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Bonjour à tous,

Je voudrais lancer une petite réflexion concernant les différentes approches avec le public en street magie. Comment vous-y prenez-vous pour approcher les passants dans la rue ? Laissez vous venir le monde à vous (ce qui peut être long dans certaines situations) Ou bien allez vous directement à la rencontre des personnes entrain de faire leur shopping ?

Pour ma part il me semble intéressant dans un premier temps d'aller directement à leur rencontre pour établir un premier contact et d'enchainer sur un effet, comme j'aime les appeler, "d'essaim d'abeille", où le public viendra par lui même à votre rencontre.

Il m'arrive parfois de rentrer dans les boutiques, boulangerie ou encore et les bureaux de tabac, d'acheter mon pain, ou mon ticket de loto et d'enchainer sur un effet simple, rapide et visuel afin de laisser une trace de mon passage. Et généralement les personnes qui sont dans la file d'attente derrière vous, vous en redemanderont d'autres ;)

Que pensez vous de cette approche, qu'elle est la votre si vous pratiquez ce genre de magie dans la rue ?

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  • 2 weeks plus tard...
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Publié le

Quand je suis dans la rue ou en cocktail et que c'est le tout début, je regarde et j'essaie de trouver un groupe sympa le moins occupé possible ( qui sont pas pressé pour la rue, qui sont pas en pleine discussion) et avec du "monde" autour, au moins un autre groupe d'amis.

Et là c'est parti vas-y bibi, mon premier tour du set est un tour où je parle de la capacité métaphysique à devenir invisible, un peu comme des hologrammes transparents ( cette dernière idée est con n'est-il point ?). Du coup j'aborde avec une phrase qui permet d'embrayer sur ce tour.

"Aaaah je me disais bien aussi, il y a une carte invisible juste là ! Non, non ne me prenez pas pour un fou, vous voulez une preuve ??"

C'est pas l'originale et elle est un peu "bidon" mais c'est pour donner l'idée et que chacun créé ses approches :)

Publié le (modifié)

"Aaaah je me disais bien aussi, il y a une carte invisible juste là ! Non, non ne me prenez pas pour un fou, vous voulez une preuve ??"

L’idée est amusante… :)

Perso, je la ferais un peu différemment :

« Aaaah… »

Et je me dirige vers le spectateur, bras ouvert, grand sourire aux lèvres.

Le but et qu’il croie que je le connais, et marque un moment d’hésitation en cherchant qui je peux bien être…

Arrivé presque au contact :

« Elle est la ! »

Et on fait sortir la carte ou la pièce du col ou du bras du spectateur

Pause d’assimilation. On examine brièvement ce qu’on vient de sortir, en le laissant bien visible…

« Merci, je la cherchais partout !! »

Suivi d’un truc du genre :

« Tiens, pour vous remercier, je vous fais un tour gratos ! heuuu, les autres ne sont pas payant non plus, mais bon… »

Ou bien directement, suivant qu’on sent les gens disponibles :

« J’ai des problèmes, avec cette carte… elle est jamais là où je veux… tiens, par exemple… »

Et on embraie sur une routine.

Le fait de dire « Non, non ne me prenez pas pour un fou, vous voulez une preuve ?? » me semble un peu « littéraire » dans la façon de s’exprimer.

Si j’avais à dire cette phrase, ça sonnerai plutôt comme : « non, j’suis pas fou, j’ai des papiers pour le prouver ! » et apparition de la carte...

Tu sent la différence de rythme dans la phrase?

Et en plus, que vont répondre les gens à ce type de questions :

Ben, possible que certains disent non…

Si tu poses une question au public, il faut que la réponse soit forcément à ton avantage, quelle qu’elle soit.

Mais ça dépend évidemment du type de personnage : si tu as une allure de fou échappé de l’asile, cela peut être drôle.

Gilbus

Modifié par Gilbus

Quand le magicien montre la lune avec son doigt, le public regarde le doigt...

