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Cout pour la reproduction


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Salut à tous,

C'est peut-etre une question débile mais quand doit-on exactement payer des droits d'auteurs ?

Par exemple, je suis sur que dans un spectacle de magie où un magicos présente 1 heure de spectacle, celui-çi utilise 98% de techniques existantes et/ou du matériel truqué vendu par un mage X.

Comment vous les profs faites-vous pour vous y retrouver !

Par exemple la routine de gobelets de duvivier, sa cartes caméléon, des routines de tamariz...l'idée d'intercessor de Bloom, les 5 cordes de Merlin etc....

De plus en close-up, rien n'empeche sur le moment de faire tel ou tel chose (non prévu au départ) comme les pompoms d'alibongo etc....N'ayant pas son téléphone sur moi, comment faire et comment savoir exactement les choses dépourvues de droits d'auteurs (reproduction, représentation télé/publique etc....

Exemple :un magicos passe à la télé et fait entre autre un truc qu'un magicos lui avez montré lors d'un congrés (c'est un truc de Bloom des années 80 mais le magicos n'en savait rien)...

[ 29. Avril 2003, 10:38: Message édité par : tabvyl ]

Pas de pub non magique pour les membres du Cercle VM. Clique ici pour en savoir plus !
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Ok mais imagine que j'ai acheté le jeu vendu pour effectuer la carte ambitieuse de DAryl (effet final) et que je l'ai revendu car je me le suis fait en cartes Bee par exemple !!! comment faire !

Publié le

Juste une petite précision:

Citation:

Les droits sont implicitement payés à l'achat du tour...


Cela vaudrait donc pour les gimmicks, mais est-ce que cela vaut aussi pour les tours expliqués dans les ouvrages ?

Autrement dit, a-t-on le droit de reproduire professionnellement une routine décrite, sans rien modifier (à part le boniment)?

Personnellement, je pense que lorsque un magicien publie un tour, c'est pour que celui-ci puisse être reproduit (que ce soit tel quel, ou adapté). Ceci serait contradictoire avec les mises en garde présentes sur certaines k7 de Mayette (topo sur le fait que les tours du programme sont copyright, et donc, non utilisables tels quels professionnellement).

Qu'en est-il ?

Publié le

Bonjour,

Citation:

Ceci serait contradictoire avec les mises en garde présentes sur certaines k7 de Mayette (topo sur le fait que les tours du programme sont copyright, et donc, non utilisables tels quels professionnellement).


Effectivement, ces mentions n'ont rien de juridiquement légales (sauf celles qui interdisent de copier la vidéo, évidemment !...).

Bon, voilà ce que dit le droit français (enfin, là, c'est avec mes mots à moi... ;-)) : on ne peut déposer une "idée"... Or, un tour est une idée et n'appartient à personne, au sens LÉGAL du terme...

Par contre, les textes de présentation sont parfois déposés comme sketches, et il est interdit de les reproduire sur scène sans payer des droits d'auteur à leurs auteurs...

Ceci dit, il y a le droit strict, et la bonne intelligence entre nous... En gros : ne piquez pas la présentation des autres (surtout pas leurs textes !...), demandez à son auteur le droit de refaire dans vos spectacles un tour qui lui est "propre" et clairement identifiable(même s'il l'a publié ou vendu), c'est d'une part une grande marque de respect et d'autre part peut-être l'occasion de rencontrer et de connaître mieux ce créateur !...

Très cordialement,

---

Frantz

Publié le

pour rebondir sur ce que dit tan mai, je ne croit pas qu'un auteur publie quelque chose dans le but d'être reproduit tel que... les publications font avancer l'art magique, elles permettent l'échange d'idées, de points de vues et de techniques mais je pense qu'il est stérile pour un artiste de recopier une numéro à l'identique... c'est là que je voudrais faire un parallèle avec le théatre...

au théatre, le pièces des grands auteurs sont régulièrement rejouées par des comédiens différents... ce qui f'ait l'originalité de la pièce au moment ou elle est jouée, c'est l'interprétation, la mise en scène... en clair l'adaptation de l'oeuvre de départ.

les magiciens ont souvent tendance à oublier cette part de leur numéro qu'est la mise en scène... c'est ce qui fait que l'oeuvre de départ et son interprétation sont souvent confondus par les magiciens...

dans ce cas, je pense que la reproduction d'un numéro de magie relève de l'interprétation si on y trouve quelque chose de personnel qui identifie ou caractérise son interprète... auquel cas, ça n'est que du plaggia... et dans tous les cas, les droits d'auteurs sont indispensable dans le cas de l'interprétation d'une oeuvre qu'lle soit déposée ou non (en la matière, les textes sont assez clairs, une oeuvre appartient à son auteur dans la mesure ou il peut en prouver l'antériorité...)

