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Comment réagissez vous face au prototype même du spectateur ch...... (ou casse c..............., comme vous préférez).

Sisi, vous savez, celui qui veut systématiquement choisir la carte de dessous quand vous voulez lui forcer celle de dessus, qui veut lui même mélanger votre jeu que vous avez mis des heures à classer, celui qui plie ces même cartes dans tous les sens pour voir ce qu'il y a dedans, qui vous coupe la parole toutes les 5 secondes pour vous contredire.....

Bref, le spectateur qu'on à rapidement envie d'égorger.

Modifié par Thomas THIEBAUT
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Sisi, vous savez, celui qui veut systématiquement choisir la carte de dessous quand vous voulez lui forcer celle de dessus, qui veut lui même mélanger votre jeu que vous avez mis des heures à classer

Je le laisse faire et enchaine avec un tour impromptu ;)

, celui qui plie ces même cartes dans tous les sens pour voir ce qu'il y a dedans, qui vous coupe la parole toutes les 5 secondes pour vous contredire.....

Dans ce cas, c'est l'expérience qui parle... Je n'ai encore jamais eu de spectateurs qui se soit acharné à détruire mon matériel (heureusement :o).

Quand le spectateur (éméché, ou égo-centrique... ou les deux! :crazy:) veut faire son spectacle à la place du magicien et parle plus fort que lui, alors il existe dans ce cas quelques bonnes réparties "pré-construites" à lui adresser gentiment (jamais agressivement): on en trouve quelques unes dans les notes de Stone sur le table hopping.

Modifié par Thomas THIEBAUT

Thomas Duval

"L'imagination est plus importante que le savoir."

Einstein

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Ce sujet a été traité maintes fois, me semble-t-il ?

En quelques mots, cela fait partie de l'expérience, et surtout de la mise en scène du tour, il faut inventer pour chaque tour une histoire.

En racontant une histoire, vous prenez le temps de bien choisir votre spectateur.

La sagesse vient avec l'âge.

Et l'ange un jour passe.

Publié le

Bonjour Serge,

C’est effectivement un problème…

Confronté à un spectateur chiant (au premier degré), il suffit d’une pelle, d’un seau et d’un sani-broyeur.

Sinon, voici quelques idées suggestions et autres pensées pour s’en sortir.

Face à un spectateur chiant, être soi-même plus chiant ! Du coup, le public s’en va et on a plus de soucis. Supprimer le public revient à régler plus de 90 % des problèmes que l’on peut avoir avec les spectateurs !

Face à un spectateur que l’on a envie d’égorger : L’égorger en public, faire « TADAAAA !! » à la fin en même temps qu’un clin d’œil de misdirection.

Le spectateur te coupe la parole ? Plusieurs solutions. Fais un tour sans texte ou articule le moins possible : si le spectateur ne comprend pas, il ne peut pas te reprendre. De toute façon, les trois quarts des textes de routines n’ont aucun sens et ne servent qu’à raconter ce que le public voit déjà : contentons nous de faire de la musique parlée pour nos mains.

Le spectateur veut mélanger le jeu ? Propose lui plutôt de mélanger tes doigts, c’est la que ça se passe. (on peut même en profiter pour faire un change de jeu).

Autre solution : propose le mélange démocratique. Tu distribues une carte à 52 spectateurs et tu les fais se mélanger alliant ainsi le plaisir de la magie et celui des rencontres sensuelles à partenaires multiples. Si personne n’aime l’idée, suggère de palucher le jeu toi-même.

Autre solution (bis) : Il te demande de mélanger le jeu lui-même, donne lui à mélanger un autre jeu que tu auras en réserve dans ta poche en lui expliquant de se dépêcher car tu en as besoin à la table d’après. Pendant qu’il mélange, fais ton tour. S’il proteste et demande à mélanger le jeu que tu as actuellement dans les mains, dis lui que ce n’est pas nécessaire car le sceptique de la table d’avant la sienne l’a déjà fait.