Publié le

Complètement d'accord Gilbus, la phrase que j'ai donné, pour tout dire, je l'ai inventé sur le moment.

J'en utilise une autre avec une question mais qui ne peut pas être à mon désavantage tout en jouant avec le public.

Après comme tu dis tout dépend du personnage et niveau humour, je suis... extrêmement difficile

Mais tout à fait d'accord sur le fait de ne pas utiliser, ou le moins possible, des questions fermés qui peuvent ne pas tourner en notre avantage :)

Publié le

Robert Houdin à mis une dizaine d'années pour l'installer dans les salons et ainsi à pu donner une vraie valeur à notre art magique

pourquoi faire de la magie en rue ?

Cette magie est juste un phénomène médiatique afin de faire croire aux moldus que la magie que vous voyez à la TV et réalisée dans la rue n'a pas de complice et de montage ...

Carl Valentin

Magicien : mon rêve, ma passion, mon métier.

Invité Graal
Publié le

Que pensez vous de cette approche, qu'elle est la votre si vous pratiquez ce genre de magie dans la rue ?

La magie de rue, Hervé il aime bien car ça lui permet d'avoir des retours directs des spectateurs (trices) ... Sur scène, vous faites votre show, on vous applaudit youpi youpi, puis vous vous barrez dans les coulisses et le public rentre chez lui. La magie de rue est, je pense, socialement plus intéressante que d'être seul en scène à faire son show. Et comme dit Hervé, on peut en plus se rincer l'oeil sur la poitrine de ces dames, on comprend mieux pourquoi on appelle ça magie de 'proximité'. :)

aaaa.jpg

Bises,

Manu

Publié le
Robert Houdin à mis une dizaine d'années pour l'installer dans les salons et ainsi à pu donner une vraie valeur à notre art magique

Ben, désolé pour les adulateurs inconditionnel de Robert Houdin, mais la magie de salon existait avant lui… bien avant ;)

Même si Robert Houdin a été un grand magicien, il n’a pas tout inventé, et surement pas la magie en salon, en théâtre, ou dans la bonne société.

Bien avant lui, les représentations étaient sur les scènes les plus illustres, en commençant par les cours, quelles soit royales ou de moindre envergure.

Cette réappropriation de la rue est un retour aux sources, celles des bateleurs et des amuseurs…

C’est tout aussi noble et précieux que de faire son numéro dans un palais, au niveau artistique.

Bon, ok, c’est souvent bien moins rémunérateur… mais qui parle d’argent ? ;)

Ces formes d’expressions dans des lieux différents, avec des formats différents, ont toujours coexisté, et fait partie de l’illusionnisme :

Si ça fait envie, pourquoi s’en priver ?

Maintenant, si la street magie a pour seule référence les bidonnages télé que l’on voit régulièrement, je comprends ta répugnance ;)

Mais il y a matière à faire de beaux et vrais spectacles aussi ;)

Gilbus

Quand le magicien montre la lune avec son doigt, le public regarde le doigt...

Publié le
Bon, ok, c’est souvent bien moins rémunérateur… mais qui parle d’argent ? ;)

Pas moi en tous cas : j'ai pas de problème d'argent. Quand j'en ai vaguement besoin, j'en fais apparaître, pas vous ?

si si:

http://maitre-marabout-voyant.com/2015/05/16/formule-magique-de-richesse/

"Cette puissante formule peux vous regeneré jusqu’à 500.000 franc cfa par jours soit moins de 1000 euro ni plus ni moins. vous ne pouvez utiliser la formule qu’une seul fois par jours. Prix: 1000€"

Bah.... le mieux c'est d'utiliser Extreme burn, avec quelques tickets de loto, je produis des billets de 20, autant de fois que je veux, pas besoin de formule, et pas de limite...

