Aller au contenu

Recommended Posts

Publié le

La qualité est plutôt bien, l effet fonctionne tres bien même. Je ne le ferais pas de tres pres en close up mais pas de soucis en magie de salon.

Si quelqu un a la version originale j aimerais bien voir une photo bien detaillée afin de comparer la qualité de finition.

Pas de pub non magique pour les membres du Cercle VM. Clique ici pour en savoir plus !
Publié le

Pourquoi pas en close up ?

Qu'est-ce qui te gênes justement ?

Publié le
Pourquoi pas en close up ?

Qu'est-ce qui te gênes justement ?

Imagine : le gimmick est fait en un papier uniforme, alors que les billets en euros sont censés avoir une taille différente, ça ne te choque pas ? Aussi, les filigranes sont brillants, ce qui n'est pas le cas sur le gimmick, et puis, en général, un billet est quelque peu froissé, jamais "clean". Le gimmick de Canvas, tu veux en prendre soin, justement parce qu'il coute cher, mais c'est justement le problème. Il fait trop propre, et peut-être que ça peut susciter des questions chez les gens. Même s'ils ne disent rien, ils peuvent être étonné au premier abord de voir tes billets qui ont l'air comme neuf, tellement clean.

Perso, ça fait un moment que j'ai un gimmick du même style que Canvas, fait avec de vrais billets, mais je change un papier blanc en billet, ce qui est différent. En fait, contrairement à ce que dit Alex, on peut créer un gimmick avec des billets de taille différente. Bizarro m'a envoyé personnellement la vidéo (extra) de Bill Breaker, pour expliquer le fonctionnement d'un gimmick version euro exclusivement, mais je suis un peu déçu que c'était ce à quoi j'avais également imaginé (c'est vraiment très simple à imaginer, rien d'extraordinaire, je suis persuadé que quiconque réfléchirait à une version avec des billets de différente taille saura immédiatement comment s'y prendre). Du coup, je ne l'utilise pas. Ce n'est pas que ce n'est pas pratique, c'est juste un peu plus chiant à utiliser et légèrement moins clean... mais surtout, en pesant l'avantage et l'inconvénient d'une telle version de Bill Breaker, comparer à un change du billet du spectateur contre un que j'empalme, façon Currency de Ninh, je préfère m'en tenir à ce dernier. Et puis, j'ai mon propre scénario de change de papier blanc en billets. Puis, je fais toujours un switch pour donner le billet au spectateur (genre, qu'il le garde en main, un moment, pour l'effet suivant que je prépare), ce qui leur laisse l'occasion de l'examiner, sans leur dire ouvertement que je veux qu'ils s'assurent que c'est un vrai. Le problème donc avec Canvas, est que je me vois mal me promener avec un billet de 100 euros. J'ai déjà eu en main des billets de 50 (ce qui est rare, mais tout de même). Mais j'ai jamais tenu en main des billets de 100 euros. Pas facile d'en avoir sous la main. C'est l'une des faiblesses du Canvas. Si à la limite, on pouvait rechanger le billet de 100 en billet de 20, et faire le switch, pourquoi pas, mais le gimmick est fait de sorte qu'il est difficile justement de faire un switch de la sorte. Car pour faire un switch, tu veux plier le billet. Si tu montres le billet de 20, et que tu le plies, tu dévoiles le secret du gimmick. C'est mauvais. Le seul billet qui peut être plié pour faire le change, c'est le billet de 100. D'où mon problème.

Publié le

Alors on réfléchit beaucoup AVANT de faire les effets et c'est très bien, ça permet de peser le pour et le contre de chaque tour.

Maintenant, j'ai fait Canvas en vrai plus d'une centaine de fois et je n'ai JAMAIS eu de remarques.

