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Après deux semaines de vacances au cours desquelles je n’ai pas pu m’empêcher d’emmener trois livres de magies ( des Very Best Of ), je reviens avec une question…

Effectivement, quand on lit un livre concernant un magicien, on peut sentir un style chez ce magicien, dans la présentation, dans le genre d’effet…

A votre avis, pour un petit spectacle de cartes, vaut-il mieux présenter plusieurs effets du même auteur pour rester dans « l’ambiance » ou plutôt « casser » les genres et passer par divers auteurs ?

( je sais bien qu’on ajoute chacun sa touche personnelle, mais il est vrai que certains auteurs ont un style dans la linéarité de leurs effets, leur simplicité ou complexité, et que dans les trois bouquin, l’ambiance est différente. Qui plus est, ces magiciens font souvent référence à un autre effet de leur livre ( vous pourrez enchaîner avec… ))

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Publié le

Salut,

Je pense que tu dois trouver ton style et je pense que tu ne l'as pas trouvé en lisant ta question...

Si tu te pose la question de savoir quels effets de quels auteurs présenter, c'est que tu dois exécuter les tours tels que tu les apprends, avec une présentation identique et là, je pense que tu vas droit dans le mur!!!

Personne ne peut faire du Tamariz par exemple. (Mirouf a présenté une fois un tour de Tamariz avec la présentation de Tamariz chez Druker et il s'est planté!).

Travaille à trouver ton style et le reste viendra tout seul..

Amicalement

Dieu est une invention de l'homme pour donner un sens à ce qu'il ne comprend pas.

Publié le

Oui, oui, je suis d'accord sur le style.

Je pense avoir trouvé le mien et je choisis les tours que je fais en fonction de ce qui me plaît. J'essaye aussi de ne pas faire 15 tours d'assemblée, de transformation de cartes, etc.

Mais toujours est-il que dans ces Very Best Of, un style se dégage de chaque livre et il y a plusieurs tours qui me plaisent dans chaque - pas tous, mais plusieurs.

D'où la question que je me posais d'enchaîner que des tours de Vernon ou Bannon ou Trost... Ou de les mélanger. Je sais pas si je suis clair...

Publié le

Tout à fait ça Eyghon...

Pour être un peu plus complet, il faut que tes effets soient montrés de manière crescendo, les effets de plus en plus forts. Pour citer l'exemple ci-dessus, il faut d'abord faire un tour de Majax et ensuite un tour de Kurtz et surtout pas l'inverse !!!

Dernier point qui, je pense est essentiel, il faut que tes "manipulations" soient cohérentes. Je m'explique, si dans un tour tu ne fais jamais de fioritures et qu'ensuite tu enchaines les Riffles, sauts de cartes ou autres coupes esthétiques, ton spectacle manquera de cohésion... Idem pour les levées multiples, si à chaque tour tu changes complètement de technique, celà paraîtra beaucoup moins naturel pour le public et ton spectacle perdra en impact.

J'espère avoir été compréhensible et que mon message t'aidera à progresser dans ta cartomagie!

Dieu est une invention de l'homme pour donner un sens à ce qu'il ne comprend pas.

Publié le (modifié)

je vais apporter des bémols au propos de m card addict:

Il ne s'agit pas forcément de construire crescendo : dans un concert, dans un spectacle comique, dans une pièce de théatre, chaque moment n'est pas plus beau plus émouvant, plus drôle, plus intéressant que le précédent. Ton set / spectacle / show, etc... pourra avoir un propos ou un theme global, il pourra s'agir simplement d'une ouverture sur ton univers (exemple qui me vient à l'esprit : 1000 visages a deux qui passe au double fond avec P. Perthuis et Yannick )

Au dela des conventions ("garde un style de manipulation"), tu peux tout à fait présenter un tour truffé de prouesses digitales, d'éventails , de coupe multipaquet, comme un délire:

"ce tour là vous le voulez classique ou acrobatique ?",

comme une provoc'/instant comique :

"je suis allé à new york (ou paris si on est en province), la bas il font les tours de magie comme ça... "

ou si tu es virtuose, comme un moment poétique...

