Aller au contenu

[Réflexion] Qui est le spectateur de spectacle de Magie ?


Recommended Posts

Publié le

A l’origine de cette interrogation, une discussion impromptue à l’issue du gala de la journée du CFI, avec l’un de ses membres qui me disait entre autres : «Sur ce coup-là (Soirée de Gala), nous sommes en déficit, on pêche par manque de marketing... On n'a que des magiciens dans la salle, il faut attirer les profanes… »

Je lui répondis : «C'est le serpent qui se mord la queue. En gros et pour simplifier, si vous aviez réalisé une communication plus étendue hors milieu magicien, cela aurait certainement coûté beaucoup plus cher que les 1000 euros de pertes à mon avis et sans l'assurance d'un résultat bien meilleur. Car le problème est ailleurs et plus grave que ça…»

Donc, suite à cet entretien et à un ancien sujet du forum portant sur le Magicien masqué et son influence minime sur les profanes et comme je dispose actuellement de temps libre, j'ai été amené à une réflexion toute personnelle que je vous livre et à laquelle, vous réagirez sûrement en doute courtoisie, du moins je l’espère.

Soyons objectifs.

Qui en France, va voir spontanément des spectacles purement de magie à part les magiciens et leurs proches (épouses, copains) traînés par ceux-ci ?

En général, quand le profane voit de la magie en spectacle c'est que celle-ci est incluse dans un show (Crazy-Horse, Moulin-Rouge par ex.) ou bien qu'il se rend au restaurant et qu'un magicien est présent et fait du table à table. Ou encore quand un CE, ou une entreprise s’offre (impose) une prestation magique pour un événement qu’il soit arbre de Noël ou séminaire de stimulation de force de vente. Ou bien même lors de prestations privées, anniversaire, soirées à thème, etc.

Sinon le profane ne va pas au spectacle pour se payer (s’offrir) spécialement et uniquement de la magie. C'est, si j’ose dire, une illusion que de le croire.

Qu’elle en est la cause ou les causes ?

Le spectacle de Magie, en tant que spectacle à part entière, a-t-il de nos jours véritablement sa place comme d’autres disciplines (théâtre, ballets…) ?

Aux yeux du grand public passe-t-il pour ringard ou-et pas assez innovant pour vivre seul ?

L’impression générale est-elle, quand on en a vu un on les a tous vu ?

Le public est-il blasé ou bien ce qu’on leur propose ne les étonne plus, pas assez ou si peu ?

Serait-ce un problème culturel de la part du public ou bien un manque de créativité de la part des magiciens ? Etc.

J’avoue ne pas avoir de réponses ou du moins de certitudes à ces interrogations volontairement un peu provocatrices.

Une exception cependant l'année dernière ARTURO BRACHETTI qui lui a cartonné auprès du grand public. Mais vu la couverture médiatique (je ne vous dis pas le coût) avant, pendant ses passages, sans compter le phénomène de mode du genre il faut avoir vu ARTURO, «Comment tu n’as vu Arturo, il faut y aller.» Etc. Le résultat était là, le talent aussi.

Par contre, durant la même période et pour un budget de lancement similaire la comédie musico-magique «Y-a-t-il un magicien dans la salle ?» fait un simili bide.

Même à la Télé l'audience d’ATTENTION MAGIE (où il n'y avait que de la magie) était bien moindre que l'audience actuelle "Du Plus Grand Cabaret du Monde" où dans cette émission il y a certes de la magie mais pas que de la magie, du jonglage, des acrobates, etc. Et… Des «Peoples» qui vendent leur actualité.

Symptomatique aussi quand on voit la programmation des programmes TV dans la presse. On nous annonce 21 heures sur France 2, le "PGCDM", on nous donne la liste des invités «Peoples» présents mais pas, ou rarement les noms des artistes évoluant sur scène. Étonnant non ?

Je serai curieux par exemple de savoir le pourcentage de spectateurs profanes qui viennent chez notre ami Dominique Duvivier au Double Fond voir volontairement ses excellentes représentations.

Lorsque je dis spectateurs réellement profanes, je ne parle pas des familles ou potes qui accompagnent un initié.

Ce pourcentage ne doit pas être très énorme à mon avis. Mais je me trompe peut-être. Dominique si tu as des statistiques objectives, je suis preneur par simple curiosité.

Je sais, ma réflexion est purement parisienne ou de grandes villes. Car les spectacles, dont le contenu est 100 % magique, fonctionnent plutôt bien sans les « petites » villes de province. Je pense, notamment et toujours pour exemple, à l’ami Belfiore qui (vu lors d’une émission TV) présentait son show devant un public nombreux et ravi, dans un gymnase transformé pour la circonstance en théâtre ou salle des fêtes. Alors à savoir si cela fonctionne parce que c’est de la magie ou bien parce que dans ces villages, un spectacle, quel qu’il soit, est un événement souvent trop rare et une formidable occasion de sortir, de se retrouver et de quitter son poste de télé.

