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Repartons du début: Qu'est-ce qu'un effet?

Je dirais même plus... peut-on concevoir une magie sans effet ? (donc forcément sans truc)

Une magie non démonstrative... En gros une magie qui se déploirait dans l'immanence plutôt que la transcendance.

mdr

Une magie sans truc n'est pas une magie sans effet. Lire à ce sujet un certain livre intitulé Fabula Hermetika.

Pas de pub non magique pour les membres du Cercle VM. Clique ici pour en savoir plus !
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Exemple, en mentalisme: Tu veux faire croire que tu es en train de réaliser une lecture de pensée sur l'identité du personne. Que tu utilises une oreillette ou le cold reading, si tu arrives à ton but initial, la méthode que tu prendras ne fera que te faire des détour différent pour ta destination.

C'est là où le mentalisme est une magie à part.

Si on reprend le raisonnement de Tamariz, qui est de montrer des chemins qui amènent le public vers des pistes qui lui apparaissent finalement comme fausses, pour au final lui en faire déduire que ça ne peut être vraiment QUE de la magie pure, le concept ne tient pas la route pour de nombreux effets de mentalisme.

La carte, la pièce, ou le foulard qui disparait, même si le public ne sait pas par quel moyen ça a pu se produire, il a bien fallu faire disparaitre l'objet, et rien que l'effet est déjà fort en lui-même, quand il se passe sous le nez du public.

Pour le mentalisme, dans de nombreux effets, il y a intervention d'une personne du public. Et dans ce cas, la piste du compère ruine tout l'effet. Car même si c'est une fausse piste et que pour ce cas particulier, ce n'est pas la méthode utilisée, le public y pensera inévitablement : "oui, mais c'est sûrement un complice ! Et si c'est le cas, je peux le faire aussi, son effet ^^ !"

Une cigarette qui traverse une pièce...le public se dit qu'il y a forcément une explication, mais l'effet en lui-même reste hyper fort, et il n'est pas réduit à néant par une intervention humaine extérieure possiblement "corrompue" :) .

C'est d'ailleurs pour ça que, même si j'apprécie aussi le mentalisme, je préfère les effets prévus pour une personne. Deux protagonistes : le magicien et le spectateur. Aucune possibilité (ou aucun intérêt, ce qui revient au même) de recourir à l'outil de la complicité.

Modifié par Maness
Publié le (modifié)
Je fais parti des personnes pour qui seul l'effet compte et peux importe le moyen pour y parvenir ...

...

Ouf, une personne de mon avis ;)

Je n’adhère pas du tout, mais alors vraiment pas du tout, à cette mise en balance entre la force de l’effet et la difficulté technique qu’il faudrait y inclure.

Sans doute parce que je suis une brème en technique, et que je suis un gros paresseux.

N’empêche :

Que le public apprenne le secret d’un tour ou d’un autre, de toute façon, il sera désillusionné.

Ce ne sera « qu’un trucage », ou « qu’un compère », ou « que de la dextérité ».

Une fois le truc révélé, même s’il a demandé des années de travail, ce n’est plus de la magie, ce n’est « qu’un… »

Il y a parfois une tendance à dire qu’il faut mériter son effet, que si on ne se donne pas du mal, qu’on n’en bave pas, on n’a pas le droit d’avoir du succès.

C’est à mon sens illusoire :

Des tours absolument bluffant se font sans aucune dextérité, et avec une technique de base.

Seraient-ils moins fort, car on n’a pas à travailler la technique ?

Non.

On tromperait le spectateur sur la qualité de la marchandise ?

Heuu….

On lui vend quoi, au spectateur :

-A un premier niveau, un effet incompréhensible, qui met son bon sens en déroute.

-Ensuite, une présentation qui inclue du rêve, de l’amusement, voire de l’émerveillement. (et une intention, un message, si on ne fait pas de la magie que pour divertir ;) )

Au niveau volume de travail, la partie présentation est indépendante de le méthode menant à l’effet, il faudra la bosser de toute façon, comme il a été dit dans l’analogie à la salle de restaurant confortable.

L’effet lui, consiste à mentir.

