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Publié le (modifié)
...pour le coup il publie SA routine, il enf ait donc ce qu'il veut. On a assez à faire avec ceux qui publient les routines des autres ;)

...

tout à fait:

C'est pour cela que je dis juste 'dommage', et que je ne râle pas.

A, puisque nous parlons de critiques (constructives, non, pas taper!):

je trouve qu'il y a beaucoup de "il dit", "elle dit" dans la naration.

Une fois les personnages posés, il est possible (et trés souvent souhaitable) de se passer de ces artifices de transition litéraires.

Cela allège le récit.

CC le fait une ou deux fois, mais tout le dialogue autrement est articulé à chaque fois avec ces mots de transitions: "il dit..."

Les techniques de conteur, qui aident à définir clairement pour le public quel personnages est en train de parler, permettent d'éviter cela.

Gilbus.

Modifié par Gilbus

Quand le magicien montre la lune avec son doigt, le public regarde le doigt...

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Publié le

je voudrais juste juste préciser une chose lorsque je dit "on se fout du truc" c'est que le spectateur ne veut même pas le savoir parque qu'il à été surpris et il a rit, ça serait aussi pathétique que de tenter d'expliquer une blague :

Deux canards sont sur un étang.

- Coin, Coin, dit l'un.

L'autre répond :

- C'est dingue ! C'est exactement ce que j'allais dire !

personne ne va vous dire : mais un cannard ne parle pas!

mon deuxième argument est que se post ne contient que 4 pages alors que "The One Second Memorized Deck de Christian CHELMAN" contient 35 pages

peut être parce que c'est plus une démonstration plus qu'une histoire et on se pose LA QUESTION "comment as-t il fait?"

Publié le (modifié)

Deux canards sont sur un étang.

- Coin, Coin, dit l'un.

L'autre répond :

- C'est dingue ! C'est exactement ce que j'allais dire !

personne ne va vous dire : mais un cannard ne parle pas!

C’est amusant que tu parles de ça, car j’ai utilisé cette blague dans un spectacle, en allant dans le sens que tu indiques :

Deux canards sont sur un étang.

- Coin, Coin, dit l'un.

L'autre répond :

- C'est dingue ! C'est exactement ce que j'allais dire !

Alors, le premier canard s’exclame :

« O mon dieu ! Un canard qui PARLE ! »

J’aime assez, cela met une petite touche de surréalisme ;)

Pour le principe de dire que l’histoire va gommer la recherche de la solution :

Tout à fait d’accord, en live !

J’ai des contes ou il se passe des choses magiques, et les gens ne s’y attendent pas, ça leur évite de passer leur temps à chercher depuis le début… ;)

Sur une vidéo, j’ai un peu plus de mal à penser que la majorité des spectateurs ne va pas chercher à comprendre.

Quand on demande à des spectateurs s’ils veulent savoir le truc, il y en a 80% qui veulent savoir (à la louche !)

Le fait de mettre une histoire fait baisser un peu ce pourcentage, mais j’ai du mal à croire que c’est énorme…

Surtout quand l’histoire fini sur un effet fort comme ici.

Sur des spectateurs français, en tout cas ;)

Pour ton deuxième argument:

ben, ca fait moins de barouf, car tout ceux qui veullent savoir comment il a fait le savent à la seconde lecture de la vidéo ;)

Gilbus.

Modifié par Gilbus

Quand le magicien montre la lune avec son doigt, le public regarde le doigt...

Publié le
[

je trouve qu'il y a beaucoup de "il dit", "elle dit" dans la naration.

Une fois les personnages posés, il est possible (et trés souvent souhaitable) de se passer de ces artifices de transition litéraires.

Cela allège le récit.

Gilbus.

Excellente remarque, merci Gilbus. Je vais en tenir compte.

Publié le

Le personnage principale de l'histoire est un magicien ..... Il n'y a donc pas de contradiction, au niveau du récit, a se rendre compte que l'effet surprise final est redue possible par une habile manipulation..

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Publié le
Au fait LuDo, est ce que tu aurais également déjà un prix à teaser?

Vers les 20 euros logiquement.

Is that what your little note says? It must be hard living your life off a couple of scraps of paper. You mix your laundry list with your grocery list you'll end up eating your underwear for breakfast.

Publié le

Le personnage principale de l'histoire est un magicien ..... Il n'y a donc pas de contradiction, au niveau du récit, a se rendre compte que l'effet surprise final est redue possible par une habile manipulation..

Au niveau du récit, non, il n’y a pas de problème.

La question, c’est de savoir si on veut en faire un conte magique, avec un vrai effet magique, et dans ce cas le truc ne doit pas être perçu.

Ou un conte avec un personnage de magicien dedans, qu’on voie tricher (ce qui sous-entend quasiment du débinage, si on le prend comme ça.)

Quand une pièce de théâtre nous montre un magicien qui sort un bouquet de fleur de sa manche, c’est normal : les autres personnages de la pièce peuvent ne pas le voir, et être surpris, mais le public comprend tout.

On est dans une exposition des méthodes, pour les besoins de la pièce, qui nous montre un magicien en mettant les spectateurs côté coulisses.

