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13 juin 1871

Disparition (la dernière) de notre maître à tous : Jean Eugène Robert Houdin

En 2005 nous fêterons le bi-centenaire de sa naissance. Une grande fête s’impose.

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On ne va pas continuer de jouer aux devinettes longtemps comme ça ??

Antonio Diavolo est le plus bel automate (pour moi) qui fait du trapèze, et actuellement la propriété de Mister Gaughan.

Pour le reste il faut que je compulse ma littérature.

Publié le

VENDREDI

Bien que placé sous le signe de Vénus, il est considéré comme un mauvais jour: c'est un vendredi que le Christ est mort.

Il ne faut rien entreprendre d'important ce jour-là.

Des historiens ont retrouvé une lettre, adressée à Louis XIV, dans laquelle Colbert se plaignait qu'une escadre eût refusé de prendre la mer un vendredi.

Pour conjurer cette crainte commune à tous les marins du monde, un lord de l'Amirauté fit construire en Angleterre, à la même époque, une goélette qu'il fit baptiser Friday (vendredi, en anglais) et en confia le commandement à un capitaine du nom de Friday. Aprés que ce dernier eut réussi enfin à recruter un équipage, la Friday prit la mer. Elle coula, à peine sortie du port.

Pour devenir Napoléon, Bonaparte ajourna le coup d'Etat de Brumaire qui devait avoir lieu un vendredi 17, au samedi 18. I1 s'en expliqua en déclarant à ceux qui s'étonnaient de sa crainte du vendredi: « Je n'aime pas les esprits forts: il n'y a que les sots pour défier l'inconnu. » De fait, le samedi lui fut favorable.

De plus néfaste que les vendredis ordinaires, il y a le Vendredi saint. Ce jour-là toutes ses actions se retournent contre celui qui les entreprend. Pourtant, si un garçon met ses premiers pantalons longs un Vendredi saint, il sera heureux en ménage.

Le vendredi 13 est le seul vendredi à porter bonheur.

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TREIZE

Son caractére maléfique remonte à l'Antiquité la plus haute. Il tient au fait que, dans ces temps-là, on comptait par douze. Douze était considéré comme le nombre de la perfection : les signes du zodiaque, les dieux de l'Olympe, les heures du jour et de la nuit, les Apôtres, plus tard les chevaliers de la Table ronde étaient douze. Ajouter « un » à ce nombre parfait pour obtenir treize, c'était rompre un cycle ou en commencer un autre. On redoutait que ce cycle rompu apporte le mal.

Ainsi Philippe de Macèdoine mourut-il pour avoir fait ériger sa propre statue aux côtés de celles des douze dieux de l'Olympe; de même le Christ connut le destin que l'on sait pour s'être trouvé le treizième à une table en compagnie de ses douze Apôtres, à l'occasion de la Cène; on sait que le XIlle chapitre de l'Apocalypse (écrite, selon Eusèbe de Césarée, en 95—la treizième année du règne de l'empereur Domitien—, par saint Jean) met en scène la Bête et l'Antéchrist, tous deux instruments du diable.

Les historiens ont noté que Marat, le duc de Berry et Alexandre II de Russie ont été assassinés un 13.

Le treize peut cependant connoter la puissance, pas le malheur. Ainsi Zeus, treizième dieu de l'Olympe, est il le dieu des dieux; et d'une certaine manière, Jésus Christ est le maître des Apôtres. Enfin, le treizième arcane majeur du tarot (la lame représentant la mort) est considéré comme le commencement d'un nouveau cycle.

C'est cette idée du cycle nouveau qui fait marquer un événement que l'on salue comme heureux, de 101 coups de canon, parce que le 101e porte bonheur; on sait que Shéhérazade échappa à la mort qui lui était promise, à la 1001e nuit.

En France, la tradition montre que le treize passe plutôt pour bénéfique. Lorsque Clovis, roi des Francs, épousa Clotilde, il lui offrit treize deniers d'or en gage de bonheur. Cette coutume du treizain fut respectée longtemps: treize siècles plus tard, lorsque le futur Louis XVI épousa l'archiduchesse d'Autriche, « on le vit prendre des mains de l'archevêque de Reims, treize pièces d'or et les remettre à la mariée avec l'anneau ».

Les vendredis 13 sont les seuls vendredis à porter bonheur: on peut se trouver treize à table sans dommage ce jour-là, s'adonner à des jeux de chance avec l'espoir de gagner.

Les affaires des commerçants qui pratiquent encore le « treize à la douzaine » se portent bien.

On n'a jamais remarqué qu'un salarié français refusait qu'on lui paie un treizième mois.

Faste pour les Espagnols, néfaste pour les autochtones, Christophe Colomb découvrit l'Amérique un vendredi 13.

Ailleurs, en Europe, les avis penchent plutôt pour donner un caractère maléfique au treize.

En Italie, le treize est signe de malheurs: le poète Gabriele d'Annunzio data, toute l'année 1913, son courrier, 1912 + 1; en Angleterre, on évite de se marier un 13.