Publié le

La question de Tabvyl m'intéresse beaucoup, elle me fait penser à un gimmick qui date de 1923. (héritage)

Je l'ai modernisé et, j'ai fais de nombreuses recherches, hélas sans résultats.

Ma question est :

Comment contacter l'I.N.P.I. ou brevets etc. pour savoir s'il existe encore l'auteur ou l'inventeur de ce gimmick !

Quels conseils prudents pouvez vous me donner ?

P.S. C'est un gimmick cartomagic qui a la faculté de faire de nombreuses routines, et qui a aussi la commodité de sauver une erreur. (carte forcée ratée etc...)

Merci à tous.

La sagesse vient avec l'âge.

Et l'ange un jour passe.

Publié le

La magie n'étant pas (encore) reconnu comme un art [Froncer les sourcils] , donc aucun Gimmik n'a de brevet, sauf les petits malins qui ont réussi à les faire admettre comme invention technique [Clin d'oeil] , mais avec le coté négatif d'avoir du entierement décrit l'objet et l'utilisation de celui-ci (le gimmmik et son utilisation donc!) et mettre cette description à disposition de tous gratuitement [Froncer les sourcils] (et oui!! si on invente qqchose, comment savoir si on est le premier, hein??? consulter les fichiers des brevets... [Tirer la langue] ).

Donc voià. Mais en plus, ls brevets empèchent juste de commecialiser l'objet sans l'accord de l'auteuur... je ne sais pas si utiliser ceux-ci dans un cadre professionel est permis ou pas...

Qqun le sait svp???

@+

Geoffrey

Lorsque vous lui ouvrez la porte, la magie est partout.

[ Psychologue et auteur français Olivier Lockert ]

