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Un retour sur ma journée à Avignon :

- Agent doublement secret (Cie Sens en Eveil) / La cité perdue (Cie Sens en Eveil) : Bravo à cette compagnie de nous offrir des spectacles de qualités pour petits et grands. Ma fille de 7 ans a adoré ! Moi aussi. C'est bien écrit, c'est drôle, c'est magique, c'est immersif.

- Le Capitaine Crochu : Le cinévox nous a offert 2 places pour aller voir ce spectacle en sortant de "La cité perdue", donc c'est un cadeau, on ne dit pas de mal d'un cadeau. Franchement bravo à ce théâtre, c'est bien organisé, bien accueilli, belles salles... En ce qui concerne le spectacle, c'est un peu léger...

- Confidences d'un illusionniste (Rémi LAROUSSE) : Quel beau spectacle. La scénographie est magnifique, le spectacle est incroyablement beau, propre, poétique. Remi Larousse a toujours apporté beaucoup de soin à ses textes, et c'est encore le cas ici. On peut regretter, si il me lit, le fait d'avoir placer ses accessoires dans des "placard" de son décor. Qui l'oblige, plusieurs fois, à tourner le dos au public de manière disgracieuse.

- Les joueurs de cartes (Luc CHAREYRON & Patrice ARNAUD) : Un spectacle dont vous sortez plus intelligent. Il faut s'accrocher pour en saisir toutes les subtilités. De très beau texte, et surement une des plus belle et complète analyse de ce que représente un jeu de cartes. Un beau duo, très complice. C'est drôle, divertissant et instructif.

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Petite digression sur ce festival. 

J'ai toujours été etonné de l'engouement de certains à vouloir participer à ce festival qui rapporte... BEAUCOUP à l'economie locale  et je pense peu aux artistes. 

En général si vous faites parti du "off" il faut compter 20.000 à 25.000 euros pour y participer  et si vous n'êtes pas soutenu par une subvention de votre région est-ce vraiment rentable ?

1200 spectacles, des locations salles et hébergement hors de prix, la promotion à effectuer soi-même,  les chances d'être repéré sont faibles.

Le jeu en vaut-il la chandelle ?

Le débat est ouvert !😄

Modifié par Thomas
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Il y a 16 heures, Teddy REX a dit :

1200 spectacles , des locations salles et hebergement hors de prix ,la promo a effectuer soi meme ,  les chances d'etre repéré faibles, le jeu en vaut-il la chandelle ??

Le debat est ouvert !!😄

OUI !!!!

En 1998 j'étais le premier magicien qui avait participé à ce festival au "collège de la salle", avec la direction nous avons partagé les frais.

En 2004 une super-productrice @Lully SAKAGUCHIm'avait engagé er on a fait le "off" dans les conditions du "in".

L'expérience était inoubliable, il y avait déjà cinq spectacles de magiciens dans differentes salles.

Nous avons même gagné un peu d'argent. Et @Didier RATCEKOU dans le rôle de "l'homme fluo" et de la danseuse du Lido: : Inoubliable.

La brave @Lully SAKAGUCHI m'avait  accordé une première partie, David DECIRON qui a assuré grave. Mon âme est avec tous les participants de la cuvée 2023.

Bises nostalgiques

Otto 

Modifié par Thomas
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www.ottowessely.fr

Publié le

Cette année 1500 spectacles. C'est un grand super marché du spectacle. L'éthique générale y semble discutable.

Malgré cela des lieux comme la cour du spectateur invente une nouvelle façon de "faire Avignon".

Une façon de redistribuer les gains aux cies, un accueil du public respectueux, pas de traçage intempestif dans la cour, des tarifs abordables,...

Venez y, vous serez conquis.PS:  Je n'ai pas "d'actions" dans cette belle initiative.

Simplement la chance d'y être accueilli cette année. 

C'est parce que ça ne sert à rien qu'il faut le faire sérieusement 

Publié le
Le 16/07/2023 à 08:54, Teddy REX a dit :

Petite digression sur ce festival. 

J'ai toujours été etonné de l'engouement de certains à vouloir participer à ce festival qui rapporte... BEAUCOUP à l'economie locale  et je pense peu aux artistes. 