"parfois mes cartes rêvent de papillons, et quand ca leur prend..."

pour ce qui est de répondre à la question initiale, il me semble tout à fait envisageable de ne présenter que des tours d'un seul magicien au cours d'une même session. Cela peut donner une raison à la chose, cela peut-être un hommage.

Si tu as des talents de conteur, peut etre aimera tu t interesser a la vie de l'homme raconter des anecdotes...

cela n'empeche en aucun cas l'expression d'une personnalité propre.

Panacher les auteurs est la norme pour beaucoup, et c'est je crois, une tendance naturelle: une fois travaillées les routines sont tiennes, comme un acteur "possède son texte" sans en être l'auteur...

L'appropriation finale passe je crois aussi par une réécriture des routines dans leurs aspects techniques et narratifs, afin de s'adapter au propos et à sa personnalité (je ne parle pas de style...)

bref, au final il n'y a pas de règle ni de mieux, mais des choix, qu'il te convient de faire, de comprendre, d'assumer, de renier, etc...

au plaisir

Alex

Modifié par alex
Publié le

Se servir des tours, de la technique pour faire vivre l'ambiance, et non essayer de créer une ambiance par la démonstration simplement technique de tours - ce qui resterait stérile...

En bons passionnés de magie, en faisant le tour chez nous, en nous entraînant, on y ajoute inconsciemment ce qui nous fait rêver dans la magie. On se fait plaisir tout seul !

Les spectateurs n'ont pas cela spontanément : il faut le ressortir de nous-même et embarquer tout le monde dans notre rêve. A ce moment, la Magie apparaît ;-)

Donc, les techniques importent peu, puisqu'elles ne sont qu'un mécanisme caché.

Evidemment, comme en musique, il faut pouvoir "oublier" la technique en question, les gammes, pouvoir agir naturellement et éventuellement improviser, sans arrière-pensée.

Bonne magie !

Olivier

"Heureux soient les fêlés, car ils laisseront passer la lumière" - Michel Audiard

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salut à tous !

Je ne pense pas du tout que l'on soit sur la mauvaise voie en s'interressant au style des auteurs que l'on pratique.

Je trouve au contraire la question trés pertinente. Comment définir son propre style si on ne prend pas le temps de comprendre ce qui peut faire le style d'un magicien. De plus le style des plus grand créateur est toujours largement imprégné dans les effet qu'íls propose. Ne pas prendre cela en compte, c'est s'exposer a voir ressurgir le style de l'auteur malgrés soi. Il faut comprendre ce qui amène un auteur a créer tel ou tel type d'effet pour comprendre sa magie et pouvoir se l'approprier. Ce qui permet effectivement de creer des enchainement plus pertinents que si on les crées sur la base de jugements de valeurs comme certains sembles le faire.

Aux égotiques admirateur de "leur propre style à eux qui vient de l'interrieur profond deur imagination créatrice à eux ect... " je rapellerais que se sont les autres qui nous font. :)

Magicien, comédien, artiste de rue 

Publié le

Je trouve au contraire la question trés pertinente

Merci !!!

( en plus, j'ai toujours préféré Corneille à Racine... )

Je vous remercie pour vos points de vue qui m'aide à me forger le mien.

J'ai tout de même une tendance à croire que les deux solutions sont intéressantes : effectivement, c'est bien que les effets s'enchaînent, mais je trouve ça très bien aussi de se consacrer à un auteur, même si c'est plus difficile ( ce qui m'amènent d'autres réflexions... ).

En effet, TVBo Bannon propose des assemblées dans presque la moitié du livre... Je me vois mal les enchaîner les uns à la suite des autres...

Mais dans d'autres livres, les effets sont suffisement riches et divers à mon sens pour que l'on puisse en faire un petit enchaînement ( j'avais d'ailleurs proposé un arrangement de paquet sur Climagic qui permettait d'enchaîner 4 effets de Roy Walton ).