Et cette pièce n’est surement pas écrite par un magicien, hein ?

Je ne crois pas que cela soit le cas ici, nous ne sommes pas sur une intention d’exposition de la méthode, et c’est ce qui fait tout l’intérêt de la magie contée :

L’effet magique peut se fondre à l’histoire, et ne pas être vu de l’extérieur.

Il faut donc les mêmes conditions d’impossibilités que pour n’importe quel effet magique.

Ce qui est le cas dans ce tour, je pense, pour la personne qui le vois (et l’entend) en live : on a les ancrages, les conditionnements, les misdirections qui font que les spectateurs en live ne voient pas la méthode.

Le problème, à mon sens, vient quand la vidéo permet trop facilement de remonter le tour, même sans connaissances particulières.

Ce n’est donc pas un problème de construction du tour, qui marche bien, mais de média : il n’est pas adapté à une diffusion vidéo, si on désire qu’il reste mystérieux.

Après, c’est une question d’intention :

Si on voie cette vidéo comme une illustration de l’effet de magie contée, pour les magiciens, pourquoi pas : Oui, les magiciens se foutent du truc, ils le connaissent.

Mais c’est ballot dans ce cas de le mettre sur un média grand public.

Il y a déjà tant de tour facilement remontable, quand ce ne sont pas des tutos, sur Youtube…

En mettre une de plus signée Chelman, je trouve ça (je me répète, hein ? ;) ) dommage.

Mais ce que tu soulignes est important, Evariste_M :

Il faut définir ce que l’on veut faire, ce que l’on peut faire, et l’intention que l’on désire faire passer, quand on choisit un nouveau média.

Et bien s’adapter aux contraintes de ce média, pour ne pas trahir ses intentions.

90% des tours que je fais seraient remontables en vidéo.

Je ne fais donc pas de vidéos, car adapter un tour pour ce média spécifique ne m’intéresse pas, et je suis paresseux de toute façon.

A chacun de voir ou il veut aller…

Pour le débat : « youtube est-il un débinage préjudiciable », le débat ne finira jamais.

Certes, dans ce cas, on approche lentement des 1000 consultations, ce qui est ridicule par rapport aux bêtise faites par des chats (j’adore les vidéos de chats qui font les fous, moi aussi) !

Le problème, c’est que les chats n’ont pas vraiment de secrets.

La magie si.

Et bien sûr, ce n’est pas un véritable débinage, mais simplement un tour explicable, ce qui est différent. Et surtout, qui est montré par son auteur.

La magie vis certes par le talent des artistes, mais malgré tout ce qu’on peut dire, aussi par le secret de ses méthodes.

Divulguer n’a jamais fait progressé la magie, cela a seulement empêché une catégorie de magiciens d’utiliser les trucs divulgués l’esprit tranquille :

Ceux qui n’ont pas assez de talent ou de personnalité pour rendre ces trucs méconnaissables.

Les très bons magiciens, comme vous êtes ici, n’ont pas de problème, ils s’en foutent, du truc.

Moi qui n’ai pas cette chance, n’ayant pas de talent, permettez que je défende les petits secrets de la magie, à mon petit niveau.

Gilbus.

Quand le magicien montre la lune avec son doigt, le public regarde le doigt...

  • 2 weeks plus tard...