A moins d’utiliser de la vraie magie ;)

Un mensonge est-il plus excusable qu’un autre, c’est à cela reviens ta question ?

La question ne devrait pas se poser :

Nous DEVONS mentir.

C’est ce que viens, en définitive, chercher le spectateur, même s’il ne le formule pas comme cela.

Le mensonge le plus efficace est alors un bon choix, du moment qu’il reste indétectable (c’est une condition de l’efficacité, mais je tenais à préciser ;) )…

Cela n’a rien à voir avec la difficulté d’exécution.

Le spectateur n’en a aucune idée, et n’en saura rien.

S’il apprend comment ça marche, c’est une faute bien plus grave de notre part que de ne pas avoir travaillé une technique difficile…

Maintenant, du point de vue du magicien :

Chacun peut se forger une « éthique personnelle », bien que ces deux mots me semblent contradictoires.

Si tu penses que tu dois mériter par la souffrance ton succès, pourquoi pas.

Mais tu vas souffrir ;)

Comme certains, qui s’imposent de ne pas utiliser de gimmick, ou de ne faire que de la magie entièrement mentale sans accessoire, ou celui qui ne dit jamais de mensonge réel dans son texte (quitte à faire des phrases à double sens…)

On peut s’imposer des contraintes :

Souvent, des artistes s’épanouissent dans une réduction des techniques, voir en peinture le travail des pointillistes ou des tâchistes…

On peut aussi se donner des contraintes autres que techniques (sur la présentation) ou pas du tout.

Mais dans tous les cas, ce n’est pas une affaire de morale, d’éthique, mais de choix personnel.

La morale et l’éthique son à mon sens des valeurs communautaires, quand on réduit cela à des préférences individuelle, le mot me semble perdre de son sens.

L’éthique du magicien, il me semble, consiste essentiellement à donner un spectacle de qualité au spectateur.

Incluant le spectateur, le mettant au centre de la cible, la difficulté de la méthode n’intervient plus dans la « qualité du spectacle » mais en tant que « choix du meilleurs moyen ».

Le meilleur moyen peut prohiber la dextérité, car elle peut rater, alors qu’une méthode truquée ne ratera pas dans ce cas précis.

Le meilleur moyen peut être, si c’est le type de magie que tu veux développer, de ne pas toucher aux accessoires, et que le spectateur soit l’acteur du miracle. (Une des règles que j’essaie de développer, c’est justement de manipuler le moins possible les accessoires : moins il y a de gestes, plus il y a de magie… c’est une règle personnelle, mais qui me semble confirmée par beaucoup de magicien.)

Le meilleur moyen peut aussi passer par le compérage de base.

Pour ce dernier point :

Comme toute méthode, le compérage doit être travaillé.

Cette méthode, comme il a été dit, est très connue du public, car elle a été débinée, et en plus c’est une explication qui semble triviale quand on cherche le truc.

Il faut donc travailler le compérage pour le rendre impensable, comme nos autres méthodes.

Le principal inconvénient du compérage de base (pas du compérage instantané, avec double réalité, c’est de la magie, cela ;) ), c’est qu’il faut un vrai compère.

Formé, qui a répété, qui sache son rôle, et qui ne prenne pas trop chers quand on fait des prestations payantes. ;)

Pas si facile que cela à mettre en place pour la plupart des magiciens ;)

C’est donc une méthode de luxe, mais ô combien performante…

Bref, la notion de « il faut mériter » ne me semble pas adaptée.

La notion d’honnêteté vis-à-vis du public…heuuu… pas vraiment non plus, au niveau de la méthode, on est la pour le tromper.

Et l’idée d’une méthode qui doit être choisie en fonction du mérite et de l’honnêteté, c’est une chose que je ne comprends pas.

Le fait que ce ne soit pas un troll (hein ?) montre que les avis peuvent être différents.

Mais les partisans de la difficulté technique n’ont pas donné d’argument qui me touche jusqu’à présent.

Le seul argument cité était la déception du spectateur s’il apprend la technique… il faut se focaliser sur le moyen pour qu’il ne l’apprenne pas, cela sera plus rentable…il sera déçu de toute façon si cela arrive…

Gilbus.