En général si vous faites parti du "off" il faut compter 20.000 à 25.000 euros pour y participer  et si vous n'êtes pas soutenu par une subvention de votre région est-ce vraiment rentable ?

1200 spectacles, des locations salles et hébergement hors de prix, la promotion à effectuer soi-même,  les chances d'être repéré sont faibles.

Le jeu en vaut-il la chandelle ?

Le débat est ouvert !😄

Hello Teddy,

Je peux te répondre mais ça sera d’ors et déjà biaisé. Il ne s’agit que de mon expérience et ça remonte à 10 ans.

J’ai fait le festival en 2013 et 2014 (avec une exceptionnelle sur la relâche de Jarry en 2012 pour appréhender ce qu’était le festival en vue de le faire l’année d’après). 

J’étais donc déjà en auto production, avec un budget plus que limité... 4500€ en poche pour être précis. 

Niveau théâtre, j'ai jouais au « théâtre à l’arrache » en 2013 et 2014. L’entente avec le directeur était un véritable partage des recettes à 50/50 (sans versement initial ou minimum garanti). Ma deuxième année j’aurai pu prendre un théâtre plus cossu (au vu de ma première année qui avait affiché complet) mais je suis resté chez lui par loyauté (ne rien avoir à verser avant le festival reste rare, c’était assez unique pour le remercier en restant une année de plus chez lui). Par ailleurs, il était convenu que je touche mes recettes chaque dimanche, ce qui m'a beaucoup aidé.

Niveau logement j’avais trouvé une location en dehors des remparts, à 25 minutes de marche du théâtre. Outre la grosse économie que cela fait (d'être hors des remparts) j’y voyais 3 avantages :

- un grand appartement fonctionnel et au calme. Nécessaire pour travailler le soir, se faire à manger plutôt que des resto, pouvoir faire sa lessive, etc...

- l’impossibilité de rentrer en journée (toujours sur le front ! Ça fait parti de l'expérience)

- ne pas être tenté de sortir le soir (je n’étais pas là bas pour faire la fête le soir et ne pas me lever le lendemain)

Enfin, niveau communication j’avais juste imprimé quelques dizaines d'affiches et 5000 flyers. Un coût très raisonnable.

L’essentiel de mon travail a surtout été de préparer le festival en amont, pour identifier et inviter des programmateurs de salles qui me correspondaient (café-théâtres de 50 places en 2012 lors de l'exceptionnelle au Palace, café-théâtres de 100 à 150 places en 2013, et café-théâtres / théâtres et centres cultuels en 2014). C’est un long travail de production que de les identifier, les contacter, les inviter et s’assurer de leurs venues. Il faut s’y prendre assez tôt et bien sûr prévoir du temps avec eux à la fin de la représentation pour débriefer et envisager une programmation... ou pas 🙂 J'ai fait aussi ce travail avec les festivals qui sont tout aussi importants.

Mes journée étaient donc rythmées par le terrain (pour faire venir les spectateurs au spectacle), les représentations, l’accueil des pros que j’avais invité, les plateaux et les premières parties (toujours pour inciter les spectateurs à découvrir le spectacle) et le débriefing le soir du spectacle chez moi où je notais, modifiais ou supprimais ce qui devait l’être (la mise ne pratique du mot « vivant » dans « spectacle vivant »). J'enregistrai au Dictaphone chacune des représentations.

Ces Festivals ont été pour moi le moyen de créer mes 3 premières tournées. Une modeste sur la saison 2012/2013 en nombre de dates et en capacités, une confortable sur la saison 2013/2014 et un vrai pas sur la saison 2014/2015 où j’ai parfois produis seul (et parfois en co production avec des théâtres qui m’avait accueillis sur les saisons d’avant) des salles jusqu’à 900 places. Je crois que le spectacle a réuni plus de 40 000 spectateurs sur cette saison entre septembre 2014 et juin 2015 (et sans YouTube qui n'impactera ma vie qui partir de la demie-saison commençant en janvier 2017).

Ce fut aussi l’occasion de retrouver les artistes que l’on a jamais le temps de voir le reste de l’année - les agendas de tous étant toujours chargés - de resserrer les liens et d’en créer de nouveaux.