Le spectateur veut prendre la carte du dessous au lieu de celle du dessus ? Passe préalablement la carte du dessous sur le dessus et force la. Le spectateur se retrouve donc bien avec la carte qui était dessous au départ d’autant que ça marche aussi très bien avec les cartes du milieu.

Si un spectateur te contredis, Sois toujours d’accord avec lui. Ainsi il ne peut plus aller que dans ton sens. Bien sur, tu ne tiens pas compte de ce qu’il te dis. S’il insiste, embrasse le sur la bouche et file lui 50 €, ça déconcerte toujours et ça permet de créer plus de lien avec le public que de refiler une simple carte de visite.

Si avec tout ça, tu n’y arrives pas, ne t’inquiète pas : c’est que tu viens de tomber sur moi et que je te fais ch... juste pour voir si tu vas enfin te décider à suivre mes conseils et à m’embrasser sur la bouche et me filer 50 €.

Amicalement.

Publié le
Pendant qu’il mélange, fais ton tour. S’il proteste et demande à mélanger le jeu que tu as actuellement dans les mains, dis lui que ce n’est pas nécessaire car le sceptique de la table d’avant la sienne l’a déjà fait.

(...)

Si un spectateur te contredis, Sois toujours d’accord avec lui. Ainsi il ne peut plus aller que dans ton sens. Bien sur, tu ne tiens pas compte de ce qu’il te dis. S’il insiste, embrasse le sur la bouche et file lui 50 €, ça déconcerte toujours et ça permet de créer plus de lien avec le public que de refiler une simple carte de visite.

Elle est bien bonne !

Il va falloir que j'essaie :grin:

(en attendant, il est vrai qu'aller dans le sens de la personne - et faire ce que l'on veut ensuite, ou trouver à utiliser la situation - et être "imprévisible", dans le bon sens du terme, sont les deux mamelles du succès ! tongue.gif)

Bonne magie,

et merci pour le rire

Olivier

"Heureux soient les fêlés, car ils laisseront passer la lumière" - Michel Audiard

Publié le

Il y a tellement de moments ou on essaye de jouer (...mal...) le magicien dans l'embarras qui rate son tour, qu'il serait dommage de ne pas profiter de cette occasion pour rendre le scenario du tour plausible.

Il faut considerer le ch* comme une bénédiction, il suffit de bosser un set approprié. Ils sont tellement prévisibles, donc utilisables, que c'est plus une source d'animation que d'ennuis.

A+

Philippe

www.philippeday.com

Antoine de Saint-Exupéry : "Fais de ta vie un rêve, et d'un rêve, une réalité, et surtout pense à refaire le plein de l'avion"

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Ce que je fais généralement lorsqu'un spectateur commence à détruire mes tours (généralement des cartes), je range mon jeu de cartes, et je sors mes petites balles en mousse bien pratique.

Les boulettes de Slidini sont aussi très bien car, on renverse la situation et le pauvre purbateur devient la victime.

Il va chercher une solution impossible alors que le public connait la solution. Effet comique garanti qui refroidira le ch.... à coup sur.

Publié le

Ce qui est gênant avec les spectateurs relou, c'est quand ils commencent à casser un tour. Je suis d'avis qu'on peut se permettre d'être très clair. Il faut, comme avec les enfants, imposer une distance de respect qu'ils n'oseront pas franchir. Il faut essayer de comprendre ce que veut le relou, essayer d'imaginer ce qui se passe dans sa tête, et penser comme lui. Bien souvent, il voit venir une personne qu'il ne connait pas et qui va devenir, l'espace d'un instant, le centre d'interrêt de tout le monde. Hors, le relou, si il n'est plus le centre d'interrêt, il a l'impression de ne plus exister. Faisons le donc exister, par exemple en nous débrouillants pour qu'il se sente valorisé. Il peut même être bon qu'il se sente complice, en le choisissant comme spectateur et en disant que ça fait des années que vous faites ce numéro ensemble. Si vous dites "ensemble", ça veut dire qu'il participe aussi, qu'il existe!