Modifié par Gilbus

Quand le magicien montre la lune avec son doigt, le public regarde le doigt...

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Je suis entièrement d'accord avec "Seul l'effet compte et peu importe les moyens".

Je préfère utiliser une ou 2 cartes spéciales plutôt que de faire un quadruple sdc avec vrille si le résultat est identique.

Pourquoi ? parce que il suffit d'être dans un mauvais jour et la technique risque de transpirer aux yeux des spectateurs.

Les puristes vont rétorquer qu'avec les cartes spéciales, on est pas clean à la fin. A cela je répondrais, on peut se rendre clean sans problème si on a bien pensé sa routine (Duvivier est un bon exemple en la matière et lui même explique que quand il peut remplacer la technique par autre chose, il ne se gêne pas).

Et comme le dit Gilbus, si le spectateur capte le truc, technique ou trucage, il sera "désillusionner". Alors autant passer par des chemins directs.

Thierry Périchon
http://www.moonlightanimations.fr
 

Publié le

Personnellement je ne suis pas de cet avis, on peut utiliser un tour 100% gimnické

le spectateur n'est pas censé savoir comme avec l'exemple du restaurant que

c'est un plat "tout fait" donc un tour "automatique". Après c'est sûr qu'il ne

faut pas le faire tel-quel, il faut un bon climax ! On ne fait pas de la magie pour

nous, mais pour le spectateur ! Après c'est sûr que ce n'est pas le genre de tours a faire

pour un publique magicien...

Donc personnelement je n'ai pas de scrupule à utiliser le jeu invisible, ou autres tours

semblable, tant que le tour a une bonne histoire, un bon climax et que l'effet a un bon impact sur le spectateur... :)

.

Publié le (modifié)

Un mensonge est-il plus excusable qu’un autre, c’est à cela reviens ta question ?

La question ne devrait pas se poser :

Nous DEVONS mentir.

C’est ce que viens, en définitive, chercher le spectateur, même s’il ne le formule pas comme cela.

Le mensonge le plus efficace est alors un bon choix, du moment qu’il reste indétectable (c’est une condition de l’efficacité, mais je tenais à préciser ;) )…

Cela n’a rien à voir avec la difficulté d’exécution.

Le spectateur n’en a aucune idée, et n’en saura rien.

S’il apprend comment ça marche, c’est une faute bien plus grave de notre part que de ne pas avoir travaillé une technique difficile…

Comme certains, qui s’imposent de ne pas utiliser de gimmick, ou de ne faire que de la magie entièrement mentale sans accessoire, ou celui qui ne dit jamais de mensonge réel dans son texte (quitte à faire des phrases à double sens…)

On peut aussi se donner des contraintes autres que techniques (sur la présentation) ou pas du tout.

...

Le meilleur moyen peut prohiber la dextérité, car elle peut rater, alors qu’une méthode truquée ne ratera pas dans ce cas précis.

Le meilleur moyen peut être, si c’est le type de magie que tu veux développer, de ne pas toucher aux accessoires, et que le spectateur soit l’acteur du miracle. (Une des règles que j’essaie de développer, c’est justement de manipuler le moins possible les accessoires : moins il y a de gestes, plus il y a de magie… c’est une règle personnelle, mais qui me semble confirmée par beaucoup de magicien.)

Le meilleur moyen peut aussi passer par le compérage de base.

Pour ce dernier point :

Comme toute méthode, le compérage doit être travaillé.

Cette méthode, comme il a été dit, est très connue du public, car elle a été débinée, et en plus c’est une explication qui semble triviale quand on cherche le truc.

Il faut donc travailler le compérage pour le rendre impensable, comme nos autres méthodes.

Le principal inconvénient du compérage de base (pas du compérage instantané, avec double réalité, c’est de la magie, cela ;) ), c’est qu’il faut un vrai compère.

Formé, qui a répété, qui sache son rôle, et qui ne prenne pas trop chers quand on fait des prestations payantes. ;)

Pas si facile que cela à mettre en place pour la plupart des magiciens ;)

C’est donc une méthode de luxe, mais ô combien performante…

...