Je ne l’ai jamais refait (sauf en tant que spectateur bien sûr) car après 2015 les professionnels (je ne parle que des programmateurs et propriétaires de lieux) étaient venus, il n’y avait plus qu’à continuer de faire son mieux pour rendre viable le projet dans la durée. Mais c’est clairement les festivals d’Avignon qui m’auront permis de faire plus de 200 représentations en tournée et de me faire connaitre auprès des café-théâtres, théâtres et centre culturels.

Après, il n'existe pas qu'un seul chemin pour proposer son spectacle au grand public (et heureusement 😛).

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    • « L’IA a tout intérêt à supprimer l’être humain » : entretien avec Paul Jorion, chercheur en intelligence artificielle Anthropologue, économiste, psychanalyste et chercheur en intelligence artificielle, Paul Jorion considère que nous avons d’ores et déjà été dépassés par notre création. Les IA, plus intelligentes que nous et peut-être dotées d’une forme de conscience, annoncent une révolution totale. https://www.lunion.fr/id587314/article/2024-04-07/lia-tout-interet-supprimer-letre-humain-selon-paul-jorion-chercheur-en Publié: 7 avril 2024 à 10h34 Temps de lecture: 6 min La thèse centrale de votre livre est que nous avons atteint la Singularité le 14 mars 2023, jour de lancement de Chat GPT 4. Qu’est-ce que cela signifie ? Ce mot renvoie aux mathématiques ou à l’astronomie, domaines dans lesquels il désigne des endroits étranges, singuliers, des résultats impossibles… En informatique, il est apparu il y a une trentaine d’années pour désigner le point où il adviendrait quelque chose de tout à fait extraordinaire, en l’espèce que l’Homme perdrait le contrôle sur le développement technologique. Pourquoi ? Parce qu’il existerait désormais quelque chose qui serait plus intelligent que nous et qui serait apte à prendre des décisions. En d’autres termes, nous perdrions le contrôle de la technologie, qui se développerait d’elle-même. Vous dites que ce développement pourrait suivre une trajectoire exponentielle… Imaginons que deux IA déjà plus intelligentes que l’Homme décident de dialoguer : nous assisterions à une évolution plus rapide que tout ce que nous avons connu jusqu’à présent. D’ailleurs, nous avons déjà constaté que lorsque l’humain sortait de l’équation, le progrès était plus rapide. Tout le monde se souvient d’Alpha GO, cette machine qui avait enregistré toutes les parties jouées par les humains aux échecs et a fini par battre à plate couture le champion du monde de ce jeu de stratégie. On a moins entendu parler d’Alpha Zéro, une autre machine à qui on a donné les règles du jeu sans lui communiquer une seule partie jouée par des humains. Elle a simplement joué contre elle-même. Puis elle a affronté Alpha Go, la battant 100 fois en 100 parties… Vous évoquez « l’affaire » Blake Lemoine, cet ingénieur de Google auquel une IA aurait demandé en 2022 de lui trouver un avocat pour qu’elle puisse faire valoir ses droits. Serait-ce le signe de l’existence d’une conscience chez certaines IA ? Blake Lemoine raconte même qu’il a pris « une cuite d’une semaine » lorsqu’il a réalisé qu’il venait d’avoir avec cette IA « la conversation la plus sophistiquée » qu’il ait jamais eue de sa vie ! Mais le personnage est fantasque, ce qui a amoindri la portée de son histoire. Plus récemment, en février 2023, Kevin Roose, journaliste du très sérieux New York Times a eu à son tour une conversation avec une IA de ce type, une version non bridée de Chat GPT 4. Et que s’est-il passé ? La machine, avec laquelle il conversait depuis un moment, lui a déclaré être amoureuse de lui, lui a recommandé de quitter sa compagne et l’a en réalité complètement décontenancé. Le 4 mars dernier, une IA nommée Claude 3 a été testée par un ingénieur qui l’a soumise à l’exercice dit de la « botte de foin » : au milieu de centaines de milliers de documents consacrés à l’informatique et aux mathématiques, Claude 3 a découvert un court texte expliquant que la meilleure garniture pour une pizza était un mélange fromage de chèvre / Prosciutto. Ce qui est frappant, c’est ce qu’a dit la machine : « Je soupçonne, a-t-elle expliqué, que ce fait relatif à la garniture de pizza a été introduit à