Je trouve qu'on y gagne en ambiance et que les enchaînements s'en trouve effectivement simplifiés, comme précise Corneille, puisque "l'esprit" de l'auteur est là pour faire le "liant"...

Publié le

Salut à tous !

Eric, mon pseudo ne viens pas du corneille auquel tu penses,mais plutot de celui de la photo qui me sert d'avatar.

En fait je pense que les deux points de vue ne sont pas forcément opposés et que l'erreur consisterait justement à les opposer.

Comme lorsqu'on débats : technique contre présentation. Ce genre de discussion ne tient la route qu'en dehors de tout travail concret. Parce-que dans la réalité de la construction d'un numéro les deux sont indissociable et il est en général bien dificile de dire lequel vient en premier.

Trop peu de magiciens se consacre à l'étude de ceux qui les ont précédés pour autre chose que d'y puiser du matèriel (des trucs), sans comprendre pourquoi un tel crée tel effet souvent on ne comprend pas ce qui fait l'interet reel de cet effet. Vous remarquerez par exemple que dans beaucoup de tours de Kaps, revient l'idée d'une production à l'infini. Dans ces productions de cartes et de pièces évidement, mais aussi dans sa routine avec le sel, ou encore la carte noire qui revient indéfiniment, ect... . L'exemple est interressant car on s'appercoit qu'avec une idée de style simple, mais poussée loin, il en est arrivé poser les base des techniques modernes de productions pour la scène. Ces techniques sont indissociables de son style et beaucoup de magiciens se sont retrouvés à cloner son style alors qu'ils ne pensaient au départ que lui prendre ces techniques. Et dans ce genres de cas ce n'est pas en prenant un costume différent et une musique plus moderne que l'on révolutione l'art magique.

Dans le domaine du close-up interressez vous au style de Slydini ou de Goshman. Beaucoup délaissent leurs travaux à cause des conditions dans lesquelles leurs routines se pratiquent. Mais en ce qui concerne leur "style" on voit bien qu'ils avait au moins vingt ans d'avance sur ce que les close-up mens de table à table ont redécouvert par la suite.