Si vous voulez et pour résumé, je pense qu'à notre époque et en France, seuls les magicos vont voir spontanément un spectacle consacré uniquement à de la magie. Les profanes, eux la "mangent" euh, pardon la savourent quand celle-ci est incluse dans ou avec autre chose. Quand la magie fait partie d'un menu varié. Mais pas ou rarement en plat direct.

De plus et pour à peine caricaturer, je pense que notre petit monde de la magie s’autofinance le plus souvent, les magicos vont voir le travail d’autres magicos.

Je ne sais pas si je suis très clair dans ma modeste réflexion.

Voili-Voilou. À vous les amis.

PS 1 : Les pros qui vivent la magie de l’intérieur doivent bien avoir une opinion sur ce sujet ?

PS 2 : Vous allez me dire c’est typiquement français puisque à Las Vegas, les lieux voués à la magie font le plein. Le problème est autre puisque ces casinos sont des institutions, des monuments incontournables à visiter, comme le font chez nous les touristes japonais ou autres en se rendant à la Tour Eiffel, au Lido ou au Château de Versailles. À chacun ses monuments.

Vous me direz aussi Blaine, il attire des milliers de gens pour assister à ses shows de rues. C’est vrai aussi, sauf que les spectateurs ne déboursent rien, le show est offert et la magie va à eux. Blaine gagne sa vie avec les retombées des droits TV et des produits dérivés sans compter l’énorme impact publicitaire et de notoriété pour ses prochaines représentations privées ou publiques, comme le faisaient d’autres au début du siècle dernier. (Seb ou d’autres n’hésitez surtout pas à rectifier si je dis des âneries).

Amitiés magiques

Kozou

L'illusion de la Vie... la Vie de l'illusion

Pas de pub non magique pour les membres du Cercle VM. Clique ici pour en savoir plus !
  • Réponses 20
  • Créé
  • Dernière réponse

Membres les + Actifs

Publié le

bien vu,

il est évident que le "grand public" se déplace

beaucoup plus volontiers pour un chanteur que pour un magicos.

La différence ?

- médiatisation outrancière ?

- création d'idoles, donc de fans ?

- création du désir ?

y a qu'à voir avec les "stars academy", "Watt4", "L5" etc...

en quelques mois des inconnus deviennent hyper populaires....

à mon avis c'est tout simplement (entre autres) une "manipulation" marketing,

qui existe assez peu dans le milieu magique... car les magiciens

sont plus souvent des artistes que des "commerciaux" (je me trompe ?)

[ 14 Février 2003, 07:31: Message édité par : DAN CAPARROS ]

Publié le

Je ne suis pas tout à fait d'accord avec toi mais il faut dire que j'habite dans un village.

Je me demande si les organisateurs investissent assez en communication : affiche, article de presse, publicité dans la presse...

Les magiciens se deplacent, c'est un fait incontestable. Pour faire deplacer le grand public, faut il faire une politique tarifaire basse ? Moi c'est mon choix.

Mais si je regarde ce que M. Taccoen réalise chaque année à Cagnes sur Mer entre Noel et Nouvel An, c'est incomparable. Trois ou quatre galas complets (un peu plus de 1000 personnes par show). Aussi le budget communication doit être important avec des affiches 4 sur 3, des dépliants dans les offices de tourisme, etc...

Je pense qu'il faut vraiment voir à qui on s'adresse et c'est là la question essentielle.

[ 14 Février 2003, 09:50: Message édité par : baboun ]

Publié le

Pour être allé voir INTIMISTE II la semaine passée au Double-Fond, il m'a semblé en effet que dans chaque "groupe" de spectateurs il y avait un "meneur" plus curieux de magie que les autres et qui était visblement à l'origine de la sortie commune; Etaient présents de nombreux couples: on devinait certes que c'était bien Monsieur qui avait suggéré telle sortie. En dépit de cela, les spectateurs dits "profanes" étaient visiblement majoritaires, et on peut penser que le Double-Fond reste toutefois le type de lieu susceptible d'attirer aisément un public "profane".

Pour ce qui est de Blaine, il annonce un spectacle sur scène, je doute toutefois que ce projet aboutisse tant son image est toute entière construite sur la "street magic"-de plus ses piètres présentations semblent peu aptes à "tenir" une salle.

Un exemple de réussite auprès du grand public restent les tournées "sold out" de D.COPPERFIELD, qui retrouvent là les salles combles des grandes tournées magiques des magiciens du début du siècle dernier.

Une magie "à grand spectacle" qui ne s'est jamais véritablement relevée de la première guerre mondiale, et dont l'âge d'or s'est progressivement éteint entre les deux guerres: la télévision a achevé la magie sur scène, tout en, paradoxalement, assurant la notoriété d'une poignée de magiciens. Il est remarquable que des magiciens considérés comme des maîtres ont une audience maigre voire quasi nulle auprès du grand public.

