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Salut à tous,

Je viens demander conseil aux sages.

Lors d' une séance de mentalisme j'essaye de rester vague qd à la réalité des effets présentés.

Qd on me pose la question à savoir si il y a un truc je réponds toujour: "OUI" avec conviction et après un petit moment j' ajoute: "ou pas" avec avec un petit sourire entendu.

En générale ça laisse un doute suffisant dans l'esprit du spectateur pour que la magie opère.

Mais de temps en temps je tombe sur des gens qui se décomposent litéralement au bout de 4 ou 5 effets.

J' en ai même qui s'agitent beaucoup.

Alors je m'arrête de peur que la personne me balance son verre, le fauteuil et la table dans ce qui me serts de visage.

Heureusement j'ai une tête qui fait un peu peur et les gens y réfléchissent deux fois avant de charger.

L'humour aide beaucoup à désamorcer ce genre de situation mais parfois j' aurais bien besoin d' une ou deux bottes secrètes.

Du genre la petite phrases qui détend et qui permets de finir son set sans voir son spectateur s' attacher une corde au coup et prendre de l' élan pour se jeter par la fenêtre.

Merci d' avance.

Pas de pub non magique pour les membres du Cercle VM. Clique ici pour en savoir plus !
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Hello!

Tu demande conseil aux sages, je ne sais pas si j'en suis un mais ce genre de situation m'est arrivé, un jour où je présentais un tour de "pseudo spiritisme" : Une apparition de crois sur "Yes" à une question posée, puis un verre qui tombe lorsqu'on le regarde... Et ce tour il ne faut pas le faire à des gens sensibles, je l'ai appris à mes dépends. Depuis, mon boniment a un peu changé : au lieu de le présenter sur une note d'horreur et d'esprit malin, qui de toute façon ne colle pas à mon personnage, je parle d'un ami magicien qui est à l'autre bout du monde, et qui aimerait leur présenter un tour malgré tout. J'explique qu'on a créé un lien entre nous deux et qu'il peut ainsi répondre à une de leurs questions (Yes/No), puis je lui demande s'il a soif, il me répond oui, je dis "Attention il va attraper ce verre", et là, bis le verre tombe. Il passe pour maladroit, je passe pour un dieu vivant un bon magicien, le public applaudit sans avoir peur.

Ce que je veux dire par là, c'est que même un tour dit "paranormal" peut devenir moins apeurant pour des gens sensibles, s'il est présenté de façon soit drôle, soit rassurante... Ce qui ne t'empêche pas de garder ta trame de "magie bizarre" si tu aime ça!

Voilà pour mon conseil, à vous les sages!

Bonne journée!

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Salut Sacha,

Exellente idée que celle de l'ami magicien à l'autre bout du monde ;).

J'aime beaucoup.

Ceci dit difficilement applicable à mon petit souci.

Je suis pas trop fan de l' aspect magie bizarre.

J'aime bien que les gens passent un bon moment et pour ça il vaut mieu éviter la sensation de "viol mentale" que le mentalisme peu procurer.

Je dois travailler ma façon de procéder pour rendre la situation moins dramatique.

A ma prochaine perf, si je tombes sur un spectateur qui se mets à flipper je tentes le louchage lors de mes révélations !!

Publié le
Et si on arrêtait de faire peur aux spectateurs? Y'a rien de plus sympa à faire avec de la magie?...

Ben, les situations où l’on fait que les spectateurs y croient, et donc ou cela devient flippant, ne sont pas SI nombreuses…

Dans ce que je vois autour de moi, la plupart du temps, on a plutôt des regards goguenard (je vais trouver ton truc…) ou perplexe (mince, je n’ai pas trouvé ton truc…).

Un peu d’émerveillement à l’occasion…

Mais les situations « flippante », il n’y en a pas tant que cela.

Du coup, je me dis justement qu’il y a autre chose à faire avec la magie que de faire de gentilles illusions, ou le seul inconfort du spectateur est éventuellement de ne pas comprendre comment ça marche.

Il faut faire des spectacles gentils.

Mais on peut faire aussi des spectacles méchant.

Demandez-vous combien de gens aiment les films d’horreur ?

Le grand guignol a eu son heure de gloire…

On peut être dérangeant.

Il y a toutes sortes d’émotions à faire ressentir au public, pourquoi toujours se limiter aux plus innocentes ?

Tiens dans le jeu d’acteur :

Certains magiciens sont complétement déjantés, d’autres sages, certains se la pette, d’autres font dans le comique…

Il y a plein de possibilités…

Dans le ressentit du public aussi, on doit pouvoir se donner des libertés.

