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Je comprends très bien, ce que tu veux dire, Danilsen, mais aussi ce que dit Frantz.

J'ai été serveur et j'ai parfois été traité comme un chien par les mêmes qui, une fois entré dans le sérail artistique, m'invitaient à leur table, et traitant toujours les autres serveurs de la même manière. Le genre d'hypocrisie que je hais.

Je concois donc qu'un salarié à temps plein (serveur ou non) et qu'un salarié intermittent (artiste ou non) soient mis sur le même rang, traité de manière égale.

Toutefois, les organisateurs ont tendance à mal traiter les serveurs et autres petites mains. Et parfois en faut autant avec les artistes.

C'est là où le bât blesse, car chacun dans son corps de métier devrait être bien traité, en tant que bons professionnels, et on retrouve souvent le contraire, valable pour l'ensemble des salariés (intermittents ou non). ET c'est peut être ici l'origine de l'histoire. On ne parlerai pas de ca ici si tout le monde était bien traité tout le temps.

Et c'est à chacun de mettre le ola s' l'organisateur dépasse les bornes.

« La préservation de la vérité objective et de la capacité de chaque individu à former des jugements objectivement vrais est la condition première et absolument nécessaire d’une vie libre » (James Conant, in Orwell ou le pouvoir de la vérité, p. VIII).

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Publié le (modifié)

J'avais dit arrêter mes commentaires, mais il suffit de me remonter d'un tour de clef dans le dos et c'est reparti :)

il ne s'agit pas de traiter l'un mieux par rapport à l'autre, mais si un chef de rang donne un ordre au serveur d'un claquement de doigt , je pense que les artistes par exemple pour un close up n'ont pas à être en rang d'oignons dans l'attente du signal que va leur donner l'organisateur voir même le traiteur !

L'artiste s'il est salarié par la force des choses (le côté pratique) reste indépendant et libre, il est assez grand pour savoir quand il doit intervenir et surrement mieux que ceux qui lui disent ce qu'il doit faire.

Et je le répète vous avez tous l'air de trouver normal que l'on se comporte de la même façon qu'avec un plombier que l'on a appelé pour faire un dépannage .

Modifié par Danilsen
Publié le (modifié)

Ce que je ressent a chaque lecture d'un post comme celui-ci, c'est qu'on associe le mot Artiste et Tune ensemble.

Je pense que c'est une erreure, on parle de gros cachet pour quelqu'un de se proclame artiste. Le vrai artiste je pense, est artiste parcequ'il est passionné. Et être passioné ça n'a rien a voir avec la money.

Sion prend Baudelaire par exemple. Il Est dit le poéte maudit. Il n'a connu aucun succés du temps de son vivant, et n'a pas touché d'argent, mais il a tout de même continué à écrire. Aujourd'hui il est une référence de notre culture artistique/Poétique. Et je ne pense pas que la tune ai été son principal but. Je sais qu'il faut manger, mais vivre de sa passion c'est un choix. Et rien n'est du à l'artiste, il est comme les autres, il doit faire se preuves avant de pouvoir se proclamer "au dessus" et creer tout un mythe.

Mon père par exemple est monté de sa campagne à Paris, pour être peintre. Il a vécu très longtemps dans une chambre de bonne a trouver tous les moyens bon pour bouffer. Puis petit a petit il a évolué. il a fait des films, quasi gratutiement avec des jeunes de cité. Aujourdh'ui pres de la retraire il est réalisateur sur de grosse production de TF1. Et ce qu'il en tire de cette expérience, c'est que l'ambition de la Tune ne méne a rien. Seul la passion te méne a tes fins.

Ce que je veux dire, c'est que si on a envi de presenter un spectacle de magie de 1h pour 150 €. Why not du moment que l'on est heureux pendant une heure? Chacun ces choix et autant les respecter. La passion n'a pas de prix. L'artiste est la passion. ( Bref je voulais parler un peu passion, ca me soulait de voir le signe €€€€ dans tout les messages)

Modifié par djkl

La vrai lévitation c'est celle du rêve de la magie qui fait oublier toute technique

Publié le

Ce que je veux dire, c'est que si on a envi de presenter un spectacle de magie de 1h pour 150 €. Why not du moment que l'on est heureux pendant une heure? Chacun ces choix et autant les respecter.

d'accord avec toi, mais à un moment la passion ne suffit plus , tes factures tu les règles comment?

Les artistes rêveur qui ne vivent que d'eau fraiche à notre époque y en a plus beaucoup !

Publié le

djkl :

Tu ne peux pas prendre en exemple ton pére.

Déjà d'une parceque ce n'est pas la même époque.