D'autre part il semble que le milieu de la magie semble très bien se contenter de fonctionner en circuit fermé: conventions, conférences, on se plait à jargonner, à s'étouffer sous les références, à se répandre dans un certain onanisme technique. Combien de fois entend-on que peu importe la technique employée si aux yeux du profane l'effet est le même ? Mais combien mettent dans les faits en pratique cette remarque ? Il est quelque part plus confortable de s'enferrer à travailler des heures durant la dernière passe à la mode que de se poser d'autres questions sur sa magie. La magie est techniquement plus puissante que jamais et n'en recolte pour autant pas les fruits auprès du grand public.

L'exemple de BRACHETTI montre que pour qu'un spectacle ait un tel impact ce n'est pas du seul fait de son niveau de magie, mais bien parce qu'il a une autre "chair". La magie se donne-t-elle vraiment les moyens de toucher le grand public ? Sa seule modernité consiste-t-elle uniquement à moderniser quelque peu ses éclairages et à choisir un tube à la mode ? N'est-ce pas plutôt ses effets même qui doivent évoluer ? Mesure-t-on complètement la lassitude du public face à certains effets ? S'apperçoit-on à quel point le rythme et le boniment en close-up se sont "normalisés" ? Que la cartomagie monopolise 70% à 80% de tout ce qui s'écrit ou de vend en magie est-il sain ? L'art de la magie se résume-t-il à caser un bon mot-quand il n'est pas carrément graveleux- au détour d'un effet magique ? Consacre-t-on autant d'efforts pour établir une atmosphère propre à la magie que pour la technique ?

Comme dit l'autre, moi je dis ça, je dis rien....

[ 14 Février 2003, 11:38: Message édité par : Domi ]

Cordialement,

Dominique

 

Publié le

Kozou le débat est lancé et tu peux mettre nos mails.

Concernant le plateau, je ne suis pas tout à fait d'accord. Le public ne connait pas les magiciens mis à part peut être Majax voire Dany Lary (mais je ne suis pas sur).

Il est important d'annoncer le type de spectacle. Le public se deplacera pour voir de la magie. Je parle toujours dans mon cas. J'habite un village de 12 000 habitants.

Il y a 3 ans, Guillaume Vallée a fait complet tout seul sur scène.

Pour Merlin, on a refusé près de 200 personnes. Je suis persuadé que Peter Din fera complet tout seul sur scène. Ma communication sera accès sur les quotidiens et magasines régionaux. Mon équipe ira parler du spectacle aux habitants.

Moi je prefere une politique de prix basse afin de permettre à chacun d'accéder aux spectacles. Une famille de 4 personnes ne déboursera pas 400 Francs pour assister à un spectacle.

En communication, je pense qu'il faut vanter le spectacle en lui même et non seulement un artiste ou les artistes. De plus en achetant un encart dans un quotidien, il est sur que les journalistes feront un suivi de l'évènement. C'est plus facile quand on a travaillé en tant que journaliste... Mais ceci est un autre histoire

Publié le

Comme on parle du Double Fond je dirais que lorsqu'on connaît le Boycott que certains magiciens ventilent à l'encontre du lieu et de ma personne ( sic ) on peut avancer une énorme majorité de clients profanes.

J'ai essayé de vendre une magie évolutive, au Double Fond, une magie dite de rapprochement ( interactive ) de salon et de close up. Le succès du lieu vient de la qualité des spectacles et du souhait de proposer des shows très variés, donnant envie à beaucoup de publics differents de venir et revenir ( les shows sont renouvelés sans cesse en plus ). Ensuite vient le bouche-à-oreilles qui fonctionne immensément bien, lorsque les spectacles plaisent et déroutent assez pour donner envie au gens de se déplacer pour voir des choses qu'ils ne pourraient voir sur leur écran de télé. Je m'explique sur ce point précis: installer une ambiance dans un spectacle vivant est difficile, voire impossible, faute de temps d'antenne. On donne que quelques trop courtes minutes à un magicien à la télévision pour qu'il puisse s'exprimer comme il le pourrait en d'autres lieux.

J'ai vite compris ( peut être à tort ) que le magicien en tant que nom ne pouvait remplir dans un premier temps une salle c'est pourquoi j'ai mis l'accent sur le lieu: Le Double Fond, plutôt que sur le nom d'un artiste particulier. Il n'est pas rare d'entendre des spectateurs marquer leur surprise sur la tenue du spectacle qu'ils viennent de voir. En effet le spectateur pense que la magie est poussiéreuse et prévisible ( lapin qui sort d'un chapeau et d'autres stéréotypes du genre ) et quand il sort, il est émerveillé tellement ce qu'il a vu ne ressemble à rien de ce qu'il imaginait.

Aujourd'hui certains magiciens commencent même sur l'annonce de leur simple nom de faire venir du public profane au Double Fond. Nous avons en effet construit une clientèle de fidèles qui ne cesse de s'élargir et nous avons cette chance ( tant jalousée? ) d'avoir réussi à créer un lieu magique à Paris qui est connu pour sa magie.

