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en ce qui concerne l'année, c'est en 1815...

Définition d'encycloaedia universalis:

"apparaît aux XVe et XVIe siècles le prestigior. C’est d’ailleurs par l’altération fantaisiste de ce terme que Jules de Rovère, en 1815, créa le néologisme de « presti-digita-teur », qui évoque des doigts prestigieux."

Publié le

Bonjour,

Robert-Houdin rapporte l'histoire du mot "prestidigitateur" dans ces Confidences.

L'expression nous vient de Jules de Rovère du début du XIXème (années 1820 ?), qui cherchait une "appellation qui s'accorderait mieux à ses nobles origines" (S. Alzaris), pour remplacer les titres d'"escamoteur" ou de "physicien".

L'affiche annonçant pour la première fois une séance de "prestidigitation" en donnait également l'étymologie.

Amicalement,

Plick.

http://plickmagie.free.fr

Publié le

Bonjour,

Le mot est apparu dans la langue française en 1823 (Dictionnaire historique de la langue française).

Le texte de Pierre-Paul Lacas dans l'Universalis se perd dans quelques détails assez insignifiants (back and front...), et d'ailleurs pour ceux qui veulent en profiter sur internet, un membre de l'Amicale de Toulouse semble s'attribuer la paternité d'une bonne partie du texte de l'encyclopédie (vive les sources...) ! A voir sur : http://arh-toulouse.ifrance.com/arh-toulouse/presti.htm

En revanche, le mot n'apparaît dans le Dictionnaire de l'Académie française qu'en 1878 et non en 1835, ce qui est assez surprenant.

L'ouvrage n'est d'ailleurs pas très bavard dans sa définition (1878) : "Prestidigitateur : Celui qui fait des tours de gobelet, escamoteur". Il est intéressant de noter que dans le dico de 1932-1935, la définition abandonne l'histoire des gobelets pour ne garder que : "Celui qui fait des tours d'escamotage".

- "Preste" est emprunté à l'italien "presto" (agile)

- "digitus", doigt en latin

Donc "l'homme aux doigts prestes"

La citation par le Grand Robert de la "Clinique du langage" de A. Thérive est intéressante : "On nous permettra de clore la série par un mot (...) qui est le plus bouffon de tous : c'est prestidigitateur. On avait à naturaliser le terme italien de prestigiatore qui est l'équivalent de prestigeur, en somme : faiseur de prestiges, illusionniste (...) On a forgé ce cocasse mot latin où il s'agit de doigt (digitus), en gardant un élément preste qui est italien. Et le mot a fait fotune (...)"

Amicalement,

Plick.

  • 10 années plus tard...
Publié le
En tout cas, le terme de "prestidigitatrice" est bien évidemment également mentionné dès 1823 dans le Dictionnaire historique de la langue française.

Plick.

Je ne suis pas sûr d'avoir lu ta réponse d'alors, merci Plick (avec 10 ans de retard :D ).

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    • Je partage cet avis. Pourtant avoir une bonne bibliothèque permet de faciliter les recherches sur un sujet que tu veux creuser. Je préfère largement accumuler les livres que les tours. Il faut simplement les sélectionner, dernièrement j'en vois qui sortent d'auteurs dont je n'ai jamais entendu parler. Certains posent des questions sans apporter de réponses, d'autres viennent expliquer la magie, faisant étalage de lieux communs et enfoncer des portes ouvertes. Ca devient le festival du n'importe quoi, car les éditeurs ont bien compris l'engouement autour des livres. Je vais de plus en plus faire un tour vers les anciens livres et les recueils de magazines qui contiennent des choses oubliées. En ce moment je lis Mindon Mania 2 et je me régale sur la partie Tarot.
    • Merci les collègues! Vos commentaires sur l'humanité de mon personnage me touchent!
    • Oui ! Nous pouvons faire une critique épistémologique de la notion de "charge de la preuve" telle qu'elle est souvent mobilisée en zététique. Pour faire court : - L'existence doit être démontrée et le non-existence est plutôt traitée comme la position par défaut. Ce qui revient à attribuer un privilège épistémique au scepticisme et ce qui n'est pas toujours justifié... Même Karl Popper considère que toute affirmation empirique forte (même négative) engage son auteur ! - La charge de la preuve suppose toujours une distinction entre ce qui est "ordinaire" et ce qui est "extraordinaire". Ok !... Mais qui décide ce qui est "ordinaire" ou "extraordinaire" ? Tout au long de l'histoire des sciences, le consensus scientifique a considéré comme "extraordinaire" des hypothèses qui se sont, ensuite, révélées valables. - En sciences les hypothèses précèdent souvent les preuves. L'intuition et la spéculation jouent donc un rôle majeur. Bref, en zététique, cette notion de charge de la preuve me semble plutôt une stratégie argumentative et un outil rhétorique.
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