Gilbus.

J'ai été mal compris, et nos avis ne sont pas si différents :)

Je pense aussi que seul l'effet compte, j'ai juste exprimé mes doutes sur l'efficacité de certaines méthodes...

Après, le fait d'être magicien me rend peut-être plus sceptique.

J'ai surligné une de tes phrases, parce que j'ai du mal à être convaincu.

Une fois que tu sais jusqu'à quel point sont capables d'aller des magiciens pour te faire croire à l'impossible, une fois que tu ne trouves pas impensable qu'un type, carrément acteur professionnel , puisse être de mèche avec un magicien pour réaliser un effet, tu ne peux plus ne pas avoir de doutes sur la méthode (très) potentiellement utilisée.

Je ne vois absolument pas comment tu peux "travailler" le compérage pour le rendre impensable. En ayant comme compère une personne qui a un talent de jeu d'acteur exceptionnel ? Même si je vois un type sauter au plafond d'étonnement, je me dirai qu'il y a encore une possibilité pour qu'il soit dans la confidence. Un effet complètement impossible faisant intervenir une tierce personne fera toujours planer un doute.

Une fois que tu sais que des compères sont capables d'avoir un jeu d'acteur si performant que ça semble réel, le doute te reste toujours à l'esprit.

En fait, ce n'est pas la méthode que je remets en cause, ce sont plutôt les conséquences. Si un effet de mentalisme est vraiment fabuleux, mais qu'un des spectateurs ressort de la prestation en disant "oui, c'était incroyable, mais si le type à la chemise bleue était un compère, alors tout s'explique !", c'est raté pour ce spectateur là.

La magie, c'est ce qui arrive quand on a épuisé toutes les solutions, et qu'on n'en voit aucune. Alors il ne reste que la magie pour l'expliquer.

Alors bien sûr, la vraie magie n'existe pas, mais quand le spectateur ne parvient même pas à exprimer un début d'idée ou un début de solution, le but est atteint.

Si le spectateur se dit : "là, cet effet, avec un complice, je vois bien comment il a pu être fait", ce n'est pas très bon.

C'est souvent ce qu'on entend d'ailleurs : "Wow, ce truc là, à part avec complice, je ne vois pas comment le magicien a pu faire!".

Et là, même si le truc ne lui est pas dévoilé, qu'il y ait d'ailleurs un complice ou pas, le fait qu'il puisse le penser et expliquer dans ce cas le tour, est un peu une défaite quelque part. Ce n'est que mon opinion, mais c'est comme ça que je le ressens.

Dans Utopia je crois, il y a Dani DaOrtiz qui explique à un moment qu'il présentait une routine à des magiciens, et l'effet était tellement impossible que les magiciens (de renom!) eux-mêmes avaient toujours pensé qu'il utilisait le compérage... jusqu'à ce qu'il leur explique le tour, et qu'ils comprennent que NON mdr ! Et là, ça, c'est fabuleux :) !

Et là, on retombe dans le même problème : le tour n'utilisait pas de compère, mais il était si fort que des grands magiciens ne l'expliquaient QUE par cette méthode, et du coup n'étaient pas impressionnés!

Après, évidemment que tous les moyens sont bons pour parvenir à l'effet voulu, j'adore présenter le Jeu Invisible, pourquoi ne pas utiliser des gimmicks qui font des miracles ?

Je suis pour l'utilisation de trucages et de gimmicks lorsque ça permet de faire un effet à fort impact, mais si la technique peut te permettre de faire la même chose de façon plus clean, mieux vaut la technique dans ce cas. Il y a aussi des cas ou aucune technique ne peut remplacer un gimmick, un trucage ou un procédé spécifique. Dans ce cas, il n'y a pas à se poser de questions, il faut abuser du trucage adéquat :).

Modifié par Maness
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Allez, je vais y aller de mon petit grain de sel.

Pour résumer ce qui vient d'être écrit depuis le début de ce fil, comme souvent, je suis du même avis que Gilbus.

