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Et voilà.. encore un de terminé avec son lot de découvertes, de confirmations, de bonnes surprises.

Un crainte de perdre la grande convivialité des éditions précédentes en passant du chapiteau à la maison de la culture de Nevers. Certes, la grande tente des loges manque un peu et les lieux de rencontre sont moins nombreux mais la salle est magnifique, le confort infiniment supérieur et le spectacle magnifié.

Et puis l'ambiance était là car les festivaliers savent pourquoi ils y viennent et que ces échanges et rencontres perdurent ! c'est l'essentiel.

Ah oui, certains regretteront peut être la boue de l'an dernier. On dit que c'est bon pour la peau ! de toutes façons, de week-end, il a fait beau.

Alors ? qui a gagné ?

Place à quelques commentaires volontairement incomplets car le week-end fut long et la nuit particulièrement courte en raison d'un casino de Pougues les Eaux très accueillant, quelques festivaliers qui m'ont pris pour un jeune (merci Anaël, Félix, Joceran et les autres), un Sylvain Mirouf bavard et un gardien d'hôtel tellement bien organisé qu'il manquait des chambres !

Bref... D'abord, encore une fois la suprématie des jongleurs avec un grand prix emporté de main de maître par Félix avec un numéro de bilboquet rare et tout en finesse, mariant prouesse et délicatesse, humour et performance le tout... sans musique mais en rythme ! une leçon pour tous les visuels. Quand je pense qu'il y a pas si longtemps je buvais une bière avec lui sans me douter !

Le talonnant de près, Yann Frish avec un numéro de balles rebond scénarisé mêlant jonglage et manipulations, apparitions, disparitions, multiplications... et un personnage fort sympa. On le retrouvera à Angers à la fin du mois en concours, ne le loupez pas !

Un coup de cœur particulier à une clown musicienne et son archet récalcitrant : Charline. Une troisième place pour un numéro à la fois poétique et drôle, musical et participatif... comme quoi on peut faire rire sans la grosse artillerie des pipi caca. D'ailleurs le jury a fait son choix en privilégiant les humoristes qui savent se passer de grossièreté (Christine, 1er prix, ou Joceran et son univers complètement loufoque en 2ème prix).

Des arts annexes très proches de la magie avec deux troisièmes prix attribués à un balowneur poète (Willow) et un numéro de transformisme très propre et précis (Max), un deuxième prix à un habitué des concours, le ventriloque Stanislas et un premier prix (également prix junior) pour une contorsionniste exceptionnelle : Anaïs.

Prix du public à un bruiteur incroyable, un jeune d'une quinzaine d'années : Alem. Extraordinaire !

Et la magie dans tous ça ? Bah j'y viens. Comme chaque année un grand nombre de magiciens se précipitent à Nevers. On y voit de tout. De la manipulation aux grandes illusions, des jeunes et des vieux, du très bon et du moyen... de la recherche, de l'innovation et du classissisme. Mais à part lors de première édition remportée par Alexandre Tocqueville, les magiciens se font éjecter de la plus haute marche (le grand prix) par les artistes de cirque ! Réveillons nous !

Alors d'abord un petit coup de gueule sympathique. Bon, les garçons manipulateurs de cartes, c'est bien beau de devenir un expert virtuose des éventailles, des back & front et autres fioritures... mais à titre purement personnel, j'en ai marre de voir toujours les mêmes numéros et des manipulateurs interchangeables. Ne vous contentez pas de l'expertise technique ! donnez une âme, un rythme à vos prouesses pour devenir uniques. Ca sert à quoi que, tous, vous vous sentiez obligés de finir votre prestation par des cartes boomerang vers la salle ? pour faire gagner du pognon aux fabricants de cartes ? Ce ne doit pas être un geste gratuit, pompé sur les voisins... Fin de mon coup de gueule !

3ème prix : Gaël Brinet (manipulations de cartes... bon, c'est super propre et classe mais voir plus haut... je sais que tu ne m'en voudras pas puisqu'on en a causé tout à l'heure...)