Cela dit je ne dirais pas qu'aucuns magiciens vient au Double Fond. Ce serait faux. Beaucoup sont venus sur les quinze années( oui, nous fêtons nos 15 ans cette année!!! ). Le pourcentage est néanmoins très faible. Je dirais moins de 10% par spectacle en moyenne.

Nous proposons à nos publics ( à part les grandes illusions, faute de place! ) des prestations sur la quasi-majorité des disciplines magiques: mentalisme, magie type halloween, tricheries, close up, salon, scène..., .

Je remercie Kosou d'avoir lancé ce débat et de m'avoir cité, ce qui m'a permis de donner mon son de cloche à cet intéressant post.

Merci à tous de m'avoir lu.

Amitié.

Dominique.

Publié le

ChrisDev: quand je citais Copperfield ou Brachetti j'avais bien entendu aussi en tête l'impact de leurs nombreuses prestations télévisuelles. Mais ceci n'explique pas tout, n'explique pas la longévité de ces spectacles: c'est bien par leur travail et inventivité propre-enfin de leur équipe aussi- que ces deux artistes font durablement salles combles.

Kozou: je partage pleinement votre analyse sauf sur un point: cette idée que l'essentiel du travail du magicien étant dérobé au regard du spectateur, ce-dernier ne prendrait pas pleinement conscience de la valeur de celui-ci. Bien au contraire, le spectateur doit se sentir "d'intelligence" avec le magicien(comme on dit convaincu d'intelligence avec l'ennemi, une complicité en somme), le travail du magicien allant au-delà de la seule passe technique.

Le magicien qui ne jure que par sa seule dextérité, et s'enthousiasme qu'à chaque nouvelle passe, celui-là, oui, est alors face à la contradiction d'un gros travail qui fait tout le prix de sa prestation à ses yeux, travail dont la réussite est paradoxalement justement de rester insoupçonné. Celui qui considère la passe que comme le moyen, et la dramatisation d'un effet comme au moins aussi essentiel sinon plus, celui là ne se heurtera pas à cette apparente contradiction.(On lira avec profit l'essai d'E.BURGER à ce sujet: Faîtes-vous de la magie ? ou executez vous des acrobaties ?)

La cartomagie tiraillée entre effet "à sens" et jonglerie pure-fioritures- en est un bel exemple: l'un ou l'autre de ces modes-au sens musical- a son fonctionnement propre. Pour ma part je doute de plus en plus d'une cartomagie douée de sens, et pense plutôt que la cartomagie doit s'engager de plus en plus vers une part chorégraphique assumée-Le rêve des As de G.Ouellet est un pas en ce sens-: la routine de cartes doit avoir quelque chose d'une calligraphie visuelle, i.e. où l'endurance du geste magique exténue toute velléité du spectateur à en saisir le modus operandi tout en en épuisant le sens, le plaisir retiré étant alors, oui, purement musical et pictural.

Un autre exemple: un tour aussi vieux que ce voyage invisible du canard lorsqu'il est exécuté par D.COPPERFIELD ( http://64.81.138.68:8080/~allisonr/video/president.wmv ) prend toute sa dimension par la dramatisation qui en est faîte: entrée de Webster sur scène, choix d'un assistant dans le public, interpellation de Copperfield depuis la salle, répétition de l'effet, idée du ralenti et du complice invisible, utilisation du faux canard et saynète qui s'ensuit. Que d'idées pour une routine d'une dizaines de minutes ! Et que ce soit la seule agilité de Copperfield qui soit à l'oeuvre ou que les appreils fassent tout le travail, importe peu au finale: le spectateur est ravi, et gratifie Copperfield pour dix minutes de magie véritable.

Ce sont les idées qui priment: que les moyens employés exigent 10centimes ou plusieurs milliers d'euros, une dizaine de minutes de pratique ou des années d'entrainement, tout cela n'est que la cuisine ! Seules les idées perçues, les émotions, la force de divertissement d'une prestation feront le prix de celle-ci dans la mémoire du spectateur: il applaudira également les manipulations habiles et les idées de présentations.

M.DUVIVIER: Tout d'abord merci de m'avoir revigoré dans mes envies de magie avec INTIMISTE II.

Je confesse qu'INTIMISTE II était ma première incursion au Double-Fond, mais ne sera désormais sans doute pas la dernière. Le lieu si approprié au close-up ne peut que séduire.

Après avoir vu INTIMISTE II, me suis plongé dans la lecture de Magic by Gosh: un bien curieux livre de magie à dire vrai, sorte de compte-rendu systématique, d'"enregistrement" d'une prestation d'A.GOSHMAN, dont il ressort que cette magie idéale "sans mouvement" repose sur un contrôle de l'attention à toute épreuve et d'anticipations sans pitié-la seule chose qui ait "vieilli" à mon sens est l'aspect graveleux du boniment de GOSHMAN.