Faut arrêter de se "branler" le cerveau et de penser à la place des spectateurs, un tour dans le monde réel ferait du bien des fois ;)

Publié le

Ce tour m'attire mais vu le prix. ...Je suis calmé direct mdr

Après il est vrai que le final est sur le bulletin de 100€ et pour donner à l'examen bennnnn faut être riche ;)

Publié le (modifié)
Alors on réfléchit beaucoup AVANT de faire les effets et c'est très bien, ça permet de peser le pour et le contre de chaque tour.

Maintenant, j'ai fait Canvas en vrai plus d'une centaine de fois et je n'ai JAMAIS eu de remarques.

Faut arrêter de se "branler" le cerveau et de penser à la place des spectateurs, un tour dans le monde réel ferait du bien des fois ;)

C'est justement le problème que j'ai avec beaucoup de magiciens. Ils sortent la même formule : personne ne m'a fait de remarque, donc tout va bien.

Je pense que c'est faux. Juste parce qu'ils ne disent rien ne prouve pas qu'ils n'en pensent rien. Juste le fait de pouvoir imaginer que ton billet est spécial fait passer ton tour de magie pour un "puzzle" à leur yeux, mais pas à un "miracle". J'essaie le plus possible de faire passer mes tours pour de véritables miracles. Pas juste un truc "sympa".

J'ai écrit un commentaire similaire sur MC :

https://lc.cx/oF6B

En concluant que les magiciens sont naifs de ne pas comprendre que quand ils parlent de "penser comme un magicien", en vérité, ça souligne simplement un phénomène d'asymétrie d'information. Le magicien comprend ce que le public ne comprend pas, cela n'a rien à voir avec la logique (comme si le magicien possède un logique que le spectateur n'a pas), mais que le magicien connait les méthodes, et le spectateur ne connait pas. Mais là, je parle de quelque chose de différent. Je ne parle pas de d'asymétrie de connaissance, mais de logique. Si par exemple, tu attrapes un billet du spectateur et tu le changes en un autre billet, il sait que puisque son billet est normal, il ne s'est pas "transformé". Tu l'as juste interverti. Les gens savent naturement à quoi s'attendre des performances d'un magicien : il fait disparaitre et apparaitre des choses. Partant de là, ils peuvent imaginer que tu as fait disparaitre leur billet et fait apparaitre le tien dans le même instant. Si tu ne parviens pas à montrer tes deux mains vides, c'est la conclusion "logique" à laquelle ils vont parvenir, même s'ils n'ont pas de preuve que tu as effectué un change. Dans ce cas, ton tour est perçu par eux comme étant un puzzle. Si tu utilises un FP, et qu'ils voient tes mains apparemment vides, ils n'ont plus d'explications possibles, la théorie du change vole en éclat. Là, tu obtiens un miracle.

Souvent, j'ai l'impression que les magiciens souhaitent voir les spectateurs plus bêtes qu'ils ne le sont réellement. Ils savent avoir de l'imagination. Quand je fais des controles de cartes (ou n'importe quel tour, même tour de cartes de table), on me dit parfois que ce que je fais est d'autant plus impressionnant parce que j'ai les manches relevées, pourtant ça n'a rien à voir. Une fois j'ai fait EB de Sanders, et on a soupçonné que les papiers blancs ont disparu dans mes manches, alors que ma manche était extremement serrée. J'ai toujours su que travailler manche longue est un gros désavantage, c'est extremement difficile pour ne pas dire impossible, de détruire les stéréotypes que les gens ont sur les magiciens. Même quand j'étais gosse, alors que je ne savais rien de la magie, et mes parents n'ont plus d'ailleurs, je posais la question à mes parents, sur de possibles explications. Devinez ce qu'ils m'ont dit ? Ils m'ont dit de réfléchir à pourquoi les magiciens ont toujours des vestes longues avec des manches longues ? Les magiciens travaillent toujours avec des manches longues,m'a-t-on dit. Et je m'en souviens toujours. Depuis gosse, j'avais moi aussi toujours ce stéréotype. Bah oui, les stéréotypes, toujours les stéréotypes. Je travaille pour cette raison, jamais en manche longue (mais j'avoue qu'il m'arrive parfois d'oublier de relever mes manches - je n'ai pas toujours ce réflexe).