2ème prix : ma super surprise et un vrai bonheur : Désiré & Bruno. j'avais vu Désiré il ya quelques années en concours FFAP avec un numéro d'arts martiaux et cartes (LOL - comme on dit chez les jeunes). Y avait du potentiel mais ils s'handicapait par des choix inadaptés. Le vol de son matériel lui a sauvé la mise ! Là, c'est du bonheur 24 carats. Des manips (eh oui) - mais de cartes bancaires, billets et pièces sur un rythme entrainant mais sans abus. Avec le sourire, une communication de plaisir avec la salle... bref, j'adore.

1er prix (un peu généreux, mais je comprend le jury) : Anthony Nelson, un gamin qui joue les Arsène Lupin et manipule les strass, diamants, colliers et montres sur le thème du gentleman cambrioleur. Anthony, on l'a découvert en avril en Belgique (il vient de l'Isère). Il bosse dans son coin avec son papa. Mais il écoute, il progresse, il offre un numéro cohérent, sympa, technique. Vas-y mon gars, t'as de l'avenir mais surtout continue de bosser !

Quelques coups de cœur ou de chapeau complémentaires : Jimbreitz (désolé, je ne sais jamais comment ça s'écrit) avec son cochon d'Inde dans un numéro qui s'affine, Anaël qui avance, cherche, fait évoluer Anaëlovitch et Damien (un cartomane ... comme quoi, je suis pas si sectaire) qui a trouvé de bonnes idées et qui va nous faire apparaître plein plein de guitares à Angers (private Joke, mais j'insiste si tu lis ce post) et enfin Alice avec un numéro de cordes qui a su rester féminin.

J'en ai oublié, pardonnez-moi ! Et puis je peux pas parler de tout le monde. En plus, je pourrais aussi dire des choses moins sympas sur certaines prestations et j'ai pas envie.

Merci merci merci à Marc et Annick et à toute l'équipe. Un coucou à Eric pensionnaire assidue de VM.

Et voilà, je peux aller me coucher.

Modifié par Thierry Schanen
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Publié le (modifié)

Eh oui Peter ! et il y aurait tellement d'autres choses à dire ! Sur le rôle des partenaires et l'attention qu'on leur prête, sur l'image que l'on véhicule, sur l'attention que l'on porte à la mise en scène... Mais c'est autre débat. Par bonheur la très grande majorité des concurents rencontrés semblent ouverts, eux, à cette réflexion, cette recherche...

Modifié par Thierry Schanen
Publié le (modifié)
Est-ce qu'il y aura la possibilité d'avoir une vidéo du w-e?

Ca m'étonnerai...

1- comment mettre sur une vidéo la quarantaine de numéros, les 3 heures de gala et la convivialité ?

2- les artistes qui se sont produits ne souhaitent pas forcément que leurs images circulent sans qu'ils en contrôlent l'usage,

3- je ne pense pas que l'équipe organisatrice soit actuellement en état physique de traiter et monter les bandes enregistrées pour l'usage des concurents.

4- et même si, moi-même, j'apprécierai de me replonger dans les numéros que j'ai appréciés, je fini par me dire que - bon sang - il vaut mieux se déplacer pour voir le spectacle en live. Nous faisons un art vivant et franchement, allons au spectacle, remplissons les salles plutôt que les étagères de nos vidéothèques.

Modifié par Thierry Schanen
Publié le

Et oui, c'était bien fort ce festival.

Un peu de fatigue à couvrir par le sommeil maintenant. Et oui le samedi ça s’est fini en boite pour les plus fêtards d’entre nous… Sympa Thierry ton petit résumé, comme dirait Peter rien à rajouter.

Dommage pour le tapis de scène effectivement, ça donne envi de se mettre vraiment à la pyrotechnie.

Encore merci à toute l’équipe de talents de scène pour votre travail, votre encadrement et pour le confort des artistes.

Encore bravo à Félix pour son prix, et à tous les autres. C’est sur je reviens l’an prochain, peu être en simple spectateur, et cette fois ci Thierry tu finis le samedi en boite avec nous !!