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    • Pour ceux qui hésitaient encore ou qui veulent avoir un aperçu de l'ambiance et du programme, @Julien LOSA vous a tourné une petite vidéo aux petits oignons. 🍿 Il y détaille de vive voix ce qu'il vous a préparé pour le samedi 26 septembre : les routines, les réflexions, et surtout l'esprit 100 % terrain de cette rencontre chez moi. 👇 Installez-vous confortablement et lancez la vidéo ci-dessous ! Alors, quel effet du programme vous donne le plus envie de venir décortiquer tout ça avec nous ? ⚠️ Pour rappel, le nombre de places chez moi à Paris est très limité pour garder ce format intimiste et pouvoir échanger facilement. Ne tardez pas trop à réserver la vôtre ! 👉 Réserver ma place pour la conférence
    • Disons… poussière d’étoiles à 40 % :   
    • Je vous fais un 3615 raconte ta vie sur ce tour (les quinquas comme moi comprendront l'allusion😉) Je l'ai immédiatement précommandé parce que je trouvais l'objet vraiment sympa et que je suis une fan de paddle. Quand je l'ai reçu, l'idée du scénario s'est imposée assez naturellement : j'allais raconter une histoire de feux tricolores (étonnant, non ?). Bon...ok...Jusque-là, rien de follement original (ne me jetez pas des pierres tout de suite), mais au moins cela avait le mérite de coller très naturellement à ce que voit le spectateur. Je vais vous mettre ma routine un peu plus bas, mais avant cela, j'avais envie de vous raconter la petite galère créative par laquelle je suis passée pour arriver à ce scénario.🤪 Première tentative : les frères ingénieurs Dès le départ, je suis partie sur l'idée d'un conflit autour de la place des couleurs. Ma première histoire racontait donc l'invention du feu tricolore. J'avais imaginé deux frères ingénieurs qui ne parvenaient pas à se mettre d'accord : l'un voulait placer le rouge au milieu, l'autre absolument en haut, etc. Vous voyez le principe : les deux frères se disputaient sur la place respective des couleurs jusqu'à ce que l'un finisse par l'emporter et que l'on obtienne le feu tricolore tel qu'on le connaît aujourd'hui. Bref, je n'étais que moyennement emballée par l'histoire, mais bon...testons en public.  Et là…Je me suis ramassée.😵‍💫 Pas sur le tour lui-même. Les spectateurs trouvaient l'objet sympa, les changements très visuels et le principe du tour leur plaisait. Mais l'histoire ? Pas du tout. Ils la trouvaient confuse (et ils avaient raison, elle était mal écrite) mais surtout terriblement plate et sans grand intérêt (euphémisme). Et avec le recul, je comprends parfaitement pourquoi. En gros, cela donnait : « Lui voulait mettre le rouge ici, mais son frère n'était pas d'accord… » Je secouais la raquette. Hop ! Le rouge changeait de place. « Vous voyez ? Finalement, c'est l'autre frère qui avait raison… » Bref, le degré zéro de la narration. Ce n'était finalement pas une histoire. Je me contentais de décrire ce que les spectateurs voyaient en ajoutant par-dessus l'artifice de deux ingénieurs qui se disputaient. Et surtout, moi-même, je n'étais pas à l'aise en la racontant. Donc : poubelle. Deuxième tentative : la guerre des couleurs J'ai quand même conservé mes deux idées de départ : le feu tricolore et le conflit autour des places. Mais cette fois, j'ai viré les deux frères ingénieurs. Ils n'apportaient rien. J'ai donc personnifié directement les couleurs. Le rouge voulait dominer les autres. On l'avait placé au milieu mais, évidemment, lui estimait que sa place était en haut parce qu'il était le plus fort. L'orange, qu'on avait placé en haut, préférait finalement être au milieu… Là encore, je racontais essentiellement ce qui se passait sous les yeux des spectateurs. Je l'ai quand même testée en public. Petit progrès : cette fois, les spectateurs comprenaient mieux l'histoire. C'était moins confus. Donc j'avais gagné quelque chose. Mais de là à dire que j'avais enthousiasmé les foules…😐 Personne n'est monté sur la table, au mieux des sourires polis avec quelques mots gentils. L'histoire restait très moyenne (là encore euphémisme mais je tiens à préserver mon égo et mon image de marque sur ce forum🙂 ). Donc : poubelle. Retour à la case écriture. Je voulais toujours conserver cette idée de feu tricolore. Je voulais toujours jouer avec cette histoire de places. J'ai essayé plusieurs scénarios, plusieurs angles…et rien, nada, des nèfles, le degré zéro de la créativité 😧. Donc pause dans