Ce qui est bien quand je fais de la magie avec des gens que je connais un peu, c'est qu'on n'hésite pas à me dire si quelque chose traverse leur esprit. Si je peux gérer un public qui ne se gêne pas, je serais capable de faire face à toutes les situations.

Lis ceci plutôt, c'est super instructif :

https://lc.cx/oF67

Almost 10 years ago I did a study of various plots in magic to find out their weaknesses or the "obvious" solutions, it was going to be for an article I was writing for Magic Magazine. The idea came to me after watching a magician perform at a wedding. Seeing the people around me go "wow!" And then after he left I heard them almost immediately suss out the bare-bones of the methods. I think this happens MUCH more often than we like to admit.

Now, I didn't want my performance or anyone else's to get in the way of the people's responses, so everyone was given written descriptions of various effects and then asked to suggest at least two methods. The idea was if you know what the spectator's mind immediately goes towards, then you know what aspects of the methodology you need to cover.

100 people from all walks of life came into a rehearsal studio over the course of a weekend and sat around with clipboards for an hour reading about 15 descriptions of effects and wrote in their first guesses for methodologies.

For example, they would read this: "A magician borrows a dollar bill, crumples it into a ball and it begins to float into the air." And they would write in a couple explanations. The number one explanation was some kind of thread. Number two was some air flow keeping the bill aloft. The floating bill was the effect that had the most consistently described methodology. 100% of people offered thread or fishing line or something like that as their first or second guess.

The results were fascinating. For the explanation of a color-changing deck, for instance, more people suggested it was ink that changed color with heat, when I would have thought the "obvious" solution was one deck was switched for another. (Of course neither of those methods are how it's normally done, but the most commonly used methods for a color changing deck are not in a layman's vocabulary.)

After the floating bill, the next trick that had the most consistently given explanation was a Kolossal Killer style of effect, where the spectator thinks of a card and it's found in the magician's portefeuille. Over 90% of the people assumed there was multiple cards in the portefeuille.

Does that mean you can't do KK style effects? No, but your presentation/method need to account for that conclusion which IS a very obvious one for people to jump to. I remembered mentioning some of these results in a post or a message to someone here on the Café I got the response Maddy gave which is essentially, "No! No one ever considers that!" Which was when I realized there was a level of delusion amongst magicians that was very strong. Most of us genuinely DON'T want an accurate depiction of what spectators think about the things we do. Which makes sense given what draws a lot of people to magic in the first place.

You can do the study for yourself, very informally. Ask someone, "If I asked you to name any card you wanted, and then I pulled that card out of my portefeuille, how would you think that was done?" The first response you'll get is, "I have no idea." But after that they'll say, "Maybe you have a lot of cards in your portefeuille?" That does not involve high-level thinking.

C'est exactement ce que j'ai toujours pensé.

Modifié par mh1001
Publié le

Je suis complètement d'accord avec toi pour le public impartial, qui ne laisse rien passer, c'est une très bonne expérience / formation.

Pour reprendre l'exemple que tu fais d'emprunter un billet à un spectateur, je suis d'accord qu'avec Canvas (vu que c'est le sujet), il va falloir réfléchir différemment.

Je présente le billet en parlant du fantasme ancré dans l'esprit des gens que les magiciens peuvent faire apparaître, disparaître de l'argent. On se connecte ici émotionnellement avec le spectateur, c'est une remarque qu'il a soit déjà entendue, ou alors il se l'est déjà faite.

Je marque le fait que j'utilise mon propre argent car cette expérience n'est pas sans risque, il n'y a donc aucune garantie de réussite et je préfère ne pas gaspiller l'argent de mes spectateurs. Je scelle donc dans leur esprit que ce tour ne fonctionnera peut être pas, ce qui, en soit, est super intéressant ! On a, je trouve, une banalisation de l'effet magique à force, et que l'explication qui vient à chaque fois, c'est "il y a un truc". Commencer la routine en disant que l'expérience (et non le tour) sera peut être infructueuse, ça nous permettra aussi de nous débarrasser de toute volonté d'examen à la fin de la routine.