Aux États-Unis d'Amérique, il porte toujours malheur: il n'y a pas de treizième étage dans les hôtels, pas de place numéro 13 dans les avions; si les Confédérés ont perdu la guerre de Sécession, c'est parce que leur bannière arborait treize étoiles; les techniciens de la NASA continuent de regretter d'avoir joué les esprits forts en ne baptisant pas Apollo 12bis ou 14, la mission Apollo 13 qui a, bien sûr, échoué. Une Américaine ne conserve pas 13 dollars sur elle: si elle est blanche, elle met le treizième dans sa tirelire; si elle est noire, elle le

dépense.

Pour ne pas leur laisser la moindre chance d'aller ailleurs qu'en enfer, l'escalier de la potence à laquelle furent pendus les criminels de guerre nazis en 1946, à Nurenberg, comportait treize marches.

source : "Dictionnaire des superstitions et des croyances" de Pierre Canavaggio.

Ludo.

[ 12. Juin 2003, 17:53: Message édité par : Magicludovic ]

Publié le

Effectivement Bill, il s'agit bien du petit homme qui siège sur le trapèze de ce très bel automate.

Mais à mon avis, il s'avère être beaucoup plus qu'un automate puisqu'à la fin de son exhibition, Daviolo Antonio termine dans les bras de son maître sans contact avec son support.

Jean Eugène mérite bien que l'on s'y attarde 24 heures, en sa qualité de père de la magie moderne.

Quant à Eugène Calmels, il était constitué de chair et d'os comme tout mortel. Et il a joué un rôle clé et important aux côté de Robert Houdin, mais lequel?

Publié le

Je viens de me plonger dans la bible en ce domaine, c’est à dire le livre de Christian Fechner, et je ne trouve pas de Eugène Calmels.

Là je donne ma langue au chat.

Publié le

Vendredi 13 : une bêtise qui vient du fait que le Christ et mort un vendredi et qu'il était lors de son dernier repas (le jeudi) attablé avec ses 12 apôtres (donc 13 avec lui).

Donc très nul...

Par contre c'est vrai qu'il ne faut pas être supersticieux ça porte malheur !

A+

Vax

The subaquatic magician...

Et plus simplement, Xavier BELMONT, pour ceux qui savent prononcer les x comme des x et non pas comme des z...

Publié le

vendredi 13 actuellement: fete commerciale pour jouer aux gratte gratte .....perso j'ai fait un loto mais c mm pas moi qui ai payé....façon j'y crois pas a ça, c juste que si on me paye un loto....j'y joue....qui veut me payer une voiture? (206 CC)

Sinon a part ça pour les Restos magicos...le retour est prevu et normalement ça va dechirer mais... :-x

@bientot

Thibaud

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    • Pour ma part, je ne fait aucune différence entre "tour" et "routine" si ce n'est, à la limite, en nombre d'effets : en gros j'appellerai un tour quelque chose qui ne comporte qu'un seul effet répété ou non mais si il est répété, de manière identique. Par exemple : j'emploierai plus facilement le mot "tour" pour l'apparition d'une pièce avec un morceau de papier flash mais plutôt le mot "routine" pour désigner un petit enchaînement où je fais apparaître une pièce, la dédouble, fais voyager l'une des deux d'une main à l'autre puis transforme l'autre en pièce géante. Autre exemple : j'emploierai plus facilement le mot tour si je fais remonter la carte signée du spectateur une seule fois ou plusieurs fois de manière identique mais plutôt le mot "routine" si je la fait remonter en la perdant et/ou en la faisant remonter de manières différentes (même si c'est toujours le même effet). Bref, si je fait une différence, elle est mince. En revanche un tour / routine se distingue souvent plus clairement d'un numéro et d'un spectacle. Le numéro est un enchaînement de tours/routines différents avec ou sans fil conducteur (souvent avec pour donner une cohérence au numéro) et allant de 3 à 15min dans la durée à peu près. Il existe des routine qui constituent en termes de durée, d'impact et de construction (une accroche, un déroulé et une chute) des numéros à eux seuls comme le "Silent Act" de Jon Allen ou la routine de bols inépuisables de Jeff McBride Le spectacle suit le même concept mais sur une durée plus importante (plus de 15min). Côté technique / pratique, le spectacle implique souvent de fournir un équipement (mobilier de scène, sonorisation, lumières, y compris pour les spectacles de close-up, à distinguer du close-up de table en table). Pour résumé, la différence principale entre tout ça (tour, routine, numéro, spectacle) est surtout au niveau de la durée. On pourra toujours trouver des choses à la frontière de deux de ces termes. Il y a eu une analogie avec les films mais je pourrai aussi en faire une avec le théâtre : - un tour : une réplique courte - une routine : une réplique plus longue - un numéro : une saynète ou une scène - un spectacle : une pièce de théâtre A noter qu'en fonction de l'intention avec laquelle on joue une réplique (qui se traduira par un choix d'intonation, de posture, d'expression faciale, de langage corporel) peut donner des sens différents à une même réplique. La réplique longue permet des modulations, des changements d'intention que la réplique courte ne permet pas. La scène est un échange entre personnages (dialogue par exemple) ou avec le public (monologue) directement (le personnage s'adresse au public) ou non (le personnage pense à voix haute). La saynète n'est pas un extrait de pièce, c'est une pièce très courte. Cela correspondrait à un numéro structuré (avec un fil conducteur). La scène correspondrait à un extrait de spectacle ou à un numéro sans réel fil conducteur, sans vue d'ensemble.  
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