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Bonjour,

 

Imaginons :

 - Magie : changement entre une situation initiale et une situation finale (cf Ascanio ?).

 - Technique : contrôle de l'attention (cf nos Maîtres).

 - Artiste : artisan de son imaginaire (définition très perso 😉).

 

A mon avis, tout changement de situation est un conflit. Un affront à notre intellect que nous cherchons à résoudre.

Ma technique pour gérer mon attention est le lâcher prise. Ce ne fut pas une mince affaire de trouver le chemin, et il est évidement sans fin. Comme une longue vue que l'on tient du mauvais côté, il a fallu passer un cap intellectuel pour aller plus loin émotionnellement.

 

Mon approche est créer une émotion que le public transformera en expérience personnelle.

Depuis un moment, je teste le trou noir d'Alexander de Cova et Limelight de Mark Elsdon pour confronter mon public au trucage que j'utilise.

Je sais que j'ai besoin de tricher pour initier le schmilblick, et je ne veux pas leurs cacher (un peu comme parler des peurs en hypnose avec un pre talk).

Le but est de résoudre le conflit intellectuel qui est la frustration de l'incompréhension pour les aider à lâcher prise sur la suite.

 

Avez-vous déjà croisé ce chemin ?

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Publié le

Ton chemin est un peu obscure, je ne sais pas si j'ai tout capté...

Mais:

Le 28/02/2020 à 18:32, César CHALRET (16 art) a dit :

Je sais que j'ai besoin de tricher pour initier le schmilblick, et je ne veux pas leurs cacher (un peu comme parler des peurs en hypnose avec un pre talk).

Tu veux dire que tu laisse voir aux spectateurs une partie du secret?

Ou que tu leur dit que tu vas tricher, sans leur montrer où et comment?

Dans le premier cas, il y a effectivement debinage et affaiblissement ( voire disparition) de la magie.

Le 28/02/2020 à 18:32, César CHALRET (16 art) a dit :

Le but est de résoudre le conflit intellectuel qui est la frustration de l'incompréhension pour les aider à lâcher prise sur la suite.

La magie est un art où l'on doit gèrer la frustration, et non la diminuer...

La magie est justement là pour créer du conflit entre l'intellect, le bon sens, et ce que l'on perçoit de l'effet magique.

Tu peux rendre la frustration et le conflit intéressant, par l'humour, par l'éclairage que cela apporte au spectateur sur son propre fonctionnement, ou simplement par la surprise.

Mais vouloir réduire l'émotion magique, c'est ballot...

On peut bien sûr minimiser un effet, mais c'est en général pour le rendre plus crédible, donc plus acceptable, donc finalement plus fort pour le spectateur.

Mais il ne faut pas toucher à la nature même de la magie, hors le debinage s'attaque à l'existence même du mystère.

Le genre 'j'explique un truc simple, puis je fais un truc que le public ne capte pas', c'est à mon sens un très mauvais calcul.

Je le sais, car j'ai fonctionné comme ça, il y a longtemps, avant de me poser les bonnes questions sur la nature de la magie, son mode de fonctionnement et ma place dans tous ça...

 

Le 28/02/2020 à 18:32, César CHALRET (16 art) a dit :

Magie : changement entre une situation initiale et une situation finale (cf Ascanio ?).

Je vois pour ma part 3 choses:

-Une situation initiale, acceptée et comprise par le spectateur.

-Une action magique sur cette situation initiale

-Un résultat final différent de ce qu'on pensait obtenir (l'effet lui même)

Ces trois étapes sont la structure de 99% des effets.

Tes autres définitions ne sont pas des plus claires, tu devrais développer... 😀

Gilbus

Quand le magicien montre la lune avec son doigt, le public regarde le doigt...

Publié le (modifié)

Tu peux débiner le crayon mou... stupéfaction générale ! Standing ovation ! 

Il a une nuance entre débiner et apprendre, mais garder les secrets, ça a plus de charme et c'est ce qui fait que la magie fonctionne.

Puis on ne se rend pas compte, du temps qu'il faut pour trouver une idée, la petite chose qui fait que ça fonctionne. 

Ou encore tu peux faire croire que ça fonctionne de telle manière ( inventer une autre manière qui peut fonctionner) , faire croire donc, puis surprendre ! 

Enfin chacun son avis, comme d'habitude. La simplicité c'est toujours le mieux 😉 

 

Modifié par Aleximilio
Publié le (modifié)

Tu entrouvres une boîte de Pandorre. 

Cette question est légitime et donne du sens à ce que l'on propose.

J'ai trouvé à une époque dans un livret de Ben Earl ' This is not a box' des éléments de réponse. Il y décrivait quelques routines plutôt basiques ( ne nous meprenons pas, efficaces mais que chacun peut déjà avoir dans son arsenal) mais les présentations étaient de tout premier choix car il donnait une transparence et une honnêteté au process de la routine. Dans une de mémoire, le culot même d'expliquer le modus operandi avec le vocabulaire magico. Pourtant le rendu était fantastique car le spectateur venait et de vivre une expérience magique, et de restreindre sa faim de savoir. 