A bientôt, et que vive le spectacle …

Anael

www.anael-magicien.com

Publié le

j'attends les photos pour les mettre en ligne. quand aux vidéos, elles existent, mais il faudra patienter ( il y a beaucoup de montage à faire). merci thierry pour ton CR, et merci pour vos éloges.

cette année à connu son lot de joie, de peine, de rencontres, et toujours le meme plaisir à rencontrer de nouvelles tetes.

bien sur, étaient présents les fidèles des premiers jours (thierry, anael félix, peter... et tant d'autres) .

Publié le

Et bas dis donc sans vouloir faire de mauvais jeux de mots, les artistes on mit le feu...

D'ailleurs sans cité le nom de cette personne qui a mis le feu, voici un copier collé de ce que l'on peut trouvé sur son site:

"Mes projets aujourd’hui sont de passer le diplôme d’artificier professionnel afin de vivre de ma passion pour les feux d’artifices de divertissement…Et par la suite de créer moi-même de magnifiques shows pyrotechniques qui mélangent illusion, magie et artifices.

L’ouverture d’une entreprise pyrotechnique est proche… !!"

Et bien moi je ne ferais pas appel a lui pour faire un feu d'artifice a mon mariage car cela va finir en 1 mariage et 80 enterrements :)

Publié le (modifié)

Merci Thierry pour ce CR ! :)

Je tiens aussi à remercier Marc et Annick, ainsi que tous les techniciens et autre bénévoles qui nous ont permis ainsi de passer un excellent week-end ! :D

Ce tout premier concours m'a vraiment permis de rencontrer des personnes formidables, et merveilleusement magique, de faire de nouvelles connaissances ... cela m'a aussi permis d'ouvrir les yeux !

Pour revenir aux artifices, je suis au regret d'annoncer que je suis d'accord avec vous ...

Pourquoi au regret ? Car j'ai moi même fait usage d'artifice lors de mon numéro, et ceux-ci étant dirigé par le même magicien dont vous parlez plus haut ... et je dois avouer avec regret que cela à + "pourri" mon numéro qu'autre chose ... certes, le magicien n'était pas au courant à quel moment il fallait qu'il fasse péter ses "bombes", mais avec le recul, je vois que les artifices n'ont pas embelli le numéro, bien au contraire ! (Merci au membre du Jury me l'ayant fait remarqué ;) )

Pour terminer dans un ton plus positif, je tiens à féliciter les personnes ayant remporté un prix ! :)

Mais aussi à tous les autres, qui ont fait un merveilleux travail ! :P

D'avoir fait de nouvelles connaissances m'a permis de prendre concience de certaines choses !

Encore mille merci à tout le monde pour cet excellent moment !

Magicalement vôtre,

Anthony

Modifié par Magical-comedy

La magie n'est que des illusions ...

