jamais un conflit. Et puis il y a l'orange. Le pauvre orange… Le vert dit : « Allez-y. » Le rouge dit : « Arrêtez-vous. » Et l'orange, lui, dit à peu près : « Euh… dépêchez-vous de vous arrêter. » Personne ne sait vraiment ce qu'il veut. Mais tous les trois ont une chose en commun : ils connaissent parfaitement leur place. Et c'est à partir de là que la magie peut commencer. Parce que cette fois, quand je place volontairement le rouge au milieu et qu'il saute en haut, je ne cherche plus une justification artificielle au déplacement : il retourne à sa place. Quand je mets l'orange en haut et qu'il revient au milieu : il retourne à sa place. Les effets magiques ne viennent plus illustrer l'histoire. Ils deviennent la conséquence de l'histoire : ô joie, ô allégresse ! Et surtout, cela me permet ensuite de faire évoluer ces trois personnages et de raconter ce qui se passe lorsqu'un jour, ces trois couleurs parfaitement disciplinées décident qu'elles en ont peut-être assez qu'on leur dise où est leur place… Voilà comment je suis arrivée à la routine que je vais vous présenter. Attention :  elle n'a pas encore été testée en public car je l'ai finalisée ce soir . Je ne l'ai même pas testé avec le matériel pour voir le tempo, la musicalité, la clarté, etc. Je la testerai problement la semaine prochaine puisque les Blouses Roses reprennent à l'hôpital. Il y aura certainement des choses à couper, des phrases qui fonctionneront moins bien à l'oral que sur le papier, des rythmes à modifier. Et peut-être que les spectateurs me diront tout simplement que c'est pourri ! 😟 Honnêment, je ne le souhaite pas car là, pour le coup, je l'aime bien mon histoire et j'ai envie de la raconter. Je suis beaucoup, beaucoup plus à l'aise avec elle. Les personnages me plaisent, et, pour la première fois, je n'ai plus l'impression d'avoir écrit un texte pour justifier les déplacements d'un tour de magie. J'ai l'impression d'avoir fait l'inverse : j'ai laissé les déplacements du tour me raconter l'histoire (j'espère que ce n'est pas un brin présompteux). Maintenant, reste à savoir si le public sera du même avis... Je vous mets donc la routine ci-dessous et j'attends évidemment vos retours (avec diplomatie hein !). Et dès que je l'aurai réellement testée en conditions, je viendrai vous raconter ce que cela a donné (enfin si cela vous intéresse). Troisième tentative : le feu discipliné (en espérant que ce soit la bonne !)   Il paraît, qu'en général, les feux tricolores sont parfaitement disciplinés. Rouge en haut. Orange au milieu. Vert en bas. Chacun à sa place. GESTE : Montrer la raquette des deux côtés. Et celui-ci était probablement le plus discipliné de tous. Il faut dire que dans un feu tricolore, chacun a un métier très précis. Le rouge, par exemple… Le rouge, c'est le chef. (pas convaincue par cette ligne - peut-être à retravailler) Toute la journée, il dit : « STOP ! » STOP. STOP. STOP. Vous imaginez le métier ? Passer ces journées à dire aux gens de ne pas bouger. Forcément, ça vous donne un certain caractère. GESTE : Retirer les trois pièces et les confier au spectateur. Montrer la raquette complètement vide. Et le rouge prend son travail très au sérieux. Sa place, c'est en haut. Alors si, volontairement, je le mets au milieu… GESTE : Prendre le rouge, le montrer des deux côtés et le placer au milieu. …il n'aime pas du tout ça. Il suffit de secouer un peu…(pas convaincue par cette ligne - peut-être à retravailler) GESTE :  Secouer. Le rouge saute en haut. …et immédiatement : « STOP ! Moi, c'est en haut. » GESTE : Montrer les deux côtés. On peut essayer de discuter… GESTE : Faire revenir le rouge sur sa pièce. …mais avec