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Bonjour à tous,

Je suis face à une énigme : parmi les affaires de magie d'un ami décédé, il y a ce petit seau très particulier. De toute évidence, c'est pour une routine de magie des liquides (et/ou avec des foulards ?) mais quelle routine exactement ?

J'ai recherché ce seau sur pas mal de sites ainsi que dans le Tarbell et quelques gros catalogues de marchands un peu anciens, je n'ai pas trouvé la moindre chose qui y ressemble.

Le seau n'est pas bien gros (voyez par rapport à ma main), il a un trou au fond, un entonnoir à double paroi à l'intérieur (et je ne parle pas de l'espace visible entre le bord intérieur du seau et le bord extérieur de l'entonnoir mais bien d'une double paroi au niveau de l'entonnoir seul car je ne peux pas vous le montrer sur les photos mais cet entonnoir a 4 trous d'environ 5mm de diamètre à moins de 1 cm de son bord supérieur, régulièrement répartis au niveau de la circonférence et qui ne traversent pas totalement l'entonnoir).

J'ai essayé de remplir d'eau l'espace entre l'entonnoir et le bord intérieur du seau jusqu'en haut de manière à ce que l'eau entre dans la double paroi de l'entonnoir et remplisse cette dernière aussi. Si ensuite j'incline le seau pour le vider (pour verser l'eau dans un autre récipient), l'eau passe au centre de l'entonnoir comme pour la plupart des milk pitcher et s'écoule par le trou en bas du seau.

Un effet possible serait donc un seau que l'on remplit d'eau et lorsqu'on veut la reverser dans autre chose, l'eau s'échappe par le fond. Ce serait donc un effet gag. Mais dans ce cas, un simple trou que l'on pourrait ouvrir ou boucher suffirait. Pourquoi se compliquer la vie avec un entonnoir double paroi riveté sur le trou du seau de manière à ce que l'ensemble soit parfaitement étanche ? J'ose espérer que l'ingéniosité de cet accessoire permet autre chose que ce simple gag.

Je ne pense pas qu'il s'agisse d'une sorte de Lota Bowl (Vase des Indes) car les trous de l'entonnoir sont en haut et ne permettent pas de remplir de nouveau l'espace entre l'entonnoir et le seau. En revanche, une fois cet espace entre entonnoir et seau presque vide, il est possible de vider  ce qui reste au fond + le contenu de la double paroi normalement (ça ne coule plus par le fond, le flux devient trop faible donc ça coule par le rebord supérieur, normalement).

Si quelqu'un a le même, en a déjà vu un ou sait où trouver un descriptif de l'effet, je suis preneur.

 

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  • Thomas changed the title to Petit Seau : à quoi sert-il ?
  • 2 weeks plus tard...
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Bonsoir Marc

Je tombe dessus par hasard... 

Comme ça, me rappelle un truc que j'avais vu, dans un magazine... un seau pour faire... une chasse aux cigarettes... 

en utilisant des chargeurs de cigarettes allumées, jetées dans la partie "extérieure", et une vraie ou fausse, qu'on peut récupérer par le fond, et reproduire plein de fois... 

Sinon, on peut imaginer comme un verre à la bague, ou autre, adapté à un seau...

On verse de l'eau dans le seau... l'eau reste... puis on jette une bague empruntée, récupérée aussitôt... en vidant le contenu du seau, la bague semble dissoute... 

enfin, on peut adapter le tour de la bougie dans le verre... on verse de l'eau dans le seau, puis on allume une bougie... qui, placée sous le seau, semble le traverser, et ressort par le haut, tout en restant allumée... 

Voilà... 

amuses toi bien !

Excuses, j'avais pas lu les différents détails... du coup, c'est surement plus un truc du genre, tu verses l'eau... puis tu passes un ruban, ou un petit plumeau coloré, et l'eau a ensuite changée de couleur... et tu peux peut-être le refaire une autre fois, selon le nb de tes containers...

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Publié le

Utiliser ce seau comme un verre Okito, c'est effectivement une possibilité mais avec le côté transparent en moins. Le verre Okito est supérieur de ce point de vue pour l'effet de la bougie qui traverse en restant allumée, la disparition d'un petit objet, etc...

Pour la chasse aux cigarettes, bien vu. Je ne pense pas que ce soit l'utilisation pour laquelle ce seau a été conçu mais bien vu. Le trou permet d'alterner en des vrais productions et la production d'une même cigarette à plusieurs reprise. Pour peu que la cigarette qu'on reproduit plusieurs fois soit une cigarette équipée d'une bonne vieille "bague à la cigarette", on peut montrer les doigts écartés avant ces productions.