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    • Je vous fais un 3615 raconte ta vie sur ce tour (les quinquas comme moi comprendront l'allusion😉) Je l'ai immédiatement précommandé parce que je trouvais l'objet vraiment sympa et que je suis une fan de paddle. Quand je l'ai reçu, l'idée du scénario s'est imposée assez naturellement : j'allais raconter une histoire de feux tricolores (étonnant, non ?). Bon...ok...Jusque-là, rien de follement original (ne me jetez pas des pierres tout de suite), mais au moins cela avait le mérite de coller très naturellement à ce que voit le spectateur. Je vais vous mettre ma routine un peu plus bas, mais avant cela, j'avais envie de vous raconter la petite galère créative par laquelle je suis passée pour arriver à ce scénario.🤪 Première tentative : les frères ingénieurs Dès le départ, je suis partie sur l'idée d'un conflit autour de la place des couleurs. Ma première histoire racontait donc l'invention du feu tricolore. J'avais imaginé deux frères ingénieurs qui ne parvenaient pas à se mettre d'accord : l'un voulait placer le rouge au milieu, l'autre absolument en haut, etc. Vous voyez le principe : les deux frères se disputaient sur la place respective des couleurs jusqu'à ce que l'un finisse par l'emporter et que l'on obtienne le feu tricolore tel qu'on le connaît aujourd'hui. Bref, je n'étais que moyennement emballée par l'histoire, mais bon...testons en public.  Et là…Je me suis ramassée.😵‍💫 Pas sur le tour lui-même. Les spectateurs trouvaient l'objet sympa, les changements très visuels et le principe du tour leur plaisait. Mais l'histoire ? Pas du tout. Ils la trouvaient confuse (et ils avaient raison, elle était mal écrite) mais surtout terriblement plate et sans grand intérêt (euphémisme). Et avec le recul, je comprends parfaitement pourquoi. En gros, cela donnait : « Lui voulait mettre le rouge ici, mais son frère n'était pas d'accord… » Je secouais la raquette. Hop ! Le rouge changeait de place. « Vous voyez ? Finalement, c'est l'autre frère qui avait raison… » Bref, le degré zéro de la narration. Ce n'était finalement pas une histoire. Je me contentais de décrire ce que les spectateurs voyaient en ajoutant par-dessus l'artifice de deux ingénieurs qui se disputaient. Et surtout, moi-même, je n'étais pas à l'aise en la racontant. Donc : poubelle. Deuxième tentative : la guerre des couleurs J'ai quand même conservé mes deux idées de départ : le feu tricolore et le conflit autour des places. Mais cette fois, j'ai viré les deux frères ingénieurs. Ils n'apportaient rien. J'ai donc personnifié directement les couleurs. Le rouge voulait dominer les autres. On l'avait placé au milieu mais, évidemment, lui estimait que sa place était en haut parce qu'il était le plus fort. L'orange, qu'on avait placé en haut, préférait finalement être au milieu… Là encore, je racontais essentiellement ce qui se passait sous les yeux des spectateurs. Je l'ai quand même testée en public. Petit progrès : cette fois, les spectateurs comprenaient mieux l'histoire. C'était moins confus. Donc j'avais gagné quelque chose. Mais de là à dire que j'avais enthousiasmé les foules…😐 Personne n'est monté sur la table, au mieux des sourires polis avec quelques mots gentils. L'histoire restait très moyenne (là encore euphémisme mais je tiens à préserver mon égo et mon image de marque sur ce forum🙂 ). Donc : poubelle. Retour à la case écriture. Je voulais toujours conserver cette idée de feu tricolore. Je voulais toujours jouer avec cette histoire de places. J'ai essayé plusieurs scénarios, plusieurs angles…et rien, nada, des nèfles, le degré zéro de la créativité 😧. Donc pause dans l'écriture : quand ça veut pas, ça veut pas ! Et puis, cette semaine, j'ai fait quelque chose de tout bête. J'ai arrêté de chercher une histoire. J'ai pris une feuille de papier et j'ai simplement écrit le tour. Pas le scénario. Le tour. Geste par geste. Je prends le rouge. Je le place ici. Je montre la raquette. Je secoue. Le rouge se retrouve là. Je le retire. Je prends l'orange… J'ai écrit absolument tous les mouvements et tous les emplacements successifs des couleurs. Et là (roulement de tambours...), il s'est passé quelque