J'effectue donc les changes, et je termine par une phrase du type : "Ce qui est bien quand ça fonctionne, c'est que je peux garder le billet !" tout en le rangeant dans ma poche.

Je pense donc que ce qui est important dans les effets nécessitant du matériel que le magicien introduit, le billet dans Canvas, la présentation s'articule autour de cet objet, tout en justifiant (à plus ou moins haut degré) sa présence.

Je pense, de mon point de vue toujours hein, que beaucoup des points négatifs que tu soulèves pour Canvas ne sont pas fondés :

- Le billet trop propre

C'est le tien, les personnes ne sont pas sensées porter un jugement sur un objet personnel, quand bien même elles auraient elles aussi un billet de la même valeur mais dans un différent état sur eux. Je connais des gens qui font attention à leurs billets, certains qui les plient en 4, d'autres en 8 etc.. Je crois pas vraiment à cette théorie du "trop propre".

- La taille du billet

Ici, on n'a aucune comparaison directe possible. Tu sors TON billet de 20€, il n'y a aucun autre billet en vue et le spectateur ne peut pas apprécier la taille de l'objet, quand il est tenu à bout de doigts et à un mètre des yeux. On vit avec ce type d'objet, personne n'a jamais fait attention à la taille d'un billet de 20€ et n'aura donc aucun moyen de comparaison. De plus, si tu te bases sur les mensurations physiques (genre : "un billet de 20€ fait la taille de ma main"), c'est encore un non problème, tu peux avoir une morphologie et un physique différent de celui de ton public.

- Les filigranes non brillants

Tu peux toujours t'en fabriquer avec du papier aluminium ou en découper dans de vrais billets (même si le problème de taille est toujours présent). Je ne laisse jamais trop longtemps les billets en vue, le spectateur reconnait rapidement la forme, la couleur et l'aspect général de ce que je tiens dans les mains : il sait que c'est un billet de 20€ (enfin, c'est la démarche que MES spectateurs ont majoritairement fait, j'imagine que des casses-pieds peuvent au contraire questionner l'existence même de l'objet que tu tiens, vu que tu l'as sorti de ton portefeuille et que tu ne l'a pas laissé dans leurs mains.

Mais l'article que tu as cité dans ton message est très intéressant et laisse à réfléchir :)

Publié le

Je veux être clair sur quelque chose. Je pense qu'on peut toujours utiliser Canvas, si on l'aime vraiment. Kim Tung me l'a montré de très près, j'ai donc vu la facilité qu'il y a à faire un change, plus "smooth" qu'avec des billets normaux. Ceci étant, il vaut mieux par la suite trouver une porte de sortie, par exemple prendre un billet du spectateur, et essayer de le changer en billet de 100 "tu veux examiner mon billet de 100 ? donne moi un billet, je vais t'en faire un". Ce que je fais parfois, c'est que je sors mon EB (j'en ai plusieurs "versions"). Si le spectateur me tend un billet de 10, je sors le EB version 10 euros, je lui dis que je vais faire mieux, je vais transformer plusieurs billets de 10 en billets de 100 euros, tous en une fois, ce qui est plus visuel. Résultat, je me retrouve avec 5 papiers blancs, je tend l'un d'eux à mon spectateur "désolé, j'ai raté le tour cette fois". Après, si le spectateur me rend le papier blanc, ce qu'il fait en général, ou alors je le récupère, je mets tous ces papiers blancs dans le himber de mon Hwallet, puis je tourne de l'autre côté, et ressors les billets de 10 euros (normaux), et je rend le billet de 10 au spectateur. En pratique, je me trimbale toujours avec Hwallet et Showdown, ce dernier qui possède un séparateur de chaque coté, ce qui me fait l'équivalent de 4 compartiments billets, donc c'est un himber doublé. Le Showdown est une pure merveille.

