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Publié le
Le 11/4/2017 à 12:31, Gérard Bakner a dit :

Dire qu'il ne connait pas Robert-Houdin (ne pas oublier le trait d'union, sinon votre commentaire accusateur n'est pas crédible ), c'est vite oublier qu'il a fait salle comble (et qu'il a obtenu un énorme succès) à la Maison de la Magie Robert-Houdin de Blois.
Et c'est surtout oublier l'humour dont fait preuve Kamel en associant Robert-Houdin à You Tube.
Mais ça rassure (et donne de faux arguments)  à ceux qui ne l'aiment pas. La vie est ainsi faite...

Capture d’écran 2017-04-11 à 12.25.00.png

Tout à fait d'accord :) . Et pour enfoncer le clou, pour mémoire, Eric Antoine est aujourd'hui considéré comme le magicien préféré des enfants (selon certains magazines grand public). Il faut se rendre à l'évidence, ces deux là ont bien compris quelque chose, non ? Un indice : cela ne concerne pas une technique de saut de coupe underground... :) .

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Publié le (modifié)

Je suis assez d’accord avec woody :

Kamel et Eric Antoine sont de grands magiciens, surtout Eric Antoine.

:)

 

Non, sans rire, comme beaucoup ici, je trouve qu’ils n’ont pas révolutionné la magie comme pourrait le faire un Navarro ou un Saglio.

Mais ils ont trouvés leur public, et rencontrent un franc succès, on peut donc dire qu’ils ont du mérite.

On peut donc chercher à savoir ce qui fait leur succès…

 

Pour ma part, je pense que c’est leur différence.

Ils ont un personnage et une personnalité apparente qui les place de façon décalée avec l’archétype du magicien.

Donc, ils sortent du lot, pas spécifiquement par leur talents d’illusionniste, il y en a beaucoup à avoir un talent similaire (Et beaucoup qui sont moins dans la reprise de numéros conçus par d’autres…).

Mais ils sont hors norme, chacun à leur façon.

Kamel, car l’illusionnisme est à 1000 lieus de l’ambiance rageuse des banlieues, dans l’imaginaire du public, et il en joue à fond, le bougre…

Eric Antoine par son personnage décalé (et construit) qui crie sur le public ou lui dit « Je ne t’aime pas beaucoup »

(À ce sujet : il a totalement raison dans cette petite phrase, elle est d’une telle délicatesse et d’un tel équilibre que c’est sans doute ce que j’ai le plus aimé d’Eric Antoine… Cela fait pour ma part des années que je dis en public que « je n’aime pas les enfants, ils ont pleins de maladies, sentent mauvais et tout ça... non, je n’aime pas les enfants. Déjà que je n’aime pas les gens. Les enfants, c’est comme des gens, mais même pas finis, alors… » Et cela remporte un franc succès. Eric antoine joue un peu sur le même registre, j’aime bien. On ferme la )

Donc, les deux sont dans la transgression.

Je crois que le public aime la transgression, tant qu’elle reste sur une scène.

La transgression dans la vraie vie fait peur, mais sur une scène cela a un effet cathartique.

 

Bon, le mauvais côté, c’est qu’Eric Antoine met le débinage dans les transgressions, et donc débine à tour de bras… c’est ballot.

 

Mais ce que j’en retiendrais quand même : mettre au point un personnage hors du commun, avec une personnalité décalée, permet de séduire un large public.

Certains jouent au niveau du costume (Piff the Magic dragon …) d’autres, comme ici, principalement sur une personnalité et une façon d’être hors normes…

En fait, ils reprennent la formule de Garcimor, qui incarnait un magicien pitoyable et attendrissant, qu’on avait envie d’aimer, à une époque où les magiciens prenaient de grands airs pour faire apparaitre des cartes sur scène…

 

Beaucoup de magiciens font dans le classe, le soft, le tranquille…

Et ne laissent pas un souvenir inoubliable.

Alors que quand Tamariz devient hystérique en découvrant une carte, tout le monde s’en souvient…

Je ne dis pas que c’est une règle à suivre, et on peut faire de très bon spectacle avec un personnage feutré et non exubérant : il n’y a qu’à voir Bebel ou Wild.

Mais il faut alors beaucoup, énormément de talent en magie, pour laisser un souvenir à la mesure de quelqu’un qui va marquer l’esprit par son personnage plus que par sa magie.

 

Tiens, cela me rappelle une dernière chose (après, je vous laisse tranquilles…) :

Dans les animations médiévales, on a toute sorte de talents :

Certains se battent à l’épée de façon spectaculaires, d’autres font du théâtre de façon désopilante, il y en a même qui font les bateleurs et des tours avec des grelots…

Tous ont du matériel, des costumes réfléchis, certifiés historiques et sourcés par des documents d’époques.

Bref, tout le monde se donne beaucoup de mal…

Ma fille, elle, a des rats vivants.

