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Publié le (modifié)
Le 03/09/2013 à 02:54, Christian GIRARD a dit :

Bonjour à tous :D

En septembre 2011, j’ai eu l’occasion (moi ainsi que quelques autres magiciens) de côtoyer un jeune homme, Lucas Molla, étudiant en DMA (Diplôme des métiers d’Art, décors et mobilier, spécialité ébénisterie, au lycée des métiers de l’ameublement à Saint-Quentin).

C’est Francis Tabary qui a gentiment joué les entremetteurs. J’ai adoré la curiosité de Lucas et son énergie, il n’a pas hésité à faire des heures de voiture pour me rencontrer, c’est à ce genre de détail qu’on reconnaît le p’tit gars qui en veut. Il avait plusieurs projets en tête dans le cadre de son année de diplôme et j’ai joué pour lui, comment dire, un rôle de stimulateur de neurones :) ; Lucas est une éponge à informations, il prend des notes, il photographie, il écoute. « Toutes les idées sont bonnes à prendre » disait-il. Ouvert et respectueux de l’autre. J’ai franchement apprécié le garçon.

Il a donc travaillé sur plusieurs projets, principalement des meubles « magiques » (axés sur la lévitation notamment) et des meubles à transformation (inspiré par des casse-tête ou des objets impossibles). Le thème imposé n’était franchement pas de la tarte, voyez plutôt :

« Mémoires, les césures immatériels de la matière ». :crazy:

Lucas m’a très régulièrement informé de l’avancée de ses travaux (j’ai apprécié de suivre cette évolution avec lui), m’envoyant des organigrammes, des dessins, des photos de maquettes, des films, etc. À l’évidence, ça carburait à fond dans son crâne.

Pour autant, l’un de ses bons projets dans lequel il s’était investi ne « passa » pas devant le jury d'accréditation, « Mon meuble sur l'illusion ne les a pas convaincus. Ils m'ont foutus sur les rotules » m’écrivit-il.

Sentant que Lucas avait un petit coup de mou au moral, je l’encourageai alors à se remettre à l’ouvrage en lui écrivant :

« Il faut toujours positiver. Ton travail et ta réflexion sur ce meuble en lévitation ne sont pas finis pour autant, c'est un projet que tu mèneras ultérieurement à terme, car il t'intéresse, rien ne t'oblige à le faire dans le cadre de tes examens, ça doit être et rester une quête personnelle ! Peut-être que ton avenir est dans ce meuble, mais pour l'instant, tu dois te plier aux remarques de tes profs et à ce qu'ils t'imposent, à toi d'être à la hauteur, la vie est faite de barrières comme celle-ci, sois serein.

Pour le meuble stratégie et réflexion, allez hop, tu fonces, tu développes des idées !

(Tu sais, mes DVD sur les chouchous sont le fruit de 15 à 20 ans de travail sur le sujet !...)

Bon, courage, et fais un meuble "super top de la bombe", pas "pour eux", pour TOI ! 😉

Bye

Christian »

Lucas ne baissa pas les bras et il mit alors toute son énergie dans le second projet, sur la base d’une idée, celle d’un meuble qui serait sa propre clé !

Je vous passe les détails… L’acharnement fut payant, Lucas obtint 20/20 et les félicitations du jury ! :D:D:D Wow !

Si je vous raconte tout ça, c’est parce que ça montre le côté humain qu’il y a dans la création, les hauts et les bas, je suis sûr que l’histoire de Lucas peut aider un jeune qui perd un peu la niaque.

Voici une vidéo conçue pour accompagner la présentation de son meuble casse-tête :

[video:dailymotion]

Et puis, l'aventure continue avec MYSTERIUM :

[video:dailymotion]

Je souhaite un bel avenir à Lucas, du fond du cœur. Je suis sûr que Francis, que je remercie pour sa confiance et pour avoir initié cette rencontre, viendra lui aussi partager quelques souvenirs de cette belle histoire.