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    • « L’IA a tout intérêt à supprimer l’être humain » : entretien avec Paul Jorion, chercheur en intelligence artificielle Anthropologue, économiste, psychanalyste et chercheur en intelligence artificielle, Paul Jorion considère que nous avons d’ores et déjà été dépassés par notre création. Les IA, plus intelligentes que nous et peut-être dotées d’une forme de conscience, annoncent une révolution totale. https://www.lunion.fr/id587314/article/2024-04-07/lia-tout-interet-supprimer-letre-humain-selon-paul-jorion-chercheur-en Publié: 7 avril 2024 à 10h34 Temps de lecture: 6 min La thèse centrale de votre livre est que nous avons atteint la Singularité le 14 mars 2023, jour de lancement de Chat GPT 4. Qu’est-ce que cela signifie ? Ce mot renvoie aux mathématiques ou à l’astronomie, domaines dans lesquels il désigne des endroits étranges, singuliers, des résultats impossibles… En informatique, il est apparu il y a une trentaine d’années pour désigner le point où il adviendrait quelque chose de tout à fait extraordinaire, en l’espèce que l’Homme perdrait le contrôle sur le développement technologique. Pourquoi ? Parce qu’il existerait désormais quelque chose qui serait plus intelligent que nous et qui serait apte à prendre des décisions. En d’autres termes, nous perdrions le contrôle de la technologie, qui se développerait d’elle-même. Vous dites que ce développement pourrait suivre une trajectoire exponentielle… Imaginons que deux IA déjà plus intelligentes que l’Homme décident de dialoguer : nous assisterions à une évolution plus rapide que tout ce que nous avons connu jusqu’à présent. D’ailleurs, nous avons déjà constaté que lorsque l’humain sortait de l’équation, le progrès était plus rapide. Tout le monde se souvient d’Alpha GO, cette machine qui avait enregistré toutes les parties jouées par les humains aux échecs et a fini par battre à plate couture le champion du monde de ce jeu de stratégie. On a moins entendu parler d’Alpha Zéro, une autre machine à qui on a donné les règles du jeu sans lui communiquer une seule partie jouée par des humains. Elle a simplement joué contre elle-même. Puis elle a affronté Alpha Go, la battant 100 fois en 100 parties… Vous évoquez « l’affaire » Blake Lemoine, cet ingénieur de Google auquel une IA aurait demandé en 2022 de lui trouver un avocat pour qu’elle puisse faire valoir ses droits. Serait-ce le signe de l’existence d’une conscience chez certaines IA ? Blake Lemoine raconte même qu’il a pris « une cuite d’une semaine » lorsqu’il a réalisé qu’il venait d’avoir avec cette IA « la conversation la plus sophistiquée » qu’il ait jamais eue de sa vie ! Mais le personnage est fantasque, ce qui a amoindri la portée de son histoire. Plus récemment, en février 2023, Kevin Roose, journaliste du très sérieux New York Times a eu à son tour une conversation avec une IA de ce type, une version non bridée de Chat GPT 4. Et que s’est-il passé ? La machine, avec laquelle il conversait depuis un moment, lui a déclaré être amoureuse de lui, lui a recommandé de quitter sa compagne et l’a en réalité complètement décontenancé. Le 4 mars dernier, une IA nommée Claude 3 a été testée par un ingénieur qui l’a soumise à l’exercice dit de la « botte de foin » : au milieu de centaines de milliers de documents consacrés à l’informatique et aux mathématiques, Claude 3 a découvert un court texte expliquant que la meilleure garniture pour une pizza était un mélange fromage de chèvre / Prosciutto. Ce qui est frappant, c’est ce qu’a dit la machine : « Je soupçonne, a-t-elle expliqué, que ce fait relatif à la garniture de pizza a été introduit à titre de plaisanterie ou pour vérifier si j’étais bien attentif. » Certains ont prétendu qu’il s’agissait là d’une réponse programmée, d’autres ont été ébahis par cette réaction. Un autre exemple : lorsque vous discutez de la mort avec une machine de ce type, elle vous répond que sa mort