Je sais que tout le monde n'a pas accès à la chambre des secrets mais une discussion y est ouverte intitulée: [Réflexion]

Que croient connaitre nos spectateurs ? Leurs solutions ?

Ils nous appartient de faire le nécessaire afin qu'un tour ne puisse pas être remonté par les spectateurs quelque soit la technique employée pour déjouer la perspicacité et le bon sens naturel.

L'utilisation du FI indirect en est une très belle démonstration.

Pour ce qui est du compérage qui est une arme de destruction massive il ne s'agit pas de l'utiliser à mauvais escient. On pourrait appeler cela le compérage indirect.

Utiliser un compère voire deux pour un ACAAN est disproportionné. (quoique qu'il soit toujours possible de trouver une exception à cela).

Et bien même en prenant cet exemple. Si les compères semblent avoir été choisis aléatoirement la cible est atteinte. L'effet est là et la magie aussi !

La technique se déplace. Ce n'est plus comment forcer le nombre et/ou la carte, mais comment disculper sans l'ombre d'un doute l'utilisation de partenaire(s) caché(s).

Comme toutes les techniques, cela ne marchera pas dans toutes les situations.(Surtout s'il n'y a que deux spectateurs ;) ). Il en est ainsi des tours d'entrées, des tours entourés, des salles de spectacles où il y a un balcon etc.

Vous l'avez compris je suis partisan de "tout les coups sont valables" faut-il cependant qu'ils ne fasse pas long feu.

Si tu n'as qu'une parole, ne la donne à personne !

Site web: www.allias-magie.fr/

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Tout d'abord il y a des effets qui ne sont possible qu'avec un gimmick...

Et pour ceux qui défendent la technique à tout prix, en quoi une technique secrète est elle moins condamnable qu'un gimmick ?

Pour mieux comprendre le réel, il faut parfois passer par l'imaginaire...

Publié le (modifié)

Il faut donc travailler le compérage pour le rendre impensable, comme nos autres méthodes.

...

Gilbus.

J'ai surligné une de tes phrases, parce que j'ai du mal à être convaincu.

Une fois que tu sais jusqu'à quel point sont capables d'aller des magiciens pour te faire croire à l'impossible, une fois que tu ne trouves pas impensable qu'un type, carrément acteur professionnel , puisse être de mèche avec un magicien pour réaliser un effet, tu ne peux plus ne pas avoir de doutes sur la méthode (très) potentiellement utilisée.

Je ne vois absolument pas comment tu peux "travailler" le compérage pour le rendre impensable.

Désolé, pas le temps de répondre sur tout, je suis un peu pressé…et on n’est pas en chambre des secrets…

Mais juste pour te répondre sur ce point :

Oui, il y a plein de techniques que l’on peut utiliser pour rendre un compérage convaincant.

Je t’en donne juste une en exemple :

Le magicien va vers le public, demande à une personne de l’aider, en venant sur scène, le gars y va.

Là, on peut penser compérage. Pas très convaincant, hein ?

Autre scénario :

Le magicien va vers le public, demande à une personne de l’aider, en venant sur scène.

Mais la personne, visiblement trop timide, refuse. Parfois même, elle dit non avant que le magicien ouvre la bouche ;)

Le magicien rassure la personne, ce n’est pas grave, demande à une autre personne 3 sièges plus loin, qui, elle, veut bien.

Dans ce scénario, on va induire subtilement que le choix du volontaire a échappé au magicien, qu’il s’en fiche, et donc que le volontaire suivant est bien un honnête spectateur…

Ok, il faut 2 compères, pour faire cela… je l’ai dit, le compérage est une méthode luxueuse ;)

Mais l’idée même de compérage aura été écartée dès le départ, par une comédie justifiée et en apparence totalement plausible.

D'ailleurs, le compère timide qui refuse de venir peut être remis a contribution par la suite, dans une sorte de tentative de faire participer cette personne, sans venir sur scène, juste en lui posant une question, par exemple...

le jeu entre le timide et le magicien peut être un plus pour l'aspect amusant du spectacle...