Pour la disparition de la bague, on ne pourrait pas la jeter dedans après remplissage. Sa chute provoquerai un bruit qui téléphonerait l'absence d'eau dans une partie du seau.

Autre problème : le trou est trop petit pour permettre le passage de la plupart des bagues.

Pour la coloration d'un liquide, c'est possible. Comme pour l'effet du journal à l'eau.

On ne pourrait pas le faire plusieurs fois à priori. C'est difficile à décrire mais l'entonnoir central est vraiment à double paroi et peut donc contenir un liquide A. Un liquide B peut être versé entre l'entonnoir et le bord interne du seau. Mais si on incline le seau avec les deux parties remplies, le liquide B va s'écouler dans l'entonnoir et sortir par le trou au fond. Le liquide A s'écoulera aussi mais il faut incliner un peu plus le seau et il va se mélanger au liquide B.

Il y a matière à réfléchir, c'est sûr mais je me pose la question de trouver une utilisation propre à ce seau, lui trouver un intérêt, quelque chose qu'un autre gimmick comme le verre Okito ne permet pas.

Le problème majeur du seau est qu'à moins de le retourner presque complètement d'un coup, on ne peut pas verser le liquide qu'il contient (peu importe dans quelle partie) autrement que par le trou en inclinant le seau.

L'idée des cigarettes est très bonne. Merci !

 

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  • 3 months plus tard...
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Je remonte ce sujet car j'ai peut-être une explication.

Un ami vient de me rapporter de ses vacances à Samos, l'île natale de Pythagore, un objet typique, qu'on trouve là-bas dans toutes les boutiques de souvenirs. Et quand je l'ai vu, j'ai tout de suite pensé à ce petit seau. Je n'avais jamais entendu parler de cet objet, mais il a suffi que @Marc Page nous interroge pour que je le découvre incidemment ailleurs. Synchronicité, quand tu nous tiens... 😜

Le modèle que j'ai en main est un peu différent de celui présenté par Marc (le mien n'a pas d'entonnoir à double paroi, mais une "colonne" centrale). Cependant, je pense que le principe est similaire. Je pense qu'il s'agit d'une Coupe de Pythagore. D'après la légende, Pythagore aurait inventé cet objet pour garantir que les doses de vin servies ne soient pas trop importantes. L'histoire ne dit pas si Pythagore était soucieux de la santé de ses convives ou simplement radin...

Toujours est-il que la structure de ce récipient est faite pour qu'on puisse l'utiliser comme un verre si on y verse un liquide jusqu'à un certain niveau. Au-delà de ce niveau, le liquide s'écoule entièrement par le trou central, et on ne peut pas du tout boire.

Le principe est tout bête : quand on verse du liquide dans le verre, le liquide pénètre dans le tube central (ici, dans l'entonnoir à double paroi) par les orifices situés à sa base. Puis, à mesure que le verre se remplit, le liquide monte également dans le tube/entonnoir, suivant le principe des vases communicants. Et si le liquide dépasse le niveau prévu, la totalité du liquide s'écoule et le verre se vide.

Il ne s'agit donc pas à proprement parler d'un accessoire de magie, mais plutôt d'une curiosité qui met en oeuvre un principe physique de manière amusante. Ceci dit, je ne doute pas qu'un illusionniste un peu créatif puisse lui trouver une application plus magique. Par exemple, on pourrait le présenter comme la Coupe de Tantale, condamné par les dieux de l'Olympe à être tenté par la nourriture et la boisson sans jamais pouvoir les consommer : quand Hadès lui rendait visite, il se servait un verre de vin et le buvait. Puis il versait du vin à Tantale, mais dès que ce dernier essayait de boire, la coupe se vidait avant qu'il ait pu boire une goutte.

(Ceci dit, la Coupe de Pythagore est également appelée "Coupe de Tantale", donc il est peut-être judicieux de trouver un boniment différent...)