l'écriture : quand ça veut pas, ça veut pas ! Et puis, cette semaine, j'ai fait quelque chose de tout bête. J'ai arrêté de chercher une histoire. J'ai pris une feuille de papier et j'ai simplement écrit le tour. Pas le scénario. Le tour. Geste par geste. Je prends le rouge. Je le place ici. Je montre la raquette. Je secoue. Le rouge se retrouve là. Je le retire. Je prends l'orange… J'ai écrit absolument tous les mouvements et tous les emplacements successifs des couleurs. Et là (roulement de tambours...), il s'est passé quelque chose d'assez paradoxal : le fait d'avoir écrit précisément ce que je faisais m'a permis d'arrêter de raconter ce que je faisais 😮 ! La lumière s'est faite, sans mauvais jeu de mots (Patricia humoriste, je fais les mariages, les baptèmes...embauchez-moi 🤩). Je suis repartie exactement de la même idée…mais à l'envers. Depuis le début, je cherchais à expliquer pourquoi les couleurs n'étaient pas à leur place. Et si, au contraire, le principe de départ était qu'elles tenaient absolument à y rester ? Et si les couleurs d'un feu tricolore étaient parfaitement disciplinées ? Rouge en haut. Orange au milieu. Vert en bas. Chacun à sa place. Pourquoi ? Parce que chacun a un métier très précis. Et là, j'ai enfin trouvé mes trois personnages (sonnez hautbois, résonnez musettes !) 😍. Le rouge passe ses journées à dire : « STOP ! STOP ! STOP ! » Forcément, à force, ça donne un certain caractère. Le vert, lui, c'est le gentil de l'équipe : « Allez-y… C'est bon… Vous pouvez passer… » Jamais un conflit. Et puis il y a l'orange. Le pauvre orange… Le vert dit : « Allez-y. » Le rouge dit : « Arrêtez-vous. » Et l'orange, lui, dit à peu près : « Euh… dépêchez-vous de vous arrêter. » Personne ne sait vraiment ce qu'il veut. Mais tous les trois ont une chose en commun : ils connaissent parfaitement leur place. Et c'est à partir de là que la magie peut commencer. Parce que cette fois, quand je place volontairement le rouge au milieu et qu'il saute en haut, je ne cherche plus une justification artificielle au déplacement : il retourne à sa place. Quand je mets l'orange en haut et qu'il revient au milieu : il retourne à sa place. Les effets magiques ne viennent plus illustrer l'histoire. Ils deviennent la conséquence de l'histoire : ô joie, ô allégresse ! Et surtout, cela me permet ensuite de faire évoluer ces trois personnages et de raconter ce qui se passe lorsqu'un jour, ces trois couleurs parfaitement disciplinées décident qu'elles en ont peut-être assez qu'on leur dise où est leur place… Voilà comment je suis arrivée à la routine que je vais vous présenter. Attention :  elle n'a pas encore été testée en public car je l'ai finalisée ce soir . Je ne l'ai même pas testé avec le matériel pour voir le tempo, la musicalité, la clarté, etc. Je la testerai problement la semaine prochaine puisque les Blouses Roses reprennent à l'hôpital. Il y aura certainement des choses à couper, des phrases qui fonctionneront moins bien à l'oral que sur le papier, des rythmes à modifier. Et peut-être que les spectateurs me diront tout simplement que c'est pourri ! 😟 Honnêment, je ne le souhaite pas car là, pour le coup, je l'aime bien mon histoire et j'ai envie de la raconter. Je suis beaucoup, beaucoup plus à l'aise avec elle. Les personnages me plaisent, et, pour la première fois, je n'ai plus l'impression d'avoir écrit un texte pour justifier les déplacements d'un tour de magie. J'ai l'impression d'avoir fait l'inverse : j'ai laissé les déplacements du tour me raconter l'histoire (j'espère que ce n'est pas un brin présompteux). Maintenant, reste à savoir si le public sera du même avis... Je vous mets donc la routine ci-dessous et j'attends évidemment vos retours (avec diplomatie hein !). Et dès que je l'aurai réellement testée en conditions, je viendrai vous raconter ce que cela a donné (enfin si cela vous intéresse). Troisième tentative : le feu discipliné (en espérant que ce soit la bonne !)   