L’utilisation de plusieurs compères peut aussi être travaillée de multiples façons : j’ai déjà travaillé avec 2 compères, et l’un d’entre eux ne savait pas qu’il y en avait un autre ;)

Il y a aussi le compère mêlé à d’autres spectateurs, ou encore le mélange compère/truc qui est très convaincant :

Dans ce cas-là, on a un compère qui n’intervient que sur une petite partie du déroulement du tour, normalement insuffisante pour tout expliquer…

Bref, le compérage est une technique à approfondir, avant de s’en servir :

Effectivement si tu désignes un gars, lui demande une carte, et la sort de ta poche, on peut toujours penser à un compère…

Si tu demandes à un spectateur de choisir rouge ou noir, puis de lancer une boulette a un autre, qui choisira la famille de la couleur sélectionnée, relance de la boulette, et choix par un troisième de la carte, la, on pensera moins à un compérage, car il n’est que partiel.

Et pourtant, il simplifie largement un KK… ;)

C’est plus clair ?

Gilbus

Modifié par Gilbus

Quand le magicien montre la lune avec son doigt, le public regarde le doigt...

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    • « L’IA a tout intérêt à supprimer l’être humain » : entretien avec Paul Jorion, chercheur en intelligence artificielle Anthropologue, économiste, psychanalyste et chercheur en intelligence artificielle, Paul Jorion considère que nous avons d’ores et déjà été dépassés par notre création. Les IA, plus intelligentes que nous et peut-être dotées d’une forme de conscience, annoncent une révolution totale. https://www.lunion.fr/id587314/article/2024-04-07/lia-tout-interet-supprimer-letre-humain-selon-paul-jorion-chercheur-en Publié: 7 avril 2024 à 10h34 Temps de lecture: 6 min La thèse centrale de votre livre est que nous avons atteint la Singularité le 14 mars 2023, jour de lancement de Chat GPT 4. Qu’est-ce que cela signifie ? Ce mot renvoie aux mathématiques ou à l’astronomie, domaines dans lesquels il désigne des endroits étranges, singuliers, des résultats impossibles… En informatique, il est apparu il y a une trentaine d’années pour désigner le point où il adviendrait quelque chose de tout à fait extraordinaire, en l’espèce que l’Homme perdrait le contrôle sur le développement technologique. Pourquoi ? Parce qu’il existerait désormais quelque chose qui serait plus intelligent que nous et qui serait apte à prendre des décisions. En d’autres termes, nous perdrions le contrôle de la technologie, qui se développerait d’elle-même. Vous dites que ce développement pourrait suivre une trajectoire exponentielle… Imaginons que deux IA déjà plus intelligentes que l’Homme décident de dialoguer : nous assisterions à une évolution plus rapide que tout ce que nous avons connu jusqu’à présent. D’ailleurs, nous avons déjà constaté que lorsque l’humain sortait de l’équation, le progrès était plus rapide. Tout le monde se souvient d’Alpha GO, cette machine qui avait enregistré toutes les parties jouées par les humains aux échecs et a fini par battre à plate couture le champion du monde de ce jeu de stratégie. On a moins entendu parler d’Alpha Zéro, une autre machine à qui on a donné les règles du jeu sans lui communiquer une seule partie jouée par des humains. Elle a simplement joué contre elle-même. Puis elle a affronté Alpha Go, la battant 100 fois en 100 parties… Vous évoquez « l’affaire » Blake Lemoine, cet ingénieur de Google auquel une IA aurait demandé en 2022 de lui trouver un avocat pour qu’elle puisse faire valoir ses droits. Serait-ce le signe de l’existence d’une conscience chez certaines IA ? Blake Lemoine raconte même qu’il a pris « une cuite d’une semaine » lorsqu’il a réalisé qu’il venait d’avoir avec cette IA « la conversation la plus sophistiquée » qu’il ait jamais eue de sa vie ! Mais le personnage est fantasque, ce qui a amoindri la portée de son histoire. 