Et j'y ai trouvé une bonne dynamique pour non pas répondre complètement à cette question, mais s'approcher un peu. Et c'est déjà PAMAL. 

Pour plus d'info, en MP sans hésitation. 

 

Modifié par Fred Hô
Publié le
Il y a 21 heures, Gilbus a dit :

Tu veux dire que tu laisse voir aux spectateurs une partie du secret?

Ou que tu leur dit que tu vas tricher, sans leur montrer où et comment?

Dans le premier cas, il y a effectivement debinage et affaiblissement ( voire disparition) de la magie.

L'effet de De Cova commence comme ça : "Pour moi, la Magie n'est pas un truc que je vous montre, mais une émotion que vous allez vivre. Je vais faire un tour de Magie à Chantal. Je ne veux pas que vous regardiez ce qui va ce passer, si vous le souhaitez je vous le referez. Je veux que vous regardiez son visage."

A force de refaire le tour au groupe de spectateur, la mécanique de l'effet est comprise. Mais aujourd'hui je pense que c'est bénéfique au moment que je partage avec eux.

 

Il y a 21 heures, Gilbus a dit :

La magie est un art où l'on doit gèrer la frustration, et non la diminuer...

La magie est justement là pour créer du conflit entre l'intellect, le bon sens, et ce que l'on perçoit de l'effet magique.

Tu peux rendre la frustration et le conflit intéressant, par l'humour, par l'éclairage que cela apporte au spectateur sur son propre fonctionnement, ou simplement par la surprise.

Mais vouloir réduire l'émotion magique, c'est ballot...

On peut bien sûr minimiser un effet, mais c'est en général pour le rendre plus crédible, donc plus acceptable, donc finalement plus fort pour le spectateur.

Mais il ne faut pas toucher à la nature même de la magie, hors le debinage s'attaque à l'existence même du mystère.

Le genre 'j'explique un truc simple, puis je fais un truc que le public ne capte pas', c'est à mon sens un très mauvais calcul.

Je le sais, car j'ai fonctionné comme ça, il y a longtemps, avant de me poser les bonnes questions sur la nature de la magie, son mode de fonctionnement et ma place dans tous ça...

Le Chemin vers la Magie est plein de rencontres. Tu me donnes envie de tester autrement maintenant que j'ai mes petites expériences. Mais j'avoue que le ressenti partagé me laisse un gout d'y reviens-y.

 

Il y a 21 heures, Gilbus a dit :

Je vois pour ma part 3 choses:

-Une situation initiale, acceptée et comprise par le spectateur.

-Une action magique sur cette situation initiale

-Un résultat final différent de ce qu'on pensait obtenir (l'effet lui même)

Ces trois étapes sont la structure de 99% des effets.

Tes autres définitions ne sont pas des plus claires, tu devrais développer... 😀

Gilbus

Je profite de votre générosité pour brainstormer sur le forum.

Pour la technique, je pense que le principal est de pouvoir prendre conscience du maximum de paramètres entre le début et la fin de notre partage. Liste non exhaustive : le fond que nous voulons faire passer, la cohérence de la forme choisie, ce que notre langage non verbal dégage, le respect du public, notre texte, l'ouverture à l'improvisation sur une remarque, le contrôle du positionnement de notre matériel, la dynamique...

Pour l'Artiste, c'est mon âme qui parle, le pourquoi personnes n'est jamais d'accord 😉

