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Bon, ca s'approche:

donc, ceux qui veulent passer au bistro avant sont les bienvenus, il y aura du monde à partir de 17H.

Pour les autres, à demain soir.

n'oubliez pas vos cartes, pièces, tapis... ;)

Pour ceux qui ne viennent pas, ben on vous racontera surement :)

Gilbus.

Quand le magicien montre la lune avec son doigt, le public regarde le doigt...

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Arf, impossible pour moi d'y passer la nuit... dommage...

Il y a un before ?

Publié le (modifié)
Arf, impossible pour moi d'y passer la nuit... dommage...

Il y a un before ?

ben, si on considère mes trois derniers messages, oui ;)

RDV au Bistrot de Maelle et Augustin (39 av. Duquesne, 75007 Paris) pour 17h00

par contre, comme la nuit magique commence à 20H, on devra manger et partir tôt...

si vous arrivez au bistrot, une table sera normalement réservée pour la nuit magique.

A tout à l'heure :)

Gilbus.

Modifié par Gilbus

Quand le magicien montre la lune avec son doigt, le public regarde le doigt...

Publié le

OK, j'avais mal lu...

J'essaye de passer, mais c'est tendu pour moi ...

Publié le

Un petit message pour remercier tout ceux qui ont fait le déplacement pour cet évènement qui, d'après les retours que l'on a pu avoir jusque là, a été une réussite.

Merci d'être venu, d'avoir participé et veillé jusqu'au petit matin pour qu'on passe tous ensemble une belle MS Magic Night.

Publié le

Personnellement je n'ai pu que participer brièvement au "before", mais j'ai quand même réussi à y oublier mon matériel :)

J'y ai notamment fait la connaissance de Gilbus, et j'ai eu le plaisir d'y retrouver M. Isidore Buc.

Publié le

Idem, je ne vais pas faire un trop gros CR (enfin, relativement…)

Déjà, la before :

Ben c’était cool, les gens sont arrivés petit à petit, et on a fini par une grosse tablée, plus que prévu en tout cas :)

Une grosse session avant de manger, et puis on a continué peu ou prou, même quand les assiettes sont arrivées…

Comme on était les seuls à manger à cette heure-là, ce n’étais pas grave, et le restau était content, ça leur a fait un service de plus dans leur journée ;)

Je n’ai pas pu discuter avec tout le monde, comme d’hab, mais ceux avec qui j’ai échangé étaient sympathiques et détendus.

Je note une amorce de conversation avec mélie, sur les handicaps liés au fait d’être une femme :

J’avoue que je n’y avais pas trop pensé en détail, et c’est vrai qu’elles doivent avoir un comportement différent, pour que ça se passe sans problème…

Une réflexion pleine d’intérêt, merci mélie Pamp ! :)

Ensuite, on se rafraichi en marchant jusqu’à la salle, ça éclairci les idées après un aprèm assis au restau :)

Arrivée à la salle, ou l’enregistrement est très rapide, on découvre les lieux, c’est très propre, neuf, bien entretenu, une grande scène… bref, une belle salle.

Des tables/chaises dans le fond pour les ateliers, des chaises face à la scène, tout est prévu.

Sur chaque table atelier, une feuille avec un récapitulatif des noms de participants par groupe, et l’heure de passage du groupe pour cet atelier : très clair, compréhensible et bien organisé !

Les ateliers, justement, ont alternés avec les conférences, et c’était très bien :

Premier atelier :

Les pièces. Ouille, je ne fais pas de pièces, à part ma version des pièces à travers la table, qui ne va pas bien loin.

Eh bien, ils ont presque réussi à nous faire croire que les pièces, c’est facile !

Sans rire, ça m’a donné envie de m’y mettre, moi qui ait horreur de la difficulté !