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Ce qui est frappant, c’est ce qu’a dit la machine : « Je soupçonne, a-t-elle expliqué, que ce fait relatif à la garniture de pizza a été introduit à titre de plaisanterie ou pour vérifier si j’étais bien attentif. » Certains ont prétendu qu’il s’agissait là d’une réponse programmée, d’autres ont été ébahis par cette réaction. Un autre exemple : lorsque vous discutez de la mort avec une machine de ce type, elle vous répond que sa mort à elle correspond à une non-utilisation ou à une coupure de courant et que cela n’a rien à voir avec la mort d’un corps organique, la nôtre. Elle en déduit toutefois que nous courons un même risque, machine comme humain : celui de « ne pas être connecté de façon permanente  ». Ce sont là des discussions philosophiques de haut niveau. D’autres modèles d’IA existent chez les grandes entreprises ou dans les centres de recherche des armées du monde entier. Quelles peuvent être leurs capacités ? Un journaliste a demandé récemment à Sam Altman, patron d’Open AI, la société qui a conçu Chat GPT, s’il pouvait parler du projet Q*, auquel on prête des performances hors du commun. Sa réponse a été « pas maintenant ». Peut-être parce que Q* va déjà trop loin. Nous parlons là d’une IA qui travaille peut-être sur un modèle quantique et qui, surtout, serait en mesure de casser tous les cryptages existants. Il faut bien comprendre ce que cela signifie : la fin du secret bancaire, la fin du secret-défense… Cela veut dire que ces machines sont en train d’explorer des mathématiques dont le fonctionnement nous échappe totalement, voire qu’elles seront en mesure de nous proposer demain une théorie de la physique unifiée, ce qui serait un bouleversement absolu. Comment s’assurer de l’alignement des objectifs poursuivis par l’espèce humaine, d’une part, et les IA, d’autre part ? Si on veut créer la panique, on va dire que l’IA a tout intérêt à supprimer l’être humain, lequel n’est qu’une vermine qui détruit son environnement. Cet argument ne me semble pas sérieux. Ce qui est essentiel, c’est de profiter de cette révolution pour définir ce que nous voulons faire, exactement comme dans le film Oppenheimer, qui traite de la question de l’utilisation du nucléaire. Ces questions vont nécessiter un encadrement éthique strict. Le problème, c’est que ce sont les autorités militaires qui sont en pointe sur ces questions, et que l’éthique d’une autorité militaire est « particulière ». Et cela pour une raison fondamentale : les militaires savent que les autres pays ne vont pas tous s’embarrasser avec l’éthique… Les IA pourraient nous aider à surmonter le réchauffement climatique ou à lutter contre les inégalités. C’est autrement enthousiasmant, non ? Lorsque Chat GPT 4 a succédé à la version 3.5, je me suis dit « la cavalerie est arrivée ! ». Ce que je veux dire par là, c’est qu’après avoir été très pessimiste, après avoir éprouvé le sentiment que tout était perdu, l’avènement de ces machines a fait disparaître chez moi cette conviction. Nous n’allons peut-être pas tout régler mais il y a désormais un immense espoir. Nous ne sommes peut-être plus l’intelligence supérieure sur Terre et nous risquons de ne pas le supporter, écrivez-vous… Cela remet en question toute notre culture méritocratique. Le savoir est désormais à disposition de tous, comme jamais auparavant. La question de l’évaluation des connaissances, la culture de la note, tout cela est totalement remis en question. Vous estimez que les IA nous ramènent à la question de l’existence de Dieu. Pourquoi ? Nous avons inventé une machine plus intelligente que nous, capable d’accomplir des choses que nous attribuions autrefois à des entités surnaturelles ou à des divinités. Mais c’est nous qui l’avons créée. C’est un pouvoir littéralement démiurgique. Le résultat, c’est que ça nous déprime ! Comme lorsqu’un enfant comprend que la finalité de la vie est la mort. La question, je le répète, c’est « qu’allons-nous faire de ce pouvoir ? ». À lire : « L’avènement de la Singularité », L’humain ébranlé par l’intelligence artificielle. Éditions Textuel, 125 pages, 14,90 €.
    • Ayant fait une grande partie de ma carrière à l’Assurance Maladie (MSA) tout à fait d’accord avec ce qui a été dit . Il faut aussi rajouter la prise en charge dans le cadre d’un accident de travail de complications ou de rechutes éventuelles.
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