Dans un autre domaine, je suis très fier, par exemple, d’avoir mis à mon répertoire des contes malsains, gores, dégoutants. Mais vraiment horribles… (Lors d’un mariage ou je devais faire une animation, avec des choses gentilles, je vous rassure, avant que je doive passer, je discutais avec une jeune femme qui ne comprenais pas quand je parlais de toutes l’étendue des contes, jusque dans le gore… je lui aie fait une petite histoire de 3 minutes, juste pour elle et ceux qui étaient autour. A la fin, elle a avalé sa salive, et tout ce qu’elle a pu dire, c’est « a, oui, quand même… ». une grande fierté pour moi ;) )

Quel est l’intérêt ?

Ben, cela donne à l’interprète un style qui se démarque, et laisse un souvenir vraiment plus marquant que de faire une histoire « méchante mais pas trop, c’est pour de rire, hein ? ».

Que le public commence à penser que votre magie est réelle, quel beau compliment !

Je trouve cela bien plus gratifiant pour un artiste de faire douter le public de son univers réel, que d’exposer un urinoir dans un musée… (Si vous voyez le concept…)

Donc, l’univers de l’illusionnisme est vaste, il y a de la place pour beaucoup de choses…

Gilbus.

Quand le magicien montre la lune avec son doigt, le public regarde le doigt...

Publié le

Je suis d'accord avec toi Gilbus mais cela est possible quand on a un personnage.

Lorsqu'on fait de la magie tout en étant soi même a des amis par exemples et que tu les troubles sans retenue en jouant a fond la carte de l' étrange ben après il faut pas pleurer si ils commencent à se méfier de toi.

Tu sais les amis qui psychotent pour un rien ^^

On en a tous un ou deux ...

Ce que je voudrais c'est doser ce qu'il faut pour que la personne rentre avec le sourire et pas avec une grosse ride qui lui barre le front.

Je vous demande un peu l'impossible.L' expérience me donnera la solution me direz-vous.

Publié le (modifié)

Je fais dans la magie bizarre, avec un peu de mentalisme et d'hypnose et je n'ai pas souvent rencontré ce genre de situation!

Si c'est le spectateur volontaire mieux vaut en changer... si c'est le reste du public la meilleure arme reste le rire et l'humour pour dédramatiser ou relativiser. "Si j'avais le pouvoir de lire dans les pensées j'aurais déjà tous vos codes des cartes bleues et je serais aux Bahamas pas à faire de la magie..."

Une approche complémentaire reste la valorisation du volontaire et du public, en les intégrant à la réussite pour éviter de tomber dans les supers-pouvoirs paranormaux du magicien.

Enfin si tu ne fais pas que du mentalisme peut-être peux tu alterner avec des effets plus classiques.

Ma ligne de conduite personnelle c'est de ne jamais mettre mal à l'aise le public ou de le ridiculiser, bref faire passer des émotions mais toujours de manière bienveillante.

Il y a dans Légendes Urbaines de Monsieur CC un texte fort intéressant traitant de la déontologie par rapport à la magie (notamment divinatoire) et de l'impact sur un public qui peut réellement y croire.

Modifié par darlone

www.dedales-hypnose.fr

Publié le

Salut darlone,

"Si j'avais le pouvoir de lire dans les pensée j'aurais déjà tous vos codes des cartes bleues et je serais aux Bahamas pas à faire de la magie..."

Merci, c' est exactement le type de botte secrète dont je parlais!

Je jetterais un oeil au livre de Monsieur CC.

Publié le

En fait si je n'ai pas souvent rencontré des spectateurs mal à l'aise par contre après des prestations axées sur la divinations (astrologie, tarots...) j'ai rencontré des spectateurs persuadés que j'avais des talents de voyant! Ils voulaient que je les aide à prédire leur avenir...

Dans les deux cas c'est toujours bien de clarifier la situation. J'ai constaté que le rire fait toujours baisser l'anxiété et le niveau de stress.