Peut-être même que je le ferais, va savoir…

En tout cas, bravo au piécomane (je n’ai bien sur retenu aucun nom, même s’ils nous semblent familier, désolé pour la mémoire en vrac ;) )

L’atelier suivant, les cartes : Ouille, je ne fais pas de cartes, enfin pas comme eux !!! ‘c’est vrai que ce sont des bêtes question manip ;) )

Et bien là aussi, très bon atelier, je retiendrais surtout une bonne version du contrôle à la cascade, que je vais sans doute travailler, tellement il est chouette.

Petite divergence d’opinion avec le chef d’atelier, quand il dit que les cartes doivent être manipulées avec grâce quand on veut être moderne (ou quelque chose du genre…)

Certain connaissent mon parti pris sur les personnages maladroit…

En tout cas, son « personnage de manipulateur » tiens la route, il est très fort :)

Une chose amusante aussi, sur leur façon de fonctionner : il dit (en substance) « j’ai trouvé ce mouvement, alors j’ai cherché une application pour en faire un tour... »

Perso, j’ai plutôt la démarche inverse :

Je veux faire un tour, alors j’apprends ou je recherche la technique qu’il me faut pour ce tour.

L’atelier triche :

Oulala, il était tard…

L’atelier était divisé en deux tables, avec deux formateurs :

Ben, on n’en a eu qu’un, suite aux retards qui s'accumulaient et à la fatigue.

Mais de très bonnes choses à en retenir, ne serait-ce qu’un faux mélange classique mais sympa à travailler (je l’avais bien sur vu à droite et à gauche, mais jamais mis e œuvre…)

Là aussi, un formateur très bon dans son domaine !

Le dernier atelier : le chapelet.

Bon, soyons franc, il était très très tard/tôt, une sorte de flottement régnais dans la salle, et je n’ai pas dut y aller au bon moment.

Du coup, quand je suis arrivé, seul Isidore tenait tête au spécialiste du chapelet, et lui en montrait autant que l’autre en sortait.

On a quand même vu le gars, dans un semi coma vu l’heure, arriver à reclasser un Aronson en jeu ordonné, ou inversement, je ne sais plus, avec juste des mélanges d’allure presque innocents.

Bon, il s’est trompé une ou deux fois, mais vu l’état de fatigue, c’est surtout rassurant sur son humanité…

Sachant que l’Aronson n’est pas fait pour ça (à ce qu’on m’a dit…), même Isidore était admiratif, ce qui en dit long :)

En fait, à cette heure-là (en gros, entre 6 et 8 ), ça partais un peu en live dans toute la salle, pour ceux qui n’étaient pas comateux.

Les retards s’étant accumulés, on a sauté la partie spectacle organisé, et ça a donné des happenings aux tables ou sur la scène, c’est sympa aussi…

Les conférences, par contre, étaient un peu inégales, même si bien sûr il y avait des choses à glaner un peu partout.

Je retiendrais quelques applications mathématiques, un flash de carte dans l’étui (même si la façon de mettre le jeu dans l’étui me laisse un peu sceptique), une télékinésie de paille formidable et impromptue, une façon de transformer une assemblée presque banale en tour de salon/petite scène impliquant 4 spectateurs, etc.

Mais par exemple, Richardson, spécialiste du chapelet, n’a utilisé durant sa conférence qu’une particularité du chapelet (connaitre la carte de coupe), alors qu’il y aurait tant à dire sur d’autres propriétés plus pointues…

Les deux dernières conférences n’ont pas été traduites, alors que tout le monde était fatigué, et du coup, j’avoue n’en avoir rien retenu, et les avoir trouvées un peu faible par rapport au reste : étais-ce mon anglais approximatif qui me faisait manquer les subtilités ?

Autre point faible :

Le buffet, sensé nous permettre de tenir la nuit, a été rapidement pillé.

Quelques pac de coca de plus auraient été judicieux.