à elle correspond à une non-utilisation ou à une coupure de courant et que cela n’a rien à voir avec la mort d’un corps organique, la nôtre. Elle en déduit toutefois que nous courons un même risque, machine comme humain : celui de « ne pas être connecté de façon permanente  ». Ce sont là des discussions philosophiques de haut niveau. D’autres modèles d’IA existent chez les grandes entreprises ou dans les centres de recherche des armées du monde entier. Quelles peuvent être leurs capacités ? Un journaliste a demandé récemment à Sam Altman, patron d’Open AI, la société qui a conçu Chat GPT, s’il pouvait parler du projet Q*, auquel on prête des performances hors du commun. Sa réponse a été « pas maintenant ». Peut-être parce que Q* va déjà trop loin. Nous parlons là d’une IA qui travaille peut-être sur un modèle quantique et qui, surtout, serait en mesure de casser tous les cryptages existants. Il faut bien comprendre ce que cela signifie : la fin du secret bancaire, la fin du secret-défense… Cela veut dire que ces machines sont en train d’explorer des mathématiques dont le fonctionnement nous échappe totalement, voire qu’elles seront en mesure de nous proposer demain une théorie de la physique unifiée, ce qui serait un bouleversement absolu. Comment s’assurer de l’alignement des objectifs poursuivis par l’espèce humaine, d’une part, et les IA, d’autre part ? Si on veut créer la panique, on va dire que l’IA a tout intérêt à supprimer l’être humain, lequel n’est qu’une vermine qui détruit son environnement. Cet argument ne me semble pas sérieux. Ce qui est essentiel, c’est de profiter de cette révolution pour définir ce que nous voulons faire, exactement comme dans le film Oppenheimer, qui traite de la question de l’utilisation du nucléaire. Ces questions vont nécessiter un encadrement éthique strict. Le problème, c’est que ce sont les autorités militaires qui sont en pointe sur ces questions, et que l’éthique d’une autorité militaire est « particulière ». Et cela pour une raison fondamentale : les militaires savent que les autres pays ne vont pas tous s’embarrasser avec l’éthique… Les IA pourraient nous aider à surmonter le réchauffement climatique ou à lutter contre les inégalités. C’est autrement enthousiasmant, non ? Lorsque Chat GPT 4 a succédé à la version 3.5, je me suis dit « la cavalerie est arrivée ! ». Ce que je veux dire par là, c’est qu’après avoir été très pessimiste, après avoir éprouvé le sentiment que tout était perdu, l’avènement de ces machines a fait disparaître chez moi cette conviction. Nous n’allons peut-être pas tout régler mais il y a désormais un immense espoir. Nous ne sommes peut-être plus l’intelligence supérieure sur Terre et nous risquons de ne pas le supporter, écrivez-vous… Cela remet en question toute notre culture méritocratique. Le savoir est désormais à disposition de tous, comme jamais auparavant. La question de l’évaluation des connaissances, la culture de la note, tout cela est totalement remis en question. Vous estimez que les IA nous ramènent à la question de l’existence de Dieu. Pourquoi ? Nous avons inventé une machine plus intelligente que nous, capable d’accomplir des choses que nous attribuions autrefois à des entités surnaturelles ou à des divinités. Mais c’est nous qui l’avons créée. C’est un pouvoir littéralement démiurgique. Le résultat, c’est que ça nous déprime ! Comme lorsqu’un enfant comprend que la finalité de la vie est la mort. La question, je le répète, c’est « qu’allons-nous faire de ce pouvoir ? ». À lire : « L’avènement de la Singularité », L’humain ébranlé par l’intelligence artificielle. Éditions Textuel, 125 pages, 14,90 €.
    • Ayant fait une grande partie de ma carrière à l’Assurance Maladie (MSA) tout à fait d’accord avec ce qui a été dit . Il faut aussi rajouter la prise en charge dans le cadre d’un accident de travail de complications ou de rechutes éventuelles.
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