Il paraît, qu'en général, les feux tricolores sont parfaitement disciplinés. Rouge en haut. Orange au milieu. Vert en bas. Chacun à sa place. GESTE : Montrer la raquette des deux côtés. Et celui-ci était probablement le plus discipliné de tous. Il faut dire que dans un feu tricolore, chacun a un métier très précis. Le rouge, par exemple… Le rouge, c'est le chef. (pas convaincue par cette ligne - peut-être à retravailler) Toute la journée, il dit : « STOP ! » STOP. STOP. STOP. Vous imaginez le métier ? Passer ces journées à dire aux gens de ne pas bouger. Forcément, ça vous donne un certain caractère. GESTE : Retirer les trois pièces et les confier au spectateur. Montrer la raquette complètement vide. Et le rouge prend son travail très au sérieux. Sa place, c'est en haut. Alors si, volontairement, je le mets au milieu… GESTE : Prendre le rouge, le montrer des deux côtés et le placer au milieu. …il n'aime pas du tout ça. Il suffit de secouer un peu…(pas convaincue par cette ligne - peut-être à retravailler) GESTE :  Secouer. Le rouge saute en haut. …et immédiatement : « STOP ! Moi, c'est en haut. » GESTE : Montrer les deux côtés. On peut essayer de discuter… GESTE : Faire revenir le rouge sur sa pièce. …mais avec quelqu'un qui passe sa journée à dire STOP, la négociation est assez limitée. GESTE : Rendre la pièce rouge au spectateur. Après, il y a l'orange. Alors l'orange… Son métier est beaucoup plus compliqué. Parce que le vert dit : « Allez-y. » Le rouge dit : « Arrêtez-vous. » Et l'orange, lui, dit : « Euh… dépêchez-vous de vous arrêter. » Personne ne sait vraiment ce qu'il veut. GESTE : Prendre l'orange et le montrer des deux côtés. Mais lui, en revanche, sait parfaitement où est sa place. Au milieu. Alors si je le mets en haut… GESTE : Placer l'orange en haut. …ça le perturbe. GESTE : Secouer. L'orange saute au milieu. Et voilà. Il retourne au milieu. GESTE : Montrer les deux côtés. C'est peut-être le seul moment de la journée où l'orange sait exactement ce qu'il doit faire. GESTE : Faire revenir l'orange sur sa pièce. Vous voyez, ce feu était parfaitement discipliné. Chaque couleur connaissait son travail. Chaque couleur connaissait sa place. Et c'est là que j'ai fait une erreur. J'ai voulu voir jusqu'où allait leur sens de la discipline. GESTE : Prendre le rouge et l'orange. J'ai remis le rouge en haut… GESTE : Placer le rouge. …l'orange au milieu… GESTE : Placer l'orange. Cette fois, aucune erreur. Ils étaient exactement là où ils devaient être. Rouge en haut. Orange au milieu. GESTE : Montrer les deux côtés. Et je leur ai dit : « Voilà. Maintenant, vous ne bougez plus. » Pause. Je crois que le rouge a assez mal vécu qu'on lui dise « STOP ». GESTE : Secouer. Les deux couleurs disparaissent. Et là… plus de rouge. Plus d'orange. GESTE : Montrer lentement les deux pièces devenues vierges, des deux côtés. Ils avaient quitté leur poste. Enfin… c'est ce que j'ai cru. GESTE : Retirer les deux pièces vierges. Révéler le rouge et l'orange incrustés dans la raquette. Parce qu'ils étaient toujours là. Le rouge en haut. L'orange au milieu. Toujours à leur place. Sauf que cette fois… ils s'étaient incrustés. Littéralement. GESTE (pause) : Laisser voir l'image un instant. Et il restait le vert. GESTE : Prendre la pièce verte. Le vert, c'est le gentil de l'équipe. Toute la journée, il dit aux gens : « Allez-y. » « C'est bon. » « Vous pouvez passer. » Jamais un conflit. Jamais une hésitation. Il voit arriver une voiture : « Allez-y, je vous en prie. » Alors je me suis dit : « Lui, au moins, il ne va pas poser de problème. » GESTE : Insérer le vert en bas. Et tout est redevenu normal. Rouge en haut. Orange au milieu. Vert en bas. GESTE : Montrer lentement les deux côtés. Chacun à sa place. Le rouge pouvait dire STOP. Le vert pouvait dire ALLEZ-Y. Et l'orange pouvait continuer à ne pas savoir exactement ce qu'il voulait dire. Tout allait bien. Enfin… pendant quelques secondes. GESTE : Regarder le feu. Petite pause. Parce qu'après toutes ces années passées ensemble… ils avaient peut-être compris quelque chose. GESTE : Secouer. Rouge et orange sautent sur la pièce verte. Le rouge a quitté le haut. L'orange a quitté le milieu. Et tous les deux sont allés rejoindre le vert. GESTE : Montrer les trois couleurs réunies. Pour la première fois… plus de chef. Plus d'indécis. Plus de gentil. Juste trois couleurs… qui avaient décidé de rester ensemble. GESTE : Retirer lentement la pièce portant les trois couleurs. Montrer la raquette complètement vierge des deux côtés. Plus personne en haut. Plus personne au milieu. Plus personne en bas. GESTE : Regarder la pièce avec les trois couleurs, puis la raquette vide. Finalement… ce n'était pas un feu tricolore qui n'était plus discipliné. C'était simplement trois collègues… qui en avaient assez qu'on leur dise où était leur place.    
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