Idem pour le « petit déjeuné », très léger après cette nuit active…

Même pas vu de chocolat chaud, ce qui est mal…

Mais bon, ce n’est pas grave, j’avais du temps pour attendre le train, j’ai donc pris un vrai déjeuné à la gare avec le collègue qui rentrais vers bordeaux avec ses béquilles, histoire de se remémorer quelques détails de plus :)

Autre point un peu gênant pour moi : j’avais prévu un budget pour acheter des trucs, au cas où. Ben il n’y avait que des choses en anglais. Du coup, pas pour moi, j’ai déjà plein de trucs à lire et regarder en français… Bon, d’un autre côté, ça fait des économies, pour une fois ;)

Malgré ces quelques points faibles (très relatifs) , une nuit très intéressante et aussi une occasion de revoir pas mal de tête connues :)

J’ai même, de haute lutte, réussi à faire dédicacer l’ISIS d’un copain par un Isidore qui ne savais plus quoi écrire en dédicace :)

Beaucoup de gens très techniques dans leur démarche, ce qui est bien dans la ligne de MS…

Mais un peu plus de « non technique » aurait été aussi intéressant : ça sera pour une autre occasion, on ne peut pas tout avoir d’un coup, et le niveau technique était de haute voltige, donc très impressionnant. :)

Et aussi bien conférences qu’atelier était paradoxalement très accessibles…

Mais par exemple, Isidore, sortant ses boites anciennes contenant des objets rares et intriguant, faisait figure d’OMNI (Objet magique non indentifiable…) au milieu de ces manipulateurs extrêmes…

Ma conférence sur la thermodynamique ou mon effroyable tour des ficelles étais sans doute un peu déplacé aussi…

Peut-être que cela a pu montrer à certains qu’il y a plus d’une magie.

Va savoir.

Mais en tout cas, cela m’a fait de bons souvenirs :)

J’espère que le DVD/note de conf sera complet, pour mieux profiter des choses qu’on a forcément raté, sur une telle durée :)

Merci en tout cas à l’équipe MS, pour une première convention, c’était fort :)

Et ils m’ont dit qu’ils équilibraient le budget, ça fait plaisir qu’il ne laisse pas de plumes dans l’histoire :)

Personnellement je n'ai pu que participer brièvement au "before", mais j'ai quand même réussi à y oublier mon matériel :)

A, c’était à toi, le tapis qui trainais ?

Quelqu’un l’a emporté à la nuit magique, au cas où, mais je ne sais pas ce que c’est devenu…

Celui qui l’a va surement se manifester…

Gilbus.

