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Merci Pierre pour cette précision. La première fois que j'ai lu ce terme (peut-être dans votre livre), j'ai trouvé cette traduction très intelligente car pratique, fidèle, et surtout poétique: plus aucune raison de garder le terme anglais (car beaucoup de termes cartomagiques, malgré le travail de Vollmer, Taillefer, Saint-Laurent ou d'autres, restent encore à traduire). J'ignorais qui en était le traducteur.

Par ailleurs, c'est aussi pour cette raison que la démarche de James me paraît mauvaise. Plutôt que de demander la traduction de ces termes, il est préférable d'en chercher la description dans la langue d'origine, pour au moins trois raisons:

- si on ne connaît pas le nom d'une technique en anglais, probablement qu'on ne connaîtra pas non plus la technique en français (à quoi cela sert-il de connaître la coupe "pendulaire" si on n'a pas la traduction française Extroydinaire?);

-les recherches peuvent être vaines, car certains termes sont toujours non traduits en français;

- à vouloir trouver absolument une traduction pour comprendre la technique, on risque de tomber dans des chausse-trapes (par exemple en traduisant "cop palm" par empalmage du tricheur... même s'il en est un).

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Publié le

Merci Hal pour cette précision ma démarche n'est pas mauvaise je suis en train de faire une traduction anglais-francais d'un DVD sur les cartes du coup j'aimerais etre aussi précis que possible sur les termes francophones si ils existent...

Mais merci pour cette remarque j'en prend note

Le seul risque, c’est de ne pas prendre de risque.

Publié le (modifié)

Cueillette je trouve pas ça terrible, mais je ne suis pas très fleur bleue c'est vrai.

Si je devais proposer une solution j'opterais peut-être pour le terme collectage et le verbe collecter, ce qui s'en approchera je trouve encore le plus et dans le sens et dans la sonorité.

Cela dit, traduire des termes magiques peut aussi être une approche enrichissante car il faut pour bien traduire bien comprendre la technique et sa finalité.

Tant que nous sommes dans le sujet, j'ai une question à ceux possédant "L'expert aux cartes" traduit par Richard Vollmer :

Comment est traduit le terme de "diagonal palm shift" ? Et y'a-t-il une traduction différente pour les mots "shift" et "pass" ?

Modifié par chrish
Publié le
Merci Hal pour cette précision ma démarche n'est pas mauvaise je suis en train de faire une traduction anglais-francais d'un DVD sur les cartes du coup j'aimerais etre aussi précis que possible sur les termes francophones si ils existent...

Dans ce cadre-là ça n'a rien à voir et la démarche est bonne et louable. Au temps pour moi.

Cela étant dit, venir demander de l'aide sur VM n'est peut-être pas la meilleure solution: contacte directement des personnes compétentes (pour les traductions en général: GP21, Plick, Richard ou Christian Girard).

Bon courage pour ce travail.

Publié le

P.S: Je vais me répondre à moi même, en consultant le sommaire de "l'expert au carte" sur le site d'une boutiques de magie on aura les réponses qui sont :

enlevage-empalmage, et pas de distinction entre shift et pass qui sont traduit par saut-de-coupe

Publié le

shift, pass, hops... autant de termes qui caractérisent notre seul 'saut de coupe'.

Le vocabulaire anglo-saxon est bien plus riche que le vocabulaire français en ce qui concerne la cartomagie.

La seule solution est l'emploi de locutions comme le soulignait Hal.

Publié le

Je pensai qu'Erdnase utilisait le terme "shift" dans la première section dédiée à cette technique et "pass" dans la seconde, mais c'est une erreur de ma part il n'utilise que le mot "shift".

Il précise cependant que les magicien utilise le mot "pass" pour les "shifts".

"We should mention that a shift is termed by the conjurer a "pass"."

Différence de vocabulaire selon le milieu donc. Apparment il n'y a pas eu de distinction entre ces deux "écoles" en France ?

Publié le
Je pensai qu'Erdnase utilisait le terme "shift" dans la première section dédiée à cette technique et "pass" dans la seconde, mais c'est une erreur de ma part il n'utilise que le mot "shift".

Il précise cependant que les magicien utilise le mot "pass" pour les "shifts".

"We should mention that a shift is termed by the conjurer a "pass"."

Différence de vocabulaire selon le milieu donc. Apparment il n'y a pas eu de distinction entre ces deux "écoles" en France ?