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Avec son chapeau haut-de-forme, sa chevelure ébouriffée, son violon imaginaire et l'incontournable « ¡Chan, tatachán! », Tamariz a transformé l'illusionnisme en un spectacle populaire pour des millions de spectateurs. Mais derrière ce personnage apparemment improvisé se cachait aussi l'un des plus grands érudits de la magie contemporaine. D'une boîte de magie au championnat mondial de cartomagie Juan Manuel TAMARIZ-MARTEL NEGRÓN est né à Madrid en 1942. Son intérêt pour l'illusionnisme a commencé lorsqu'il n'avait que quatre ans, après avoir assisté à la prestation d'un magicien. Peu après, il a demandé une boîte de jeux de magie et a commencé à pratiquer avec sa famille et ses amis. À douze ans, il a découvert les livres de l'illusionniste Wenceslao CIURÓ, qui lui ont permis de plonger dans la technique et dans les mécanismes psychologiques qui interviennent dans un spectacle. Comme il l'a expliqué dans une interview publiée par la mairie de Madrid, ces lectures ont été décisives pour comprendre que la magie ne consistait pas uniquement à exécuter un tour. Sa précocité lui a ouvert les portes de la Société Espagnole d'Illusionnisme avant d'atteindre l'âge minimum requis : il a été admis à 18 ans, deux ans avant la limite établie, après avoir convaincu les responsables de l'institution de ses capacités. TAMARIZ a étudié les sciences physiques et s'est également intéressé au cinéma, deux domaines qui ont influencé sa manière de concevoir la construction d'un spectacle. Cependant, il a fini par se consacrer entièrement à l'illusionnisme. En 1972, il a obtenu le Grand Prix du Congrès National de Magie. Un an plus tard, il a reçu la reconnaissance qui a définitivement propulsé sa carrière internationale : le Prix mondial de cartomagie, obtenu lors du Congrès mondial de magie de la FISM qui s'est tenu à Paris. Le profil publié par le gouvernement espagnol souligne qu'à partir de ce moment, il a présenté ses spectacles dans des villes comme Chicago, Tokyo, Paris, Londres, Bogota, Le Caire, New York et Santiago du Chili. Le magicien qui est entré dans tous les foyers Bien que son prestige professionnel ait grandi lors des congrès internationaux, c'est la télévision qui a transformé Juan TAMARIZ en un personnage familial pour plusieurs générations d'Espagnols. Les archives de la RTVE conservent le programme pilote de Tiempo de magia, produit en 1975, dans lequel il partageait l'écran avec Julio CARABIAS. Cette participation anticipait une relation avec le petit écran qui allait se prolonger pendant des décennies. Son passage par Un, dos, tres... responda otra vez a démultiplié sa popularité. Ensuite, d'autres émissions comme Por arte de magia, Magia Potagia, Chantatachán et le programme pour enfants El recreo sont arrivées. Face à l'image traditionnelle du magicien solennel, Tamariz a construit un personnage proche, débordant d'énergie et apparemment chaotique. Ses blagues, sa conversation constante avec le public et sa manière de célébrer chaque numéro sont devenues une partie indissociable du spectacle. Cependant, cette mise en scène cachait une préparation minutieuse et une connaissance approfondie de la gestion de l'attention (misdirection). La capacité de diriger le regard, d'anticiper les soupçons du spectateur et de maintenir la surprise expliquait une grande partie de l'admiration qu'il suscitait parmi ses pairs. Livres, enseignement et une école dirigée par sa fille La contribution de Tamariz à la magie allait bien au-delà de ses apparitions télévisées. Tout au long de sa carrière, il a publié des livres majeurs consacrés à la technique, à la théorie et à la présentation de l'illusionnisme. Parmi ses œuvres figurent La Vía Mágica, Los Cinco Puntos Mágicos, Sonata et Sinfonía en Mnemónica Mayor, des références incontournables de la littérature magique. Ses travaux ont abordé des questions telles que la relation entre le magicien et le public, la construction narrative des tours et l'utilisation de la mémoire et de la psychologie en cartomagie. Cette combinaison de réflexion théorique et de sens du spectacle a contribué à consolider son prestige à l'international. Une partie de son héritage se perpétue à travers la Grande École de Magie Ana Tamariz, dirigée par sa fille. Tamariz a lui-même conçu les programmes pédagogiques du centre, pensés pour transmettre sa vision de l'illusionnisme aux nouvelles générations. L'école a compté parmi ses intervenants et élèves des magiciens comme Jorge BLASS, Anthony BLAKE, Miguel GÓMEZ et Rafael BENATAR. Son programme combine l'apprentissage des tours et des techniques avec des cours d'histoire de la magie, de théorie et de psychologie du spectacle. Médaille d'Or des Beaux-Arts et reconnaissance de Madrid La reconnaissance de la carrière de Juan TAMARIZ est également venue des institutions. En 2011, il a reçu la Médaille d'or du mérite des beaux-arts, accordée par décret royal. Auparavant, en 2009, il avait obtenu le Prix honorifique de théorie et philosophie du Congrès mondial de magie (FISM) de Pékin, une distinction récompensant son travail de chercheur et de rénovateur de l'art magique. En 2019, sa ville natale lui a également décerné la Médaille d'or de Madrid. La mairie de la capitale a alors souligné sa contribution à la diffusion internationale de la magie et sa capacité à combiner créativité, humour et rigueur.
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