www.dedales-hypnose.fr

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    • Pour ceux qui hésitaient encore ou qui veulent avoir un aperçu de l'ambiance et du programme, @Julien LOSA vous a tourné une petite vidéo aux petits oignons. 🍿 Il y détaille de vive voix ce qu'il vous a préparé pour le samedi 26 septembre : les routines, les réflexions, et surtout l'esprit 100 % terrain de cette rencontre chez moi. 👇 Installez-vous confortablement et lancez la vidéo ci-dessous ! Alors, quel effet du programme vous donne le plus envie de venir décortiquer tout ça avec nous ? ⚠️ Pour rappel, le nombre de places chez moi à Paris est très limité pour garder ce format intimiste et pouvoir échanger facilement. Ne tardez pas trop à réserver la vôtre ! 👉 Réserver ma place pour la conférence
    • Disons… poussière d’étoiles à 40 % :   
    • Je vous fais un 3615 raconte ta vie sur ce tour (les quinquas comme moi comprendront l'allusion😉) Je l'ai immédiatement précommandé parce que je trouvais l'objet vraiment sympa et que je suis une fan de paddle. Quand je l'ai reçu, l'idée du scénario s'est imposée assez naturellement : j'allais raconter une histoire de feux tricolores (étonnant, non ?). Bon...ok...Jusque-là, rien de follement original (ne me jetez pas des pierres tout de suite), mais au moins cela avait le mérite de coller très naturellement à ce que voit le spectateur. Je vais vous mettre ma routine un peu plus bas, mais avant cela, j'avais envie de vous raconter la petite galère créative par laquelle je suis passée pour arriver à ce scénario.🤪 Première tentative : les frères ingénieurs Dès le départ, je suis partie sur l'idée d'un conflit autour de la place des couleurs. Ma première histoire racontait donc l'invention du feu tricolore. J'avais imaginé deux frères ingénieurs qui ne parvenaient pas à se mettre d'accord : l'un voulait placer le rouge au milieu, l'autre absolument en haut, etc. Vous voyez le principe : les deux frères se disputaient sur la place respective des couleurs jusqu'à ce que l'un finisse par l'emporter et que l'on obtienne le feu tricolore tel qu'on le connaît aujourd'hui. Bref, je n'étais que moyennement emballée par l'histoire, mais bon...testons en public.  Et là…Je me suis ramassée.😵‍💫 Pas sur le tour lui-même. Les spectateurs trouvaient l'objet sympa, les changements très visuels et le principe du tour leur plaisait. Mais l'histoire ? Pas du tout. Ils la trouvaient confuse (et ils avaient raison, elle était mal écrite) mais surtout terriblement plate et sans grand intérêt (euphémisme). Et avec le recul, je comprends parfaitement pourquoi. En gros, cela donnait : « Lui voulait mettre le rouge ici, mais son frère n'était pas d'accord… » Je secouais la raquette. Hop ! Le rouge changeait de place. « Vous voyez ? Finalement, c'est l'autre frère qui avait raison… » Bref, le degré zéro de la narration. Ce n'était finalement pas une histoire. Je me contentais de décrire ce que les spectateurs voyaient en ajoutant par-dessus l'artifice de deux ingénieurs qui se disputaient. Et surtout, moi-même, je n'étais pas à l'aise en la racontant. Donc : poubelle. Deuxième tentative : la guerre des couleurs J'ai quand même conservé mes deux idées de départ : le feu tricolore et le conflit autour des places. Mais cette fois, j'ai viré les deux frères ingénieurs. Ils n'apportaient rien. J'ai donc personnifié directement les couleurs. Le rouge voulait dominer les autres. On l'avait placé au milieu mais, évidemment, lui estimait que sa place était en haut parce qu'il était le plus fort. L'orange, qu'on avait placé en haut, préférait finalement être au milieu… Là encore, je racontais essentiellement ce qui se passait sous les yeux des spectateurs. Je l'ai quand même testée en public. Petit progrès : cette fois, les spectateurs comprenaient mieux l'histoire. C'était moins confus. Donc j'avais gagné quelque chose. Mais de là à dire que j'avais enthousiasmé les foules…😐 Personne n'est monté sur la table, au mieux des sourires polis avec quelques mots gentils. L'histoire restait très moyenne (là encore euphémisme mais je tiens à préserver mon égo et mon image de marque sur ce forum🙂 ). Donc : poubelle. Retour à la case écriture. Je voulais toujours conserver cette idée de feu tricolore. Je voulais toujours jouer avec cette histoire de places. J'ai essayé plusieurs scénarios, plusieurs angles…et rien, nada, des nèfles, le degré zéro de la créativité 😧. Donc