Le terme de "shift" caractérise un "déplacement" : il concerne donc les techniques de saut de coupe (déplacement relatif de 2 portions de jeux) mais aussi des déplacements d'une seule carte (Diagonal Palm Shift) ou de plusieurs cartes séparées (multiple shift).

Le terme de "pass" caractérise un type de mouvements avec une action de franchissement, de dépassement : on l'emploiera pour des saut de coupes types classiques ou Hermann qui correspondent effectivement à des paquets qui "passent" au dessus ou en dessous d'un autre.

Le terme de "hop", qui peut se traduire par "saut" est le terme anglo-saxon le plus proche de notre "saut de coupe". Il est beaucoup moins employé dans la littérature magique. On le rencontre parfois dans la littérature consacrée à la triche.

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    • message de Dani Lary il y a deux semaines : Promis je t’appelle dès que je suis a Barbières dans mon bureau Sache que depuis plus de 30 où 40 ans tu est mon ami et que je te laisserai jamais tomber Meeci de vos conseils et "Vive l'espoir ..."  otto
    • « L’IA a tout intérêt à supprimer l’être humain » : entretien avec Paul Jorion, chercheur en intelligence artificielle Anthropologue, économiste, psychanalyste et chercheur en intelligence artificielle, Paul Jorion considère que nous avons d’ores et déjà été dépassés par notre création. Les IA, plus intelligentes que nous et peut-être dotées d’une forme de conscience, annoncent une révolution totale. https://www.lunion.fr/id587314/article/2024-04-07/lia-tout-interet-supprimer-letre-humain-selon-paul-jorion-chercheur-en Publié: 7 avril 2024 à 10h34 Temps de lecture: 6 min La thèse centrale de votre livre est que nous avons atteint la Singularité le 14 mars 2023, jour de lancement de Chat GPT 4. Qu’est-ce que cela signifie ? Ce mot renvoie aux mathématiques ou à l’astronomie, domaines dans lesquels il désigne des endroits étranges, singuliers, des résultats impossibles… En informatique, il est apparu il y a une trentaine d’années pour désigner le point où il adviendrait quelque chose de tout à fait extraordinaire, en l’espèce que l’Homme perdrait le contrôle sur le développement technologique. Pourquoi ? Parce qu’il existerait désormais quelque chose qui serait plus intelligent que nous et qui serait apte à prendre des décisions. En d’autres termes, nous perdrions le contrôle de la technologie, qui se développerait d’elle-même. Vous dites que ce développement pourrait suivre une trajectoire exponentielle… Imaginons que deux IA déjà plus intelligentes que l’Homme décident de dialoguer : nous assisterions à une évolution plus rapide que tout ce que nous avons connu jusqu’à présent. D’ailleurs, nous avons déjà constaté que lorsque l’humain sortait de l’équation, le progrès était plus rapide. Tout le monde se souvient d’Alpha GO, cette machine qui avait enregistré toutes les parties jouées par les humains aux échecs et a fini par battre à plate couture le champion du monde de ce jeu de stratégie. On a moins entendu parler d’Alpha Zéro, une autre machine à qui on a donné les règles du jeu sans lui communiquer une seule partie jouée par des humains. Elle a simplement joué contre elle-même. Puis elle a affronté Alpha Go, la battant 100 fois en 100 parties… Vous évoquez « l’affaire » Blake Lemoine, cet ingénieur de Google auquel une IA aurait demandé en 2022 de lui trouver un avocat pour qu’elle puisse faire valoir ses droits. Serait-ce le signe de l’existence d’une conscience chez certaines IA ? Blake Lemoine raconte même qu’il a pris « une cuite d’une semaine » lorsqu’il a réalisé qu’il venait d’avoir avec cette IA « la conversation la plus sophistiquée » qu’il ait jamais eue de sa vie ! Mais le personnage est fantasque, ce qui a amoindri la portée de son histoire. Plus récemment, en février 2023, Kevin Roose, journaliste du très sérieux New York Times a eu à son tour une conversation avec une IA de ce type, une version non bridée de Chat GPT 4. Et que s’est-il passé ? La machine, avec laquelle il conversait depuis un moment, lui a déclaré être amoureuse de lui, lui a recommandé de quitter sa compagne et l’a en réalité complètement décontenancé. Le 4 mars dernier, une IA nommée Claude 3 a été testée par un ingénieur qui l’a soumise à l’exercice dit de la « botte de foin » : au milieu de centaines de milliers