Publié le

Quand on est en position de 100€ on peut pas revenir sur la position 20€ ?

Car si on y arrive il suffit de faire un change avec un vrai billet de 20€ car j'ai pas la chance d'avoir de vrais billets vert mdr

Rejoins la conversation !

Tu peux publier maintenant et t'enregistrer plus tard. Si tu as un compte, connecte-toi maintenant pour publier avec ton identité.

Invité
Répondre à ce sujet…

×   Vous avez collé du contenu avec mise en forme.   Restaurer la mise en forme

  Only 75 emoji are allowed.

×   Votre lien a été automatiquement intégré.   Afficher plutôt comme un lien

×   Votre contenu précédemment saisis, a été restauré..   Effacer le contenu

×   You cannot paste images directly. Upload or insert images from URL.

  • Pas de pub non magique pour les membres du Cercle VM. Clique ici pour en savoir plus !
  • Messages

    • Pour ceux qui hésitaient encore ou qui veulent avoir un aperçu de l'ambiance et du programme, @Julien LOSA vous a tourné une petite vidéo aux petits oignons. 🍿 Il y détaille de vive voix ce qu'il vous a préparé pour le samedi 26 septembre : les routines, les réflexions, et surtout l'esprit 100 % terrain de cette rencontre chez moi. 👇 Installez-vous confortablement et lancez la vidéo ci-dessous ! Alors, quel effet du programme vous donne le plus envie de venir décortiquer tout ça avec nous ? ⚠️ Pour rappel, le nombre de places chez moi à Paris est très limité pour garder ce format intimiste et pouvoir échanger facilement. Ne tardez pas trop à réserver la vôtre ! 👉 Réserver ma place pour la conférence
    • Disons… poussière d’étoiles à 40 % :   
    • Je vous fais un 3615 raconte ta vie sur ce tour (les quinquas comme moi comprendront l'allusion😉) Je l'ai immédiatement précommandé parce que je trouvais l'objet vraiment sympa et que je suis une fan de paddle. Quand je l'ai reçu, l'idée du scénario s'est imposée assez naturellement : j'allais raconter une histoire de feux tricolores (étonnant, non ?). Bon...ok...Jusque-là, rien de follement original (ne me jetez pas des pierres tout de suite), mais au moins cela avait le mérite de coller très naturellement à ce que voit le spectateur. Je vais vous mettre ma routine un peu plus bas, mais avant cela, j'avais envie de vous raconter la petite galère créative par laquelle je suis passée pour arriver à ce scénario.🤪 Première tentative : les frères ingénieurs Dès le départ, je suis partie sur l'idée d'un conflit autour de la place des couleurs. Ma première histoire racontait donc l'invention du feu tricolore. J'avais imaginé deux frères ingénieurs qui ne parvenaient pas à se mettre d'accord : l'un voulait placer le rouge au milieu, l'autre absolument en haut, etc. Vous voyez le principe : les deux frères se disputaient sur la place respective des couleurs jusqu'à ce que l'un finisse par l'emporter et que l'on obtienne le feu tricolore tel qu'on le connaît aujourd'hui. Bref, je n'étais que moyennement emballée par l'histoire, mais bon...testons en public.  Et là…Je me suis ramassée.😵‍💫 Pas sur le tour lui-même. Les spectateurs trouvaient l'objet sympa, les changements très visuels et le principe du tour leur plaisait. Mais l'histoire ? Pas du tout. Ils la trouvaient confuse (et ils avaient raison, elle était mal écrite) mais surtout terriblement plate et sans grand intérêt (euphémisme). Et avec le recul, je comprends parfaitement pourquoi. En gros, cela donnait : « Lui voulait mettre le rouge ici, mais son frère n'était pas d'accord… » Je secouais la raquette. Hop ! Le rouge changeait de place. « Vous voyez ? Finalement, c'est