pause dans l'écriture : quand ça veut pas, ça veut pas ! Et puis, cette semaine, j'ai fait quelque chose de tout bête. J'ai arrêté de chercher une histoire. J'ai pris une feuille de papier et j'ai simplement écrit le tour. Pas le scénario. Le tour. Geste par geste. Je prends le rouge. Je le place ici. Je montre la raquette. Je secoue. Le rouge se retrouve là. Je le retire. Je prends l'orange… J'ai écrit absolument tous les mouvements et tous les emplacements successifs des couleurs. Et là (roulement de tambours...), il s'est passé quelque chose d'assez paradoxal : le fait d'avoir écrit précisément ce que je faisais m'a permis d'arrêter de raconter ce que je faisais 😮 ! La lumière s'est faite, sans mauvais jeu de mots (Patricia humoriste, je fais les mariages, les baptèmes...embauchez-moi 🤩). Je suis repartie exactement de la même idée…mais à l'envers. Depuis le début, je cherchais à expliquer pourquoi les couleurs n'étaient pas à leur place. Et si, au contraire, le principe de départ était qu'elles tenaient absolument à y rester ? Et si les couleurs d'un feu tricolore étaient parfaitement disciplinées ? Rouge en haut. Orange au milieu. Vert en bas. Chacun à sa place. Pourquoi ? Parce que chacun a un métier très précis. Et là, j'ai enfin trouvé mes trois personnages (sonnez hautbois, résonnez musettes !) 😍. Le rouge passe ses journées à dire : « STOP ! STOP ! STOP ! » Forcément, à force, ça donne un certain caractère. Le vert, lui, c'est le gentil de l'équipe : « Allez-y… C'est bon… Vous pouvez passer… » Jamais un conflit. Et puis il y a l'orange. Le pauvre orange… Le vert dit : « Allez-y. » Le rouge dit : « Arrêtez-vous. » Et l'orange, lui, dit à peu près : « Euh… dépêchez-vous de vous arrêter. » Personne ne sait vraiment ce qu'il veut. Mais tous les trois ont une chose en commun : ils connaissent parfaitement leur place. Et c'est à partir de là que la magie peut commencer. Parce que cette fois, quand je place volontairement le rouge au milieu et qu'il saute en haut, je ne cherche plus une justification artificielle au déplacement : il retourne à sa place. Quand je mets l'orange en haut et qu'il revient au milieu : il retourne à sa place. Les effets magiques ne viennent plus illustrer l'histoire. Ils deviennent la conséquence de l'histoire : ô joie, ô allégresse ! Et surtout, cela me permet ensuite de faire évoluer ces trois personnages et de raconter ce qui se passe lorsqu'un jour, ces trois couleurs parfaitement disciplinées décident qu'elles en ont peut-être assez qu'on leur dise où est leur place… Voilà comment je suis arrivée à la routine que je vais vous présenter. Attention :  elle n'a pas encore été testée en public car je l'ai finalisée ce soir . Je ne l'ai même pas testé avec le matériel pour voir le tempo, la musicalité, la clarté, etc. Je la testerai problement la semaine prochaine puisque les Blouses Roses reprennent à l'hôpital. Il y aura certainement des choses à couper, des phrases qui fonctionneront moins bien à l'oral que sur le papier, des rythmes à modifier. Et peut-être que les spectateurs me diront tout simplement que c'est pourri ! 😟 Honnêment, je ne le souhaite pas car là, pour le coup, je l'aime bien mon histoire et j'ai envie de la raconter. Je suis beaucoup, beaucoup plus à l'aise avec elle. Les personnages me plaisent, et, pour la première fois, je n'ai plus l'impression d'avoir écrit un texte pour justifier les déplacements d'un tour de magie. J'ai l'impression d'avoir fait l'inverse : j'ai laissé les déplacements du tour me raconter l'histoire (j'espère que ce n'est pas un brin présompteux). Maintenant, reste à savoir si le public sera du même avis... Je vous mets donc la routine ci-dessous et j'attends évidemment vos retours (avec diplomatie hein !). Et dès que je l'aurai réellement testée en conditions, je viendrai vous raconter ce que cela a donné (enfin si cela vous intéresse). Troisième tentative : le feu discipliné (en espérant que ce soit la bonne !)   