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Le soleil est effectivement un très bon allié.

Dans une vie antérieure quand j'étais libraire je me souviens avoir retiré d'une vitrine à la fin de l'été des livres poches qui semblaient avoir 50 ans ! Ils étaient en vitrine depuis seulement 2 mois. Si en plus, c'était le cas, vous les posez sur un papier genre alu... je vous dis pas le four solaire !..

Utile aussi pour afadir des tissus foncés.

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ou alors tu peu attendre une centaine d'année avant de faire ta routine et le tour est joué !!

jonathan

Publié le

La suggestion de jojo n'est pas si bête...

Evidemment, tu ne vas pas attendre 100 ans que ton papier devienne antique mais... et si tu te procurais des vieux papiers : lettres, documents officiels, journaux, etc. sont en vente sur eBay et compagnie pour une poignée de chiques (vous me direz : ça dépend du cours de la chique [Clin d'oeil] )

Alx

  • Haha 1

L'important, c'est que ça valide !

Publié le

Effectivement il est avant tout question de choix. Soit on veut réaliser un tour de magie sur le thème du fantastique ou de l'étrange, et on obtiendra dans le meilleur des cas... un tour de magie sur le thème du fantastique ou de l'étrange !

Soit on veut aboutir à de la réelle "bizarre magick", qui fait appel a un travail successif de documentaliste, de scénariste, de conteur, de comédien, et d'illusionniste. La démarche et le résultat (encore dans le meilleur des cas) sont très, très différents.

Pour ceux qui aspirent à la seconde catégorie, la première chose qui semble évidente à faire n'est pas de savoir quel effet et quelle technique magiques utiliser, mais de se documenter très sérieusement sur le sujet traité.

A ce titre, je me permets en tant qu'amoureux de la Lettre, de relever l'usage abusif du mot "parchemin", s'agissant de vieux papiers. J'ai étudié et pratiqué la calligraphie de façon très poussée, et il me parait indispensable de savoir de quoi on parle lorsqu'on veut produire un document crédible.

- un parchemin est exclusivement une peau d'animal (mouton ou chèvre) traitée spécialement pour l'écriture, et quelquefois la reliure. Son aspect légèrement nervuré et sa texture "huilée" sont très identifiables au premier coup d'oeil. Au toucher, sa raideur et la différence de texture d'une face par rapport à l'autre sont caractéristiques. C'est un matériau très solide (imaginez un cuir aussi fin qu'un bristol) pratiquement indéchirable à la main s'il est bien confectionné et en bon état. Allez donc dans un musée voir a quoi ça ressemble (pour les parisiens, le musée de Cluny est incontournable). On peut trouver une "peau" en parchemin chez certains rares fournisseurs d'arts graphiques. Ces peaux sont fabriquées artisanalement et une par une. Comptez entre 45 et 60 euros minimum. Toutes les encres ne conviennent pas. Il faut donc faire des essais.

- Le vélin est à peu près la même chose, sauf qu'il est fabriqué à partir d'une peau de veau, et surtout qu'il est beaucoup plus résistant, ce qui explique qu'il a souvent été préféré pour les travaux de reliure. il est également plus cher (env. 70 euros la peau)

- enfin, un vieux papier est... un vieux papier ! Encore faut-il distinguer ses caractéristiques qui varient énormément suivant les périodes. Je reconnais qu'il sera extrèmement ardu de trouver un papier vierge ayant à peu près la même composition/aspect que celui de l'époque choisie. Mais il subsiste encore quelques rares artisans papetiers amoureux de leur travail. "Cherche, et tu trouveras" dit la parabole ! Le viellissement à été largement abordé et chacun trouvera son bonheur dans les messages précédents. Il faut juste prendre garde de ne pas trop forcer la note. Un document authentique, même très ancien n'est pas forcément très jauni ou très taché, suivant comment il a été conservé. C'est "l'histoire" de ce document qui doit guider le degré de vieillissement.

Les deux premiers supports (parchemin et vélin) ont une surface très glissante et les erreurs sont difficilement corrigeables. Au prix du centimètre carré, il vaut donc mieux déjà bien maîtriser le travail calligraphique ou le confier à un professionnel.