l'autre frère qui avait raison… » Bref, le degré zéro de la narration. Ce n'était finalement pas une histoire. Je me contentais de décrire ce que les spectateurs voyaient en ajoutant par-dessus l'artifice de deux ingénieurs qui se disputaient. Et surtout, moi-même, je n'étais pas à l'aise en la racontant. Donc : poubelle. Deuxième tentative : la guerre des couleurs J'ai quand même conservé mes deux idées de départ : le feu tricolore et le conflit autour des places. Mais cette fois, j'ai viré les deux frères ingénieurs. Ils n'apportaient rien. J'ai donc personnifié directement les couleurs. Le rouge voulait dominer les autres. On l'avait placé au milieu mais, évidemment, lui estimait que sa place était en haut parce qu'il était le plus fort. L'orange, qu'on avait placé en haut, préférait finalement être au milieu… Là encore, je racontais essentiellement ce qui se passait sous les yeux des spectateurs. Je l'ai quand même testée en public. Petit progrès : cette fois, les spectateurs comprenaient mieux l'histoire. C'était moins confus. Donc j'avais gagné quelque chose. Mais de là à dire que j'avais enthousiasmé les foules…😐 Personne n'est monté sur la table, au mieux des sourires polis avec quelques mots gentils. L'histoire restait très moyenne (là encore euphémisme mais je tiens à préserver mon égo et mon image de marque sur ce forum🙂 ). Donc : poubelle. Retour à la case écriture. Je voulais toujours conserver cette idée de feu tricolore. Je voulais toujours jouer avec cette histoire de places. J'ai essayé plusieurs scénarios, plusieurs angles…et rien, nada, des nèfles, le degré zéro de la créativité 😧. Donc pause dans l'écriture : quand ça veut pas, ça veut pas ! Et puis, cette semaine, j'ai fait quelque chose de tout bête. J'ai arrêté de chercher une histoire. J'ai pris une feuille de papier et j'ai simplement écrit le tour. Pas le scénario. Le tour. Geste par geste. Je prends le rouge. Je le place ici. Je montre la raquette. Je secoue. Le rouge se retrouve là. Je le retire. Je prends l'orange… J'ai écrit absolument tous les mouvements et tous les emplacements successifs des couleurs. Et là (roulement de tambours...), il s'est passé quelque chose d'assez paradoxal : le fait d'avoir écrit précisément ce que je faisais m'a permis d'arrêter de raconter ce que je faisais 😮 ! La lumière s'est faite, sans mauvais jeu de mots (Patricia humoriste, je fais les mariages, les baptèmes...embauchez-moi 🤩). Je suis repartie exactement de la même idée…mais à l'envers. Depuis le début, je cherchais à expliquer pourquoi les couleurs n'étaient pas à leur place. Et si, au contraire, le principe de départ était qu'elles tenaient absolument à y rester ? Et si les couleurs d'un feu tricolore étaient parfaitement disciplinées ? Rouge en haut. Orange au milieu. Vert en bas. Chacun à sa place. Pourquoi ? Parce que chacun a un métier très précis. Et là, j'ai enfin trouvé mes trois personnages (sonnez hautbois, résonnez musettes !) 😍. Le rouge passe ses journées à dire : « STOP ! STOP ! STOP ! » Forcément, à force, ça donne un certain caractère. Le vert, lui, c'est le gentil de l'équipe : « Allez-y… C'est bon… Vous pouvez passer… » Jamais un conflit. Et puis il y a l'orange. Le pauvre orange… Le vert dit : « Allez-y. » Le rouge dit : « Arrêtez-vous. » Et l'orange, lui, dit à peu près : « Euh… dépêchez-vous de vous arrêter. » Personne ne sait vraiment ce qu'il veut. Mais tous les trois ont une chose en commun : ils connaissent parfaitement leur place. Et c'est à partir de là que la magie peut commencer. Parce que cette fois, quand je place