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    • Disons… poussière d’étoiles à 40 % :   
    • Je vous fais un 3615 raconte ta vie sur ce tour (les quinquas comme moi comprendront l'allusion😉) Je l'ai immédiatement précommandé parce que je trouvais l'objet vraiment sympa et que je suis une fan de paddle. Quand je l'ai reçu, l'idée du scénario s'est imposée assez naturellement : j'allais raconter une histoire de feux tricolores (étonnant, non ?). Bon...ok...Jusque-là, rien de follement original (ne me jetez pas des pierres tout de suite), mais au moins cela avait le mérite de coller très naturellement à ce que voit le spectateur. Je vais vous mettre ma routine un peu plus bas, mais avant cela, j'avais envie de vous raconter la petite galère créative par laquelle je suis passée pour arriver à ce scénario.🤪 Première tentative : les frères ingénieurs Dès le départ, je suis partie sur l'idée d'un conflit autour de la place des couleurs. Ma première histoire racontait donc l'invention du feu tricolore. J'avais imaginé deux frères ingénieurs qui ne parvenaient pas à se mettre d'accord : l'un voulait placer le rouge au milieu, l'autre absolument en haut, etc. Vous voyez le principe : les deux frères se disputaient sur la place respective des couleurs jusqu'à ce que l'un finisse par l'emporter et que l'on obtienne le feu tricolore tel qu'on le connaît aujourd'hui. Bref, je n'étais que moyennement emballée par l'histoire, mais bon...testons en public.  Et là…Je me suis ramassée.😵‍💫 Pas sur le tour lui-même. Les spectateurs trouvaient l'objet sympa, les changements très visuels et le principe du tour leur plaisait. Mais l'histoire ? Pas du tout. Ils la trouvaient confuse (et ils avaient raison, elle était mal écrite) mais surtout terriblement plate et sans grand intérêt (euphémisme). Et avec le recul, je comprends parfaitement pourquoi. En gros, cela donnait : « Lui voulait mettre le rouge ici, mais son frère n'était pas d'accord… » Je secouais la raquette. Hop ! Le rouge changeait de place. « Vous voyez ? Finalement, c'est l'autre frère qui avait raison… » Bref, le degré zéro de la narration. Ce n'était finalement pas une histoire. Je me contentais de décrire ce que les spectateurs voyaient en ajoutant par-dessus l'artifice de deux ingénieurs qui se disputaient. Et surtout, moi-même, je n'étais pas à l'aise en la racontant. Donc : poubelle. Deuxième tentative : la guerre des couleurs J'ai quand même conservé mes deux idées de départ : le feu tricolore et le conflit autour des places. Mais cette fois, j'ai viré les deux frères ingénieurs. Ils n'apportaient rien. J'ai donc personnifié directement les couleurs. Le rouge voulait dominer les autres. On l'avait placé au milieu mais, évidemment, lui estimait que sa place était en haut parce qu'il était le plus fort. L'orange, qu'on avait placé en haut, préférait finalement être au milieu… Là encore, je racontais essentiellement ce qui se passait sous les yeux des spectateurs. Je l'ai quand même testée en public. Petit progrès : cette fois, les spectateurs comprenaient mieux l'histoire. C'était moins confus. Donc j'avais gagné quelque chose. Mais de là à dire que j'avais enthousiasmé les foules…😐 Personne n'est monté sur la table, au mieux des sourires polis avec quelques mots gentils. L'histoire restait très moyenne (là encore euphémisme mais je tiens à préserver mon égo et mon image de marque sur ce forum🙂 ). Donc : poubelle. Retour à la case écriture. Je voulais toujours conserver cette idée de feu tricolore. Je voulais toujours jouer avec cette histoire de places. J'ai essayé plusieurs scénarios, plusieurs angles…et rien, nada, des nèfles, le degré zéro de la créativité 😧. Donc pause dans l'écriture : quand ça veut pas, ça veut pas ! Et puis, cette semaine, j'ai fait quelque chose de tout bête. J'ai arrêté de chercher une histoire. J'ai pris une feuille de papier et j'ai simplement écrit le tour. Pas le scénario. Le tour. Geste par geste. Je prends le rouge. Je le place ici. Je montre la raquette. Je secoue. Le rouge se retrouve là. Je le retire. Je prends l'orange… J'ai écrit absolument tous les mouvements et tous les emplacements successifs des couleurs. Et là (roulement de