chose d'assez paradoxal : le fait d'avoir écrit précisément ce que je faisais m'a permis d'arrêter de raconter ce que je faisais 😮 ! La lumière s'est faite, sans mauvais jeu de mots (Patricia humoriste, je fais les mariages, les baptèmes...embauchez-moi 🤩). Je suis repartie exactement de la même idée…mais à l'envers. Depuis le début, je cherchais à expliquer pourquoi les couleurs n'étaient pas à leur place. Et si, au contraire, le principe de départ était qu'elles tenaient absolument à y rester ? Et si les couleurs d'un feu tricolore étaient parfaitement disciplinées ? Rouge en haut. Orange au milieu. Vert en bas. Chacun à sa place. Pourquoi ? Parce que chacun a un métier très précis. Et là, j'ai enfin trouvé mes trois personnages (sonnez hautbois, résonnez musettes !) 😍. Le rouge passe ses journées à dire : « STOP ! STOP ! STOP ! » Forcément, à force, ça donne un certain caractère. Le vert, lui, c'est le gentil de l'équipe : « Allez-y… C'est bon… Vous pouvez passer… » Jamais un conflit. Et puis il y a l'orange. Le pauvre orange… Le vert dit : « Allez-y. » Le rouge dit : « Arrêtez-vous. » Et l'orange, lui, dit à peu près : « Euh… dépêchez-vous de vous arrêter. » Personne ne sait vraiment ce qu'il veut. Mais tous les trois ont une chose en commun : ils connaissent parfaitement leur place. Et c'est à partir de là que la magie peut commencer. Parce que cette fois, quand je place volontairement le rouge au milieu et qu'il saute en haut, je ne cherche plus une justification artificielle au déplacement : il retourne à sa place. Quand je mets l'orange en haut et qu'il revient au milieu : il retourne à sa place. Les effets magiques ne viennent plus illustrer l'histoire. Ils deviennent la conséquence de l'histoire : ô joie, ô allégresse ! Et surtout, cela me permet ensuite de faire évoluer ces trois personnages et de raconter ce qui se passe lorsqu'un jour, ces trois couleurs parfaitement disciplinées décident qu'elles en ont peut-être assez qu'on leur dise où est leur place… Voilà comment je suis arrivée à la routine que je vais vous présenter. Attention :  elle n'a pas encore été testée en public car je l'ai finalisée ce soir . Je ne l'ai même pas testé avec le matériel pour voir le tempo, la musicalité, la clarté, etc. Je la testerai problement la semaine prochaine puisque les Blouses Roses reprennent à l'hôpital. Il y aura certainement des choses à couper, des phrases qui fonctionneront moins bien à l'oral que sur le papier, des rythmes à modifier. Et peut-être que les spectateurs me diront tout simplement que c'est pourri ! 😟 Honnêment, je ne le souhaite pas car là, pour le coup, je l'aime bien mon histoire et j'ai envie de la raconter. Je suis beaucoup, beaucoup plus à l'aise avec elle. Les personnages me plaisent, et, pour la première fois, je n'ai plus l'impression d'avoir écrit un texte pour justifier les déplacements d'un tour de magie. J'ai l'impression d'avoir fait l'inverse : j'ai laissé les déplacements du tour me raconter l'histoire (j'espère que ce n'est pas un brin présompteux). Maintenant, reste à savoir si le public sera du même avis... Je vous mets donc la routine ci-dessous et j'attends évidemment vos retours (avec diplomatie hein !). Et dès que je l'aurai réellement testée en conditions, je viendrai vous raconter ce que cela a donné (enfin si cela vous intéresse). Troisième tentative : le feu discipliné (en espérant que ce soit la bonne !)   Il paraît, qu'en général, les feux tricolores sont parfaitement disciplinés. Rouge en haut. Orange au milieu. Vert en bas. Chacun à sa place. GESTE : Montrer la raquette des deux côtés. Et celui-ci était probablement le plus discipliné de tous. Il faut dire que dans un feu tricolore, chacun a un métier très précis. Le rouge, par exemple… Le rouge, c'est le chef. (pas convaincue par cette ligne - peut-être à retravailler) Toute la journée, il dit : « STOP ! » STOP. STOP. STOP. Vous imaginez le métier ? Passer ces journées à dire aux gens de ne pas bouger. Forcément, ça vous donne un certain caractère. GESTE : Retirer les trois pièces et les confier au spectateur. Montrer la raquette complètement vide. Et le rouge prend son travail très au sérieux. Sa place, c'est en