Il faut aussi lui rappeler que ce n'est pas un concours de celui qui fera pipi le plus loin, et que vous n'êtes pas jugé sur les mêmes qualités que lui. dans 5 minutes, vous n'êtes plus là et il pourra à nouveau faire son interressant. Et comme le dit Davis Stone dans ses notes de conf, s'il est vraiment trop chiant, barrez-vous, vous n'avez pas à subir le cinoche de ce pauvre relou. Si vous avez eu le temps de faire un ou deux effets, il y a de grandes chance pour que le reste de l'auditoire lui en veuille tès fort.

Roland Barthélemy

Publié le

Je suis à la fois d'accord et pas d'accord...

Je suis d'accord parceque comme tu dis, Peter, la façon d'amener un tour est primordiale, et l'état d'esprit dans lequel on présente son set est tout aussi important. Si on arrive en se disant "je vais leur trouer le ¤¤¤", c'est sûr qu'on a 2 chances sur 3 d'entrer dans le jeu dangereux du "devine comment je fais".

La présentation (pas forcement une histoire au sens propre du texte, simplement ne pas parler pour ne rien dire) la technique et l'improvisation, ou plutot la capacité à s'adapter à son public, font le reste. Pour tout ça je suis entièrement d'accord avec toi.

Mais je ne suis pas tout à fait d'accord sur deux points: à mon avis, les spectateurs chiants existent bel et bien, et ce n'est pas un hasard, si Jean Merlin leur consacre un chapitre dans son livre. Je pense que tu sera d'accord avec moi si je dis que seule l'expérience peut nous faire connaitre les réactions possibles à un tour et les meilleurs façons de contrôler son public. Je pense aussi que la magie se sert pleinement des techniques théatrales les plus poussées (idéalement), mais que la comparaison s'arrête là, parcequ'en magie aussi, en scène, on ne voit pratiquement jamais un spectateur essayer de pourrir le travail du magicien. et parceque les gens qui viennent assister à un spectacle de magie comme à une pièce de théatre ont payé pour ça. Alors qu'en clauseupe, c'est différent: les gens sont venu manger au restau en famille, boire un café, etc...

En tout cas, ils auront tendance à beaucoup plus chercher le truc.

Une fois de plus, l'expérience seule peut nous apprendre à mettre notre public dans les meilleures dispositions pour voir de la magie et arrêter de chercher le truc.