Il paraît, qu'en général, les feux tricolores sont parfaitement disciplinés. Rouge en haut. Orange au milieu. Vert en bas. Chacun à sa place. GESTE : Montrer la raquette des deux côtés. Et celui-ci était probablement le plus discipliné de tous. Il faut dire que dans un feu tricolore, chacun a un métier très précis. Le rouge, par exemple… Le rouge, c'est le chef. (pas convaincue par cette ligne - peut-être à retravailler) Toute la journée, il dit : « STOP ! » STOP. STOP. STOP. Vous imaginez le métier ? Passer ces journées à dire aux gens de ne pas bouger. Forcément, ça vous donne un certain caractère. GESTE : Retirer les trois pièces et les confier au spectateur. Montrer la raquette complètement vide. Et le rouge prend son travail très au sérieux. Sa place, c'est en haut. Alors si, volontairement, je le mets au milieu… GESTE : Prendre le rouge, le montrer des deux côtés et le placer au milieu. …il n'aime pas du tout ça. Il suffit de secouer un peu…(pas convaincue par cette ligne - peut-être à retravailler) GESTE :  Secouer. Le rouge saute en haut. …et immédiatement : « STOP ! Moi, c'est en haut. » GESTE : Montrer les deux côtés. On peut essayer de discuter… GESTE : Faire revenir le rouge sur sa pièce. …mais avec quelqu'un qui passe sa journée à dire STOP, la négociation est assez limitée. GESTE : Rendre la pièce rouge au spectateur. Après, il y a l'orange. Alors l'orange… Son métier est beaucoup plus compliqué. Parce que le vert dit : « Allez-y. » Le rouge dit : « Arrêtez-vous. » Et l'orange, lui, dit : « Euh… dépêchez-vous de vous arrêter. » Personne ne sait vraiment ce qu'il veut. GESTE : Prendre l'orange et le montrer des deux côtés. Mais lui, en revanche, sait parfaitement où est sa place. Au milieu. Alors si je le mets en haut… GESTE : Placer l'orange en haut. …ça le perturbe. GESTE : Secouer. L'orange saute au milieu. Et voilà. Il retourne au milieu. GESTE : Montrer les deux côtés. C'est peut-être le seul moment de la journée où l'orange sait exactement ce qu'il doit faire. GESTE : Faire revenir l'orange sur sa pièce. Vous voyez, ce feu était parfaitement discipliné. Chaque couleur connaissait son travail. Chaque couleur connaissait sa place. Et c'est là que j'ai fait une erreur. J'ai voulu voir jusqu'où allait leur sens de la discipline. GESTE : Prendre le rouge et l'orange. J'ai remis le rouge en haut… GESTE : Placer le rouge. …l'orange au milieu… GESTE : Placer l'orange. Cette fois, aucune erreur. Ils étaient exactement là où ils devaient être. Rouge en haut. Orange au milieu. GESTE : Montrer les deux côtés. Et je leur ai dit : « Voilà. Maintenant, vous ne bougez plus. » Pause. Je crois que le rouge a assez mal vécu qu'on lui dise « STOP ». GESTE : Secouer. Les deux couleurs disparaissent. Et là… plus de rouge. Plus d'orange. GESTE : Montrer lentement les deux pièces devenues vierges, des deux côtés. Ils avaient quitté leur poste. Enfin… c'est ce que j'ai cru. GESTE : Retirer les deux pièces vierges. Révéler le rouge et l'orange incrustés dans la raquette. Parce qu'ils étaient toujours là. Le rouge en haut. L'orange au milieu. Toujours à leur place. Sauf que cette fois… ils s'étaient incrustés. Littéralement. GESTE (pause) : Laisser voir l'image un instant. Et il restait le vert. GESTE : Prendre la pièce verte. Le vert, c'est le gentil de l'équipe. Toute la journée, il dit aux gens : « Allez-y. » « C'est bon. » « Vous pouvez passer. » Jamais un conflit. Jamais une hésitation. Il voit arriver une voiture : « Allez-y, je vous en prie. » Alors je me suis dit : « Lui, au moins, il ne va pas poser de problème. » GESTE : Insérer le vert en bas. Et tout est redevenu normal. Rouge en haut. Orange au milieu. Vert en bas. GESTE : Montrer lentement les deux côtés. Chacun à sa place. Le rouge pouvait dire STOP. Le vert pouvait dire ALLEZ-Y. Et l'orange pouvait continuer à ne pas savoir exactement ce qu'il voulait dire. Tout allait bien. Enfin… pendant quelques secondes. GESTE : Regarder le feu. Petite pause. Parce qu'après toutes ces années passées ensemble… ils avaient peut-être compris quelque chose. GESTE : Secouer. Rouge et orange sautent sur la pièce verte. Le rouge a quitté le haut. L'orange a quitté le milieu. Et tous les deux sont allés rejoindre le vert. GESTE : Montrer les trois couleurs réunies. Pour la première fois… plus de chef. Plus d'indécis. Plus de gentil. Juste trois couleurs… qui avaient décidé de rester ensemble. GESTE : Retirer lentement la pièce portant les trois couleurs. Montrer la raquette complètement vierge des deux côtés. Plus personne en haut. Plus personne au milieu. Plus personne en bas. GESTE : Regarder la pièce avec les trois couleurs, puis la raquette vide. Finalement… ce n'était pas un feu tricolore qui n'était plus discipliné. C'était simplement trois collègues… qui en avaient assez qu'on leur dise où était leur place.    
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