Cyndi et Kate en fait d'être les deux plus redoutables spectatrices, car situées sur le même plan que le magicien, s'avèrent bien ses alliées malgré elles les plus sûres, ancrant alternativement l'attention du public à la gauche ou à la droite du magicien.

Voir INTIMISTE II et lire Magic by GOSH dans la foulée m'ont laissé tout ému.

Les réactions du public que vous décrivez en disent long sur le fonctionnement en vase clos d'un certain monde de la magie qui finit par oublier combien certains effets sont méconnus du grand public, et propres à le marquer encore durablement. Une certaine course à l'innovation à tout prix, finit par faire que cette innovation est mal placée: les progrès en mise en scène de la magie sont-ils en d'autres termes à la hauteur de ses évolutions techniques ?

[ 14 Février 2003, 16:37: Message édité par : Domi ]

Cordialement,

Dominique

 

Publié le

et en palrant d'intimiste II il ne vous reste que deux jeudis ( le 20 et 27 ) sinon il faudra attendre le mois de juin...

En attendant , vous pourrez vous consolez avec intimiste I qui reprend la tête d'affiche.

Cela permettra à ceux qui n'ont pas encore vu le premier épisode de se replonger dedans.

S'il y avait un spectacle où l'on comprend ce que l'on doit arriver à faire avec des spectateurs ce sont bien les shows Intimiste I et II...avis aux bulots qui veut apprendre...a ce propos , faut que j'y retourne !

Bruno

Publié le

Hello Badoun,

Tu n'es pas d'accord, j'en suis ravi.

Car ma réflexion sur ce sujet ne sert qu'à cela faire réagir... Pour comprendre pourquoi la magie n'a pas en France la place qu'elle mériterai auprès du Grand Public.

Cela dit le passage sur la Province (petite ville - ne vois rien de péjoratif dans le terme) est juste une approche car en tant que Parigot ma vision est surement stéréotypé. Mes références sont celles de la TV et de ce que je peux constater lorsque je me rends chez mes parents dans le sud ouest. Du reste je dis quand même que le spectacle de Magie marche en Province, mais pour quelle véritable raison ?

Mais tu ne m'enlèveras pas de l'idée que le public de Province est plus disponible et mobilisable que l'est celui des grandes villes. Et pour la principale raison que ce public est moins solicité, alors dès qu'il y a un événement à 30 ou 50 km à la ronde, c'est la sortie quelque soit la qualité ou le contenu de ce spectacle. Je me trompe peut-être.

Mais il n'y a qu'a voir le nombre de gens qui se déplace pour aller voir un gala de sosies avec faux Cloclo, faux Johnny etc. Inimaginable à Paris. Mais bon.

L'investissement pour la communication conception, impression, achat d'espaces, etc) est très cher et je doute qu'un grand nombre de magicos pros ou leur agent quant ils en ont un, en possèdent les moyens.

Pour ma part, c'est donc une évidence, je suis dans la com.

Domi, tu rejoins Badoun qui avant que ce débat soit vraiment lancé me disait : Pour quels raisons les pros n'arrivent pas à faire deplacer le public, peut etre qu'il faut totalement se remettre en question et voir si nos spectacles sont interessant.

C'est là aussi une de mes interrogations que d'autres pour en avoir discuté partagent aussi.

En plus de savoir si les spectacles sont réellement intérressants.

Je pense qu'il y a aussi la Culture du public. J'explique : dans le cas des jongleurs ou accrobates le public voit et se rend contre d'un dur travail et d'une prouesse qu'il n'arrivera jamais à faire. Alors que pour la magie notre travail est justement de faire oublier les techniques et laisser croire que tout ce réalise facilement sans effort. Et si la dessus tu rajoutes les "Devenez magicien en 5mn" des marchands de trucs ambulants tu comprendras bien que ce public n'est pas apte à apprécier la somme de travail nécessaire pour réaliser quelque chose de correct et de plus ne se voient. Et pour la partie visible, créativité, originalité, spectaculaire peuvent faire la différence et être attractive et attirer ce Public.

Amitiés magiques

Kozou

L'illusion de la Vie... la Vie de l'illusion

Publié le

Je ne sais pas si ce sont les marchands et leur slogan "devenez magiciens en 5 minutes" qui sont la raison.

Trop souvent les magiciens presentent des tours les uns après les autres sans fil conducteur. Combien de magiciens travaillent un scénario puis incluent des effets magiques ? Le spectateur n'assiste plus à un spectacle traditionnel de magie mais à une sorte de pièce de théatre magique.

Je pense que pour faire revenir les spectateurs dans les salles et même avant donner envie aux programmateurs culturels, il faut que les magiciens se remettent en question.

Au niveau national, on parlait et on parle encore de démocratisation culturelle. Le milieu magique est fermé et les manifestations se ressemblent énormément. Je pense qu'il faudrait agir dans le sens inverse et enfin travailler pour le public.