haut. Alors si, volontairement, je le mets au milieu… GESTE : Prendre le rouge, le montrer des deux côtés et le placer au milieu. …il n'aime pas du tout ça. Il suffit de secouer un peu…(pas convaincue par cette ligne - peut-être à retravailler) GESTE :  Secouer. Le rouge saute en haut. …et immédiatement : « STOP ! Moi, c'est en haut. » GESTE : Montrer les deux côtés. On peut essayer de discuter… GESTE : Faire revenir le rouge sur sa pièce. …mais avec quelqu'un qui passe sa journée à dire STOP, la négociation est assez limitée. GESTE : Rendre la pièce rouge au spectateur. Après, il y a l'orange. Alors l'orange… Son métier est beaucoup plus compliqué. Parce que le vert dit : « Allez-y. » Le rouge dit : « Arrêtez-vous. » Et l'orange, lui, dit : « Euh… dépêchez-vous de vous arrêter. » Personne ne sait vraiment ce qu'il veut. GESTE : Prendre l'orange et le montrer des deux côtés. Mais lui, en revanche, sait parfaitement où est sa place. Au milieu. Alors si je le mets en haut… GESTE : Placer l'orange en haut. …ça le perturbe. GESTE : Secouer. L'orange saute au milieu. Et voilà. Il retourne au milieu. GESTE : Montrer les deux côtés. C'est peut-être le seul moment de la journée où l'orange sait exactement ce qu'il doit faire. GESTE : Faire revenir l'orange sur sa pièce. Vous voyez, ce feu était parfaitement discipliné. Chaque couleur connaissait son travail. Chaque couleur connaissait sa place. Et c'est là que j'ai fait une erreur. J'ai voulu voir jusqu'où allait leur sens de la discipline. GESTE : Prendre le rouge et l'orange. J'ai remis le rouge en haut… GESTE : Placer le rouge. …l'orange au milieu… GESTE : Placer l'orange. Cette fois, aucune erreur. Ils étaient exactement là où ils devaient être. Rouge en haut. Orange au milieu. GESTE : Montrer les deux côtés. Et je leur ai dit : « Voilà. Maintenant, vous ne bougez plus. » Pause. Je crois que le rouge a assez mal vécu qu'on lui dise « STOP ». GESTE : Secouer. Les deux couleurs disparaissent. Et là… plus de rouge. Plus d'orange. GESTE : Montrer lentement les deux pièces devenues vierges, des deux côtés. Ils avaient quitté leur poste. Enfin… c'est ce que j'ai cru. GESTE : Retirer les deux pièces vierges. Révéler le rouge et l'orange incrustés dans la raquette. Parce qu'ils étaient toujours là. Le rouge en haut. L'orange au milieu. Toujours à leur place. Sauf que cette fois… ils s'étaient incrustés. Littéralement. GESTE (pause) : Laisser voir l'image un instant. Et il restait le vert. GESTE : Prendre la pièce verte. Le vert, c'est le gentil de l'équipe. Toute la journée, il dit aux gens : « Allez-y. » « C'est bon. » « Vous pouvez passer. » Jamais un conflit. Jamais une hésitation. Il voit arriver une voiture : « Allez-y, je vous en prie. » Alors je me suis dit : « Lui, au moins, il ne va pas poser de problème. » GESTE : Insérer le vert en bas. Et tout est redevenu normal. Rouge en haut. Orange au milieu. Vert en bas. GESTE : Montrer lentement les deux côtés. Chacun à sa place. Le rouge pouvait dire STOP. Le vert pouvait dire ALLEZ-Y. Et l'orange pouvait continuer à ne pas savoir exactement ce qu'il voulait dire. Tout allait bien. Enfin… pendant quelques secondes. GESTE : Regarder le feu. Petite pause. Parce qu'après toutes ces années passées ensemble… ils avaient peut-être compris quelque chose. GESTE : Secouer. Rouge et orange sautent sur la pièce verte. Le rouge a quitté le haut. L'orange a quitté le milieu. Et tous les deux sont allés rejoindre le vert. GESTE : Montrer les trois couleurs réunies. Pour la première fois… plus de chef. Plus d'indécis. Plus de gentil. Juste trois couleurs… qui avaient décidé de rester ensemble. GESTE : Retirer lentement la pièce portant les trois couleurs. Montrer la raquette complètement vierge des deux côtés. Plus personne en haut. Plus personne au milieu. Plus personne en bas. GESTE : Regarder la pièce avec les trois couleurs, puis la raquette vide. Finalement… ce n'était pas un feu tricolore qui n'était plus discipliné. C'était simplement trois collègues… qui en avaient assez qu'on leur dise où était leur place.    
    • Revenons sur l’explication :  https://vm.tiktok.com/ZN8NE37wo/
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