volontairement le rouge au milieu et qu'il saute en haut, je ne cherche plus une justification artificielle au déplacement : il retourne à sa place. Quand je mets l'orange en haut et qu'il revient au milieu : il retourne à sa place. Les effets magiques ne viennent plus illustrer l'histoire. Ils deviennent la conséquence de l'histoire : ô joie, ô allégresse ! Et surtout, cela me permet ensuite de faire évoluer ces trois personnages et de raconter ce qui se passe lorsqu'un jour, ces trois couleurs parfaitement disciplinées décident qu'elles en ont peut-être assez qu'on leur dise où est leur place… Voilà comment je suis arrivée à la routine que je vais vous présenter. Attention :  elle n'a pas encore été testée en public car je l'ai finalisée ce soir . Je ne l'ai même pas testé avec le matériel pour voir le tempo, la musicalité, la clarté, etc. Je la testerai problement la semaine prochaine puisque les Blouses Roses reprennent à l'hôpital. Il y aura certainement des choses à couper, des phrases qui fonctionneront moins bien à l'oral que sur le papier, des rythmes à modifier. Et peut-être que les spectateurs me diront tout simplement que c'est pourri ! 😟 Honnêment, je ne le souhaite pas car là, pour le coup, je l'aime bien mon histoire et j'ai envie de la raconter. Je suis beaucoup, beaucoup plus à l'aise avec elle. Les personnages me plaisent, et, pour la première fois, je n'ai plus l'impression d'avoir écrit un texte pour justifier les déplacements d'un tour de magie. J'ai l'impression d'avoir fait l'inverse : j'ai laissé les déplacements du tour me raconter l'histoire (j'espère que ce n'est pas un brin présompteux). Maintenant, reste à savoir si le public sera du même avis... Je vous mets donc la routine ci-dessous et j'attends évidemment vos retours (avec diplomatie hein !). Et dès que je l'aurai réellement testée en conditions, je viendrai vous raconter ce que cela a donné (enfin si cela vous intéresse). Troisième tentative : le feu discipliné (en espérant que ce soit la bonne !)   Il paraît, qu'en général, les feux tricolores sont parfaitement disciplinés. Rouge en haut. Orange au milieu. Vert en bas. Chacun à sa place. GESTE : Montrer la raquette des deux côtés. Et celui-ci était probablement le plus discipliné de tous. Il faut dire que dans un feu tricolore, chacun a un métier très précis. Le rouge, par exemple… Le rouge, c'est le chef. (pas convaincue par cette ligne - peut-être à retravailler) Toute la journée, il dit : « STOP ! » STOP. STOP. STOP. Vous imaginez le métier ? Passer ces journées à dire aux gens de ne pas bouger. Forcément, ça vous donne un certain caractère. GESTE : Retirer les trois pièces et les confier au spectateur. Montrer la raquette complètement vide. Et le rouge prend son travail très au sérieux. Sa place, c'est en haut. Alors si, volontairement, je le mets au milieu… GESTE : Prendre le rouge, le montrer des deux côtés et le placer au milieu. …il n'aime pas du tout ça. Il suffit de secouer un peu…(pas convaincue par cette ligne - peut-être à retravailler) GESTE :  Secouer. Le rouge saute en haut. …et immédiatement : « STOP ! Moi, c'est en haut. » GESTE : Montrer les deux côtés. On peut essayer de discuter… GESTE : Faire revenir le rouge sur sa pièce. …mais avec quelqu'un qui passe sa journée à dire STOP, la négociation est assez limitée. GESTE : Rendre la pièce rouge au spectateur. Après, il y a l'orange. Alors l'orange… Son métier est beaucoup plus compliqué. Parce que le vert dit : « Allez-y. » Le rouge dit : « Arrêtez-vous. » Et l'orange, lui, dit : « Euh… dépêchez-vous de