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Gael BOUJON

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  1. Je m’en étonne aussi . Je l’ai croisé assez tôt dans mon parcours magique et il ne m’a jamais quitté. Quel formidable icebreaker. Bon faut supporter de se faire appeler « le mec des briquets » .
  2. Du second degré ? J'ai du louper un épisode. Il y a une controverse?
  3. Moi c’est No Smoking. Incroyable tout ce que ce tour m’a apporté depuis 15 ans.
  4. Les deux! Multipliés par 1 milliard. Ce génie
  5. Il serait intéressant de définir « technique », « tour », « manipulation ». Un bill switch est une technique, pas un tour, selon moi. Out of this world est un tour, avec des centaines de méthodes, techniques, blabla... Mais c’était juste pour m’amuser des nomenclatures en magie... case closed
  6. Je crois que c’est considéré comme semi-automatique quand t’as quelques manips, mais que tu peux te concentrer sur la présentation... euh... attends... oh... Du coup absolument tous les tours sont semi-automatiques. Ne me remerciez pas.
  7. Dans la conférence Penguin de David Williamson, il explique exactement ce que tu recherches. Pas de get ready. Pas de break. ... Pas d'aimant. Pas de scientologie. Pas de complice.
  8. Je pense justement que l'émotion réflexe n'est pas en rapport avec la magie, mais plus avec la surprise, ou avec la satisfaction de la conclusion qui entraine une relaxation. La magie vient après, quand le spectateur reprend ses esprits et commence à intellectualiser. "Attends mais il se serait passé quoi si j'avais dit ça. Imagine si j'avais changé d'avis..." Il n'est pas rare d'avoir une réaction spontannée (exclamations, rires, applaudissement) déclenché par la mise en scène (énergie du performer, révélation dramatique, tempo), immédiatement suivie par quelque chose de plus intérieur, un début de vertige. Je pense que c'est plutôt par là que ça se passe.
  9. Oui bien sûr. Je pense que la magie n'est pas tant quelque chose dont on est témoin, mais quelque chose qui nous arrive directement. C'est la différence avec un puzzle, ou une énigme, ou une blague, qui peuvent tous être très bons mais qui ne crée pas de souvenir durable. C'est pour ça que tout le monde dit "j'adore les blagues mais je les retiens jamais", alors que leur réaction réflexe lorsqu'ils l'ont entendue, était de rire de bon coeur (donc une réponse considérée comme idéale). La vidéo de Pete Holmes, que j'ai posté avant dans ce sujet est très drôle, mais elle explique surtout qu'il y a une confusion autour de la réponse qu'est censée provoquer la magie. Et les réponses les plus flatteuses pour le magicien sont souvent les plus mauvaises pour l'expérience de la magie. Et il faut aussi faire attention au mécanismes de défense (ce que le "charme" du magicien contourne) qui font que le spectateur a vite fait de reclasser un moment magique en enigme/puzzle/blague s'il n'est pas en confiance. Lorsque l'on expérience quelque chose d'impossible, on est marqué (c'est la nature humaine, le cerveau a besoin de comprendre pour être armé la prochaine fois que la situation se présente, pour éviter de potentiellement mourrir). Sur le moment, on convoque tout ce qu'on a pour vérifier que ce qui s'est passé échappe à notre entendement. Si le magicien a bien fait son taf, on est en confiance, on peut donc accepter l'insécurité provoquée par le fait de ne potentiellement pas savoir. Si le magicien a bien fait son taf, encore, toutes les pistes et questions possibles ont été évincées une à une, implicitement ou explicitement, pendant la performance. On est bouche bée. (ou si il reste des pistes ouvertes. --> "c'est quoi le truc") Plus tard, on y repense. Et donc. On se repasse le film de ce qui s'est passé. On se raconte l'histoire, de notre point de vue. L'histoire va maintenant changer. Le spectateur devient auteur en choisissant ses mots, en oubliant ou en modifiant ce qui était confus, tout en reliant les points clés, pour se convaincre que ce qu'il a vu était bien impossible. Enfin, on fait ce que tout humain fait avec d'autres humains, on partage nos expériences, on se raconte nos histoires. Ainsi le spectateur reconstruit l'effet, à l'oral, pour convaincre sont auditoire et se convaincre encore une fois que ce qu'il a vu était bien impossible. C'est cette histoire qui selon moi doit être notre point de focus lorsque l'on écrit et pense notre acte, car elle se racontera sans nous, si nous n'y faisons pas attention. Attention tout de même à un autre amalgame. Le spectateur n'a pas besoin d'être acteur pendant le tour (manipuler les objets, être le centre d'attention) pour vivre la magie. Ce n'est pas parce qu'il est actif qu'il est forcément acteur. Enfin, ce point de vue (qui n'est que le mien), est en contradiction directe avec la suspension volontaire d'incrédulité. Celle que l'on a devant un film, ou un spectacle d'enfant. Je ne crois pas au fait de contourner l'intellect. Il faut que le spectateur donne tout ce qu'il a pour vraiment vivre quelque chose d'impossible (tant mieux, ça rend notre boulot tellement plus facile).