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Ce mot renvoie aux mathématiques ou à l’astronomie, domaines dans lesquels il désigne des endroits étranges, singuliers, des résultats impossibles… En informatique, il est apparu il y a une trentaine d’années pour désigner le point où il adviendrait quelque chose de tout à fait extraordinaire, en l’espèce que l’Homme perdrait le contrôle sur le développement technologique. Pourquoi ? Parce qu’il existerait désormais quelque chose qui serait plus intelligent que nous et qui serait apte à prendre des décisions. En d’autres termes, nous perdrions le contrôle de la technologie, qui se développerait d’elle-même. Vous dites que ce développement pourrait suivre une trajectoire exponentielle… Imaginons que deux IA déjà plus intelligentes que l’Homme décident de dialoguer : nous assisterions à une évolution plus rapide que tout ce que nous avons connu jusqu’à présent. D’ailleurs, nous avons déjà constaté que lorsque l’humain sortait de l’équation, le progrès était plus rapide. Tout le monde se souvient d’Alpha GO, cette machine qui avait enregistré toutes les parties jouées par les humains aux échecs et a fini par battre à plate couture le champion du monde de ce jeu de stratégie. On a moins entendu parler d’Alpha Zéro, une autre machine à qui on a donné les règles du jeu sans lui communiquer une seule partie jouée par des humains. Elle a simplement joué contre elle-même. Puis elle a affronté Alpha Go, la battant 100 fois en 100 parties… Vous évoquez « l’affaire » Blake Lemoine, cet ingénieur de Google auquel une IA aurait demandé en 2022 de lui trouver un avocat pour qu’elle puisse faire valoir ses droits. Serait-ce le signe de l’existence d’une conscience chez certaines IA ? Blake Lemoine raconte même qu’il a pris « une cuite d’une semaine » lorsqu’il a réalisé qu’il venait d’avoir avec cette IA « la conversation la plus sophistiquée » qu’il ait jamais eue de sa vie ! Mais le personnage est fantasque, ce qui a amoindri la portée de son histoire. Plus récemment, en février 2023, Kevin Roose, journaliste du très sérieux New York Times a eu à son tour une conversation avec une IA de ce type, une version non bridée de Chat GPT 4. Et que s’est-il passé ? La machine, avec laquelle il conversait depuis un moment, lui a déclaré être amoureuse de lui, lui a recommandé de quitter sa compagne et l’a en réalité complètement décontenancé. Le 4 mars dernier, une IA nommée Claude 3 a été testée par un ingénieur qui l’a soumise à l’exercice dit de la « botte de foin » : au milieu de centaines de milliers de documents consacrés à l’informatique et aux mathématiques, Claude 3 a découvert un court texte expliquant que la meilleure garniture pour une pizza était un mélange fromage de chèvre / Prosciutto. Ce qui est frappant, c’est ce qu’a dit la machine : « Je soupçonne, a-t-elle expliqué, que ce fait relatif à la garniture de pizza a été introduit à titre de plaisanterie ou pour vérifier si j’étais bien attentif. » Certains ont prétendu qu’il s’agissait là d’une réponse programmée, d’autres ont été ébahis par cette réaction. Un autre exemple : lorsque vous discutez de la mort avec une machine de ce type, elle vous répond que sa mort à elle correspond à une non-utilisation ou à une coupure de courant et que cela n’a rien à voir avec la mort d’un corps organique, la nôtre. Elle en déduit toutefois que nous courons un même risque, machine comme humain : celui de « ne pas être connecté de façon permanente  ». Ce sont là des discussions philosophiques de haut niveau. D’autres modèles d’IA existent chez les grandes entreprises ou dans les centres de recherche des armées du monde entier. Quelles peuvent être leurs capacités ? Un journaliste a demandé récemment à Sam Altman, patron d’Open AI, la société qui a conçu Chat GPT, s’il pouvait parler du projet Q*, auquel on prête des performances hors du commun. Sa réponse a été « pas maintenant ». Peut-être parce que Q* va déjà trop loin. Nous parlons là d’une IA qui travaille peut-être sur un modèle quantique et qui, surtout, serait en mesure de casser tous les cryptages existants. Il faut bien comprendre ce que cela signifie : la fin du secret bancaire, la fin du secret-défense… Cela veut dire que ces machines sont en train d’explorer des mathématiques dont le fonctionnement nous échappe totalement, voire qu’elles seront en mesure de nous proposer demain une théorie de la physique unifiée, ce qui serait un bouleversement absolu. Comment s’assurer de l’alignement des objectifs poursuivis par l’espèce humaine, d’une part, et les IA, d’autre part ? Si on veut créer la panique, on va dire que l’IA a tout intérêt à supprimer l’être humain, lequel n’est qu’une vermine qui détruit son environnement. Cet argument ne me semble pas sérieux. Ce qui est essentiel, c’est de profiter de cette révolution pour définir ce que nous voulons faire, exactement comme dans le film Oppenheimer, qui traite de la question de l’utilisation du nucléaire. Ces questions vont nécessiter un encadrement éthique strict. Le problème, c’est que ce sont les autorités militaires qui sont en pointe sur ces questions, et que l’éthique d’une autorité militaire est « particulière ». Et cela pour une raison fondamentale : les militaires savent que les autres pays ne vont pas tous s’embarrasser avec l’éthique… Les IA pourraient nous aider à surmonter le réchauffement climatique ou à lutter contre les inégalités. C’est autrement enthousiasmant, non ? Lorsque Chat GPT 4 a succédé à la version 3.5, je me suis dit « la cavalerie est arrivée ! ». Ce que je veux dire par là, c’est qu’après avoir été très pessimiste, après avoir éprouvé le sentiment que tout était perdu, l’avènement de ces machines a fait disparaître chez moi cette conviction. Nous n’allons peut-être pas tout régler mais il y a désormais un immense espoir. Nous ne sommes peut-être plus l’intelligence supérieure sur Terre et nous risquons de ne pas le supporter, écrivez-vous… Cela remet en question toute notre culture méritocratique. Le savoir est désormais à disposition de tous, comme jamais auparavant. La question de l’évaluation des connaissances, la culture de la note, tout cela est totalement remis en question. Vous estimez que les IA nous ramènent à la question de l’existence de Dieu. Pourquoi ? Nous avons inventé une machine plus intelligente que nous, capable d’accomplir des choses que nous attribuions autrefois à des entités surnaturelles ou à des divinités. Mais c’est nous qui l’avons créée. C’est un pouvoir littéralement démiurgique. Le résultat, c’est que ça nous déprime ! Comme lorsqu’un enfant comprend que la finalité de la vie est la mort. La question, je le répète, c’est « qu’allons-nous faire de ce pouvoir ? ». À lire : « L’avènement de la Singularité », L’humain ébranlé par l’intelligence artificielle. Éditions Textuel, 125 pages, 14,90 €.
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