Pour ce qui est de la crédibilité de tels documents, il faut savoir que ces supports ont plus ou moins cessé d'être utilisés pour les livres à l'époque de la Réforme, pour être progressivement remplacés par le papier. L'imprimerie s'est largement développée, le nombre de moines copistes et enlumineurs a peu à peu décliné, et seuls quelques documents d'importance ont continué d'être calligraphiés sur ces surfaces. Aujourd'hui, seul un calligraphe chevronné parviendra à les utiliser pour une commande de prestige par exemple.

Il est a noter qu'une documentation approfondie sur la calligraphie n'est pas un luxe dans l'optique de la réalisation d'un "faux" : un parchemin prétenduement du 11ème siècle en écriture de Chancellerie n'a aucune chance d'être crédible. Les Gothiques (il y en a des dizaines suivant les époques) ne sont pas forcément le meilleur choix. L'Onciale est plus lisible et plus facile à réaliser. Enfin, des styles d'écriture étaient typiquement utilisés dans certaines régions. Par exemple, la Minuscule Insulaire a plus de chances qu'une autre de figurer sur un document Anglo-Saxon du 9ème siècle. Encore une fois, le tout est d'être cohérent dans ses choix, d'aimer le travail bien fait, et de se donner les moyens d'y parvenir.

  • J'aime 1
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Heu ... Serieusement, vous avez quoi comme publique ?

Parce que je suis pas sur qu'un spectateur lambda (bon d'accord pour apprecier la bizarrrrre MaGick il ne faut plus etre lambda) puisse faire la difference entre un velin et un parchemin, entre une ecriture Gotique ou Onciale... Et, supreme anachronisme, la Minuscule Insulaire qui ne serait pas sur un document Anglo-Saxon du 9ème siècle.

Aprés, on a le droit d'aimer les choses bien faite, et d'etre extremiste dans ses preparations, au contraire, je trouve cela meme trés bien... Mais on pousse pas le bouchon un peu trop loin la ?

Un bonne vieille tache de café sur une feuille clairefontaine avec des dessins bizarrrre dessus, et votre papier passera pour une relique auprés de 80% des gens presque normaux... (Heu... c'est une blague [Tirer la langue] taper pas [Clin d'oeil] )

Mais c'est vrais, vive le beau et vieux papier...

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Citation:

Mais on pousse pas le bouchon un peu trop loin la ? .../... votre papier passera pour une relique auprés de 80% des gens presque normaux..


hé non Screech... Il faut bien comprendre que dans ce genre de routine, les documents , l'histoire et les accessoires sont les éléments principaux de l'illusion. Ne pas y consacrer toute son attention pourrait se comparer en magie traditionnelle à utiliser une boite miroir et ne pas y nettoyer les traces de doigts. Et puis se dire : "Seuls les gens du premier rang verront. C'est pas grave."

Pour reprendre l'exemple d'un document vieilli, c'est vrai que je suis assez perfectionniste car je suis passionné de calligraphie et de typographie. Et je suis d'accord que la plupart des gens ne verront pas la différence (99% d'entre eux). Mais pour moi, les 1% qui restent me gênent énormément.

Je vais vous raconter une anecdote : lorsque j'ai commencé à pratiquer la magie bizarre j'ai écrit une histoire dont l'effet magique était un "acid test". J'utilisais alors la version du commerce dénommée "acid monte" et vendue par L. Fieldler. Je l'ai présenté des dizaines de fois sans problèmes, mais un jour, en public, je suis tombé sur un type calé en chimie qui ne s'est pas gêné pour dire à haute voix qu'en aucun cas un acide provoquerait une telle réaction.

Après avoir raconté toute l'histoire et monté la sauce pendant plusieurs minutes, c'était un gros flop et l'ensemble des participants est reparti persuadé d'avoir vu "un magicien de plus". Quand à moi, je peux vous dire que j'étais mal dans mes baskets et je me suis promis de ne plus présenter cet effet tant que TOUT ne serait pas verouillé coté crédibilité.

résultat : j'ai mis près d'un an pour trouver ma propre routine d'acid test, et je peux vous dire que je mets AU DEFI n'importe quel chimiste, ou n'importe quel type calé en histoire, de démontrer que ce que je dis ou fais est faux.