Magicien, comédien, artiste de rue 

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    • Je n'ai vu aucun autre artiste que lui faire un numéro complet (avec supports variés) de régurgitation. Par contre, j'ai vu, en vrai et en vidéo, quelques régurgitateurs d'eau. Côté magiciens, j'ai déjà vu Kieron JOHNSON avaler une petite pièce de monnaie et la faire ressortir par son nez (je pense sans trucage). David Blaine a aussi présenté quelques régurgitations. Pour Steve Starr, je l'ai découvert au travers de ses deux passages au cabaret de Patrick Sebastien au début des années 2000 et j'ai vu son show complet (20min environ) lors du congrès FFAP de 2007 à Angers. En dehors de la performance (sans réel* trucage selon moi), c'est un personnage très drôle. *la boule de billard est en fait une boule de caoutchouc mais ça n'enlève en rien le fait que ce soit un objet assez gros pour représenter un véritable défi. Dans le même genre, je l'ai vu avaler une ampoule de taille similaire à cette boule. Il empruntait aussi une bague et l'enfilait sur un cadenas après en avoir avalé la clé. Les objets étaient réels, réellement avalés et régurgités mais bien sûr, il n'avait pas besoin d'insérer la clé dans le cadenas pour l'ouvrir. Il utilisait quelques techniques de magicien. Ce qui m'a toujours le plus bluffé est le gaz avalé car, par définition, un gaz occupe tout le volume qu'on lui donne et dans un espace ouvert, j'ai beaucoup de mal à comprendre comment il peut enfermer ce gaz, même si ce dernier est sans doute bien choisi (plus dense que l'air pour rester le plus bas possible et ne ressortir que lorsqu'il souhaite l'expulser). Après il y avait le poisson rouge qu'il ne présente plus car j'imagine qu'aujourd'hui certaine associations lui tomberaient dessus à juste titre mais qui était très marquant : il avalait une boîte pellicule photo puis son couvercle puis un poisson rouge (vivant bien sûr) et ressortait la boîte fermée avec le poisson dedans. Il pouvait aussi juste avaler le poisson et le ressortir tête ou queue en avant selon le choix des spectateurs. Pour le sucre qui ressort sec, c'est aussi très très fort. En plus il prenait la peine de faire goûter la poudre dans son verre et même après l'avoir régurgité (certains osaient vérifier) et c'était bien du sucre ! Bref, c'est une star unique.
    • Consulte ce qu'a publié Max Maven ou Christian Chelman sur l'équivoque (même si il ne s'agit que d'une seule routine à 3-4-5 objets). Cela ne se décrit pas en quelques lignes. Le choix des mots est important bien sûr. Pour ne pas que les spectateurs sentent que peu importe leurs réponses, tu fais à ta guise, il faut être très clair dès le départ : c'est un jeu d'élimination basé sur des choix, les siens et non le choix d'un livre. Ensuite il est important voire indispensable de permettre aux spectateurs de revenir sur leur choix à des moments précis. Ils doivent se sentir libres dans leur choix et sentir que ces derniers sont vraiment pris en compte.
    • Tout n'est pas bon dans les anciens bouquins. Aujourd'hui, je ne dirais même pas qu'il il y a plus de bonnes choses dans les anciens livres que dans les plus récents. A toutes les époques, il y a eu de bonnes et de mauvaises choses. Je dirais que sur la forme, les livres récents sont globalement plus pédagogiques car souvent plus détaillés et mieux illustrés que les livres anciens (avant 1970 on va dire). Ceci est bien sûr lié à l'évolution des techniques d'impression, la demande qui a augmenté et permis des tirages un peu plus importants pour abaisser certains coûts (demande qui a augmenté à cause du fait que nous ayons la chance de pouvoir consacrer plus de temps et d'argent pour notre passion que nos aïeux globalement ; je parle pour ma génération en tout cas, celle des 35-45ans). Sur le nombre, c'est là que nous avons la plus grande différence évidemment. Les publications sont bien plus nombreuses aujourd'hui qu'il y a 50 ans par exemple. L'avantage est un choix très varié de contenus. L'inconvénient c'est que l'on va retrouver plus facilement des contenus très semblables dans pas mal d'ouvrages. Par rapport au contenu : oui, il y a des pépites dans les livres anciens mais il y en a aussi dans les livres récents. On retrouve même d'anciennes pépites tombées dans l'oubli dans les livres récents avec parfois des ajouts de l'auteur que l'on percevra comme des améliorations ou pas (selon nos goûts, notre culture magique). Certains disent "rien de nouveau