vous arrêter. » Personne ne sait vraiment ce qu'il veut. GESTE : Prendre l'orange et le montrer des deux côtés. Mais lui, en revanche, sait parfaitement où est sa place. Au milieu. Alors si je le mets en haut… GESTE : Placer l'orange en haut. …ça le perturbe. GESTE : Secouer. L'orange saute au milieu. Et voilà. Il retourne au milieu. GESTE : Montrer les deux côtés. C'est peut-être le seul moment de la journée où l'orange sait exactement ce qu'il doit faire. GESTE : Faire revenir l'orange sur sa pièce. Vous voyez, ce feu était parfaitement discipliné. Chaque couleur connaissait son travail. Chaque couleur connaissait sa place. Et c'est là que j'ai fait une erreur. J'ai voulu voir jusqu'où allait leur sens de la discipline. GESTE : Prendre le rouge et l'orange. J'ai remis le rouge en haut… GESTE : Placer le rouge. …l'orange au milieu… GESTE : Placer l'orange. Cette fois, aucune erreur. Ils étaient exactement là où ils devaient être. Rouge en haut. Orange au milieu. GESTE : Montrer les deux côtés. Et je leur ai dit : « Voilà. Maintenant, vous ne bougez plus. » Pause. Je crois que le rouge a assez mal vécu qu'on lui dise « STOP ». GESTE : Secouer. Les deux couleurs disparaissent. Et là… plus de rouge. Plus d'orange. GESTE : Montrer lentement les deux pièces devenues vierges, des deux côtés. Ils avaient quitté leur poste. Enfin… c'est ce que j'ai cru. GESTE : Retirer les deux pièces vierges. Révéler le rouge et l'orange incrustés dans la raquette. Parce qu'ils étaient toujours là. Le rouge en haut. L'orange au milieu. Toujours à leur place. Sauf que cette fois… ils s'étaient incrustés. Littéralement. GESTE (pause) : Laisser voir l'image un instant. Et il restait le vert. GESTE : Prendre la pièce verte. Le vert, c'est le gentil de l'équipe. Toute la journée, il dit aux gens : « Allez-y. » « C'est bon. » « Vous pouvez passer. » Jamais un conflit. Jamais une hésitation. Il voit arriver une voiture : « Allez-y, je vous en prie. » Alors je me suis dit : « Lui, au moins, il ne va pas poser de problème. » GESTE : Insérer le vert en bas. Et tout est redevenu normal. Rouge en haut. Orange au milieu. Vert en bas. GESTE : Montrer lentement les deux côtés. Chacun à sa place. Le rouge pouvait dire STOP. Le vert pouvait dire ALLEZ-Y. Et l'orange pouvait continuer à ne pas savoir exactement ce qu'il voulait dire. Tout allait bien. Enfin… pendant quelques secondes. GESTE : Regarder le feu. Petite pause. Parce qu'après toutes ces années passées ensemble… ils avaient peut-être compris quelque chose. GESTE : Secouer. Rouge et orange sautent sur la pièce verte. Le rouge a quitté le haut. L'orange a quitté le milieu. Et tous les deux sont allés rejoindre le vert. GESTE : Montrer les trois couleurs réunies. Pour la première fois… plus de chef. Plus d'indécis. Plus de gentil. Juste trois couleurs… qui avaient décidé de rester ensemble. GESTE : Retirer lentement la pièce portant les trois couleurs. Montrer la raquette complètement vierge des deux côtés. Plus personne en haut. Plus personne au milieu. Plus personne en bas. GESTE : Regarder la pièce avec les trois couleurs, puis la raquette vide. Finalement… ce n'était pas un feu tricolore qui n'était plus discipliné. C'était simplement trois collègues… qui en avaient assez qu'on leur dise où était leur place.    
  • Statistiques des membres

    • Total des membres
      8519
    • Maximum en ligne
      9330

    Membre le plus récent
    Augustin JAUFFRET
    Inscription
  • Statistiques des forums

    • Total des sujets
      85.3k
    • Total des messages
      684.2k

×
×
  • Créer...