quelqu'un qui passe sa journée à dire STOP, la négociation est assez limitée. GESTE : Rendre la pièce rouge au spectateur. Après, il y a l'orange. Alors l'orange… Son métier est beaucoup plus compliqué. Parce que le vert dit : « Allez-y. » Le rouge dit : « Arrêtez-vous. » Et l'orange, lui, dit : « Euh… dépêchez-vous de vous arrêter. » Personne ne sait vraiment ce qu'il veut. GESTE : Prendre l'orange et le montrer des deux côtés. Mais lui, en revanche, sait parfaitement où est sa place. Au milieu. Alors si je le mets en haut… GESTE : Placer l'orange en haut. …ça le perturbe. GESTE : Secouer. L'orange saute au milieu. Et voilà. Il retourne au milieu. GESTE : Montrer les deux côtés. C'est peut-être le seul moment de la journée où l'orange sait exactement ce qu'il doit faire. GESTE : Faire revenir l'orange sur sa pièce. Vous voyez, ce feu était parfaitement discipliné. Chaque couleur connaissait son travail. Chaque couleur connaissait sa place. Et c'est là que j'ai fait une erreur. J'ai voulu voir jusqu'où allait leur sens de la discipline. GESTE : Prendre le rouge et l'orange. J'ai remis le rouge en haut… GESTE : Placer le rouge. …l'orange au milieu… GESTE : Placer l'orange. Cette fois, aucune erreur. Ils étaient exactement là où ils devaient être. Rouge en haut. Orange au milieu. GESTE : Montrer les deux côtés. Et je leur ai dit : « Voilà. Maintenant, vous ne bougez plus. » Pause. Je crois que le rouge a assez mal vécu qu'on lui dise « STOP ». GESTE : Secouer. Les deux couleurs disparaissent. Et là… plus de rouge. Plus d'orange. GESTE : Montrer lentement les deux pièces devenues vierges, des deux côtés. Ils avaient quitté leur poste. Enfin… c'est ce que j'ai cru. GESTE : Retirer les deux pièces vierges. Révéler le rouge et l'orange incrustés dans la raquette. Parce qu'ils étaient toujours là. Le rouge en haut. L'orange au milieu. Toujours à leur place. Sauf que cette fois… ils s'étaient incrustés. Littéralement. GESTE (pause) : Laisser voir l'image un instant. Et il restait le vert. GESTE : Prendre la pièce verte. Le vert, c'est le gentil de l'équipe. Toute la journée, il dit aux gens : « Allez-y. » « C'est bon. » « Vous pouvez passer. » Jamais un conflit. Jamais une hésitation. Il voit arriver une voiture : « Allez-y, je vous en prie. » Alors je me suis dit : « Lui, au moins, il ne va pas poser de problème. » GESTE : Insérer le vert en bas. Et tout est redevenu normal. Rouge en haut. Orange au milieu. Vert en bas. GESTE : Montrer lentement les deux côtés. Chacun à sa place. Le rouge pouvait dire STOP. Le vert pouvait dire ALLEZ-Y. Et l'orange pouvait continuer à ne pas savoir exactement ce qu'il voulait dire. Tout allait bien. Enfin… pendant quelques secondes. GESTE : Regarder le feu. Petite pause. Parce qu'après toutes ces années passées ensemble… ils avaient peut-être compris quelque chose. GESTE : Secouer. Rouge et orange sautent sur la pièce verte. Le rouge a quitté le haut. L'orange a quitté le milieu. Et tous les deux sont allés rejoindre le vert. GESTE : Montrer les trois couleurs réunies. Pour la première fois… plus de chef. Plus d'indécis. Plus de gentil. Juste trois couleurs… qui avaient décidé de rester ensemble. GESTE : Retirer lentement la pièce portant les trois couleurs. Montrer la raquette complètement vierge des deux côtés. Plus personne en haut. Plus personne au milieu. Plus personne en bas. GESTE : Regarder la pièce avec les trois couleurs, puis la raquette vide. Finalement… ce n'était pas un feu tricolore qui n'était plus discipliné. C'était simplement trois collègues… qui en avaient assez qu'on leur dise où était leur place.    
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