sous le Soleil" et il est vrai que certains auteurs n'apportent pas grand chose à des routines, concepts ou autres déjà existants mais d'un autre côté, il ne faut pas dire "Rien de nouveau sous le Soleil" dès que quelque chose d'ancien est de nouveau publié car l'auteur permet au moins de faire connaître des choses à certaines personnes (après si il ne cite pas sa source, c'est un autre débat). Il vaut mieux raisonner en mode "On arrête toujours de penser trop tôt", quitte à se tromper et ne pas faire mieux voire moins bien que l'original. En tout cas c'est mon point de vue. Dans les livres et vidéos récentes, ce qui est intéressant est de voir la combinaison de certaines techniques, de certains gimmicks, concepts, de certains thèmes, etc...parfois connus depuis des lustres. Vincent HEDAN est par exemple un maître dans le genre. Il a une très bonne culture de ce qui existe déjà et a une vue d'ensemble dans son domaine (le mentalisme) qui lui permet de faire des combinaisons que d'autres n'avaient pas penser parce qu'ils n'avaient pas cette culture, cette vue d'ensemble. Jean MERLIN disait que la créativité en magie était comme la cuisine : on invente pas forcément les ingrédients, on essaie de marier des choses, de modifier la recette à notre convenance. On trouve souvent les meilleurs combinaisons dans les ouvrages et vidéos pour débutants. Prenons l'exemple de l'ABC de la magie des cartes de Philippe MOLINA. Ce dvd a été réalisé à la lueur de ce qui a déjà été publié dans le même genre. Pour chaque grand classique de la magie des cartes, Philippe a essayé de combiner ce qui se faisait de mieux selon lui, pas seulement techniquement mais aussi et surtout au niveau des accroches (contextes), des lines ou subtilités qui permettent de justifier telle ou telle chose. Ces détails ne sont pas tous de lui. Ce sont pour la plupart des choses qu'il a relevées en voyant d'autres magiciens, en lisant et qu'il a dans un premier temps utilisés pour lui mais il est l'auteur de ces combinaisons. Il a cette vue d'ensemble lié à une bonne culture magique qui lui permet de proposer une vidéo de grande qualité. Je pourrai citer Jean-Pierre Vallarino pour l'usage des cartes spéciales avec son coffret qui pour moi est un must en terme de pédagogie, de sélection de routines avec/sans cartes spéciales, avec ou sans techniques de manipulations. Cela permet vraiment de tester ce qu'on peut faire avec des cartes spéciales d'une part et ce qu'on peut faire avec des techniques d'autres part et enfin le potentiel de certaines combinaison des deux. On voit que l'emploi des deux n'est pas forcément nécessaire pour avoir un meilleur impact, que l'on peut obtenir des choses très fortes avec ou sans gimmick, avec ou sans technique, tout dépend de l'usage que l'on en fait, la raison pour laquelle on fait tel ou tel choix, telle ou telle combinaison. Pour revenir aux livres, un autre très bon exemple est John GASTAFERRO. Ses livres reprennent des classiques avec le fameux "degré de plus", qui consiste dans chaque cas (routine) en l'apport d'un ou deux détails qui modifie de manière notable l'impact selon lui (après, chacun est seul juge à la lecture et au test en publique de l'amélioration ou non qu'apporte ces apports; j'ai personnellement trouvé qu'il apportait globalement un vrai plus à chaque routine même celles que je n'ai pas aimées). Là aussi c'est une histoire de combinaisons liée à une bonne culture et pas seulement en magie. Et pour faire le lien livres/vidéos, quel meilleur exemple que les Tarbell revisités par Dan HARLAN ? Ce n'est pas tellement le changement de support livre/vidéo qui est important mais le fait que Dan HARLAN apporte son grain de sel à des routines qui lui ont plu dans ces livres ou qu'il s'impose des défis. Son but était de montrer une façon de lire les Tarbell, sa façon de les lire avec sa culture magique et son imagination. Il a donc tout-à-fait sa place dans ce post qui traite de "Comment lire un livre de magie ?" même si son oeuvre est une série de vidéos. Pour résumer cette deuxième intervention de ma part, je dirais qu'il ne faut pas s'enfermer dans "il y a des meilleurs choses dans les vieux bouquins", "Rien de nouveau sous le Soleil". Il y a de bonnes choses de tout temps. C'est juste qu'aujourd'hui elles sont noyées dans un grand nombre de publications. Ce qui compte est de chercher à pousser le schmilblick plus loin, quitte à faire moins bien parfois (chacun juge de cela à la lecture). Pour