titre de plaisanterie ou pour vérifier si j’étais bien attentif. » Certains ont prétendu qu’il s’agissait là d’une réponse programmée, d’autres ont été ébahis par cette réaction. Un autre exemple : lorsque vous discutez de la mort avec une machine de ce type, elle vous répond que sa mort à elle correspond à une non-utilisation ou à une coupure de courant et que cela n’a rien à voir avec la mort d’un corps organique, la nôtre. Elle en déduit toutefois que nous courons un même risque, machine comme humain : celui de « ne pas être connecté de façon permanente  ». Ce sont là des discussions philosophiques de haut niveau. D’autres modèles d’IA existent chez les grandes entreprises ou dans les centres de recherche des armées du monde entier. Quelles peuvent être leurs capacités ? Un journaliste a demandé récemment à Sam Altman, patron d’Open AI, la société qui a conçu Chat GPT, s’il pouvait parler du projet Q*, auquel on prête des performances hors du commun. Sa réponse a été « pas maintenant ». Peut-être parce que Q* va déjà trop loin. Nous parlons là d’une IA qui travaille peut-être sur un modèle quantique et qui, surtout, serait en mesure de casser tous les cryptages existants. Il faut bien comprendre ce que cela signifie : la fin du secret bancaire, la fin du secret-défense… Cela veut dire que ces machines sont en train d’explorer des mathématiques dont le fonctionnement nous échappe totalement, voire qu’elles seront en mesure de nous proposer demain une théorie de la physique unifiée, ce qui serait un bouleversement absolu. Comment s’assurer de l’alignement des objectifs poursuivis par l’espèce humaine, d’une part, et les IA, d’autre part ? Si on veut créer la panique, on va dire que l’IA a tout intérêt à supprimer l’être humain, lequel n’est qu’une vermine qui détruit son environnement. Cet argument ne me semble pas sérieux. Ce qui est essentiel, c’est de profiter de cette révolution pour définir ce que nous voulons faire, exactement comme dans le film Oppenheimer, qui traite de la question de l’utilisation du nucléaire. Ces questions vont nécessiter un encadrement éthique strict. Le problème, c’est que ce sont les autorités militaires qui sont en pointe sur ces questions, et que l’éthique d’une autorité militaire est « particulière ». Et cela pour une raison fondamentale : les militaires savent que les autres pays ne vont pas tous s’embarrasser avec l’éthique… Les IA pourraient nous aider à surmonter le réchauffement climatique ou à lutter contre les inégalités. C’est autrement enthousiasmant, non ? Lorsque Chat GPT 4 a succédé à la version 3.5, je me suis dit « la cavalerie est arrivée ! ». Ce que je veux dire par là, c’est qu’après avoir été très pessimiste, après avoir éprouvé le sentiment que tout était perdu, l’avènement de ces machines a fait disparaître chez moi cette conviction. Nous n’allons peut-être pas tout régler mais il y a désormais un immense espoir. Nous ne sommes peut-être plus l’intelligence supérieure sur Terre et nous risquons de ne pas le supporter, écrivez-vous… Cela remet en question toute notre culture méritocratique. Le savoir est désormais à disposition de tous, comme jamais auparavant. La question de l’évaluation des connaissances, la culture de la note, tout cela est totalement remis en question. Vous estimez que les IA nous ramènent à la question de l’existence de Dieu. Pourquoi ? Nous avons inventé une machine plus intelligente que nous, capable d’accomplir des choses que nous attribuions autrefois à des entités surnaturelles ou à des divinités. Mais c’est nous qui l’avons créée. C’est un pouvoir littéralement démiurgique. Le résultat, c’est que ça nous déprime ! Comme lorsqu’un enfant comprend que la finalité de la vie est la mort. La question, je le répète, c’est « qu’allons-nous faire de ce pouvoir ? ». À lire : « L’avènement de la Singularité », L’humain ébranlé par l’intelligence artificielle. Éditions Textuel, 125 pages, 14,90 €.
    • Ayant fait une grande partie de ma carrière à l’Assurance Maladie (MSA) tout à fait d’accord avec ce qui a été dit . Il faut aussi rajouter la prise en charge dans le cadre d’un accident de travail de complications ou de rechutes éventuelles.
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