Benoît HUYNEN Publié le 24 mars 2009 Publié le 24 mars 2009 cher Syvain Mirouf , Dans votre première démonstration , vous associez le droit d'auteur et le secret du tour . Pour tant il s'agit de choses différentes c'est aussi différent qu'un livre et le droit d'auteur de se livre . le fait de posséder le livre ne m'autorise pas à le photocopier pour mes amis . Comme le fait de découvrir un secret ne m'autorise pas à exécuter ce tour de façon professionnel . Je crois que c'est dans cette différentiation que se trouve la solution à notre problème . Car garder le secret est tout à fait impossible , il m'arrive régulièrement , comme d'autre de comprendre un tour original . Une solution serait de rémunérer l'auteur pour avoir le droit d'interpréter son tour . Car il faut bien aussi différentier l'inventeur et l'interprète . Prenons le cas de David Copperfield , il interprète parfois des tours originaux que ses inventeurs ont mis au point . Comme une personne sans dextérité est capable de concevoir un tour sans être capable de l'interpréter . Il faudrait peut être , comme pour la SACEM que chaque magicien professionnel déclare à priori les tours qu'il va interpréter ( si l'auteur le permet) et qu'il les rémunère Je ne crois pas à l'auto discipline massive , et je ne vois pas comment faire autrement pour que le droit d’auteur des artistes contemporains soient respecté A moins d'inventer des tours dont le secret est si diaboliquement inviolable qu'il est le garant du droit d'auteur , comme pour le tour Torn Asunder de Chris Kenner et interpréter par David Copperfield Citer
Ludovik SIMONET Publié le 24 mars 2009 Publié le 24 mars 2009 (modifié) Message supprimé par l'auteur Modifié 24 mars 2009 par Ludovik Citer L'imagination est plus importante que le savoir.Albert Einstein
Frantz RÉJASSE Publié le 24 mars 2009 Publié le 24 mars 2009 Faut-il, encore une fois ré-expliquer ce qui, aux termes de la loi, est protégeable et ce qui ne l'est pas ? Faut-il, encore une fois, passer du temps à expliquer ce qu'est le respect, la politesse et le savoir-vivre ? Faut-il, encore une fois, expliquer la différence qui existe entre un artiste et un crétin ?... Faut-il, encore une fois, passer du temps à ré-expliquer des réponses à des questions qui seront de nouveau posées, de la même façon, dans quatre mois ?... Hummm... On va réfléchir... Citer
Ludovik SIMONET Publié le 24 mars 2009 Publié le 24 mars 2009 Merci Frantz pour ton franc parlé, mais mes questions n'attendaient pas spécialement de réponses... C'était plus une manière détournée pour que chacun se pose les bonnes questions. La prochaine fois je mettrais un smile du genre Citer L'imagination est plus importante que le savoir.Albert Einstein
Isaac Publié le 24 mars 2009 Publié le 24 mars 2009 Faut-il, encore une fois ré-expliquer ce qui, aux termes de la loi, est protégeable et ce qui ne l'est pas ? Hummm... On va réfléchir... " Et je vis Sisyphe qui souffrait de grandes douleurs et poussait un énorme rocher avec ses deux mains. Et il s'efforçait, poussant ce rocher des mains et des pieds jusqu'au sommet d'une montagne. Et quand il était près d'en atteindre le faîte, alors la masse l'entraînait, et l'immense rocher roulait jusqu'au bas. Et il recommençait de nouveau, et la sueur coulait de ses membres, et la poussière s'élevait au-dessus de sa tête. " Ainsi Homère décrit-il le supplice de Sisyphe, condamné à faire rouler une énorme pierre jusqu'en haut d'une montagne, et encore et toujours, indéfiniment. Citer