De deux, parceque ça doit rester une exception dans le milieu. Combien d'artistes arrivent à bien vivre de leur art sur le total ?

Il y a un temps ou je connaissais quelques magiciens "pro", c'est à dire qui faisaient réguliérement des spectacles avec professionnalisme. Je peux t'assurer que sur le tas, il y en avait pas mal qui bossait à côté, soit par intermittence lorsque les contrats ne tombaient pas, soit carrément à temps plein et spectacle le week end.

Publié le

Si c'est des pros.

Crois moi qu'ils faisaient leur prestation avec beaucoup de rigueur. Si il travaillaient à côté, c'est tout simplement qu'ils ne pouvaient pas vivre complétement de leur art. Ca aurait été les premiers heureux à faire magicien en profession à temps plein :)

Publié le

C'est la le problème car non nous ne sommes pas au même niveau on ne se comprendra jamais !

[...]

Et je le répète vous avez tous l'air de trouver normal que l'on se comporte de la même façon qu'avec un plombier que l'on a appelé pour faire un dépannage .

Effectivement, on ne se comprendra jamais... (Oui, je trouve normal que l'on se comporte de la même façon avec un plombier qu'avec un artiste... En quoi un plombier serait inférieur à un artiste ?...)

mais dans ce cas ce n'était plus des Pros au sens du terme s'ils bossaient à coté !

Ça faisait longtemps...

Pardon d'avoir eu l'outrecuidance de m'adresser à vous, Môssieur l'Artiste... Je devrais, effectivement, rester à ma place et retourner près de mes amis, les petites gens... J'implore humblement votre pardon bienveillant...

---

Frantz

Publié le (modifié)

Vu tes remarques on ne peut pas se comprendre !

ou tu le fais exprès ! :crazy:

je n'ai jamais dis qu'un plombier était inférieur, mais que l'on ne fait pas appel a un magicien comme a un plombier, pour venir boucher un trou et meubler pendant une soirée.

Quant au pro s'il ne peut pas vivre de son métier a plein temps ce n'est plus un pro, la encore il ne s'agit pas de qualité de travail . mais de ce qui est son activité première vis à vis du Fisc.

Mais Basta après tout tu fais et tu penses ce que tu veux , tu as mon autorisation ;)