Mais je crois que je dérive du sujet initial...

Rejoins la conversation !

Tu peux publier maintenant et t'enregistrer plus tard. Si tu as un compte, connecte-toi maintenant pour publier avec ton identité.

Invité
Répondre à ce sujet…

×   Vous avez collé du contenu avec mise en forme.   Restaurer la mise en forme

  Only 75 emoji are allowed.

×   Votre lien a été automatiquement intégré.   Afficher plutôt comme un lien

×   Votre contenu précédemment saisis, a été restauré..   Effacer le contenu

×   You cannot paste images directly. Upload or insert images from URL.

  • Pas de pub non magique pour les membres du Cercle VM. Clique ici pour en savoir plus !
  • Messages

    • Je n'ai vu aucun autre artiste que lui faire un numéro complet (avec supports variés) de régurgitation. Par contre, j'ai vu, en vrai et en vidéo, quelques régurgitateurs d'eau. Côté magiciens, j'ai déjà vu Kieron JOHNSON avaler une petite pièce de monnaie et la faire ressortir par son nez (je pense sans trucage). David Blaine a aussi présenté quelques régurgitations. Pour Steve Starr, je l'ai découvert au travers de ses deux passages au cabaret de Patrick Sebastien au début des années 2000 et j'ai vu son show complet (20min environ) lors du congrès FFAP de 2007 à Angers. En dehors de la performance (sans réel* trucage selon moi), c'est un personnage très drôle. *la boule de billard est en fait une boule de caoutchouc mais ça n'enlève en rien le fait que ce soit un objet assez gros pour représenter un véritable défi. Dans le même genre, je l'ai vu avaler une ampoule de taille similaire à cette boule. Il empruntait aussi une bague et l'enfilait sur un cadenas après en avoir avalé la clé. Les objets étaient réels, réellement avalés et régurgités mais bien sûr, il n'avait pas besoin d'insérer la clé dans le cadenas pour l'ouvrir. Il utilisait quelques techniques de magicien. Ce qui m'a toujours le plus bluffé est le gaz avalé car, par définition, un gaz occupe tout le volume qu'on lui donne et dans un espace ouvert, j'ai beaucoup de mal à comprendre comment il peut enfermer ce gaz, même si ce dernier est sans doute bien choisi (plus dense que l'air pour rester le plus bas possible et ne ressortir que lorsqu'il souhaite l'expulser). Après il y avait le poisson rouge qu'il ne présente plus car j'imagine qu'aujourd'hui certaine associations lui tomberaient dessus à juste titre mais qui était très marquant : il avalait une boîte pellicule photo puis son couvercle puis un poisson rouge (vivant bien sûr) et ressortait la boîte fermée avec le poisson dedans. Il pouvait aussi juste avaler le poisson et le ressortir tête ou queue en avant selon le choix des spectateurs. Pour le sucre qui ressort sec, c'est aussi très très fort. En plus il prenait la peine de faire goûter la poudre dans son verre et même après l'avoir régurgité (certains osaient vérifier) et c'était bien du sucre ! Bref, c'est une star unique.
    • Consulte ce qu'a publié Max Maven ou Christian Chelman sur l'équivoque (même si il ne s'agit que d'une seule routine à 3-4-5 objets). Cela ne se décrit pas en quelques lignes. Le choix des mots est important bien sûr. Pour ne pas que les spectateurs sentent que peu importe leurs réponses, tu fais à ta guise, il faut être très clair dès le départ : c'est un jeu d'élimination basé sur des choix, les siens et non le choix d'un livre. Ensuite il est important voire indispensable de permettre aux spectateurs de revenir sur leur choix à des moments précis. Ils doivent se sentir libres dans leur choix et sentir que ces derniers sont vraiment pris en compte.
    • Tout n'est pas bon dans les anciens bouquins. Aujourd'hui, je ne dirais même pas qu'il il y a plus de bonnes choses dans les anciens livres que dans les plus récents. A toutes les époques, il y a eu de bonnes et de mauvaises choses. Je dirais que sur la forme, les livres récents sont globalement plus pédagogiques car souvent plus détaillés et mieux illustrés que les livres anciens (avant 1970 on va dire). Ceci est bien sûr lié à l'évolution des techniques d'impression, la demande qui a augmenté et permis des tirages un peu plus importants pour abaisser certains coûts (demande qui a augmenté à cause du fait que nous ayons la chance de pouvoir consacrer plus de temps et d'argent pour notre passion que nos aïeux globalement ; je parle pour ma génération en tout cas, celle des 35-45ans). Sur le nombre, c'est là que nous avons la plus grande différence évidemment. Les publications sont bien plus nombreuses aujourd'hui qu'il y a 50 ans par exemple. L'avantage est un choix très varié de contenus. L'inconvénient c'est que l'on va retrouver plus facilement des contenus très semblables dans pas mal d'ouvrages. Par rapport au contenu : oui, il y a des