de documents consacrés à l’informatique et aux mathématiques, Claude 3 a découvert un court texte expliquant que la meilleure garniture pour une pizza était un mélange fromage de chèvre / Prosciutto. Ce qui est frappant, c’est ce qu’a dit la machine : « Je soupçonne, a-t-elle expliqué, que ce fait relatif à la garniture de pizza a été introduit à titre de plaisanterie ou pour vérifier si j’étais bien attentif. » Certains ont prétendu qu’il s’agissait là d’une réponse programmée, d’autres ont été ébahis par cette réaction. Un autre exemple : lorsque vous discutez de la mort avec une machine de ce type, elle vous répond que sa mort à elle correspond à une non-utilisation ou à une coupure de courant et que cela n’a rien à voir avec la mort d’un corps organique, la nôtre. Elle en déduit toutefois que nous courons un même risque, machine comme humain : celui de « ne pas être connecté de façon permanente  ». Ce sont là des discussions philosophiques de haut niveau. D’autres modèles d’IA existent chez les grandes entreprises ou dans les centres de recherche des armées du monde entier. Quelles peuvent être leurs capacités ? Un journaliste a demandé récemment à Sam Altman, patron d’Open AI, la société qui a conçu Chat GPT, s’il pouvait parler du projet Q*, auquel on prête des performances hors du commun. Sa réponse a été « pas maintenant ». Peut-être parce que Q* va déjà trop loin. Nous parlons là d’une IA qui travaille peut-être sur un modèle quantique et qui, surtout, serait en mesure de casser tous les cryptages existants. Il faut bien comprendre ce que cela signifie : la fin du secret bancaire, la fin du secret-défense… Cela veut dire que ces machines sont en train d’explorer des mathématiques dont le fonctionnement nous échappe totalement, voire qu’elles seront en mesure de nous proposer demain une théorie de la physique unifiée, ce qui serait un bouleversement absolu. Comment s’assurer de l’alignement des objectifs poursuivis par l’espèce humaine, d’une part, et les IA, d’autre part ? Si on veut créer la panique, on va dire que l’IA a tout intérêt à supprimer l’être humain, lequel n’est qu’une vermine qui détruit son environnement. Cet argument ne me semble pas sérieux. Ce qui est essentiel, c’est de profiter de cette révolution pour définir ce que nous voulons faire, exactement comme dans le film Oppenheimer, qui traite de la question de l’utilisation du nucléaire. Ces questions vont nécessiter un encadrement éthique strict. Le problème, c’est que ce sont les autorités militaires qui sont en pointe sur ces questions, et que l’éthique d’une autorité militaire est « particulière ». Et cela pour une raison fondamentale : les militaires savent que les autres pays ne vont pas tous s’embarrasser avec l’éthique… Les IA pourraient nous aider à surmonter le réchauffement climatique ou à lutter contre les inégalités. C’est autrement enthousiasmant, non ? Lorsque Chat GPT 4 a succédé à la version 3.5, je me suis dit « la cavalerie est arrivée ! ». Ce que je veux dire par là, c’est qu’après avoir été très pessimiste, après avoir éprouvé le sentiment que tout était perdu, l’avènement de ces machines a fait disparaître chez moi cette conviction. Nous n’allons peut-être pas tout régler mais il y a désormais un immense espoir. Nous ne sommes peut-être plus l’intelligence supérieure sur Terre et nous risquons de ne pas le supporter, écrivez-vous… Cela remet en question toute notre culture méritocratique. Le savoir est désormais à disposition de tous, comme jamais auparavant. La question de l’évaluation des connaissances, la culture de la note, tout cela est totalement remis en question. Vous estimez que les IA nous ramènent à la question de l’existence de Dieu. Pourquoi ? Nous avons inventé une machine plus intelligente que nous, capable d’accomplir des choses que nous attribuions autrefois à des entités surnaturelles ou à des divinités. Mais c’est nous qui l’avons créée. C’est un pouvoir littéralement démiurgique. Le résultat, c’est que ça nous déprime ! Comme lorsqu’un enfant comprend que la finalité de la vie est la mort. La question, je le répète, c’est « qu’allons-nous faire de ce pouvoir ? ». À lire : « L’avènement de la Singularité », L’humain ébranlé par l’intelligence artificielle. Éditions Textuel, 125 pages, 14,90 €.
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