Roland Barthélemy

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    • Je n'ai vu aucun autre artiste que lui faire un numéro complet (avec supports variés) de régurgitation. Par contre, j'ai vu, en vrai et en vidéo, quelques régurgitateurs d'eau. Côté magiciens, j'ai déjà vu Kieron JOHNSON avaler une petite pièce de monnaie et la faire ressortir par son nez (je pense sans trucage). David Blaine a aussi présenté quelques régurgitations. Pour Steve Starr, je l'ai découvert au travers de ses deux passages au cabaret de Patrick Sebastien au début des années 2000 et j'ai vu son show complet (20min environ) lors du congrès FFAP de 2007 à Angers. En dehors de la performance (sans réel* trucage selon moi), c'est un personnage très drôle. *la boule de billard est en fait une boule de caoutchouc mais ça n'enlève en rien le fait que ce soit un objet assez gros pour représenter un véritable défi. Dans le même genre, je l'ai vu avaler une ampoule de taille similaire à cette boule. Il empruntait aussi une bague et l'enfilait sur un cadenas après en avoir avalé la clé. Les objets étaient réels, réellement avalés et régurgités mais bien sûr, il n'avait pas besoin d'insérer la clé dans le cadenas pour l'ouvrir. Il utilisait quelques techniques de magicien. Ce qui m'a toujours le plus bluffé est le gaz avalé car, par définition, un gaz occupe tout le volume qu'on lui donne et dans un espace ouvert, j'ai beaucoup de mal à comprendre comment il peut enfermer ce gaz, même si ce dernier est sans doute bien choisi (plus dense que l'air pour rester le plus bas possible et ne ressortir que lorsqu'il souhaite l'expulser). Après il y avait le poisson rouge qu'il ne présente plus car j'imagine qu'aujourd'hui certaine associations lui tomberaient dessus à juste titre mais qui était très marquant : il avalait une boîte pellicule photo puis son couvercle puis un poisson rouge (vivant bien sûr) et ressortait la boîte fermée avec le poisson dedans. Il pouvait aussi juste avaler le poisson et le ressortir tête ou queue en avant selon le choix des spectateurs. Pour le sucre qui ressort sec, c'est aussi très très fort. En plus il prenait la peine de faire goûter la poudre dans son verre et même après l'avoir régurgité (certains osaient vérifier) et c'était bien du sucre ! Bref, c'est une star unique.
    • Consulte ce qu'a publié Max Maven ou Christian Chelman sur l'équivoque (même si il ne s'agit que d'une seule routine à 3-4-5 objets). Cela ne se décrit pas en quelques lignes. Le choix des mots est important bien sûr. Pour ne pas que les spectateurs sentent que peu importe leurs réponses, tu fais à ta guise, il faut être très clair dès le départ : c'est un jeu d'élimination basé sur des choix, les siens et non le choix d'un livre. Ensuite il est important voire indispensable de permettre aux spectateurs de revenir sur leur choix à des moments précis. Ils doivent se sentir libres dans leur choix et sentir que ces derniers sont vraiment pris en compte.
    • Tout n'est pas bon dans les anciens bouquins. Aujourd'hui, je ne dirais même pas qu'il il y a plus de bonnes choses dans les anciens livres que dans les plus récents. A toutes les époques, il y a eu de bonnes et de mauvaises choses. Je dirais que sur la forme, les livres récents sont globalement plus pédagogiques car souvent plus détaillés et mieux illustrés que les livres anciens (avant 1970 on va dire). Ceci est bien sûr lié à l'évolution des techniques d'impression, la demande qui a augmenté et permis des tirages un peu plus importants pour abaisser certains coûts (demande qui a augmenté à cause du fait que nous ayons la chance de pouvoir consacrer plus de temps et d'argent pour notre passion que nos aïeux globalement ; je parle pour ma génération en tout cas, celle des 35-45ans). Sur le nombre, c'est là que nous avons la plus grande différence évidemment. Les publications sont bien plus nombreuses aujourd'hui qu'il y a 50 ans par exemple. L'avantage est un choix très varié de contenus. L'inconvénient c'est que l'on va retrouver plus facilement des contenus très semblables dans pas mal d'ouvrages. Par rapport au contenu : oui, il y a des pépites dans les livres anciens mais il y en a aussi dans les livres récents. On retrouve même d'anciennes pépites tombées dans l'oubli dans les livres récents avec parfois des ajouts de l'auteur que l'on percevra comme des améliorations ou pas (selon nos goûts, notre culture magique). Certains disent "rien de nouveau sous le