ouvrir le sujet, on peut se poser la question de "quand faut-il publier ?" Pour éviter un trop grand nombre de redites, de "Rien de nouveau sous le Soleil" qui traduisent souvent des déceptions à la lecture de certains ouvrages, il faut avoir de la retenue avant de publier. Le raisonnement "On arrête toujours de penser trop tôt" est à appliquer à soi, dans la façon de lire, d'imaginer une routine en la lisant. C'est une invitation à être créatif, cela ne veut pas dire "trouver de nouvelles idées pour les publier" mais avant tout pour les présenter, pour leur donner une réalité, pour rendre votre magie originale ou simplement développer votre magie. On pourrait dire que "arrêter de penser trop tôt" revient à mettre un peu de soi dans ce que l'on lit, comme Dan HARLAN l'a fait en lisant les Tarbell et montrant sa façon d'interpréter les choses. Lui a publié montrer cela mais ce n'est pas une finalité forcée. Sinon, une autre question intéressante liée à ce post serait : comment choisissez-vous ou avez-vous choisi les ouvrages que vous avez achetés/lus ? Qu'est-ce qui fait que vous vous êtes dit "je vais trouver mon bonheur dans celui-là ? Est-ce qu'avec "l'expérience des achats", vous avez des points de repère qui font que vous arrivez à mieux choisir (à avoir moins de déceptions) ? Pour ma part, les avis de "grands noms de la magie"  m'importent. Le descriptif est souvent vaseux donc j'essaie toujours de voir, lorsque c'est possible, le sommaire. Ensuite, si je ne connais pas l'auteur, je vais voir un peu ce qu'il présente en ligne. Si ce sont de beaux trailers sans rien de concret avec des "The best..." et des annonces commerciales, je fuis. Quand l'emballage est magnifique et qu'on en voit peu le contenu, c'est qu'il y a un loup. Je me moque de l'emballage même si c'est agréable lorsque c'est bien présenté, ce n'est pas l'essentiel. Il en est de mêmes pour le matériel que j'achète, les conférencier ou spectacles que je vais voir. Pour les conférences, celui qui ne détaille pas un peu le contenu et pour qui on a que des "il va vous apprendre à améliorer votre magie", "à améliorer l'impact de vos routines", etc...je n'y vais pas. Après, comme je l'ai dit plus haut, je n'achète presque plus de livres (je suis satisfait de ce que j'ai déjà et il y en a pour plusieurs vies si je veux exploiter le contenu de tout) ni de trop de matériel en boutique de magie. J'achète encore des notes de conférence ou un gimmick deux trois fois dans l'année, parfois pour avoir une trace d'un seule chose qui m'a plu. Il m'est arrivé de prendre des notes mais quand une chose me plaît, j'aime bien récompenser son auteur. Après une conférence, je sais aussi que mon argent ira directement et intégralement à lui. Je vais voir plus de spectacles (et pas que de magie). Ce sont souvent de bien meilleures leçons mais comme les vidéos, attention au mimétisme. J'y vais non pas pour avoir de nouvelles idées car j'aime les trouver seul (il y a le plaisir de les trouver seul) mais avant tout pour me divertir, sortir avec ma compagne, ma famille, mes amis. Une fois rentré seulement, je me remémore ce que j'ai vu/vécu et ce qui m'a marqué. Je constate ce qui a marqué le plus ceux qui m'ont accompagné (surtout si ils sont profanes) sans forcément poser de questions. Si ça les a marqué ils en discutent et/ou il me posent des questions parce qu'ils savent que je fais de la magie. Leurs questions sont souvent du type "Comment il a fait ceci ou cela ?" mais au travers de ces questions, ils me disent ce qui les a le plus marqué, ce qui les intrigue le plus. Après il y a souvent des commentaires du type "ça c'était beau" ou "ça j'ai moins aimé", "il ou elle est comme ci ou comme ça".  Je sais que ça peut m'influencer dans certains choix. Le spectacle et ces retours a nourri mes souvenirs, mon imaginaire sans que je m'en rende compte et des choses en ressortiront en temps voulu. Je ne cherche pas à reprendre quelque chose que j'ai vu ou entendu directement. Cela n'est pas parce que cela nous plaît que cela nous conviendra d'une part et qu'on a le droit de le reprendre d'autre part. Je laisse donc ma mémoire influencer mon imagination plus tard. Mon cerveau ne gardera que l'essentiel avec le temps. Bon après, je ne vais pas vous cacher le fait que j'ai une très bonne mémoire visuelle et que bien souvent je me souviens presque intégralement d'un spectacle lorsque ce dernier m'a marqué.  
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