Ils ne font rien, à part être des rats.

Ils ne savent pas de tours, et ne pensent qu’à dormir et manger.

Ils ne sont même pas en costume d’époque : le moyen âge a connu des rats noirs, là, ils sont gris.

Ils ne font aucun effort.

Mais quand ma fille sort ses rats à coté de n’importe quelle autre animation, devinez ou se forme l’attroupement.

 

Les gens qui ont bossés leurs disciplines de bretteurs, de bateleurs, d’acteurs, peuvent aller se rhabiller : les rats ont la vedette.

 

Tout simplement car ils sortent plus du lot que des gens en beaux costumes qui font des choses talentueuses.

 

Ce qui montre bien que ce n’est pas toujours ce que l’on fait qui apporte le succès, mais la façon dont on le fait.

Je songe d’ailleurs à devenir rat moi-même…

 

Gilbus

Modifié par Gilbus
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Quand le magicien montre la lune avec son doigt, le public regarde le doigt...

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    • Enfant, j’avais été fasciné par un cadran solaire ornant la façade d’une vieille maison. Sous celui-ci était gravée une locution latine : « Vulnerant omnes, ultima necat. » « Toutes les heures blessent, la dernière tue. » J’avais été profondément marqué par cette évocation du temps qui passe et par la force de sa symbolique. Le cadran solaire suggérait l’alternance du jour et de la nuit ; la citation rappelait, quant à elle, que chaque heure nous rapproche inexorablement de la dernière. Je me suis longtemps dit que cette image pourrait devenir le point de départ d’une routine. C’est ainsi qu’est née La Prophétie des Trois Âges, une Capsule Narrative dont l’univers visuel s’inspire de la Renaissance, de l’astrologie et des anciens arts divinatoires. Dans un premier temps, le témoin choisit librement des cartes représentant la Lune et le Soleil, puis les répartit entre les trois âges de son existence : le Passé, le Présent et l’Avenir. Pourtant, lorsque les cartes des Âges sont retournées, on découvre qu’elles indiquaient à l’avance le nombre exact de lunes et de soleils composant chacun des trois ensembles. Dans un deuxième temps, les trois cartes, Passé, Présent et Avenir, sont utilisées pour une expérience autour du libre arbitre. Le témoin effectue plusieurs choix en toute liberté. Cependant, une prophétie inscrite depuis le commencement sur l’étui révèle que chacune de ses décisions avait déjà été annoncée. Enfin, la Capsule peut s’achever par un troisième effet : parmi les trois Âges, le témoin en choisit secrètement un. Sans qu’aucune question ne lui soit posée, l’Évocateur parvient à découvrir celui auquel il pense. Pour donner corps à cet univers, un ancien étui à lunettes a été transformé et décoré comme un artefact venu d’un autre temps. Les cartes, spécialement créées pour cette Capsule, mêlent l’esthétique de la Renaissance aux symboles de l’astrologie et de la voyance. Pour encore plus d'immersion un vrai cadran solaire style pierre va être intégré sur l'étui et une tablette dans le même style pour la prophétie. Démonstration en apéro magique à venir.  Le temps ne s’écoule peut-être pas comme nous l’imaginons. Le Passé demeure gravé, le Présent nous appartient encore… mais l’Avenir, lui, repose dans l’ombre. Trois âges, trois choix, une seule prophétie. Et dans l’étui, depuis le commencement, attend déjà ce qui n’a pas encore eu lieu. Depuis toujours, les hommes regardent le ciel pour tenter de comprendre le Temps. Ils ont suivi la course du Soleil, observé les phases de la Lune et donné des noms aux constellations. Mais certains pensaient que notre existence pouvait se résumer à trois âges : Le Passé, Le Présente, et l’Avenir. Ce qui a été. Ce qui est. Et ce qui n’existe pas encore.  Ils associaient également le passage du Temps à deux astres. Le Soleil appartenait aux heures de lumière : les joies, les réussites, les instants où le chemin semble parfaitement clair. La Lune régnait sur les heures d’ombre : les doutes, les silences… mais aussi le repos et les rêves. Une existence ne serait finalement qu’une succession de Soleils et de Lunes...
    • Oooh !! Il est fun ce pliage ! N'empêche, 10 ans plus tard (yeah, 10 ans bordel...), c'est... le truc qui a le moins "marché" parmi mes sorties... Et pourtant je l'utilise toujours (j'ai toujours 2/3 "flyers" pliés dans mon portefeuille) ! C'était clairement un "échec commercial" comme on dit... MAIS ca reste un truc dont je suis ultra fier, et ca m'a permis d'entrer en contact avec Robert Neale ❤️ 
    • 🤨 : https://www.instagram.com/reel/DcU0aECIZFX/?igsi=MXRwbW4ydWVzaGI4Yw==
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