Je l'ai déjà dit : c'est une question de choix. Pour un tour de magie à thème fantastique, le vague canson trempé dans le café suffit amplement. La magie bizarre, si on veut bien la pratiquer, ne souffre pas d'a peu-près, même si vous en doutez. Moi je parle d'un genre de magie que je connais, et que je pratique en public depuis quelques années déjà. Regardez de plus près le boulot de Chelman et vous vous rendrez compte que la médiocrité n'a pas sa place.

Publié le

Exact : le principe même de l'illusionnisme fantastique réside dans la crédibilité !

Quand vous préparez votre routine, vous ne savez pas à qui vous la présenterez... et s'il y avait un expert dans l'assistance ? (je vous garantis qu'il n'y a pas qu'Othello pour relever ce genre d'anachronismes !)

Dans une routine fantastique, les effets magiques proprement dits peuvent la plupart du temps être assez faibles (je veux dire que si présentiez la même chose en close-up, vous n'auriez sans doute qu'un impact très modéré). Peu importe : le ressenti du public est énorme parce que l'histoire que vous racontez est crédible (et campe l'ambiance propice), et parce que les objets qui lui servent de supports sont (ou paraissent) authentiques.

Si aucun de vos spectateurs n'est en mesure de dire "ceci est un faux !", c'est gagné !

Et s'ils n'y connaissent rien, cela ne les empêchera peut-être pas de vous demander "Pourquoi l'encre est-elle partiellement effacée sur ce document et pas sur l'autre ?". Et là, si vous avez une réponse vérifiable, vous créerez un vrai doute dans leur esprit (certains magiciens, qui se sont interrogés sur leur métier, appellent ça la "supension d'incrédulité" [Clin d'oeil] )

Alx

[ 23. Juin 2003, 14:56: Message édité par : Alx ]