pépites dans les livres anciens mais il y en a aussi dans les livres récents. On retrouve même d'anciennes pépites tombées dans l'oubli dans les livres récents avec parfois des ajouts de l'auteur que l'on percevra comme des améliorations ou pas (selon nos goûts, notre culture magique). Certains disent "rien de nouveau sous le Soleil" et il est vrai que certains auteurs n'apportent pas grand chose à des routines, concepts ou autres déjà existants mais d'un autre côté, il ne faut pas dire "Rien de nouveau sous le Soleil" dès que quelque chose d'ancien est de nouveau publié car l'auteur permet au moins de faire connaître des choses à certaines personnes (après si il ne cite pas sa source, c'est un autre débat). Il vaut mieux raisonner en mode "On arrête toujours de penser trop tôt", quitte à se tromper et ne pas faire mieux voire moins bien que l'original. En tout cas c'est mon point de vue. Dans les livres et vidéos récentes, ce qui est intéressant est de voir la combinaison de certaines techniques, de certains gimmicks, concepts, de certains thèmes, etc...parfois connus depuis des lustres. Vincent HEDAN est par exemple un maître dans le genre. Il a une très bonne culture de ce qui existe déjà et a une vue d'ensemble dans son domaine (le mentalisme) qui lui permet de faire des combinaisons que d'autres n'avaient pas penser parce qu'ils n'avaient pas cette culture, cette vue d'ensemble. Jean MERLIN disait que la créativité en magie était comme la cuisine : on invente pas forcément les ingrédients, on essaie de marier des choses, de modifier la recette à notre convenance. On trouve souvent les meilleurs combinaisons dans les ouvrages et vidéos pour débutants. Prenons l'exemple de l'ABC de la magie des cartes de Philippe MOLINA. Ce dvd a été réalisé à la lueur de ce qui a déjà été publié dans le même genre. Pour chaque grand classique de la magie des cartes, Philippe a essayé de combiner ce qui se faisait de mieux selon lui, pas seulement techniquement mais aussi et surtout au niveau des accroches (contextes), des lines ou subtilités qui permettent de justifier telle ou telle chose. Ces détails ne sont pas tous de lui. Ce sont pour la plupart des choses qu'il a relevées en voyant d'autres magiciens, en lisant et qu'il a dans un premier temps utilisés pour lui mais il est l'auteur de ces combinaisons. Il a cette vue d'ensemble lié à une bonne culture magique qui lui permet de proposer une vidéo de grande qualité. Je pourrai citer Jean-Pierre Vallarino pour l'usage des cartes spéciales avec son coffret qui pour moi est un must en terme de pédagogie, de sélection de routines avec/sans cartes spéciales, avec ou sans techniques de manipulations. Cela permet vraiment de tester ce qu'on peut faire avec des cartes spéciales d'une part et ce qu'on peut faire avec des techniques d'autres part et enfin le potentiel de certaines combinaison des deux. On voit que l'emploi des deux n'est pas forcément nécessaire pour avoir un meilleur impact, que l'on peut obtenir des choses très fortes avec ou sans gimmick, avec ou sans technique, tout dépend de l'usage que l'on en fait, la raison pour laquelle on fait tel ou tel choix, telle ou telle combinaison. Pour revenir aux livres, un autre très bon exemple est John GASTAFERRO. Ses livres reprennent des classiques avec le fameux "degré de plus", qui consiste dans chaque cas (routine) en l'apport d'un ou deux détails qui modifie de manière notable l'impact selon lui (après, chacun est seul juge à la lecture et au test en publique de l'amélioration ou non qu'apporte ces apports; j'ai personnellement trouvé qu'il apportait globalement un vrai plus à chaque routine même celles que je n'ai pas aimées). Là aussi c'est une histoire de combinaisons liée à une bonne culture et pas seulement en magie. Et pour faire le lien livres/vidéos, quel meilleur exemple que les Tarbell revisités par Dan HARLAN ? Ce n'est pas tellement le changement de support livre/vidéo qui est important mais le fait que Dan HARLAN apporte son grain de sel à des routines qui lui ont plu dans ces livres ou qu'il s'impose des défis. Son but était de montrer une façon de lire les Tarbell, sa façon de les lire avec sa culture magique et son imagination. Il a donc tout-à-fait sa place dans ce post qui traite de "Comment lire un livre de magie ?" même si son oeuvre est une série de vidéos. Pour résumer cette deuxième intervention de ma part, je dirais qu'il ne faut pas s'enfermer dans "il y a des meilleurs choses dans les vieux bouquins", "Rien de nouveau sous le Soleil". Il y a de bonnes choses de tout temps. C'est juste qu'aujourd'hui elles sont noyées dans un grand nombre de publications. Ce qui compte est de chercher à pousser le schmilblick plus loin, quitte à faire moins bien