Christian

 

Un meuble casse-tête : 

 

Modifié par Christian GIRARD
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    • Je suis en train de lire "Heisenberg et le principe d'incertitude" (le monde existe-t-il quand on ne le regarde pas). Alors oui, autant le dire immédiatement Heisenberg était une pourriture de nazi! (comme ça c'est fait! ...on aura plus besoin de décridibilisation ad hominem! 🙂) ...Mais aussi prix nobel de physique et formalisateur de la physique quantique.  Et il se pourrait bien qu'il nous rallie puisqu'il distingue et cumule: -le réel: ce qui existe (pour les plus matérialistes d'entre nous) -le phénomène: ce qui peut se manifester dans une expérience (pour les plus pragmatiques Deweysiens d'entre nous) -la théorie: les concepts avec lesquels nous organisons ce phénomène (pour les plus relativistes d'entre nous) Je vous en donnerai des nouvelles une fois terminé...
    • Désolé Thomas , on ne refait pas le match  , je remets le courrier de l'URSSAF Service JURIDIQUE qui est très clair et précis  .  On ne peut pas envoyer un artiste dans le mur !!! J'ai deja 2 cas signalés de redressements et pas  d'un simple  avertissement : Redressement sur les charges  passant ( en gros de 22 %  à 100 % )  et PENALITES tant pour l'artiste que pour les personnes qui les ont engagés . Après cela peut-on laisser le doute ???? je ne pense pas    Service Juridique URSSAF 93518 MONTREUIL le 05.03.2026 vous nous avez interrogé afin d’obtenir une explication très précise sur les artistes du spectacle vivant et sur leur possibilité d’exercer leur activité sous le statut de la micro-entreprise (ancienne appellation : auto-entrepreneur). Après analyse du cadre légal applicable, nous vous confirmons que ce mode d’exercice n’est effectivement pas autorisé pour une activité de représentation artistique. Le code du travail prévoit une présomption légale de contrat de travail pour les artistes du spectacle. En effet, l’article L7121-3 du Code du travail dispose que : « Tout contrat par lequel une personne s’assure, moyennant rémunération, le concours d’un artiste du spectacle en vue de sa production, est présumé être un contrat de travail, dès lors que cet artiste n’exerce pas l’activité qui fait l’objet de ce contrat dans des conditions impliquant son inscription au registre du commerce. » Cette présomption est renforcée par l’article L7121-4, qui précise qu’elle demeure valable quelles que soient la qualification ou la forme du contrat choisi par les parties. Ainsi, lorsqu’un artiste se produit devant un public dans le cadre d’un spectacle, il doit obligatoirement être rémunéré en salariat, généralement via un contrat à durée déterminée d’usage (CDDU). Plusieurs références publiques rappellent clairement que l’artiste du spectacle ne peut pas facturer son activité sous le statut de micro-entrepreneur : Le ministère de la Culture souligne que l’artiste qui exerce son activité en qualité de salarié ne peut pas se déclarer micro-entrepreneur pour cette même activité, l’indépendance étant incompatible avec la présomption de salariat. Les organisations professionnelles du secteur indiquent également que « le statut de micro-entrepreneur n’est pas celui des artistes interprètes » et confirment que toute prestation artistique est obligatoirement salariée.   En conséquence, une représentation artistique ne peut pas être facturée, et l’employeur potentiel (collectivité, salle de spectacle, association, entreprise…) doit obligatoirement engager un artiste du spectacle vivant en tant que salarié et verser les cotisations sociales afférentes au secteur du spectacle vivant. Toutefois, il est possible d’utiliser le statut de micro-entrepreneur pour des activités annexes non artistiques (ex. : ateliers, formations, vente de produits), à condition qu’elles ne relèvent pas du champ du spectacle vivant. Le site officiel Service-Public.fr le rappelle explicitement. Ces activités ne peuvent en aucun cas remplacer ou couvrir une prestation artistique. En conséquence, l’exercice de l’activité artistique du spectacle vivant sous le statut de micro-entrepreneur est juridiquement impossible en France, en raison de la présomption de salariat qui protège les artistes et encadre leurs conditions d’emploi. Toute représentation doit être déclarée par un employeur habilité, dans le respect des règles sociales et fiscales du spectacle vivant. Nous vous invitons également à prendre connaissance des liens ci-dessous : https://www.legifrance.gouv.fr/codes/section_lc/LEGITEXT000006072050/LEGISCTA000006178234 https://entreprendre.service-public.gouv.fr/vosdroits/F22428  L'Urssaf est à votre disposition pour tout renseignement complémentaire.
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