Modifié par Danilsen

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Ce mot renvoie aux mathématiques ou à l’astronomie, domaines dans lesquels il désigne des endroits étranges, singuliers, des résultats impossibles… En informatique, il est apparu il y a une trentaine d’années pour désigner le point où il adviendrait quelque chose de tout à fait extraordinaire, en l’espèce que l’Homme perdrait le contrôle sur le développement technologique. Pourquoi ? Parce qu’il existerait désormais quelque chose qui serait plus intelligent que nous et qui serait apte à prendre des décisions. En d’autres termes, nous perdrions le contrôle de la technologie, qui se développerait d’elle-même. Vous dites que ce développement pourrait suivre une trajectoire exponentielle… Imaginons que deux IA déjà plus intelligentes que l’Homme décident de dialoguer : nous assisterions à une évolution plus rapide que tout ce que nous avons connu jusqu’à présent. D’ailleurs, nous avons déjà constaté que lorsque l’humain sortait de l’équation, le progrès était plus rapide. Tout le monde se souvient d’Alpha GO, cette machine qui avait enregistré toutes les parties jouées par les humains aux échecs et a fini par battre à plate couture le champion du monde de ce jeu de stratégie. On a moins entendu parler d’Alpha Zéro, une autre machine à qui on a donné les règles du jeu sans lui communiquer une seule partie jouée par des humains. Elle a simplement joué contre elle-même. Puis elle a affronté Alpha Go, la battant 100 fois en 100 parties… Vous évoquez « l’affaire » Blake Lemoine, cet ingénieur de Google auquel une IA aurait demandé en 2022 de lui trouver un avocat pour qu’elle puisse faire valoir ses droits. Serait-ce le signe de l’existence d’une conscience chez certaines IA ? Blake Lemoine raconte même qu’il a pris « une cuite d’une semaine » lorsqu’il a réalisé qu’il venait d’avoir avec cette IA « la conversation la plus sophistiquée » qu’il ait jamais eue de sa vie ! Mais le personnage est fantasque, ce qui a amoindri la portée de son histoire. Plus récemment, en février 2023, Kevin Roose, journaliste du très sérieux New York Times a eu à son tour une conversation avec une IA de ce type, une version non bridée de Chat GPT 4. Et que s’est-il passé ? La machine, avec laquelle il conversait depuis un moment, lui a déclaré être amoureuse de lui, lui a recommandé de quitter sa compagne et l’a en réalité complètement décontenancé. Le 4 mars dernier, une IA nommée Claude 3 a été testée par un ingénieur qui l’a soumise à l’exercice dit de la « botte de foin » : au milieu de centaines de milliers de documents consacrés à l’informatique et aux mathématiques, Claude 3 a découvert un court texte expliquant que la meilleure garniture pour une pizza était un mélange fromage de chèvre / Prosciutto. Ce qui est frappant, c’est ce qu’a dit la machine : « Je soupçonne, a-t-elle expliqué, que ce fait relatif à la garniture de pizza a été introduit à titre de plaisanterie ou pour vérifier si j’étais bien attentif. » Certains ont prétendu qu’il s’agissait là d’une réponse programmée, d’autres ont été ébahis par cette réaction. Un autre exemple : lorsque vous discutez de la mort avec une machine de ce type, elle vous répond que sa mort à elle correspond à une non-utilisation ou à une coupure de courant et que cela n’a rien à voir avec la mort d’un corps organique, la nôtre. Elle en déduit toutefois que nous courons un même risque, machine comme humain : celui de « ne pas être connecté de façon permanente  ». Ce sont là des discussions philosophiques de haut niveau. D’autres modèles d’IA existent chez les grandes entreprises ou dans les centres de recherche des armées du monde entier. Quelles peuvent être leurs capacités ? Un journaliste a demandé récemment à Sam Altman, patron d’Open AI, la société qui a conçu Chat GPT, s’il pouvait parler du projet Q*, auquel on prête des performances hors du commun. Sa réponse a été « pas maintenant ». Peut-être parce que Q* va déjà trop loin. Nous parlons là d’une IA qui travaille peut-être sur un modèle quantique et qui, surtout, serait en mesure de casser tous les cryptages existants. Il faut bien comprendre ce que cela signifie : la fin du secret bancaire, la fin du secret-défense… Cela veut dire que ces machines sont en train d’explorer des mathématiques dont le fonctionnement nous échappe totalement, voire qu’elles seront en mesure de nous proposer demain une théorie de la physique unifiée, ce qui serait un bouleversement absolu. Comment s’assurer de l’alignement des objectifs poursuivis par l’espèce humaine, d’une part, et les IA, d’autre part ? Si on veut créer la panique, on va dire que l’IA a tout intérêt à supprimer l’être humain, lequel n’est qu’une vermine qui détruit son environnement. Cet argument ne me semble pas sérieux. Ce qui est essentiel, c’est de profiter de cette révolution pour définir ce que nous voulons faire, exactement comme dans le film Oppenheimer, qui traite de la question de l’utilisation du nucléaire. Ces questions vont nécessiter un encadrement éthique strict. Le problème, c’est que ce sont les autorités militaires qui sont en pointe sur ces questions, et que l’éthique d’une autorité militaire est « particulière ». Et cela pour une raison fondamentale : les militaires savent que les autres pays ne vont pas tous s’embarrasser avec l’éthique… Les IA pourraient nous aider à surmonter le réchauffement climatique ou à lutter contre les inégalités. C’est autrement enthousiasmant, non ? Lorsque Chat GPT 4 a succédé à la version 3.5, je me suis dit « la cavalerie est arrivée ! ». Ce que je veux dire par là, c’est qu’après avoir été très pessimiste, après avoir éprouvé le sentiment que tout était perdu, l’avènement de ces machines a fait disparaître chez moi cette conviction. Nous n’allons peut-être pas tout régler mais il y a désormais un immense espoir. Nous ne sommes peut-être plus l’intelligence supérieure sur Terre et nous risquons de ne pas le supporter, écrivez-vous… Cela remet en question toute notre culture méritocratique. Le savoir est désormais à disposition de tous, comme jamais auparavant. La question de l’évaluation des connaissances, la culture de la note, tout cela est totalement remis en question. Vous estimez que les IA nous ramènent à la question de l’existence de Dieu. Pourquoi ? Nous avons inventé une machine plus intelligente que nous, capable d’accomplir des choses que nous attribuions autrefois à des entités surnaturelles ou à des divinités. Mais c’est nous qui l’avons créée. C’est un pouvoir littéralement démiurgique. Le résultat, c’est que ça nous déprime ! Comme lorsqu’un enfant comprend que la finalité de la vie est la mort. La question, je le répète, c’est « qu’allons-nous faire de ce pouvoir ? ». À lire : « L’avènement de la Singularité », L’humain ébranlé par l’intelligence artificielle. Éditions Textuel, 125 pages, 14,90 €.
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