parfois (chacun juge de cela à la lecture). Pour ouvrir le sujet, on peut se poser la question de "quand faut-il publier ?" Pour éviter un trop grand nombre de redites, de "Rien de nouveau sous le Soleil" qui traduisent souvent des déceptions à la lecture de certains ouvrages, il faut avoir de la retenue avant de publier. Le raisonnement "On arrête toujours de penser trop tôt" est à appliquer à soi, dans la façon de lire, d'imaginer une routine en la lisant. C'est une invitation à être créatif, cela ne veut pas dire "trouver de nouvelles idées pour les publier" mais avant tout pour les présenter, pour leur donner une réalité, pour rendre votre magie originale ou simplement développer votre magie. On pourrait dire que "arrêter de penser trop tôt" revient à mettre un peu de soi dans ce que l'on lit, comme Dan HARLAN l'a fait en lisant les Tarbell et montrant sa façon d'interpréter les choses. Lui a publié montrer cela mais ce n'est pas une finalité forcée. Sinon, une autre question intéressante liée à ce post serait : comment choisissez-vous ou avez-vous choisi les ouvrages que vous avez achetés/lus ? Qu'est-ce qui fait que vous vous êtes dit "je vais trouver mon bonheur dans celui-là ? Est-ce qu'avec "l'expérience des achats", vous avez des points de repère qui font que vous arrivez à mieux choisir (à avoir moins de déceptions) ? Pour ma part, les avis de "grands noms de la magie"  m'importent. Le descriptif est souvent vaseux donc j'essaie toujours de voir, lorsque c'est possible, le sommaire. Ensuite, si je ne connais pas l'auteur, je vais voir un peu ce qu'il présente en ligne. Si ce sont de beaux trailers sans rien de concret avec des "The best..." et des annonces commerciales, je fuis. Quand l'emballage est magnifique et qu'on en voit peu le contenu, c'est qu'il y a un loup. Je me moque de l'emballage même si c'est agréable lorsque c'est bien présenté, ce n'est pas l'essentiel. Il en est de mêmes pour le matériel que j'achète, les conférencier ou spectacles que je vais voir. Pour les conférences, celui qui ne détaille pas un peu le contenu et pour qui on a que des "il va vous apprendre à améliorer votre magie", "à améliorer l'impact de vos routines", etc...je n'y vais pas. Après, comme je l'ai dit plus haut, je n'achète presque plus de livres (je suis satisfait de ce que j'ai déjà et il y en a pour plusieurs vies si je veux exploiter le contenu de tout) ni de trop de matériel en boutique de magie. J'achète encore des notes de conférence ou un gimmick deux trois fois dans l'année, parfois pour avoir une trace d'un seule chose qui m'a plu. Il m'est arrivé de prendre des notes mais quand une chose me plaît, j'aime bien récompenser son auteur. Après une conférence, je sais aussi que mon argent ira directement et intégralement à lui. Je vais voir plus de spectacles (et pas que de magie). Ce sont souvent de bien meilleures leçons mais comme les vidéos, attention au mimétisme. J'y vais non pas pour avoir de nouvelles idées car j'aime les trouver seul (il y a le plaisir de les trouver seul) mais avant tout pour me divertir, sortir avec ma compagne, ma famille, mes amis. Une fois rentré seulement, je me remémore ce que j'ai vu/vécu et ce qui m'a marqué. Je constate ce qui a marqué le plus ceux qui m'ont accompagné (surtout si ils sont profanes) sans forcément poser de questions. Si ça les a marqué ils en discutent et/ou il me posent des questions parce qu'ils savent que je fais de la magie. Leurs questions sont souvent du type "Comment il a fait ceci ou cela ?" mais au travers de ces questions, ils me disent ce qui les a le plus marqué, ce qui les intrigue le plus. Après il y a souvent des commentaires du type "ça c'était beau" ou "ça j'ai moins aimé", "il ou elle est comme ci ou comme ça".  Je sais que ça peut m'influencer dans certains choix. Le spectacle et ces retours a nourri mes souvenirs, mon imaginaire sans que je m'en rende compte et des choses en ressortiront en temps voulu. Je ne cherche pas à reprendre quelque chose que j'ai vu ou entendu directement. Cela n'est pas parce que cela nous plaît que cela nous conviendra d'une part et qu'on a le droit de le reprendre d'autre part. Je laisse donc ma mémoire influencer mon imagination plus tard. Mon cerveau ne gardera que l'essentiel avec le temps. Bon après, je ne vais pas vous cacher le fait que j'ai une très bonne mémoire visuelle et que bien souvent je me souviens presque intégralement d'un spectacle lorsque ce dernier m'a marqué.  
  • Statistiques des membres

    • Total des membres
      8495
    • Maximum en ligne
      4524

    Membre le plus récent
    Fabian VAND3RL!NDEN
    Inscription
  • Statistiques des forums

    • Total des sujets
      85.1k
    • Total des messages
      683.1k

×
×
  • Créer...