Soleil" et il est vrai que certains auteurs n'apportent pas grand chose à des routines, concepts ou autres déjà existants mais d'un autre côté, il ne faut pas dire "Rien de nouveau sous le Soleil" dès que quelque chose d'ancien est de nouveau publié car l'auteur permet au moins de faire connaître des choses à certaines personnes (après si il ne cite pas sa source, c'est un autre débat). Il vaut mieux raisonner en mode "On arrête toujours de penser trop tôt", quitte à se tromper et ne pas faire mieux voire moins bien que l'original. En tout cas c'est mon point de vue. Dans les livres et vidéos récentes, ce qui est intéressant est de voir la combinaison de certaines techniques, de certains gimmicks, concepts, de certains thèmes, etc...parfois connus depuis des lustres. Vincent HEDAN est par exemple un maître dans le genre. Il a une très bonne culture de ce qui existe déjà et a une vue d'ensemble dans son domaine (le mentalisme) qui lui permet de faire des combinaisons que d'autres n'avaient pas penser parce qu'ils n'avaient pas cette culture, cette vue d'ensemble. Jean MERLIN disait que la créativité en magie était comme la cuisine : on invente pas forcément les ingrédients, on essaie de marier des choses, de modifier la recette à notre convenance. On trouve souvent les meilleurs combinaisons dans les ouvrages et vidéos pour débutants. Prenons l'exemple de l'ABC de la magie des cartes de Philippe MOLINA. Ce dvd a été réalisé à la lueur de ce qui a déjà été publié dans le même genre. Pour chaque grand classique de la magie des cartes, Philippe a essayé de combiner ce qui se faisait de mieux selon lui, pas seulement techniquement mais aussi et surtout au niveau des accroches (contextes), des lines ou subtilités qui permettent de justifier telle ou telle chose. Ces détails ne sont pas tous de lui. Ce sont pour la plupart des choses qu'il a relevées en voyant d'autres magiciens, en lisant et qu'il a dans un premier temps utilisés pour lui mais il est l'auteur de ces combinaisons. Il a cette vue d'ensemble lié à une bonne culture magique qui lui permet de proposer une vidéo de grande qualité. Je pourrai citer Jean-Pierre Vallarino pour l'usage des cartes spéciales avec son coffret qui pour moi est un must en terme de pédagogie, de sélection de routines avec/sans cartes spéciales, avec ou sans techniques de manipulations. Cela permet vraiment de tester ce qu'on peut faire avec des cartes spéciales d'une part et ce qu'on peut faire avec des techniques d'autres part et enfin le potentiel de certaines combinaison des deux. On voit que l'emploi des deux n'est pas forcément nécessaire pour avoir un meilleur impact, que l'on peut obtenir des choses très fortes avec ou sans gimmick, avec ou sans technique, tout dépend de l'usage que l'on en fait, la raison pour laquelle on fait tel ou tel choix, telle ou telle combinaison. Pour revenir aux livres, un autre très bon exemple est John GASTAFERRO. Ses livres reprennent des classiques avec le fameux "degré de plus", qui consiste dans chaque cas (routine) en l'apport d'un ou deux détails qui modifie de manière notable l'impact selon lui (après, chacun est seul juge à la lecture et au test en publique de l'amélioration ou non qu'apporte ces apports; j'ai personnellement trouvé qu'il apportait globalement un vrai plus à chaque routine même celles que je n'ai pas aimées). Là aussi c'est une histoire de combinaisons liée à une bonne culture et pas seulement en magie. Et pour faire le lien livres/vidéos, quel meilleur exemple que les Tarbell revisités par Dan HARLAN ? Ce n'est pas tellement le changement de support livre/vidéo qui est important mais le fait que Dan HARLAN apporte son grain de sel à des routines qui lui ont plu dans ces livres ou qu'il s'impose des défis. Son but était de montrer une façon de lire les Tarbell, sa façon de les lire avec sa culture magique et son imagination. Il a donc tout-à-fait sa place dans ce post qui traite de "Comment lire un livre de magie ?" même si son oeuvre est une série de vidéos. Pour résumer cette deuxième intervention de ma part, je dirais qu'il ne faut pas s'enfermer dans "il y a des meilleurs choses dans les vieux bouquins", "Rien de nouveau sous le Soleil". Il y a de bonnes choses de tout temps. C'est juste qu'aujourd'hui elles sont noyées dans un grand nombre de publications. Ce qui compte est de chercher à pousser le schmilblick plus loin, quitte à faire moins bien parfois (chacun juge de cela à la lecture). Pour