tambours...), il s'est passé quelque chose d'assez paradoxal : le fait d'avoir écrit précisément ce que je faisais m'a permis d'arrêter de raconter ce que je faisais 😮 ! La lumière s'est faite, sans mauvais jeu de mots (Patricia humoriste, je fais les mariages, les baptèmes...embauchez-moi 🤩). Je suis repartie exactement de la même idée…mais à l'envers. Depuis le début, je cherchais à expliquer pourquoi les couleurs n'étaient pas à leur place. Et si, au contraire, le principe de départ était qu'elles tenaient absolument à y rester ? Et si les couleurs d'un feu tricolore étaient parfaitement disciplinées ? Rouge en haut. Orange au milieu. Vert en bas. Chacun à sa place. Pourquoi ? Parce que chacun a un métier très précis. Et là, j'ai enfin trouvé mes trois personnages (sonnez hautbois, résonnez musettes !) 😍. Le rouge passe ses journées à dire : « STOP ! STOP ! STOP ! » Forcément, à force, ça donne un certain caractère. Le vert, lui, c'est le gentil de l'équipe : « Allez-y… C'est bon… Vous pouvez passer… » Jamais un conflit. Et puis il y a l'orange. Le pauvre orange… Le vert dit : « Allez-y. » Le rouge dit : « Arrêtez-vous. » Et l'orange, lui, dit à peu près : « Euh… dépêchez-vous de vous arrêter. » Personne ne sait vraiment ce qu'il veut. Mais tous les trois ont une chose en commun : ils connaissent parfaitement leur place. Et c'est à partir de là que la magie peut commencer. Parce que cette fois, quand je place volontairement le rouge au milieu et qu'il saute en haut, je ne cherche plus une justification artificielle au déplacement : il retourne à sa place. Quand je mets l'orange en haut et qu'il revient au milieu : il retourne à sa place. Les effets magiques ne viennent plus illustrer l'histoire. Ils deviennent la conséquence de l'histoire : ô joie, ô allégresse ! Et surtout, cela me permet ensuite de faire évoluer ces trois personnages et de raconter ce qui se passe lorsqu'un jour, ces trois couleurs parfaitement disciplinées décident qu'elles en ont peut-être assez qu'on leur dise où est leur place… Voilà comment je suis arrivée à la routine que je vais vous présenter. Attention :  elle n'a pas encore été testée en public car je l'ai finalisée ce soir . Je ne l'ai même pas testé avec le matériel pour voir le tempo, la musicalité, la clarté, etc. Je la testerai problement la semaine prochaine puisque les Blouses Roses reprennent à l'hôpital. Il y aura certainement des choses à couper, des phrases qui fonctionneront moins bien à l'oral que sur le papier, des rythmes à modifier. Et peut-être que les spectateurs me diront tout simplement que c'est pourri ! 😟 Honnêment, je ne le souhaite pas car là, pour le coup, je l'aime bien mon histoire et j'ai envie de la raconter. Je suis beaucoup, beaucoup plus à l'aise avec elle. Les personnages me plaisent, et, pour la première fois, je n'ai plus l'impression d'avoir écrit un texte pour justifier les déplacements d'un tour de magie. J'ai l'impression d'avoir fait l'inverse : j'ai laissé les déplacements du tour me raconter l'histoire (j'espère que ce n'est pas un brin présompteux). Maintenant, reste à savoir si le public sera du même avis... Je vous mets donc la routine ci-dessous et j'attends évidemment vos retours (avec diplomatie hein !). Et dès que je l'aurai réellement testée en conditions, je viendrai vous raconter ce que cela a donné (enfin si cela vous intéresse). Troisième tentative : le feu discipliné (en espérant que ce soit la bonne !)   Il paraît, qu'en général, les feux tricolores sont parfaitement disciplinés. Rouge en haut. Orange au milieu. Vert en bas. Chacun à sa place. GESTE : Montrer la raquette des deux côtés. Et celui-ci était probablement le plus discipliné de tous. Il faut dire que dans un feu tricolore, chacun a un métier très précis. Le rouge, par exemple… Le rouge, c'est le chef. (pas convaincue par cette ligne - peut-être à retravailler) Toute la journée, il dit : « STOP ! » STOP. STOP. STOP. Vous imaginez le métier ? Passer ces journées à dire aux gens de ne pas bouger. Forcément, ça vous donne un certain caractère. GESTE : Retirer les trois pièces et les confier au spectateur. Montrer la raquette complètement vide. Et le rouge prend son travail très au sérieux. Sa