  10. J'y vois surtout deux concepts, certe étroitement liés mais tout de même différentiables de la performance. La dramaturgie se rapproche de la construction scénaristique, là où la justification concerne plus le jeu d'acteur et les subtilités. Une pièce de théatre peut-être juste sur la plan dramatique, très bien écrite, mais si l'acteur sort du personnage pendant la performance, le spectateur sort de la pièce (figurativement... et quelque fois littéralement). La dramaturgie s'intéressera au rythme, aux rebondissements, à la cohérence narrative, au découpage, aux setup et aux payoff... La justification s'intéressera au pourquoi d'un mouvement, au naturel, aux instructions au spectateur, de ce qu'on lui dit ou de ce qu'on lui suggère (et cette fameuse tendance à trop se justifier). Mais comme toujours avec la dramaturgie appliquée à la magie, il est primodial de ne pas amalgamer l'histoire raconté par le magicien et l'histoire que se racontera le spectateur, pour éviter les contresens... et la magie montrée. Il ne suffit pas de s'exprimer en images pour rendre un tour plus intéressant, ou moins vain... Il faut à un moment ou un autre, considérer le spectateur comme le protagoniste.
  11. Je suis pas sûr que t’aies bien regardé Mirouf.
  12. La question vient souvent du fait qu’en l’absence de contexte, la plupart des spectateurs ne comprennent pas ce qu’ils sont en train de regarder. Ils ne savent pas si ils sont censés essayer de comprendre, si ils doivent applaudir, si le silence est permis, etc... Et c’est normal, ce n’est pas naturel de gérer le mystère dans un contexte ordinaire. La performance doit répondre à ces questions, si possible implicitement, par le personnage, par le rythme, par l’intégration des spectateurs, par les thèmes abordés, les objets utilisés, par le degré de promiscuité du magicien, etc... Tant de variable pour jouer avec les réactions et l’histoire que le spectateur va se créer à partir de ce moment (la seule histoire qui compte vraiment). Enfin, le “y a un truc” n’est pas non plus honteux. S’il est provoqué, que le performer l’a intégré à sa performance et qu’il sait l’utiliser dans le narratif de façon pertinente, il n’y a pas de raison d’en faire une bête noire. Après tout, oui, y a un truc, mais c’est la raison pour laquelle le truc fonctionne qui est passionnante plus que le truc lui même.
  13. Ouaip! La réflexion est très bonne, le ton est décontracté et comme toujours avec James Brown, il y a un petit effet ''motivational speeker'' qui relance l'envie d'aller tester de nouvelles choses et de sortir de sa zone de confort. Vu le prix, je suis passé par un abonnement d'un mois sur le site de streaming rattaché au site, où ces sessions sont également disponibles pour moins cher que l'achat direct. Bon y a pas grand chose d'autre à se mettre sous la dent, ça reste E avec la ligne éditoriale qu'on leur connait.
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