ouvrir le sujet, on peut se poser la question de "quand faut-il publier ?" Pour éviter un trop grand nombre de redites, de "Rien de nouveau sous le Soleil" qui traduisent souvent des déceptions à la lecture de certains ouvrages, il faut avoir de la retenue avant de publier. Le raisonnement "On arrête toujours de penser trop tôt" est à appliquer à soi, dans la façon de lire, d'imaginer une routine en la lisant. C'est une invitation à être créatif, cela ne veut pas dire "trouver de nouvelles idées pour les publier" mais avant tout pour les présenter, pour leur donner une réalité, pour rendre votre magie originale ou simplement développer votre magie. On pourrait dire que "arrêter de penser trop tôt" revient à mettre un peu de soi dans ce que l'on lit, comme Dan HARLAN l'a fait en lisant les Tarbell et montrant sa façon d'interpréter les choses. Lui a publié montrer cela mais ce n'est pas une finalité forcée. Sinon, une autre question intéressante liée à ce post serait : comment choisissez-vous ou avez-vous choisi les ouvrages que vous avez achetés/lus ? Qu'est-ce qui fait que vous vous êtes dit "je vais trouver mon bonheur dans celui-là ? Est-ce qu'avec "l'expérience des achats", vous avez des points de repère qui font que vous arrivez à mieux choisir (à avoir moins de déceptions) ? Pour ma part, les avis de "grands noms de la magie"  m'importent. Le descriptif est souvent vaseux donc j'essaie toujours de voir, lorsque c'est possible, le sommaire. Ensuite, si je ne connais pas l'auteur, je vais voir un peu ce qu'il présente en ligne. Si ce sont de beaux trailers sans rien de concret avec des "The best..." et des annonces commerciales, je fuis. Quand l'emballage est magnifique et qu'on en voit peu le contenu, c'est qu'il y a un loup. Je me moque de l'emballage même si c'est agréable lorsque c'est bien présenté, ce n'est pas l'essentiel. Il en est de mêmes pour le matériel que j'achète, les conférencier ou spectacles que je vais voir. Pour les conférences, celui qui ne détaille pas un peu le contenu et pour qui on a que des "il va vous apprendre à améliorer votre magie", "à améliorer l'impact de vos routines", etc...je n'y vais pas. Après, comme je l'ai dit plus haut, je n'achète presque plus de livres (je suis satisfait de ce que j'ai déjà et il y en a pour plusieurs vies si je veux exploiter le contenu de tout) ni de trop de matériel en boutique de magie. J'achète encore des notes de conférence ou un gimmick deux trois fois dans l'année, parfois pour avoir une trace d'un seule chose qui m'a plu. Il m'est arrivé de prendre des notes mais quand une chose me plaît, j'aime bien récompenser son auteur. Après une conférence, je sais aussi que mon argent ira directement et intégralement à lui. Je vais voir plus de spectacles (et pas que de magie). Ce sont souvent de bien meilleures leçons mais comme les vidéos, attention au mimétisme. J'y vais non pas pour avoir de nouvelles idées car j'aime les trouver seul (il y a le plaisir de les trouver seul) mais avant tout pour me divertir, sortir avec ma compagne, ma famille, mes amis. Une fois rentré seulement, je me remémore ce que j'ai vu/vécu et ce qui m'a marqué. Je constate ce qui a marqué le plus ceux qui m'ont accompagné (surtout si ils sont profanes) sans forcément poser de questions. Si ça les a marqué ils en discutent et/ou il me posent des questions parce qu'ils savent que je fais de la magie. Leurs questions sont souvent du type "Comment il a fait ceci ou cela ?" mais au travers de ces questions, ils me disent ce qui les a le plus marqué, ce qui les intrigue le plus. Après il y a souvent des commentaires du type "ça c'était beau" ou "ça j'ai moins aimé", "il ou elle est comme ci ou comme ça".  Je sais que ça peut m'influencer dans certains choix. Le spectacle et ces retours a nourri mes souvenirs, mon imaginaire sans que je m'en rende compte et des choses en ressortiront en temps voulu. Je ne cherche pas à reprendre quelque chose que j'ai vu ou entendu directement. Cela n'est pas parce que cela nous plaît que cela nous conviendra d'une part et qu'on a le droit de le reprendre d'autre part. Je laisse donc ma mémoire influencer mon imagination plus tard. Mon cerveau ne gardera que l'essentiel avec le temps. Bon après, je ne vais pas vous cacher le fait que j'ai une très bonne mémoire visuelle et que bien souvent je me souviens presque intégralement d'un spectacle lorsque ce dernier m'a marqué.  
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