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    • il te faut MECANO Brillant Métaux LOUIS XIII Laine d'acier Louis XIII Avel Numéro 0000  tu devrais avoir un tres bon resultat
    • @Hugues PROTAT nous a partagé ce texte  Un personnage hors norme : Juan Tamariz, le magicien qui a transformé la cartomagie en un phénomène populaire. Sa fille Ana TAMARIZ a confirmé le décès de l'illusionniste à Madrid. Champion du monde de cartomagie, l'artiste a marqué plusieurs générations avec ses apparitions à la télévision et son travail en tant que maître des magiciens. Juan TAMARIZ, l'une des figures les plus reconnues de la magie espagnole et référence internationale de la cartomagie, est mort ce mardi à 83 ans à l'hôpital clinique San Carlos de Madrid, selon les informations d'El País. Sa fille, Ana TAMARIZ, a confirmé le décès via les réseaux sociaux. « Avec une immense tristesse, aujourd'hui je fais mes adieux à mon père Juan TAMARIZ, une personne incroyable, très aimée et admirée de tous », a-t-elle écrit, selon ce que rapporte RTVE. Avec son chapeau haut-de-forme, sa chevelure ébouriffée, son violon imaginaire et l'incontournable « ¡Chan, tatachán! », Tamariz a transformé l'illusionnisme en un spectacle populaire pour des millions de spectateurs. Mais derrière ce personnage apparemment improvisé se cachait aussi l'un des plus grands érudits de la magie contemporaine. D'une boîte de magie au championnat mondial de cartomagie Juan Manuel TAMARIZ-MARTEL NEGRÓN est né à Madrid en 1942. Son intérêt pour l'illusionnisme a commencé lorsqu'il n'avait que quatre ans, après avoir assisté à la prestation d'un magicien. Peu après, il a demandé une boîte de jeux de magie et a commencé à pratiquer avec sa famille et ses amis. À douze ans, il a découvert les livres de l'illusionniste Wenceslao CIURÓ, qui lui ont permis de plonger dans la technique et dans les mécanismes psychologiques qui interviennent dans un spectacle. Comme il l'a expliqué dans une interview publiée par la mairie de Madrid, ces lectures ont été décisives pour comprendre que la magie ne consistait pas uniquement à exécuter un tour. Sa précocité lui a ouvert les portes de la Société Espagnole d'Illusionnisme avant d'atteindre l'âge minimum requis : il a été admis à 18 ans, deux ans avant la limite établie, après avoir convaincu les responsables de l'institution de ses capacités. TAMARIZ a étudié les sciences physiques et s'est également intéressé au cinéma, deux domaines qui ont influencé sa manière de concevoir la construction d'un spectacle. Cependant, il a fini par se consacrer entièrement à l'illusionnisme. En 1972, il a obtenu le Grand Prix du Congrès National de Magie. Un an plus tard, il a reçu la reconnaissance qui a définitivement propulsé sa carrière internationale : le Prix mondial de cartomagie, obtenu lors du Congrès mondial de magie de la FISM qui s'est tenu à Paris. Le profil publié par le gouvernement espagnol souligne qu'à partir de ce moment, il a présenté ses spectacles dans des villes comme Chicago, Tokyo, Paris, Londres, Bogota, Le Caire, New York et Santiago du Chili. Le magicien qui est entré dans tous les foyers Bien que son prestige professionnel ait grandi lors des congrès internationaux, c'est la télévision qui a transformé Juan TAMARIZ en un personnage familial pour plusieurs générations d'Espagnols. Les archives de la RTVE conservent le programme pilote de Tiempo de magia, produit en 1975, dans lequel il partageait l'écran avec Julio CARABIAS. Cette participation anticipait une relation avec le petit écran qui allait se prolonger pendant des décennies. Son passage par Un, dos, tres... responda otra vez a démultiplié sa popularité. Ensuite, d'autres émissions comme Por arte de magia, Magia Potagia, Chantatachán et le programme pour enfants El recreo sont arrivées. Face à l'image traditionnelle du magicien solennel, Tamariz a construit un personnage proche, débordant d'énergie et apparemment chaotique. Ses blagues, sa conversation constante avec le public et sa manière de célébrer chaque numéro sont devenues une partie indissociable du spectacle. Cependant, cette mise en scène cachait une préparation minutieuse et une connaissance approfondie de la gestion de l'attention (misdirection). La capacité de diriger le regard, d'anticiper les soupçons du spectateur et de maintenir la surprise expliquait une grande partie de l'admiration qu'il suscitait parmi ses pairs. Livres, enseignement et une école dirigée par sa fille La contribution de Tamariz à la magie allait bien au-delà de ses apparitions télévisées. Tout au long de sa carrière, il a publié des livres majeurs consacrés à la technique, à la théorie et à la présentation de l'illusionnisme. Parmi ses œuvres figurent La Vía Mágica, Los Cinco Puntos Mágicos, Sonata et Sinfonía en Mnemónica Mayor, des références incontournables de la littérature magique. Ses travaux ont abordé des questions telles que la relation entre le magicien et le public, la construction narrative des tours et l'utilisation de la mémoire et de la psychologie en cartomagie. Cette combinaison de réflexion théorique et de sens du spectacle a contribué à consolider son prestige à l'international. Une partie de son héritage se perpétue à travers la Grande École de Magie Ana Tamariz, dirigée par sa fille. Tamariz a lui-même conçu les programmes pédagogiques du centre, pensés pour transmettre sa vision de l'illusionnisme aux nouvelles générations. L'école a compté parmi ses intervenants et élèves des magiciens comme Jorge BLASS, Anthony BLAKE, Miguel GÓMEZ et Rafael BENATAR. Son programme combine l'apprentissage des tours et des techniques avec des cours d'histoire de la magie, de théorie et de psychologie du spectacle. Médaille d'Or des Beaux-Arts et reconnaissance de Madrid La reconnaissance de la carrière de Juan TAMARIZ est également venue des institutions. En 2011, il a reçu la Médaille d'or du mérite des beaux-arts, accordée par décret royal. Auparavant, en 2009, il avait obtenu le Prix honorifique de théorie et philosophie du Congrès mondial de magie (FISM) de Pékin, une distinction récompensant son travail de chercheur et de rénovateur de l'art magique. En 2019, sa ville natale lui a également décerné la Médaille d'or de Madrid. La mairie de la capitale a alors souligné sa contribution à la diffusion internationale de la magie et sa capacité à combiner créativité, humour et rigueur.
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