Frantz RÉJASSE Publié le 24 mars 2009 Publié le 24 mars 2009 C'était plus une manière détournée pour que chacun se pose les bonnes questions. Oups... Pardon Ludovik, je n'avais effectivement pas perçu le second degré... J'ai été un peu impulsif sur ce coup là... Pour Isaac : oui, les pierres sont parfois lourdes à pousser mais, comme disait l'autre : "Le chemin est long, les racines sont amères, mais le fruit est doux..." (Il disait aussi : "Pierre qui roule n'amasse pas mousse...", mais ça n'a rien à voir...) Citer
Ludovik SIMONET Publié le 24 mars 2009 Publié le 24 mars 2009 ... Citer L'imagination est plus importante que le savoir.Albert Einstein
Sylvain MIRF Publié le 24 mars 2009 Auteur Publié le 24 mars 2009 (modifié) Ma démarche est simplement de sensibiliser chacun sur le respect des auteurs contemporains car toutes les semaines, je reçois un mail d’un jeune qui, ayant aimé un de mes tours, me demande où trouver l’accessoire que j’utilise dans tel ou tel sketch de mon spectacle afin de le reproduire. Imaginez mon embarras. Comment lui répondre sans le froisser alors que sa démarche est emprunte d’enthousiasme. Mais là où nous avons quasiment tous débuté avec du close-up qui ne soulève que peu le problème du droit d’auteur car peu visible, nous oublions de nous y intéresser dès lors que nous commençons à faire de la scène. Nous négligeons cet aspect car le close-up ne paraissant pas poser de problèmes, nous nous engageons sur scène avec la même insouciance. Je pense que ce schéma pourrait en partie expliquer les maladresses constatées. Concernant la Sacem, voici une copie d’une partie d’un document concernant les droits des réalisateurs. Je n’ai pas sous la main le document adéquat mais il existe à peu près le même pour les auteurs de sketchs. Regardez la case AUTEURS. Voyez vous le S. Le ou les auteurs peuvent signer dans cette case et partager leurs droits en fonction d’un pourcentage à définir. J’ai le sentiment que tant que nous refuserons de nous sentir concerné par ce sujet, tant que nous refuserons de dissocier ce qui est de l’ordre du privé de ce qui est de l’ordre du publique, notre activité est morte née. Nous sommes dans un pays qui possède un nombre très divers d’organismes qui défendent nos droits. Sacem, SACD… ; appelez les. Ils vous donneront tous les renseignements utiles. Mais attention à ceux qui s’aventureraient à déposer un plagiat. La sanction pourrait être très lourde. Nous devrions avoir un bel exemple en fin d’année je pense… Bon je vous quitte. Je dois vraiment reprendre le cours de mon travail. Je suis certain que le bon sens finira par l’emporter. Dans combien de temps, là est la question. Modifié 24 mars 2009 par Sylvain MIROUF Citer
Nicolas GOUBET (gounico) Publié le 25 mars 2009 Publié le 25 mars 2009 Mais attention à ceux qui s’aventureraient à déposer un plagiat. La sanction pourrait être très lourde. Nous devrions avoir un bel exemple en fin d’année je pense… TU mets l'eau à la bouche ! Peux tu nous en dire plus ? ^^ (même si je sais bien que non). Citer www.senseneveil.com Cie Spécialisée dans les spectacles de magie pour enfants partout en France.
Gérard BAKNER Publié le 25 mars 2009 Publié le 25 mars 2009 Question : le fait de déposer une présentation à la SACEM implique-t-il le fait d'en toucher les droits si cette présentation est jouée par lui-même ou un autre ? Je m'explique : un magicien dépose à la SACEM une présentation dont il n'est pas l'auteur (si le véritable créateur n'a pas déposé cette présentation, la SACEM n'a guère la possibilité de savoir s'il en est le véritable auteur). Le véritable créateur peut-il prouver qu'il avait eu l'idée de cette présentation auparavant et récupérer les droits indûment touchés par le copieur et dépositaire (envers la SACEM) de l'idée ? Citer
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