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    • il te faut MECANO Brillant Métaux LOUIS XIII Laine d'acier Louis XIII Avel Numéro 0000  tu devrais avoir un tres bon resultat si vraiment ta pièce a de la valeur, et que tu veux etre tranquille, trouve un bijoutier "a l'ancienne" ( un VRAI artisan bijoutier) ils ont les produits professionnel ...
    • @Hugues PROTAT nous a partagé ce texte  Un personnage hors norme : Juan Tamariz, le magicien qui a transformé la cartomagie en un phénomène populaire. Sa fille Ana TAMARIZ a confirmé le décès de l'illusionniste à Madrid. Champion du monde de cartomagie, l'artiste a marqué plusieurs générations avec ses apparitions à la télévision et son travail en tant que maître des magiciens. Juan TAMARIZ, l'une des figures les plus reconnues de la magie espagnole et référence internationale de la cartomagie, est mort ce mardi à 83 ans à l'hôpital clinique San Carlos de Madrid, selon les informations d'El País. Sa fille, Ana TAMARIZ, a confirmé le décès via les réseaux sociaux. « Avec une immense tristesse, aujourd'hui je fais mes adieux à mon père Juan TAMARIZ, une personne incroyable, très aimée et admirée de tous », a-t-elle écrit, selon ce que rapporte RTVE. Avec son chapeau haut-de-forme, sa chevelure ébouriffée, son violon imaginaire et l'incontournable « ¡Chan, tatachán! », Tamariz a transformé l'illusionnisme en un spectacle populaire pour des millions de spectateurs. Mais derrière ce personnage apparemment improvisé se cachait aussi l'un des plus grands érudits de la magie contemporaine. D'une boîte de magie au championnat mondial de cartomagie Juan Manuel TAMARIZ-MARTEL NEGRÓN est né à Madrid en 1942. Son intérêt pour l'illusionnisme a commencé lorsqu'il n'avait que quatre ans, après avoir assisté à la prestation d'un magicien. Peu après, il a demandé une boîte de jeux de magie et a commencé à pratiquer avec sa famille et ses amis. À douze ans, il a découvert les livres de l'illusionniste Wenceslao CIURÓ, qui lui ont permis de plonger dans la technique et dans les mécanismes psychologiques qui interviennent dans un spectacle. Comme il l'a expliqué dans une interview publiée par la mairie de Madrid, ces lectures ont été décisives pour comprendre que la magie ne consistait pas uniquement à exécuter un tour. Sa précocité lui a ouvert les portes de la Société Espagnole d'Illusionnisme avant d'atteindre l'âge minimum requis : il a été admis à 18 ans, deux ans avant la limite établie, après avoir convaincu les responsables de l'institution de ses capacités. TAMARIZ a étudié les sciences physiques et s'est également intéressé au cinéma, deux domaines qui ont influencé sa manière de concevoir la construction d'un spectacle. Cependant, il a fini par se consacrer entièrement à l'illusionnisme. En 1972, il a obtenu le Grand Prix du Congrès National de Magie. Un an plus tard, il a reçu la reconnaissance qui a définitivement propulsé sa carrière internationale : le Prix mondial de cartomagie, obtenu lors du Congrès mondial de magie de la FISM qui s'est tenu à Paris. Le profil publié par le gouvernement espagnol souligne qu'à partir de ce moment, il a présenté ses spectacles dans des villes comme Chicago, Tokyo, Paris, Londres, Bogota, Le Caire, New York et Santiago du Chili. Le magicien qui est entré dans tous les foyers Bien que son prestige professionnel ait grandi lors des congrès internationaux, c'est la télévision qui a transformé Juan TAMARIZ en un personnage familial pour plusieurs générations d'Espagnols. Les archives de la RTVE conservent le programme pilote de Tiempo de magia, produit en 1975, dans lequel il partageait l'écran avec Julio CARABIAS. Cette participation anticipait une relation avec le petit écran qui allait se prolonger pendant des décennies. Son passage par Un, dos, tres... responda otra vez a démultiplié sa popularité. Ensuite, d'autres émissions comme Por arte de magia, Magia Potagia, Chantatachán et le programme pour enfants El recreo sont arrivées. Face à l'image traditionnelle du magicien solennel, Tamariz a construit un personnage proche, débordant d'énergie et apparemment chaotique. Ses blagues, sa conversation constante avec le public et sa manière de célébrer chaque numéro sont devenues une partie indissociable du spectacle. Cependant, cette mise en scène cachait une préparation minutieuse et une connaissance approfondie de la gestion de l'attention (misdirection). La capacité de diriger le regard, d'anticiper les soupçons du spectateur et de maintenir la surprise expliquait une grande partie de l'admiration qu'il suscitait parmi ses pairs. Livres, enseignement et une école dirigée par sa fille La contribution de Tamariz à la magie allait bien au-delà de ses apparitions télévisées. Tout au long de sa carrière, il a publié des livres majeurs consacrés à la technique, à la théorie et à la présentation de l'illusionnisme. Parmi ses œuvres figurent La Vía Mágica, Los Cinco Puntos Mágicos, Sonata et Sinfonía en Mnemónica Mayor, des références incontournables de la littérature magique. Ses travaux ont abordé des questions telles que la relation entre le magicien et le public, la construction narrative des tours et l'utilisation de la mémoire et de la psychologie en cartomagie. Cette combinaison de réflexion théorique et de sens du spectacle a contribué à consolider son prestige à l'international. Une partie de son héritage se perpétue à travers la Grande École de Magie Ana Tamariz, dirigée par sa fille. Tamariz a lui-même conçu les programmes pédagogiques du centre, pensés pour transmettre sa vision de l'illusionnisme aux nouvelles générations. L'école a compté parmi ses intervenants et élèves des magiciens comme Jorge BLASS, Anthony BLAKE, Miguel GÓMEZ et Rafael BENATAR. Son programme combine l'apprentissage des tours et des techniques avec des cours d'histoire de la magie, de théorie et de psychologie du spectacle. Médaille d'Or des Beaux-Arts et reconnaissance de Madrid La reconnaissance de la carrière de Juan TAMARIZ est également venue des institutions. En 2011, il a reçu la Médaille d'or du mérite des beaux-arts, accordée par décret royal. Auparavant, en 2009, il avait obtenu le Prix honorifique de théorie et philosophie du Congrès mondial de magie (FISM) de Pékin, une distinction récompensant son travail de chercheur et de rénovateur de l'art magique. En 2019, sa ville natale lui a également décerné la Médaille d'or de Madrid. La mairie de la capitale a alors souligné sa contribution à la diffusion internationale de la magie et sa capacité à combiner créativité, humour et rigueur.
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