place, c'est en haut. Alors si, volontairement, je le mets au milieu… GESTE : Prendre le rouge, le montrer des deux côtés et le placer au milieu. …il n'aime pas du tout ça. Il suffit de secouer un peu…(pas convaincue par cette ligne - peut-être à retravailler) GESTE :  Secouer. Le rouge saute en haut. …et immédiatement : « STOP ! Moi, c'est en haut. » GESTE : Montrer les deux côtés. On peut essayer de discuter… GESTE : Faire revenir le rouge sur sa pièce. …mais avec quelqu'un qui passe sa journée à dire STOP, la négociation est assez limitée. GESTE : Rendre la pièce rouge au spectateur. Après, il y a l'orange. Alors l'orange… Son métier est beaucoup plus compliqué. Parce que le vert dit : « Allez-y. » Le rouge dit : « Arrêtez-vous. » Et l'orange, lui, dit : « Euh… dépêchez-vous de vous arrêter. » Personne ne sait vraiment ce qu'il veut. GESTE : Prendre l'orange et le montrer des deux côtés. Mais lui, en revanche, sait parfaitement où est sa place. Au milieu. Alors si je le mets en haut… GESTE : Placer l'orange en haut. …ça le perturbe. GESTE : Secouer. L'orange saute au milieu. Et voilà. Il retourne au milieu. GESTE : Montrer les deux côtés. C'est peut-être le seul moment de la journée où l'orange sait exactement ce qu'il doit faire. GESTE : Faire revenir l'orange sur sa pièce. Vous voyez, ce feu était parfaitement discipliné. Chaque couleur connaissait son travail. Chaque couleur connaissait sa place. Et c'est là que j'ai fait une erreur. J'ai voulu voir jusqu'où allait leur sens de la discipline. GESTE : Prendre le rouge et l'orange. J'ai remis le rouge en haut… GESTE : Placer le rouge. …l'orange au milieu… GESTE : Placer l'orange. Cette fois, aucune erreur. Ils étaient exactement là où ils devaient être. Rouge en haut. Orange au milieu. GESTE : Montrer les deux côtés. Et je leur ai dit : « Voilà. Maintenant, vous ne bougez plus. » Pause. Je crois que le rouge a assez mal vécu qu'on lui dise « STOP ». GESTE : Secouer. Les deux couleurs disparaissent. Et là… plus de rouge. Plus d'orange. GESTE : Montrer lentement les deux pièces devenues vierges, des deux côtés. Ils avaient quitté leur poste. Enfin… c'est ce que j'ai cru. GESTE : Retirer les deux pièces vierges. Révéler le rouge et l'orange incrustés dans la raquette. Parce qu'ils étaient toujours là. Le rouge en haut. L'orange au milieu. Toujours à leur place. Sauf que cette fois… ils s'étaient incrustés. Littéralement. GESTE (pause) : Laisser voir l'image un instant. Et il restait le vert. GESTE : Prendre la pièce verte. Le vert, c'est le gentil de l'équipe. Toute la journée, il dit aux gens : « Allez-y. » « C'est bon. » « Vous pouvez passer. » Jamais un conflit. Jamais une hésitation. Il voit arriver une voiture : « Allez-y, je vous en prie. » Alors je me suis dit : « Lui, au moins, il ne va pas poser de problème. » GESTE : Insérer le vert en bas. Et tout est redevenu normal. Rouge en haut. Orange au milieu. Vert en bas. GESTE : Montrer lentement les deux côtés. Chacun à sa place. Le rouge pouvait dire STOP. Le vert pouvait dire ALLEZ-Y. Et l'orange pouvait continuer à ne pas savoir exactement ce qu'il voulait dire. Tout allait bien. Enfin… pendant quelques secondes. GESTE : Regarder le feu. Petite pause. Parce qu'après toutes ces années passées ensemble… ils avaient peut-être compris quelque chose. GESTE : Secouer. Rouge et orange sautent sur la pièce verte. Le rouge a quitté le haut. L'orange a quitté le milieu. Et tous les deux sont allés rejoindre le vert. GESTE : Montrer les trois couleurs réunies. Pour la première fois… plus de chef. Plus d'indécis. Plus de gentil. Juste trois couleurs… qui avaient décidé de rester ensemble. GESTE : Retirer lentement la pièce portant les trois couleurs. Montrer la raquette complètement vierge des deux côtés. Plus personne en haut. Plus personne au milieu. Plus personne en bas. GESTE : Regarder la pièce avec les trois couleurs, puis la raquette vide. Finalement… ce n'était pas un feu tricolore qui n'était plus discipliné. C'était simplement trois collègues… qui en avaient assez qu'on leur dise où était leur place.    
    • Revenons sur l’explication :  https://vm.tiktok.com/ZN8NE37wo/
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